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loi dadvsi, ça nous concerne !

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Vive le progrès… vous pouvez signer la pétition, c'est mieux que d'attendre que ça nous tombe dessus.

Graver ses propres compilations à partir d'un CD, extraire son morceau favori pour l'écouter sur son ordinateur, le transférer vers un baladeur MP3, prêter un CD à un ami, lire un DVD avec un logiciel libre ou bien le dupliquer pour en disposer à la fois chez soi et dans sa maison de campagne : autant de pratiques très répandues, et parfaitement légales, que le gouvernement propose de proscrire de fait. Le projet de loi sur le Droit d'Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l'Information (DADVSI) (n°1206) que le gouvernement va tenter de passer en force dans les prochaines semaines via une procédure d'urgence, légitime en effet les dispositifs techniques de contrôle d'usage installés par les éditeurs et les producteurs sur les CD et les DVD. Et surtout, il prévoit des sanctions pénales pour qui s'aviserait de les faire sauter.En plus de mettre à mort la copie privée tout en conservant la redevance associée, le projet de loi DADVSI prévoit jusqu'à trois ans de prison et 300 000 euros d'amende pour le simple fait de lire un DVD avec un logiciel non autorisé par l'éditeur du DVD. Un tel acte est assimilé dans le projet de loi à un délit de contrefaçon. Cela revient à dire qu'un éditeur de livres peut imposer une marque de lunettes pour lire les livres qu'il fait imprimer, et que tout lecteur qui se permet de lire ces livres avec des lunettes d'une autre marque est un « pirate ».Le fait de convertir au format MP3 un fichier « protégé » téléchargé sur le site de la FNAC est également assimilé à un délit de contrefaçon, tout comme la publication d'informations techniques (par exemple un code source) permettant ou facilitant une telle conversion. Le projet de loi DADVSI interdit, par la même, la conception, la distribution et l'utilisation de logiciels libres permettant d'accéder à une oeuvre protégée. Si le projet de loi est adopté en l'état, il sera illégal d'utiliser un logiciel comme VLC (plusieurs millions de téléchargements) ou tout autre lecteur multimédia utilisant l'algorithme DeCSS. Cet algorithme sera - en tant que tel - prohibé.Le fait, en connaissance de cause, de faire connaître, directement ou indirectement, un outil ou un algorithme prohibé par le projet de loi est également sanctionné, indépendamment du fait que l'outil en question puisse avoir une utilisation principale autre que le contournement (la lecture d'un DVD par exemple). Ce n'est absolument pas requis par la directive et pour une bonne raison. C'est une porte ouverte à la censure. La liberté d'expression des auteurs de logiciels libre, mais aussi des chercheurs en sécurité informatique, des universitaires et des journalistes, est directement menacée.Le fait, en connaissance de cause, de faire connaître, directement ou indirectement un outil ou une méthode permettant de supprimer ou de modifier les informations jointes à une copie numérique pour tracer son usage est lui aussi pénalement réprimé. Publier une étude démontrant qu'un système de tatouage numérique utilisé par l'industrie du disque est inefficace pourrait donc demain faire risquer trois ans de prison et 300 000 euros d'amende. Aux États-Unis, où une loi équivalente est en vigueur depuis plusieurs années (le DMCA), plusieurs chercheurs en sécurité informatique se sont déjà auto-censurés par peur des poursuites, alors même qu'ils ne faisaient que leur travail.Par ailleurs, le projet de loi a la capacité de diviser encore plus la société française entre les ayant-accès à l'information numérisée et les autres dans la mesure où, pour la première fois, les auteurs, les éditeurs, les producteurs vont pouvoir interdire la copie privée aux membres du public n'ayant pas acquis une licence d'utilisation. Concrètement, cette disposition transforme le droit de lire en un droit exclusif puisque les logiciels de contrôle d'usage utilisent, par essence, des mécanismes de contrôle d'accès, et que sans accès, pas de lecture. De facto, seuls les titulaires ayant les moyens de s'acheter des licences d'utilisation pourront lire une copie originale ou privée, et ce alors que le droit d'accéder à une oeuvre divulguée ne relève pas du monopole de l'auteur, pas plus que le droit de lire.Autoriser sa petite soeur à écouter en son absence de la musique stockée sur son baladeur numérique pourrait donc devenir demain impossible alors que la loi l'autorise. Il existe déjà des baladeurs vidéo équipés de mesures de contrôle d'accès biométriques (empreintes digitales en l'occurence). Concrétement, si le processus en cours va à son terme, le fait même de stocker de l'information pour son usage privé pourrait disparaître, avec tout ce que cela peut signifier en terme de liberté de pensée, d'opinion et de droit à l'information. A l'inverse, tout accès à de l'information protégée par le droit d'auteur pourrait être tracé à des fins de contrôle d'usage ou de facturation à l'acte, avec les risques correspondants pour la vie privée et la protection des données personnelles. http://www.eucd.info/index.php

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+1 C'est signé

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C'est fait

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précise que c'est en france la prochaine fois, ça évitera de cliquer pour rien pour les "étrangers" :banghead:

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lotus66 wrote: précise que c'est en france la prochaine fois, ça évitera de cliquer pour rien pour les "étrangers" :banghead:

Désolée…

:shrug:

Mais tu sais, j'ai même vu des signatures "d'étrangers" (ne me demande pas comment ils ont fait pour signer, aucune idée).

Pour ceux qui hésitent : le projet de loi est pour le 20 décembre… alors n'attendez quand même pas trop !

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karine wrote:

lotus66 wrote: précise que c'est en france la prochaine fois, ça évitera de cliquer pour rien pour les "étrangers" :banghead:

Désolée…

:shrug:

Mais tu sais, j'ai même vu des signatures "d'étrangers" (ne me demande pas comment ils ont fait pour signer, aucune idée).

Pour ceux qui hésitent : le projet de loi est pour le 20 décembre… alors n'attendez quand même pas trop !

ça sent le goulag...

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on avait le sarko qui carcherise la banlieue, voila un clone bien sympatique dans le monde du numerique.

en tole les hackers!

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Les débats vont reprendre à la mi-janvier, et en attendant plus question de passer cette loi sans aucun débat…

Alors, comme on dit : "ce n'est qu'un début…"

:D

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À visiter éventuellement

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39311039,00.htm

Et continuez à vous préoccuper de ce débat qui n'est pas encore terminé… je ne vous fait pas un dessin sur les conséquences.

:read:

Projet de loi Dadvsi: les intentions du gouvernement s'affinent Par Estelle Dumout ZDNet France Jeudi 9 février 2006

Juridique - Plusieurs documents fuitent sur les projets d’amendements du gouvernement en matière de copie privée et de téléchargement. Le ministère de la Culture affirme que rien n’est encore fixé, mais les grandes lignes sont toutefois claires.

Le gouvernement planche toujours sur le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (Dadvsi). Objectif avoué: apporter des clarifications à la première version, très controversée, du texte. Un premier examen par les députés fin décembre a viré au camouflet pour le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres. Les parlementaires avaient alors adopté un amendement légalisant le téléchargement sur les réseaux peer-to-peer, aux antipodes des souhaits du gouvernement.

Plusieurs documents ont déjà fuité concernant la progression de ces travaux de toilettage: fin janvier, il s'agissait d'un point d'étape. Aujourd'hui, c'est la ligue Odebi qui est parvenue à mettre la main sur les projets d'amendements qui devraient être présentés à l'Assemblée début mars. Il s'agit d'un document transmis aux députés pour consultation, reconnaît-on ministère de la Culture. Toutefois ces dispositions sont susceptibles d'évoluer encore car le ministère consulte à tout va.

Il est toutefois possible d'en tirer des premiers arbitrages:

La gradation des sanctions prévues en cas de contournement des mesures de protection techniques (MTP, aussi appelées DRM, systèmes de gestion numérique des droits) d'une oeuvre. Cela correspond au principe de réponse graduée que veut instaurer le ministre de la Culture. Les peines prévues iraient de 750 euros d'amende (contravention de 4e classe) pour le «détenteur ou l'utilisateur de logiciels mis au point pour le contournement», à six mois d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende pour toute personne qui procure à autrui des moyens de contournement (l'éditeur d'une telle solution, Ndlr).

«Le contournement des MTP dans le but de la copie privée ou de la sécurité informatique ne doit en aucun cas être un délit», martèle de son côté Pascal Cohet, le représentant d'Odebi. «Il est intolérable de sanctionner pénalement la conception, la diffusion et l'usage d'un logiciel qui permet d'arriver à ces fins».

La confirmation de la mise en place d'un collège de médiateurs, chargé de fixer le nombre minimum de copies privées que peut réaliser l'utilisateur, selon le type de support et de DRM. Par contre, et c'est une nouveauté, le texte que publie Odebi exclut les DVD du champ d'action de ce collège. Ce qui signifie qu'un ayant droit pourrait empêcher complètement toute copie privée d'un DVD, souhait de l'industrie de la vidéo. «La copie privée audiovisuelle provient de l'enregistrement à la télévision, mais n'a jamais existé pour les vidéocassettes, ni pour les DVD qui étaient protégés», peut-on lire dans l'argumentaire du gouvernement.

«C'est un point qui est en discussion», reconnaît-on au ministère de la Culture, «mais pour l'instant il n'y a aucune exclusion précise pour les DVD». Et de rappeler que les fabricants ont déjà prévu d'inclure dans la future génération de DVD (Blu Ray ou HD DVD) des DRM permettant un nombre limité de copies. Ce qui devrait résoudre le problème.

Mais pour Odebi, la création même d'un collège de médiateurs est inadmissible. «Cela créé une justice d'exception, qui prive le citoyen de son droit d'accès au juge indépendant et impartial», s'insurge Pascal Cohet. «Et il faudra faire un choix: si on décide de limiter le nombre de copies privées, les redevances sur les supports devront être annulées».

Sanctionner lourdement toute personne éditant ou mettant à disposition du public «un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition, non autorisée, d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit voisin» (3 ans de prison et 300.000 euros d'amende). Ce qui cible plus particulièrement les éditeurs de logiciels peer-to-peer, même si officiellement, le ministère de la Culture affirme ne pas vouloir interdire la technologie. «Nous voulons sanctionner les éditeurs qui facilitent les échanges illégaux», explique-t-on.

Parallèlement, le gouvernement entend poursuivre la mise en place de la suite de la réponse graduée pour les utilisateurs de ces logiciels. Un internaute pris en train de télécharger, par les agents assermentés représentant les ayants droit, pourrait encourir une contravention de 38 euros. Contre 150 euros pour celui qui met à disposition des fichiers complets. Le ministère de la Culture assure avoir abandonné l'idée de créer une autorité administrative indépendante pour infliger ces contraventions. Il dit préférer revenir au «parcours classique»: les ayants droit devront saisir un tribunal, qui se retournera vers les fournisseurs d'accès internet pour obtenir l'identité de l'internaute, et infligera ensuite la contravention.

«La jurisprudence actuelle assimile le téléchargement à de la copie privée», rappelle toutefois Lionel Thoumyre, responsable nouvelles techniques pour la Spedidam (*) et favorable au concept de licence globale optionnelle. «On change toute la philosophie du droit d'auteur avec ce seul texte, en y incluant pour la première fois le concept de contravention». Et surtout, selon lui, «la norme est floue: on ne sait pas si cette contravention se rapporte au nombre de fichiers téléchargés, ou au simple fait d'être pris en train de télécharger».

Le texte devrait à nouveau être examiné par les députés début mars, indique-t-on au Ministère (le 7, 8 ou 9 mars).

(*) société de gestion collective des droits des artistes et musiciens interprètes

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Je viens d'entendre sur France Info not' ministre de la culture, Christine Lagarde : son nouveau projet de loi vient de sortir et devrait, selon elle, permettre de réduire de 60 à 70 % le téléchargement illégal :laugh: Du pur délire venant de quelqu'un qui ne connait rien à l'Internet ni au milieu du disque, et qui pourtant crie haut et fort que ce projet de loi ne vise pas du tout à protéger des multinationales du disque dont "je le rappelle, le chiffre d'affaire a baissé de 50 % ces dernières année" complètement hors du coup et anachronique :rofl: :rofl: :rofl:

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twp wrote: Je viens d'entendre sur France Info not' ministre de la culture, Christine Lagarde : son nouveau projet de loi vient de sortir et devrait, selon elle, permettre de réduire de 60 à 70 % le téléchargement illégal :laugh: Du pur délire venant de quelqu'un qui ne connait rien à l'Internet ni au milieu du disque, et qui pourtant crie haut et fort que ce projet de loi ne vise pas du tout à protéger des multinationales du disque dont "je le rappelle, le chiffre d'affaire a baissé de 50 % ces dernières année" complètement hors du coup et anachronique :rofl: :rofl: :rofl:

J'en peux plus de Lagarde !

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