Quelques mentions de New Order ici et là, et infos d'intérêt général parues aujourd'hui dans le journal La Presse entourant la venue de Johnny Marr et de Radiohead à Montréal:
NOUVELLE #1: http://www.cyberpresse.ca/arts/article/1,144,163,052003,309833.shtml
Johnny Marr sort de l'ombre
Alexandre Vigneault
La Presse
Le nom de Johnny Marr ne vient jamais seul. Indissociable de celui de Morrissey, son complice au sein des Smiths, groupe emblématique de l'Angleterre thatchérienne de 1983 à 1987, il a été associé au cours des 15 années suivantes à une foule de gros noms de la pop intelligente. Son passé se lit en petits caractères aux génériques des disques des Beck, The The, Electronic, Pet Shop Boys, Oasis et Beth Orthon, pour n'en nommer que quelques-uns. Et son présent s'affiche en grosses lettres blanches sur la pochette du premier album de son nouveau groupe, The Healers, en concert demain au Café Campus.
Après 20 ans passés dans l'ombre, on s'étonne de voir ce guitariste qu'on avait définitivement rangé du côté des sidemen briguer une place au-devant de la scène. Jamais il n'a paru gêné de se tenir derrière un autre chanteur, qu'il s'agisse de Bernard Sumner (New Order), son partenaire au sein d'Electronic, de Matt Johnson (The The) ou, à plus forte raison, du charismatique Morrissey. Son départ des Smiths, après Strangeways Here We Come, n'a d'ailleurs rien à voir avec une crise d'ego. Ses motivations, assure-t-il, étaient purement musicales.
Manchester, sa ville, bouillait à l'aube des années 90: Happy Mondays, l'Hacienda (boîte de nuit associée à New Order), l'émergence de la culture rave. Johnny Marr avait peur de manquer la coche. «Quelque chose de très stimulant se produisait, expose-t-il. Une révolution musicale qui passait par la technologie, la mode, la drogue et les boîtes de nuit. Tout allait dans une certaine direction et The Smiths allait à l'opposé. Je trouvais que nous risquions dangereusement de devenir une parodie de nous-mêmes.»
L'avenir lui a donné raison. Manchester a effectivement bouleversé le paysage de la musique pop et Morrissey, en solo, a effectivement fini par devenir une parodie de lui-même. N'empêche, en plus de peindre avec justesse l'Angleterre déprimante du milieu des années 80, The Smiths avait eu le temps d'échapper une vision du futur. How Soon is Now, chanson hypnotique de presque sept minutes gravée sur Meat is Murder, porte le germe de la révolution musicale de Manchester. «Je ne sais pas trop si c'est vraiment le cas, hésite Johnny Marr. Peut-être que c'est vrai, mais avec Blue Monday de New Order.»
Derrière son muret de guitares, Boomslang possède un groove qui n'est pas sans évoquer cette période bénie de la pop britannique où le rock faisait de l'oeil au plancher de danse. «Ça n'avait rien d'intentionnel, jure le guitariste, ça doit être quelque chose dans l'eau qu'on boit!» Johnny Marr a fait un long détour pour en arriver là. Il a d'abord voulu enregistrer en communauté, abritant jusqu'à une douzaine de musiciens chez lui. Après avoir traversé sa phase tribale, il a finalement resserré les liens autour d'un trio au sein duquel on retrouve le bassiste Alonza Bevan et le batteur Zack Starkey, fils d'un certain Richard Starkey, mieux connu sous le nom de Ringo Starr.
«On a fait le tri à force de donner des concerts, expose Johnny Marr. On a éliminé beaucoup de synthétiseur et de percussions, et on a augmenté le volume des guitares. Les groupes britanniques sont tellement préoccupés par l'émotion qu'ils en deviennent terriblement pleurnichards et les Américains sont tellement préoccupés par l'attitude qu'ils oublient de faire des chansons. Je voulais simplement faire du rock tripatif et hypnotique. Je pense que nous y sommes parvenus.»
JOHNNY MARR & THE HEALERS, avec Paloalto et Essex Green, vendredi 19 h 30 au Café Campus.
NOUVELLE #2: http://www.cyberpresse.ca/arts/article/1,144,163,052003,309834.shtml
Radiohead en primeur... à Montréal!
Alexandre Vigneault
La Presse
Grosse nouvelle pour les fans de Radiohead: le groupe-culte donnera un concert exclusif dans les studios de MusiquePlus le 2 juin, une semaine avant la sortie mondiale très attendue de Hail to the Thief. Seuls de 150 à 250 chanceux auront l'occasion d'assister à cet événement unique au Canada au cours duquel Thom Yorke et les frères Greeenwood, Johnny et Colin, parleront de leur nouveau disque et joueront quelques chansons en formule acoustique.
«On leur a demandé de jouer huit chansons, mais on ne sait pas encore combien ils accepteront d'en faire», expose Richard Gamache, directeur des communications à MusiquePlus, visiblement heureux d'avoir pu obtenir Radiohead en exclusivité avant la sortie du disque. On savait bien sûr que l'album s'en venait et que le groupe serait en promotion, alors on a pris contact avec la compagnie de disques. Nos relations sont bonnes avec EMI, on l'a eu.«
Radiohead n'est pas encore déclaré artiste du mois de juin à MusiquePlus, mais il n'est pas exclu qu'il le devienne. Des raisons de gestion exigent que l'artiste du mois joue au moins six chansons en ondes, ce qui n'est pas encore confirmé dans le cas du groupe d'Oxford.
Les laissez-passer seront attribués par voie de concours sur les ondes de MusiquePlus. «On veut s'assurer qu'on aura de vrais fans du groupe en studio», précise M. Gamache. Après la visite en studio de Sean Paul la semaine dernière, alors qu'il trônait au sommet des palmarès, la venue de Radiohead constitue un bon coup pour la chaîne spécialisée.
Après son escale à Montréal, Thom Yorke et consorts mettront le cap sur New York où il donneront, le 5 juin, un concert privé pour MTV, prestation qui sera retransmise en direct par satellite dans plusieurs cinémas Paramount au Canada. Une source fiable a signalé à La Presse qu'il s'en est fallu de peu pour que ce concert ait lieu au Métropolis. Radiohead donnera son premier concert officiel en Amérique du Nord le 7 juin dans le cadre du Field Day Music Festival, le week-end précédant la sortie de Hail to the Thief.