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Les années 80 contre-attaquent

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Les années 80 contre-attaquent New York Times

Les années 60 et 70 ont influencé le grunge comme la pop teintée de disco des années 90. Voici venu le retour des années 80! La musique et la télévision s'inspirent de la nostalgie new wave pour charmer une nouvelle génération.

C'était sans doute inévitable. La musique pop et l'industrie de la mode ont besoin de recycler leur histoire et les styles rétro des années 60 et 70 ont été saignés à blanc. De toute façon, les vagues de renaissance pop naissent habituellement après 20 ans, le temps qu'il faut pour qu'une période acquière le charme de l'éloignement.

Dans les années 80, des groupes rock comme R.E.M. et Jesus and Mary Chain s'inspiraient de groupes des années 60, comme Velvet Underground et les Byrds. Alors nous voilà arrivés à la décennie <00>, et les années 80 effectuent un retour, à l'heure prévue.

Des salles de danse consacrées à la culture pop des années 80 sont apparues de Chicago à Londres, de Berlin à Brooklyn, et toutes tremblent aux rythmes pop-synthétiques de groupes comme Human League et Soft Cell. Mais les disc-jockeys (DJ) ne se contentent pas de tourner des disques récupérés des présentoirs bon marché. Ils jouent aussi un éventail de groupes actuels influencés par la décennie 80 comme Fischerspooner, Faint, et Miss Kittin and the Hacker.

Les amateurs de ces boîtes de danse participent aussi au recyclage. Dans des salles comme le Berliniamsburg, dans le quartier Williamsburg de Brooklyn, ils adoptent la mode new wave avec ses coupes de cheveux asymétriques, cravates minces sur t-shirts, ceintures avec garnitures et bracelets û et ils le font dans un esprit de curiosité où se conjuguent l'ironie et l'admiration.

Deux tendances se fusionnent dans ce genre de renaissance. D'un côté, des personnes qui étaient jeunes durant la période célébrée atteignent l'âge mur et s'ennuient des styles de leur jeunesse. De l'autre, une nouvelle génération est fascinée par la culture pop dominante à l'époque de sa petite enfance.

Ainsi, la renaissance des années 80 est fondée en partie sur une réelle nostalgie, mais aussi sur une fausse nostalgie issue du désir de se retrouver à une époque que l'on n'a pas vécue.

Une bouffée d'air frais

Pour les gens qui alimentent cette mode, l'artifice de la culture pop des années 80 apporte une bouffée d'air frais à une époque où le réalisme des groupes hip-hop et nu-metal comme Linkin Park et P.O.D. dominent la scène musicale.

Selon Larry Tee, fondateur et DJ de la boîte Berliniamsburg, cette renaissance «survient parce qu'il y a eu tellement d'abus dans tous les formats de musique populaire. Les gens se révoltent.»

La renaissance ne se limite pas à la musique. Faut-il s'étonner que l'émission That 70's Show à la fin des années 90 ait eu pour successeur That 80's Show en 2002? Les rappels rétro de la comédie jettent un regard comique sur l'époque - des yuppies avec des téléphones portables gros comme des briques. Dans le monde de la mode, les jeunes designers redécouvrent les premières oeuvres rebelles de Vivienne Westwood, dont la collection s'inspire des pirates, des paysans et des Amérindiens.

Mais c'est dans la musique que la décennie est évoquée avec le plus d'enthousiasme. Même dans That 80's Show, l'un des personnages principaux travaille dans un magasin de disques. Et le prochain film de Michael Winterbottom, 24-Hour Party People, est situé dans le milieu entourant la maison de disques Factory, à Manchester, et ses groupes punk-rock Joy Division et Happy Mondays. Un autre film attendu, Cherish, et une production de l'an dernier, Donnie Darko, ont des bandes sonores remplies de chansons des années 80.

Il semble donc que la pop lustrée des premières années de MTV soit en voie d'évincer le Motown des années 60 et le disco des années 70 de leur position privilégiée dans la mémoire populaire, au fur et à mesure que la génération post-boomer fait sentir sa présence culturelle. We Are the 80's, une émission de la chaîne VH1 Classic, présente régulièrement des vidéos de groupes comme Berlin et Men Without Hats. Des stations de radio à Denver et Portland, en Oregon, ont lancé des formats radio qui ciblent les amateurs de la musique new wave des années 80.

Rien n'évoque l'essence d'une époque comme les vêtements et la musique qu'on y associe. D'autres formes d'art ne semblent pas succomber à ces poussées de nostalgie. Il est difficile d'imaginer une nouvelle vague de films dans le style des productions jeunesse des années 80, comme The Breakfast Club et Pretty in Pink.

Dans la musique pop, on assiste présentement à trois renaissances distinctes. La plus dominante - appelée «électro» ou «nu-wave» - fait revivre les sons plastiques des synthétiseurs et des voix robotiques des années 80. Il y a aussi le «hair metal», ressuscité notamment par Andrew W.K., dont la chanson Party Hard rend hommage aux hymnes agitateurs de Twisted Sister et de Mötley Crue. Finalement, le trio est complété par la vague mi-années 80 de groupes pop bruyants ayant subi l'influence des années 60, comme Jesus and Mary Chain. Cette mode est ravivée par des groupes tels Black Rebel Motorcycle Club.

Un deuxième recyclage

Cette dernière microtendance - en réalité une re-renaissance - met en lumière l'une des ironies de cette relance des années 80. En effet, cette décennie fut la première à recycler la musique pop qui l'avait précédée, notamment le ska, le rockabilly et le rock psychédélique.

«Avec le rétro des années 80, nous entreprenons une deuxième génération de recyclage, précise Andrew Ross, critique culturel et directeur du programme d'études américaines à New York University. C'est l'équivalent, à Dieu ne plaise, des guillemets doubles.»

Ce qui attire le plus dans le son des années 80, cependant, semble être son esprit futuriste. Au début de la décennie, les synthétiseurs, séquenceurs et batteries électroniques avaient transformé tant la pop des palmarès que la musique underground. L'appellation qui en résulte contient ses contradictions: «rétro-futuriste».

La technologie numérique moderne est tellement sophistiquée que les producteurs peuvent imiter à la quasi-perfection un orchestre live. Mais les groupes «électro» d'aujourd'hui ont décidé de renouer avec les bons vieux synthétiseurs et batteries électroniques. Ils font de la «musique-machine» et en sont fiers.

Les paroles rappellent aussi l'imagerie robotique et les anxiétés au sujet de la déshumanisation qui caractérisait la pop synthétique des années 80: des scénarios à la David Cronenberg dans des chansons comme Cars, de Gary Numan. Mais la scène électro contient aussi une bonne dose d'ironie et d'humour. Des groupes comme Fischerspooner et des boîtes comme Berliniamsburg, Electro-Sweat (à Chicago) et Trash (à Londres) représentent une espèce de mise à jour, mode XXIe siècle, de la décadence à la fin du XXe siècle façon Oscar Wilde.

Cette sensibilité tourne le réalisme en dérision, tout en exaltant le synthétique et l'artificiel, peu importe qu'il s'agisse de la couleur des cheveux, de la sexualité ou des genres de musique. La musique électro valorise les stratagèmes et le superficiel. Son appréciation de l'artifice et du divertissement sexuel remonte à la scène new-yorkaise gaie des années 80, popularisées par Madonna et par le film Paris Is Burning. De fait, Larry Tee avait cosigné la chanson Supermodel pour la vedette travestie Ru Paul.

Pas de règles

Contrairement à l'anonyme techno, la scène électro est émaillée de personnalités colorées. Dans ses spectacles, le groupe Fischerspooner change de costumes, présente des chorégraphies, des accessoires, des toiles de fond et jusqu'à 30 personnes sur scène. «Le techno est en train de s'étrangler avec ses propres règles, déclare M. Miller, d'Adult. Les gens se sont enfin lassés de ça. L'électro n'a aucun véritable sens des règles, et il y a beaucoup d'excitation, d'innovation et de créativité.»

L'électro, c'est un retour aux boîtes de danse avant la musique maison et l'ecstasy, alors que l'objectif était de se démarquer de la foule. À preuve la chanson Frank Sinatra, de Miss Kittin and the Hacker, avec ses références au champagne, à la cocaïne et aux limousines: elle célèbre et satirise à la fois l'idée du vedettariat. Cette chanson transgresse les idéaux de la culture rave, qui célèbre la perte de l'identité dans le flot hypnotique de la musique et la ferveur de la foule.

Avec ses chants, ses paroles spirituelles et son abondance de jurons, l'électro pourrait bientôt effectuer une percée majeure dans la musique dance. Mais pour que la renaissance des années 80 entraîne des succès au palmarès à la Depeche Mode ou Human League, il lui faudra dépasser le stade de l'ironie entre initiés et obtenir une résonance plus large. Au début des années 90, les groupes grunge qui ont ravivé les sons des années 70 - Soundgarden, Pearl Jam, Alice in Chains - ont sincèrement embrassé leur musique avant de pouvoir rejoindre un auditoire de masse.

Présentement, il est difficile de savoir si la renaissance de la musique et de la mode des années 80 restera marginale ou deviendra un mouvement ayant un impact culturel. Pour Valerie Steele, du Fashion Institute of Technology, à New York, il faut se méfier de trop interpréter ces tendances de style et de musique.

«Souvent, ces choses existent à l'intérieur du monde de la mode, dissociées d'un contexte social plus vaste, dit-elle. L'impulsion vient de créateurs individuels, comme Mark Jacobs, et de tendances internes dans l'industrie.»

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Si quelqu'un réussi à trouver la version anglaise, ça serait apprécié!!

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Quelqu'un a t-il écouté l'album de Miss Kittin & The Hacker ? Ca fait très très très dark wave... Un peu trop même... Felix Da Housecat est beaucoup là dedans aussi en ce moment...

Quant a Sinema, un truc de house française, ça sent les années 80 à fond : samples de New Order, de "Fade To Grey", de Blondie, de Dead Or Alive... L'album est très lassant, à part deux ou trois titres taillées pour les dance-floors.

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Originally posted by N21 Quelqu'un a t-il écouté l'album de Miss Kittin & The Hacker ? Ca fait très très très dark wave... Un peu trop même... Felix Da Housecat est beaucoup là dedans aussi en ce moment...Quant a Sinema, un truc de house française, ça sent les années 80 à fond : samples de New Order, de "Fade To Grey", de Blondie, de Dead Or Alive... L'album est très lassant, à part deux ou trois titres taillées pour les dance-floors.

notamment l'excellentissime In my Eyes !!!

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Oui, c'est très bon 'in my eyes' (heureusement que j'écoute fg, moi, sinon tous ces noms ne me diraient rien...). Au fait, ils samplent DM aussi - on entend très bien la voix de David Gahan sur ce titre.

La playlist du moment est assez plaisante (à écouter )

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Je te l'échange contre True Faith à Paris fin mai :D

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Originally posted by Ruined in a B J'aimerais bien entendre ce titre.Malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à le trouver. :(

je te le mail si tu veux !

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Originally posted by Ruined in a B J'aimerais bien entendre ce titre.Malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à le trouver. :(

En fait, j'ai mieux va là et tu ecouteras :

htpp://niouorder.free.fr/tugichoice

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T'en penses quoi toi Guillaume ? JE trouve que c'est du réchauffé. Enfin ça se sent dès le départ, et à la limite pourquoi pa, mais là, ça se pert complètement, et ça en devient très lassant...

y'a trois ou quatre bons titres quand même.

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Originally posted by Ruined in a B Merci Tugdual ! :)

de rien ,toujours un plaisir de faire plaisir à notre tres cher Webmaster

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Originally posted by N21 T'en penses quoi toi Guillaume ?JE trouve que c'est du réchauffé. Enfin ça se sent dès le départ, et à la limite pourquoi pa, mais là, ça se pert complètement, et ça en devient très lassant...y'a trois ou quatre bons titres quand même.

Eh bien, comme je l'écris, je ne me suis fait qu'une "petite" idée avec ces extraits du site FNAC... Le titre "Confusion - The Riddle" a l'air pas mal par exemple. Sinon, j'ai "In my eyes" extended en entier que j'aime bien.

Tu as l'album, toi, Antoine ?

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Oui. Tu le veux ? Je peux essayer de te l'uploader ce soir. Pour tout le monde en fait. Avec des remixes.

Ca te (vous) tente ?

C'est pas mal, mais au bout de deux trois écoutes, (ça dépend du mental et de l'appréciation), j'en ai personnellement eu un peu marre.

Je vous tiens au courant !

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Ca c'est sympa ! Tu nous dis où, et hop..

Comme dirait le tugi, ça ne me gène pas d'engraisser Pinault & Fils - la FNAC, pour nos amis québécois - mais autant savoir avant si ça vaut le coup :nod:

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