Sister Ray est une pierre d'angle de la musique rock. Ce truc incroyable, riff de trois accords, qui s'étire sur sa version orignale durant plus de 15 minutes.Avec cette narration Lou Reedienne caractéristique, histoire un peu destroy,allusion sexe sous -jacente " busy licking off her big pen", avec ses 5 caractères-personnages qui se croisent dans une amérique tout ce qu'il y a d'underground, un peu à la Hubert Selby. Un must. On le découvre vraiment, nous autres , après sa sortie. Cad grace à la reprise de JD sur le double vinyle Still. ET alors on se plongera vers la pièce d'origine pour, plus de 25 après ,ne toujours pas en être ressorti ( indemne).
La version dont je voudrais tenter de parler ici se trouve sur le boots 3 cd, intitulé " The Quine tapes". Du nom du fan qui enregistra les sets du VU circa le printemps 69. Le groupe donne alors 3 dates, sans John Cale, parti, remplacé par Doug Yule à la basse et à l'orgue. Les autres membres sont ceux des débuts. Moe Tucker, Sterling Morrison et Reed à la guitare et au chant acide.Moins Nico, guest star Warholienne, hors du coup. Exit le glamour. Retour vers l'essentiel. Rock. Dur.
Le boots propose plusieurs enregistrements live du titre. Celui qui me retient le plus parmi les versions proposées - toutes aussi bonnes- a été enregistré au club "The MAtrix" San Francisco , le 12 Mars 69 et la version dure... 38 mns. Le titre le plus long de l'histoire du rock ? Sans doute. C'est donc dire qu'on passe un sacré bout de temps avec le Velvet qui évolue sur ce seul titre à la structure pourtant simplissime, mais qui varie,détourne l'affaire, y revient et finalement l'auditeur est comme hypnotisé par cette chose extraordinaire. Une expérience.Unique.

terriblement moches. Terriblement efficaces.
