Certains d'entre vous seront peut-être interessés par la lecture de ce CR de la soirée du samedi 22 avril...
Comme tous les ans, le Festival "les femmes s'en mêlent" est l'occasion de faire des découvertes, ce qui explique que la Maroquinerie ait encore fait le plein ou presque ce soir. Pour débuter la soirée, un trio (2 filles, 1 gars) se présentent sur scène : Fatale arrive avec une petite réputation de groupe prometteur... et on est très vite fixé sur les influences du combo : la musique, les chorégraphies, tout indique que l'électro-punk du Tigre est leur musique de chevet ! La différence, de taille, avec les Américaines est l'absence de vidéos, et surtout le fait que seules les voix ne sont pas sur la bande-son... rien n'est joué, pas le moindre petit riff de guitare à se mettre sous la dent, ça rend un peu vaine cette prestation, qui ne restera donc qu'un moment sympa (avec une notable et hallucinante reprise du add it up des Violent Femmes), mais sans beaucoup plus marquer les esprits... Il y a deux ans, ils étaient trois sur scène, et le souvenir de leur première partie de The Go ! Team était pour le moins mitigé, mais il faut avouer que ce soir, le duo de Pravda a démontré des progrès flagrants et quasi-inimaginables à l'époque ! On est là aussi dans l'électro-rock, avec l'emblématique Sue à la basse (et au clavier) et son compagnon à la guitare, l'essentiel des rythmiques émergeant là encore de l'ordinateur... mais comme la belle se met à sourire (une rareté, même dans ses projets parallèles), que le contact avec le public commence à être intéressant, que les morceaux ont une pêche qui s'accorde bien avec le côté cheap de la musique, le concert devient assez intéressant, et ce ne sont pas les reprises qui vont gâcher cette impression, bien au contraire ! Le choix et l'interprétation des deux covers (ace of spades de Motörhead et i need des Buzzcocks) font que les progrès du groupe incitent à vouloir miser beaucoup pour l'avenir, si Sue ne prend pas froid bien évidemment... En ce soir de triomphe nancéen, c'est une Argentine exilée en Lorraine qui semait l'interrogation : comment Mona Soyoc envisage-t-elle sa vie post-Kas Product ? Le bruit courait qu'elle envisageait un concert acoustique, on est très vite rassuré : une bonne vieille guitare électrique à la main, et un ordinateur à côté pour le reste de la musique, la toujours aussi classieuse sud-américaine entame le set par une chanson a capella qui pourrait donner des complexes à bon nombre de chanteuses, puis vient très vite dans un genre d'électro qui ne peut que rappeler son mythique groupe ! Si avec Spatsz l'option était assez cold, elle est ici un peu plus rock, et en dépit de quelques morceaux un peu plus faibles, on peut penser que l'album qui ne peut manquer de se dessiner bientôt (que des morceaux inédits, pas un seul morceau 'historique' !) sera une bonne surprise ! Le public était visiblement surtout venu pour le dernier groupe, un duo (belge ?) nommé Sold Out, avec une chanteuse et un bidouilleur... Ici, tout est joué sur scène, mais comme il ne s'agit que de synthés et boites à rythmes, l'électro-pop censée être jouée (d'après les flyers) dérive très vite en électro pure, puis rapidement encore en bouillie technoïde vite indigeste ! La salle se transforme alors en dancefloor, ce qui incite une partie du public à écourter la prestation... ça se comprend assez ! Lundi, on retourne à la Maroquinerie, pour tester les petites japonaises de 54 Nude Honeys...