Dites moi, quelqu'un aurait des infos sur ce dvd signé Grant Lee sur Joy qui sort fin juin? http://www.amazon.fr/Joy-Division-Grant-Gee/dp/B00195HVNY/ref=pd\_sbs\_d?ie=UTF8&qid=1212141250&sr=1-1 un doc?
New Dvd de Joy
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Captain Nemo wrote: Article et trailer ici
Voir aussi le forum anglais Joy Division documentary
bon article et bon trailer. Ca fait regretter encore de ne plus être en 1980, à 18 ans, fan de JD ..... Pfftttt! Parce que que c'était super et terriblement nouveau et excitant - plus que tout le reste. Je pense que les jeunes gens qui s'enthousiasment pour la musique et l'art, à un moment, connaissent bien ces sensations, quelle que soit leur génération. JD , peut-être, avait ce côté lugubre. OUi. MAis finalement c'était réconfortant... UN blues mélancolique et réconfortant. Ah ouais, et puis un truc de taille : t'avais que ça à penser! Putain le bon temps :D
Je l'ai vu, c'est un docu magnifique et totalement complémentaire de "Control". C'est très émouvant.
Je me suis procurée le documentaire sur JD le jour de la sortie de Control. J'ai vraiment aimé! C'est très intéressant.
Désespérant de le trouver par chez moi (ni la FNAC, ni Virgin, ni ailleurs...), j'ai fini par le commander dans l'une de ces enseignes. 2-3 semaines à patienter. Sur ce, le vendeur m'a dit "ah oui, intéressant DVD, merci de m'en avoir parlé, je vais en commander plusieurs".
Heu, ils sont (in)formés comment, les gars qui bossent la-dedans ?... ![]()
Vu ce soir.
Tout y est ou presque. Manque Deborah (mais elle est citée).
Je me suis enfin rendu compte de l'apport magistral de Martin Hanett
Beaucoup de pudeur chez Barney (la Grande classe) DVD ultime et tres agréable à visionner.
florent wrote: Vu ce soir.
Tout y est ou presque. Manque Deborah (mais elle est citée).
Je me suis enfin rendu compte de l'apport magistral de Martin Hanett
Beaucoup de pudeur chez Barney (la Grande classe) DVD ultime et tres agréable à visionner.
Vous me faites envie, je vais craquer !!! J'en bave d'avance
:jump2:
florent wrote: Vu ce soir.
Tout y est ou presque. Manque Deborah (mais elle est citée).
Je me suis enfin rendu compte de l'apport magistral de Martin Hanett
Beaucoup de pudeur chez Barney (la Grande classe) DVD ultime et tres agréable à visionner.
Oui moi aussi j'ai constaté l'absence de Deborah dans ce documentaire....mais au moins, il en est question.
petite question...c'est sous-titré en français???? car j'ai mes limites en anglais et regarder un DVD entier en anglais, je ne suis pas sûr de tout comprendre
:D
twp wrote: Ca donne vraiment envie
c'est clair je pense qu'il va bientôt figurer dans ma dvdthèque NEW ORDER/JD...:)
Je suis surpris que personne n'en ai parlé...
LA NUIT JOY DIVISION
18 octobre 2008 De 20h jusqu'au bout de la nuit...
Sinny & Okoo, Pretty Pictures et l'Elysées Biarritz présentent Ciné Party spéciale JOY DIVISION ! projection inédite de JOY DIVISION de Grant Gee
*****concert / dj set / interview*****
Interview publique de Dave Haslam a propos du documentaire qu'il a realisé pour la radio sur le groupe
Dave Haslam dj set (factory / XM)
Emma Tome dj set
Entrée 10€ sur liste
Bon bah je n'y suis pas allé finalement
...je n'ai pas voulu planter, au dernier moment, ma petite famille un samedi soir et j'ai préféré ajouter 5 Euros pour m'offrir le DVD :\ohwell:
In A Noisy Place wrote: Bon bah je n'y suis pas allé finalement
...je n'ai pas voulu planter, au dernier moment, ma petite famille un samedi soir et j'ai préféré ajouter 5 Euros pour m'offrir le DVD :\ohwell:
Waow, ça c'est beau, quel dévouement ![]()
Hier soir après le boulot, d'humeur mélancolique, je me rentrais dans ma banlieue, JOY DIVISION en aléatoire dans l'iPod passant de I Remember Nothing aux enregistrements de porte d'ascenseur de Matin Hannett. La nuit était déjà tombée, une pluie fine mais pourtant agréable, persistait à humidifier les feuilles mortes qui gisaient au sol. Personne à la maison, femme et enfants étant partis pour quelques jours à la campagne. Après un léger repas et un verre de rosé, j'ai trouvé que c'était le bon moment pour visionner tranquillement ce documentaire...seul. Le DVD était pourtant posé depuis quelques jours à coté du lecteur adéquate...mais aucune occasion valable ne s'était présentée jusqu'ici...
Verdict: Ce doc est très bien foutu et très complet. Il revient sur des lieux qui n'existent plus, comme pourrait le faire un fan en visite à Manchester. En plus des interviews intéressantes, il contient des images de concerts et des photos inédites pour moi. Par exemple je n'avais jamais vu Hooky avec sa casquette en cuir. Maintenant je comprends mieux pourquoi il en porte une dans Control. Concernant l'absence de Deborah, mise à part la publication de Touching From A Distance, il me semble qu'elle est toujours restée en retrait des médias.
Just watching the trees and the leaves as they fall.
In A Noisy Place wrote: Hier soir après le boulot, d'humeur mélancolique, je me rentrais dans ma banlieue, JOY DIVISION en aléatoire dans l'iPod passant de I Remember Nothing aux enregistrements de porte d'ascenseur de Matin Hannett. La nuit était déjà tombée, une pluie fine mais pourtant agréable, persistait à humidifier les feuilles mortes qui gisaient au sol. Personne à la maison, femme et enfants étant partis pour quelques jours à la campagne. Après un léger repas et un verre de rosé, j'ai trouvé que c'était le bon moment pour visionner tranquillement ce documentaire...seul. Le DVD était pourtant posé depuis quelques jours à coté du lecteur adéquate...mais aucune occasion valable ne s'était présentée jusqu'ici...
Verdict: Ce doc est très bien foutu et très complet. Il revient sur des lieux qui n'existent plus, comme pourrait le faire un fan en visite à Manchester. En plus des interviews intéressantes, il contient des images de concerts et des photos inédites pour moi. Par exemple je n'avais jamais vu Hooky avec sa casquette en cuir. Maintenant je comprends mieux pourquoi il en porte une dans Control. Concernant l'absence de Deborah, mise à part la publication de Touching From A Distance, il me semble qu'elle est toujours restée en retrait des médias.
Just watching the trees and the leaves as they fall.
Eh oui, des fois, le dévouement, c'est à sens unique... (non, non, je ne suis pas amer...) mais d'autres fois, ça tombe bien, histoire de regarder un bon film tranquille ou sortir ses vieux vinyls que madame ne supporte pas quand le potar du volume excède 3 ! Ah, qu'ça fait du bien (et hop, un bon vieux calva avec ça !).
Captain Nemo wrote:
In A Noisy Place wrote: Hier soir après le boulot, d'humeur mélancolique, je me rentrais dans ma banlieue, JOY DIVISION en aléatoire dans l'iPod passant de I Remember Nothing aux enregistrements de porte d'ascenseur de Matin Hannett. La nuit était déjà tombée, une pluie fine mais pourtant agréable, persistait à humidifier les feuilles mortes qui gisaient au sol. Personne à la maison, femme et enfants étant partis pour quelques jours à la campagne. Après un léger repas et un verre de rosé, j'ai trouvé que c'était le bon moment pour visionner tranquillement ce documentaire...seul. Le DVD était pourtant posé depuis quelques jours à coté du lecteur adéquate...mais aucune occasion valable ne s'était présentée jusqu'ici...
Verdict: Ce doc est très bien foutu et très complet. Il revient sur des lieux qui n'existent plus, comme pourrait le faire un fan en visite à Manchester. En plus des interviews intéressantes, il contient des images de concerts et des photos inédites pour moi. Par exemple je n'avais jamais vu Hooky avec sa casquette en cuir. Maintenant je comprends mieux pourquoi il en porte une dans Control. Concernant l'absence de Deborah, mise à part la publication de Touching From A Distance, il me semble qu'elle est toujours restée en retrait des médias.
Just watching the trees and the leaves as they fall.
Eh oui, des fois, le dévouement, c'est à sens unique... (non, non, je ne suis pas amer...) mais d'autres fois, ça tombe bien, histoire de regarder un bon film tranquille ou sortir ses vieux vinyls que madame ne supporte pas quand le potar du volume excède 3 ! Ah, qu'ça fait du bien (et hop, un bon vieux calva avec ça !).
![]()
Captain Nemo wrote: (et hop, un bon vieux calva avec ça !).
...ou une Vieille Prune de Souillac ![]()

In A Noisy Place wrote:
Captain Nemo wrote: (et hop, un bon vieux calva avec ça !).
...ou une Vieille Prune de Souillac
Purée, ça me rappelle un truc vieux de 15 ans. Je commençais à bosser dans un nouvel endroit et j'étais un timide débutant dans ce boulot-là. J'avais un fournisseur qui s'appelait M. Prunevieille (véridique !). La première fois que je lui ai téléphoné pour prendre rendez-vous, un brin fébrile, je l'ai appelé M. Vieilleprune... j'en ris encore aujourd'hui !
je viens d'acheter le DVD. Le vendeur le gardait pour lui... Nulle trace en rayons FNAC; *" ah, je pensais que ça intéresserait personne ça"*dixit le spécialiste inde nîmois, aux commandes d'une assos dynamique. Brave gars, l'homme qui me connaît, me file donc sa réserve perso. Pas encore vu. Verrait pas ce soir, sûr qu'un de mes fils va s'y coller. Tiens, tout à l'heure ils ont massacré LWTUA dans la cave ( pas JD! les potes de mon plus jeune fiston cf myspace the Fridge sons" ouaip!). - ici faut suivre;;;; Commentaire d'un guitariste lycéen se pointant dans la cuisine comme je relisais les cours de Philo " La conscience":" l'ampli Fender marche bien". " Et le canal over drive" lui dis-je ?
Ben pardi.
Clerk wrote: Enfin regardé....il est très bien ce DVD
je ne regrette pas mon achat.
plus que très bien . Tout y est. Témoignages et impressions aussi, des uns et des autres: notons Terry Mason " celui qui était là et pas là" Intéressant point de vue sur cette histoire. L'analyse des relations étroites entre époque/Lieux/musique. Le potentiel d'un moment,quelques mois, deux,trois annnées au max, dans cette fin du XXème s British qui sinistrée va donner de belles fleurs nées sur des terrains vagues. Au niveau des lyrics on ressent également combien Closer N'est pastant une affaire artistique qu'un truc qui sort des tripes et du trauma d'un jeune homme, très concret.... L'éclairage donné sur Ian est à la fois pudique, touchant - pas si différent de celui de Control ( un brin romantique)- et térriblement réaliste. Le fait d'entendre Anik Honoré parler est un autre son de cloche ( si on veut - désolé pour cloche!). Peut- être quand même c'était Hell Bells qui sonnaient, non ? Surement.
JEAN NOEL BOUET wrote:
Clerk wrote: Enfin regardé....il est très bien ce DVD
je ne regrette pas mon achat.
plus que très bien . Tout y est. Témoignages et impressions aussi, des uns et des autres: notons Terry Mason " celui qui était là et pas là" Intéressant point de vue sur cette histoire. L'analyse des relations étroites entre époque/Lieux/musique. Le potentiel d'un moment,quelques mois, deux,trois annnées au max, dans cette fin du XXème s British qui sinistrée va donner de belles fleurs nées sur des terrains vagues. Au niveau des lyrics on ressent également combien Closer N'est pastant une affaire artistique qu'un truc qui sort des tripes et du trauma d'un jeune homme, très concret.... L'éclairage donné sur Ian est à la fois pudique, touchant - pas si différent de celui de Control ( un brin romantique)- et térriblement réaliste. Le fait d'entendre Anik Honoré parler est un autre son de cloche ( si on veut - désolé pour cloche!). Peut- être quand même c'était Hell Bells qui sonnaient, non ? Surement.
Tu pourrais me donner les références exactes, stp JN ! Merci ![]()
JEAN NOEL BOUET wrote:
Le fait d'entendre Anik Honoré parler est un autre son de cloche ( si on veut - désolé pour cloche!).
A noter en passant - pour ceux qui pensent qu'Annick Honoré est une figure mystérieuse - qu'elle témoignait déjà dans "Shadowplayers".
Question pour les fans de la 1ère heure: sa liaison avec -déjà "feu" - Ian était-elle déjà notoire (connue des fans, au delà des insiders) au temps de Factory Benelux / Crépuscule au début des 80's, où a-t-on attendu la bio Touching From A Distance pour savoir?
As It Is wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote:
Le fait d'entendre Anik Honoré parler est un autre son de cloche ( si on veut - désolé pour cloche!).
A noter en passant - pour ceux qui pensent qu'Annick Honoré est une figure mystérieuse - qu'elle témoignait déjà dans "Shadowplayers".
Question pour les fans de la 1ère heure: sa liaison avec -déjà "feu" - Ian était-elle déjà notoire (connue des fans, au delà des insiders) au temps de Factory Benelux / Crépuscule au début des 80's, où a-t-on attendu la bio Touching From A Distance pour savoir?
Apparemment ils ne se cachaient pas trop dès lors que le groupe quittait son home sweet home...
As It Is wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote:
Le fait d'entendre Anik Honoré parler est un autre son de cloche ( si on veut - désolé pour cloche!).
A noter en passant - pour ceux qui pensent qu'Annick Honoré est une figure mystérieuse - qu'elle témoignait déjà dans "Shadowplayers".
Question pour les fans de la 1ère heure: sa liaison avec -déjà "feu" - Ian était-elle déjà notoire (connue des fans, au delà des insiders) au temps de Factory Benelux / Crépuscule au début des 80's, où a-t-on attendu la bio Touching From A Distance pour savoir?
tout le monde savait. Dès fin 79. LA phrase de Gretton à Paris " Où est ta bouilloire Belge ?" en témoigne. Et les autres gars du groupe ont sans doute eu, eux aussi, des " petites occases", bien que en couple , déjà ( Sue Sumner et Iris Bates pour Peter Hook). Ceci dit, dans leur cas, les choses n'ont pas pris l'ampleur de la relation de I-an.Qui dramatisait tout, le pauv' c'est bien connu... La seule qui ne savait rien, disons, jusqu'en Mars 80, c'était Debbie. Et voilà.
Quant aux fans purs et durs , circa 82 on a su qu'il y avait eu une histoire du genre. MAis de façon confuse . En 83, j'avais fait une émission radio spéciale JD/Un abruti me racontait n'importe quoi sur I-an , entre les prises d'antenne. J'étais avec le manager des PAssagers, Jérome qui s'occupait de l'émission rock locale " Petit avec de grandes oreilles". Je me souviens que l'autre connard neuw waveu qui s'était pointé au studio, voulait prendre la parole pour dire que I-an était un camé et que c'était ce qui l'avait flingué.Je lui avais mis une baffe symbolique ( imaginez ce que ça peut être). POur ce qui , donc, concernait la mort de I-an ( après avoir fait taire l'enflé) j'avis répondu " c'est un truc personnel. Qu'est-ce que ça change de toutes façons?". Anik Honoré, on a connu ce nom beaucoup plus tardivement. Je dirais dans les nineties.Avec le livre de Debbie. 1994. http://www.joydivisionmovie.co.uk
La jaquette de la version anglaise est très bien.
Merci pour toutes ces infos.
JEAN NOEL BOUET wrote:
Anik Honoré, on a connu ce nom beaucoup plus tardivement. Je dirais dans les nineties.Avec le livre de Debbie. 1994. http://www.joydivisionmovie.co.uk
et merci pour cette confirmation, c'était mon impression aussi. Le truc, c'est que j'imaginais (moi qui ne m'y suis mis qu'en 90) que les fans historiques connaissaient par ailleurs A Honoré de par ses activités chez Crépuscule au début des 80's. En gros, était-elle une figure visible pour les aficionados continentaux en tant que responsable de label?
As It Is wrote: La jaquette de la version anglaise est très bien.
Merci pour toutes ces infos.
JEAN NOEL BOUET wrote:
Anik Honoré, on a connu ce nom beaucoup plus tardivement. Je dirais dans les nineties.Avec le livre de Debbie. 1994. http://www.joydivisionmovie.co.uk
et merci pour cette confirmation, c'était mon impression aussi. Le truc, c'est que j'imaginais (moi qui ne m'y suis mis qu'en 90) que les fans historiques connaissaient par ailleurs A Honoré de par ses activités chez Crépuscule au début des 80's. En gros, était-elle une figure visible pour les aficionados continentaux en tant que responsable de label?
les belges, nos amis, savaient peut-être qui était A Honoré. En raison de son boulot. MAIs pour moi c'était personne, dégun..TU mettais pas de nom au début des eighties sur les gens de Factory, par exemple.... Tony Wilson j'ai connu en 85, pas avant. Idem pour Gretton. Wilson avec qui j'avais d'ailleurs parlé au tel en 86 ou 87! pftttt...enfin pour Brotherhood. Une intw dédié au fanzine local et à RnF qui s'en était fichu après m'avoir baladé un mois. Merci Gorin. J'avais oublié ça . Un bail.
JEAN NOEL BOUET wrote: Wilson avec qui j'avais d'ailleurs parlé au tel en 86 ou 87! pftttt...enfin pour Brotherhood. Une intw dédié au fanzine local et à RnF qui s'en était fichu après m'avoir baladé un mois. Merci Gorin. J'avais oublié ça .
Tu avais déjà évoqué cette interview il y a une paire d'années ![]()
Paru dans le Monde ce soir :
"Joy Division" : brillant exercice de critique rock cinématographique LE MONDE | 27.01.09 | 17h53 • Mis à jour le 27.01.09 | 17h53
Jusqu'à maintenant, les documentaires sur le rock se répartissaient entre les biographies - comme celle que Julien Temple a consacrée à Joe Strummer, Joe Strummer, the Future is Unwritten (2007) - et les films de concert - comme le merveilleux Stop Making Sense (1984), de Jonathan Demme, qui mettait en scène le groupe Talking Heads. .Joy Division est d'une autre espèce, un film sur la musique, un brillant exercice de critique rock cinématographique qui explique et situe l'oeuvre succincte (deux albums et une poignée de singles) d'un groupe dont l'influence se fait encore sentir, presque trente ans après le suicide de son chanteur, Ian Curtis. L'avis du "Monde"
À VOIR Sur le même sujet Site web "Joy Division"
Le format choisi par Grant Gee (qui a déjà travaillé avec Gorillaz ou Radiohead) est en apparence très classique : vues de Manchester (la ville d'origine du groupe), interviews de témoins, images d'archives, adhésion stricte à la chronologie, de la formation du groupe, en 1976, au plus fort de l'explosion punk, au suicide de Curtis le 18 mai 1980. C'est dans la qualité des entretiens et surtout dans la finesse du montage que Joy Division se singularise.
EXPLIQUER LE PROCESSUS CRÉATIF
Là où Control, le film de fiction d'Anton Corbijn sur le même sujet, sorti en septembre 2007, se préoccupait avant tout du personnage de Ian Curtis, de son épilepsie et de ses tourments amoureux, Joy Division reprend les mêmes éléments pour éclairer et expliquer le processus créatif. Au bout d'une heure et demie, on comprend mieux l'alchimie qui a précipité ensemble de très jeunes gens qui n'avaient pas grand-chose à faire ensemble (aujourd'hui encore, le bassiste Peter Hook reste imperméable à la poésie des textes de Curtis) pour produire une musique à la fois très simple et assez originale pour engendrer plusieurs genres musicaux.
Tous les témoins directs de la trajectoire météorique de Joy Division (les trois musiciens survivants, le fondateur du label Factory, Tony Wilson, depuis mort, le graphiste Peter Saville, qui créa les pochettes des disques Unknown Pleasures et Closer) reviennent sur leur expérience. Le critique Paul Morley, qui couvrait la scène de Manchester pour le New Musical Express, et d'autres contemporains, cinéastes ou plasticiens, revivent aussi ce moment qui remit leur ville sur la carte du monde.
Ces paroles propulsent les images d'archives (qui montrent entre autres que le groupe a profondément changé en trois ans d'existence), illuminent ou questionnent le travail de Joy Division en studio et sur scène, pendant que les déambulations dans Manchester ramènent régulièrement au terreau sur lequel a poussé la poésie funèbre de Curtis et de ses camarades.
Le documentaire est "en salles" actuellement...
...enfin plutôt dans 3 salles sur Paris: Espace Saint-Michel , Le Cinéma des Cinéastes et MK2 Beaubourg.



autre pochette.