NOISE
News
Canoe
Critique de Retro par Canoe (Canada)
Le voilà! On l'attendait depuis près de deux mois, de délai en délai, mais il est arrivé: le coffret anthologique de New Order qui, non content d'être en soi un coffret digne de ce nom, réinvente le concept même du coffret.
Le voilà! On l'attendait depuis près de deux mois, de délai en délai, mais il est arrivé: le coffret anthologique de New Order qui, non content d'être en soi un coffret digne de ce nom, réinvente le concept même du coffret.
Les coffrets, à leurs débuts, avaient pour but de nous offrir en un seul achat (rentable pour la maison de disque) un éventail vraiment complet de l'oeuvre d'un groupe généralement éteint au moment de la parution dudit coffret. Avec le temps, le concept a été perverti pour ne devenir qu'un «Greatest Hits» obèse ou, dans le meilleur des cas, sur les stéroïdes.
Dans ce cas-ci, le projet a été mis en branle il y a presque six ans par le regretté Rob Gretton, gérant de New Order, et ce dernier a tenu à ce que le projet réinvente l'idée même du coffret. Même après sa mort, Rob a tenu le pari. Retro propose de faire une rétrospective de l'influente carrière du groupe de Manchester.
Ce qui distingue ce coffret des autres, c'est qu'il adopte une approche très innovatrice. Chacun des quatre DCs a été dirigé par une personne différente, selon les besoins de la cause.
Le premier, intitulé «Pop» a été compilé par Miranda Sawyer, une journaliste et amie du groupe, et se veut ni plus ni moins qu'un véritable «Greatest Hits» des (eh! oui, déjà) 22 dernières années. Tout est là: tout le monde, de Mamie Béatrice au p'tit Gwénaël, connaît au moins une chanson sur ce disque! Et en plus, on y retrouve des pièces qui, sans être rares, ne sont pas des succès du groupe, comme entre autres la pièce «Brutal», composée pour le «flop» cinématographique «The Beach» avec Leo Di Caprio. Une chance que la «toune» est bonne!
Le deuxième DC (intitulé «Fan»), a quant à lui a été compilé par John MCready, un autre journaliste et ami du groupe, mais avec une approche beaucoup plus intimiste. Il s'agit des pièces préférées des véritables «fans» du groupe, ce qui signifie qu'on y retrouve très peu (ou pas, en fait) de pièces ayant déjà percé les palmarès. Cela dit, ce coffret en vaut la peine presque seulement pour ce CD (même si le meilleur reste à venir). On y retrouve dès pièces qui sont vraiment les préférées des vrais «fans» du groupe.
Le troisième DC («Club») est constitué des succès «remixés» du groupe — qui doit une partie de son succès aux pistes de danse — tels que compilés par Mike Pickering, un DJ britannique bien connu, particulièrement pour sa longue résidence dans la légendaire discothèque Hacienda qui appartenait conjointement à New Order et à sa maison de disques, Factory Records. Rien de surprenant ou d'inédit sur ce disque, mais quand même plusieurs titres introuvables jusqu'à ce jour, sinon en vinyle.
Le quatrième, pour sa part (et voilà une partie de ce qui restait à venir), est un «Greatest Hits» en spectacle du groupe. En soi, c'est déjà un événement pour un groupe qui n'a pas donné beaucoup de spectacles (en Amérique, du moins) et qui n'a jamais mis sur le marché de disque «live», exception faite d'un concert enregistré en studio pour la BBC dans les années '80. Qui plus est, ce quatrième disque a été compilé conjointement par Bobbie Gillespie, leader, guitariste et chanteur du groupe Primal Scream, et par New Order eux-mêmes. Ouf!
Finalement, voici la fin de ce qui doit vous convaincre du génie de ce coffret: il serait carrément malhonnête de passer sous silence le livret de 72 pages qui nous livre exactement ce que chacun de nous attend d'un coffret: l'histoire du groupe, vue de l'intérieur comme de l'extérieur, et sans flagornerie ni marketing (une tautologie s'il en est une!). C'est sans parler du graphisme incroyable de ce livret et de la pochette, réalisée par Peter Saville, l'auteur de toutes (ou presque) les pochettes des New Order et qui n'a pas déçu jusqu'à maintenant.
9/10 - par J. Sébastien Chicoine
Les coffrets, à leurs débuts, avaient pour but de nous offrir en un seul achat (rentable pour la maison de disque) un éventail vraiment complet de l'oeuvre d'un groupe généralement éteint au moment de la parution dudit coffret. Avec le temps, le concept a été perverti pour ne devenir qu'un «Greatest Hits» obèse ou, dans le meilleur des cas, sur les stéroïdes.
Dans ce cas-ci, le projet a été mis en branle il y a presque six ans par le regretté Rob Gretton, gérant de New Order, et ce dernier a tenu à ce que le projet réinvente l'idée même du coffret. Même après sa mort, Rob a tenu le pari. Retro propose de faire une rétrospective de l'influente carrière du groupe de Manchester.
Ce qui distingue ce coffret des autres, c'est qu'il adopte une approche très innovatrice. Chacun des quatre DCs a été dirigé par une personne différente, selon les besoins de la cause.
Le premier, intitulé «Pop» a été compilé par Miranda Sawyer, une journaliste et amie du groupe, et se veut ni plus ni moins qu'un véritable «Greatest Hits» des (eh! oui, déjà) 22 dernières années. Tout est là: tout le monde, de Mamie Béatrice au p'tit Gwénaël, connaît au moins une chanson sur ce disque! Et en plus, on y retrouve des pièces qui, sans être rares, ne sont pas des succès du groupe, comme entre autres la pièce «Brutal», composée pour le «flop» cinématographique «The Beach» avec Leo Di Caprio. Une chance que la «toune» est bonne!
Le deuxième DC (intitulé «Fan»), a quant à lui a été compilé par John MCready, un autre journaliste et ami du groupe, mais avec une approche beaucoup plus intimiste. Il s'agit des pièces préférées des véritables «fans» du groupe, ce qui signifie qu'on y retrouve très peu (ou pas, en fait) de pièces ayant déjà percé les palmarès. Cela dit, ce coffret en vaut la peine presque seulement pour ce CD (même si le meilleur reste à venir). On y retrouve dès pièces qui sont vraiment les préférées des vrais «fans» du groupe.
Le troisième DC («Club») est constitué des succès «remixés» du groupe — qui doit une partie de son succès aux pistes de danse — tels que compilés par Mike Pickering, un DJ britannique bien connu, particulièrement pour sa longue résidence dans la légendaire discothèque Hacienda qui appartenait conjointement à New Order et à sa maison de disques, Factory Records. Rien de surprenant ou d'inédit sur ce disque, mais quand même plusieurs titres introuvables jusqu'à ce jour, sinon en vinyle.
Le quatrième, pour sa part (et voilà une partie de ce qui restait à venir), est un «Greatest Hits» en spectacle du groupe. En soi, c'est déjà un événement pour un groupe qui n'a pas donné beaucoup de spectacles (en Amérique, du moins) et qui n'a jamais mis sur le marché de disque «live», exception faite d'un concert enregistré en studio pour la BBC dans les années '80. Qui plus est, ce quatrième disque a été compilé conjointement par Bobbie Gillespie, leader, guitariste et chanteur du groupe Primal Scream, et par New Order eux-mêmes. Ouf!
Finalement, voici la fin de ce qui doit vous convaincre du génie de ce coffret: il serait carrément malhonnête de passer sous silence le livret de 72 pages qui nous livre exactement ce que chacun de nous attend d'un coffret: l'histoire du groupe, vue de l'intérieur comme de l'extérieur, et sans flagornerie ni marketing (une tautologie s'il en est une!). C'est sans parler du graphisme incroyable de ce livret et de la pochette, réalisée par Peter Saville, l'auteur de toutes (ou presque) les pochettes des New Order et qui n'a pas déçu jusqu'à maintenant.
9/10 - par J. Sébastien Chicoine
Read the full article on Canoe ↗
Summary by NewOrderOnline. Full article remains with the original publisher.