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Chronique - Histoire d'un groupe rock -

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Milieu des Seventies . Rock progressif et babas- cools pas toujours très cools. Vers 1975 achat d'une première guitare, folk , marque Hondo. Les trucs entendus sur les disques semblent injouables ,innaccessibles. A part Dylan . Dylan et les Beatles dont on écoute la compil rouge et la compil bleue. ... Goût pour la pop music.Je me souviens des premiers accords appris. Le truc donnait une version assez approximative de Be bop a lula!L'année suivante , avec acharnement, j'arrive à jouer Hurricane de Dylan, Help des Beatles,le début de Stairway...pour ce dont je me souviens. Au lycée , en soixante dix sept. Première guitare électrique. Copie SG Gibson. Pourquoi celle là plutôt qu'une autre ? La forme me plaisait, sans doute , et l'objet était si beau ,me smeblait-il,dans la vitrine du magasin de musique. Ampli 15 wtts sur le porte- bagage de la mob.On file chez les uns et les autres pour plaquer des accords incertains . Certains s'essaient à la pédale fuzz ou distors. Je rêve de posséder ce nouvel équipement qui te donne l'impression de bien jouer. Beaucoup en abusent et imitent Angus Young d'AC/DC.J'ai dû le faire , moi aussi. J'écoute beaucoup GIlmour et Barrett. Barrett me fascine. Et puis son jeu de guitare est plus accessible. Enfin... En boucle je passe ses deux albums vinyls. Patiemment , ma connaissance des accords ayant augmenté, je réussis à en déchiffrer quelques uns. Une joie . Je me fait offrir une autre guitare à la fin de l'année de seconde. Une autre copie . Une télécaster ( Barrett, donc). A ce moment là , dans le sud de la France , dans la province de la France Giscardienne et du plein emploi , encore un peu , personne ne parle du Punk. Personne ne connaît. Personne n'a entendu. Les types sont fans de Jethro Tull, Genesis, Yes....Il ya ces horribles disques de Supertramp qui trainent ici et là. Je m'intéresse, de mon côté, aux WHO qui me semblent plus dans mes cordes. Dylan,Les Beatles, Le Floyd, Barrett et les Who. Oui. C'était bien ça.

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On attend la suite, JN :thumb:

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En lisant le titre de ton topic, j'ai cru que tu allais nous parler de l'histoire de Téléphone :laugh:

...que je ne déteste pas par ailleurs :rolleyes:

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La deuxième moitié des seventies nous voit lycéens.Âge des possibles . Pendant l'année de première certaines choses se précisent toutefois, désignant les voies musicales qui ne seront pas suivies: 1/ IL EST ABSOLUMENT IMPOSSIBLE DE JOINDRE UN GROUPE DE ROCK PROGRESSIF 2/IL EST UN PEU ENNUYEUX D'ETRE EMBAUCHE DANS UN GROUPE DE FOLK OCCITAN.

Dans le premier cas il m'arrive d'aller voir et écouter répéter des formations de garçons plus âgés , dans leurs locaux , garages ou caves emménagées. les lieux , pourtant simples, me font rêver . les amplis italiens Davoli , avec de grosses baffles. Les batteries Paul Beuscher diffusion aux caisses pailletées .Tout le monde imite Genesis. Les types à la guitare se prennent pour Steve hackett. Pire pour Steve Howe de Yes .Les guitares sont souvent des Ibanez copies Les Paul . des modèles d'assez bonne qualité ceci dit .Personnellement je ne vois pas où ça mêne .Les titres joués me semblent interminables. Les musiciens de vingt, vingt deux ans me traitent de haut. Je rentre penaud.

Le folk est à la mode. Equipé d'une Epiphone accoustique on m'enrôle pour accompagner des trucs joués au banjo, au violon ou à la guimbarde. C'est cocasse. Tout le monde est en chemises longues mauves. Tout le monde est barbu et cool , roule en 4 L. Les filles ont des robes à fleurs assez amples et des sabots aux pieds. Je joue sur une scène dans un village cévenol.Je découvre Neil Young ce qui n'est pas rien toutefois . Chez moi , sur ma Télécaster ou la , maintenant ancienne copie SG, je joue Cover girl In the sun de Neil Young et Crazy Horse.

En 77, de Londres , vient un album qui me marque. Je l'écoute en boucle. La violence qu'il contient excite mon jeune esprit curieux et imaginatif.

Ca s'appelle Animals, par Pink Floyd .

Pas encore les Sex Pistols.

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JEAN NOEL BOUET wrote: La deuxième moitié des seventies nous voit lycéens.Âge des possibles . Pendant l'année de première certaines choses se précisent toutefois, désignant les voies musicales qui ne seront pas suivies: 1/ IL EST ABSOLUMENT IMPOSSIBLE DE JOINDRE UN GROUPE DE ROCK PROGRESSIF 2/IL EST UN PEU ENNUYEUX D'ETRE EMBAUCHE DANS UN GROUPE DE FOLK OCCITAN.

Dans le premier cas il m'arrive d'aller voir et écouter répéter des formations de garçons plus âgés , dans leurs locaux , garages ou caves emménagées. les lieux , pourtant simples, me font rêver . les amplis italiens Davoli , avec de grosses baffles. Les batteries Paul Beuscher diffusion aux caisses pailletées .Tout le monde imite Genesis. Les types à la guitare se prennent pour Steve hackett. Pire pour Steve Howe de Yes .Les guitares sont souvent des Ibanez copies Les Paul . des modèles d'assez bonne qualité ceci dit .Personnellement je ne vois pas où ça mêne .Les titres joués me semblent interminables. Les musiciens de vingt, vingt deux ans me traitent de haut. Je rentre penaud.

Le folk est à la mode. Equipé d'une Epiphone accoustique on m'enrôle pour accompagner des trucs joués au banjo, au violon ou à la guimbarde. C'est cocasse. Tout le monde est en chemises longues mauves. Tout le monde est barbu et cool , roule en 4 L. Les filles ont des robes à fleurs assez amples et des sabots aux pieds. Je joue sur une scène dans un village cévenol.Je découvre Neil Young ce qui n'est pas rien toutefois . Chez moi , sur ma Télécaster ou la , maintenant ancienne copie SG, je joue Cover girl In the sun de Neil Young et Crazy Horse.

En 77, de Londres , vient un album qui me marque. Je l'écoute en boucle. La violence qu'il contient excite mon jeune esprit curieux et imaginatif.

Ca s'appelle Animals, par Pink Floyd .

Pas encore les Sex Pistols.

JN, le nouveau Nick Hornby :thumb:

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twp wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: La deuxième moitié des seventies nous voit lycéens.Âge des possibles . Pendant l'année de première certaines choses se précisent toutefois, désignant les voies musicales qui ne seront pas suivies: 1/ IL EST ABSOLUMENT IMPOSSIBLE DE JOINDRE UN GROUPE DE ROCK PROGRESSIF 2/IL EST UN PEU ENNUYEUX D'ETRE EMBAUCHE DANS UN GROUPE DE FOLK OCCITAN.

Dans le premier cas il m'arrive d'aller voir et écouter répéter des formations de garçons plus âgés , dans leurs locaux , garages ou caves emménagées. les lieux , pourtant simples, me font rêver . les amplis italiens Davoli , avec de grosses baffles. Les batteries Paul Beuscher diffusion aux caisses pailletées .Tout le monde imite Genesis. Les types à la guitare se prennent pour Steve hackett. Pire pour Steve Howe de Yes .Les guitares sont souvent des Ibanez copies Les Paul . des modèles d'assez bonne qualité ceci dit .Personnellement je ne vois pas où ça mêne .Les titres joués me semblent interminables. Les musiciens de vingt, vingt deux ans me traitent de haut. Je rentre penaud.

Le folk est à la mode. Equipé d'une Epiphone accoustique on m'enrôle pour accompagner des trucs joués au banjo, au violon ou à la guimbarde. C'est cocasse. Tout le monde est en chemises longues mauves. Tout le monde est barbu et cool , roule en 4 L. Les filles ont des robes à fleurs assez amples et des sabots aux pieds. Je joue sur une scène dans un village cévenol.Je découvre Neil Young ce qui n'est pas rien toutefois . Chez moi , sur ma Télécaster ou la , maintenant ancienne copie SG, je joue Cover girl In the sun de Neil Young et Crazy Horse.

En 77, de Londres , vient un album qui me marque. Je l'écoute en boucle. La violence qu'il contient excite mon jeune esprit curieux et imaginatif.

Ca s'appelle Animals, par Pink Floyd .

Pas encore les Sex Pistols.

JN, le nouveau Nick Hornby :thumb:

merci bien! High fidelity! peut-être, y' a de ça... Je vous envoie la suite , faite en live dans des moments volés, quand j'ai un peu de temps. Nous y rencontrerons, of course, Joy division.

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Remettre les choses dans leur contexte. Pas parisien : provincial. Et la situation est donc la même pour 90% du territoire. A cette époque les écoles de musique ne s’ouvrent pas aux « musiques actuelles ». Le rock est un mouvement , un genre, regardé avec suspicion et de loin. Par les quidams tout comme par les élites culturelles. Une sous – culture, absolument pas bienvenue en territoire franchouillard. Musicalement le paysage sonore est dominé par la variété. Les Souchon/Voulzy/Simon et autres terrifiants Duteil et bientôt Cabrel font office de musiciens chanteurs français.Presque rockers ? Renaud ne nous parle pas encore , ou tout juste , de sa mob. Seuls quelques marginaux rockent un peu dur. Ce sont les Higelin, François Béranger, Magma, dans leur langue curieuse. Little Bob – très largement inconnu au sud de la Loire. Des pantins tels Capdevielle imitent les Dylan/Springsteen. Ils sont dans le désert. Ils y retourneront .

No more heroes, mais pas d’idole des jeunes non plus ! Le réveil français des sixties , voit ses vedettes des disques Vogue , désormais bien installées. Marithie et Gilbert Carpentier squattent les écrans .Eddy Mitchell a la banane passée au brushing et n’a pas acquis la respectabilité dont on l’honore aujourd'hui. Dick Rivers fait « un pont » et songe déjà à la moumoute, son endiablé « Twist à St Tropez » est loin. Dutronc sirote de trop et est devenu gracile, un peu, ne le restera pas , heureusement. Halliday est déguisé en David Crockett. On comprend , finalement, que les Telephone aient produit l’effet d’une petite révolution…

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Et , à cette époque là, pas beaucoup de salles rock non plus...Dans les SP on joue où on peut . En général dans des boums! Ou bien se sont les baletisd el'été . Des chevelus en bottes camarguaises jouent le répertoire entier de michel Berger et , à la fin , quand les familles se sont bien trémoussées, ils balancent à fond les amplis un "smoke on the water" ou , au choix,"I can't get no, Satisfaction".Déchainement de la jeunesse locale qui joue de la "Air guitar" que nul n'appelle encore ainsi en secouant des chevelures lavées, plus ou moins, au shampooing spécial cheveux gras...Un vrai programme.

Les curés des seventies feront ,alors, beaucoup pour les apprentis rockers locaux, tels que nous étions, qui prêteront les arrières-salles paroissiales pour des mini woodstock de quartier...

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euh,j'ai pas grand chose à dire...si en fait,c'est que mon compteur de post est à 499...

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putain,jean-noel,t'as 300 posts de plus que moi!!t'es trop fort...continues à nous faire tes petites chroniques très sympa...je serai bien incapable d'en écrire.il faut dire que déja au collége,je n'etais pas très bon en redaction...

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structure wrote: putain,jean-noel,t'as 300 posts de plus que moi!!t'es trop fort...continues à nous faire tes petites chroniques très sympa...je serai bien incapable d'en écrire.il faut dire que déja au collége,je n'etais pas très bon en redaction...

:abovelol: :abovelol:

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JEAN NOEL BOUET wrote: Et , à cette époque là, pas beaucoup de salles rock non plus...Dans les SP on joue où on peut . En général dans des boums! Ou bien se sont les baletisd el'été . Des chevelus en bottes camarguaises jouent le répertoire entier de michel Berger et , à la fin , quand les familles se sont bien trémoussées, ils balancent à fond les amplis un "smoke on the water" ou , au choix,"I can't get no, Satisfaction".Déchainement de la jeunesse locale qui joue de la "Air guitar" que nul n'appelle encore ainsi en secouant des chevelures lavées, plus ou moins, au shampooing spécial cheveux gras...Un vrai programme.

Les curés des seventies feront ,alors, beaucoup pour les apprentis rockers locaux, tels que nous étions, qui prêteront les arrières-salles paroissiales pour des mini woodstock de quartier...

'Smoke on the water', je me souviens avoir entendu ça, de TRES loin, avant un concert de NO :D :evil4:

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'Smoke on the water', je me souviens avoir entendu ça, de TRES loin, avant un concert de NO :D :evil4:Eh oui! moi aussi . Mais d'assez près, quatrième rang! serré comme une sardine - je ne renouvellerai pas l'expérience!

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Le premier vrai concert est l'étape initiatique nécessiare à tout apprenti musicien ,tout "rocker en herbe" qui se respecte rêve d'y passer et , en général, se prépare avec plus ou moins de sérieux à ce grand jour.

En 79 (hiver)je rencontrerai un violonneux dissident de l'école de musique locale.Le garçon est assez habile de ses doigts et manie bien l'archet.Une sorte de John Cale, si on peut dire, bien qu'alors, je ne connaisse pas du tout John Cale.... Nous avons le même âge. Je me souviens qu'il se déplace en vélo mi-course motobécane,freins placés sous le guidon. Ca s'invente pas. C'est à l'école de musique que nous nous rencontrons. J'y reçois, sans conviction , des cours de guitare classique, travaillant fort peu et , comme on dit, vivant sur mes acquis. L'idée me vint de parler à l'hurluberlu et de l'inviter chez moi afin de lui faire écouter mes chansonnettes ainsi que quelques disques de ma collec. perso. L'idée de jouer ensemble vint d'elle même . Je convoquai également un autre excentique local , lequel avait la particularité de jouer des percussions et d'un kit sommaire de batterie, avec ....des moufles! Les baguettes, il connaissait pas. Donc les mains seules faisaient office de battoirs .Les moufles,on s'en doute , servaient à les protéger. Le percussionniste , lui, se déplaçait en motobécane "bleue", grande classe , quoi et , autre particularité, bien avant Badly Brad Boy, il portait toujours un bonnet de laine - de la même couleur que les moufles?- quelque soit la saison , sur de longs cheveux bruns un tantinet gras.

Dans le garage , notre but était fixé: Faire ce putain de premier concert!

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JEAN NOEL BOUET wrote: 'Smoke on the water', je me souviens avoir entendu ça, de TRES loin, avant un concert de NO :D :evil4:Eh oui! moi aussi . Mais d'assez près, quatrième rang! serré comme une sardine - je ne renouvellerai pas l'expérience!

:) pendant ce temps là...

...avec mon frangin, nous étions légèrement en retrait, assis dans la prairie, à déguster nos hotdogs :cheeseburger: et nos frites, tout en sirotant notre petite bière fraiche :beer2: Le jour commençait doucement à décliner, nous profitions tranquillement du concert...un peu comme si nous avions invité Deep Purple à jouer au bout du jardin pour assurer la musique de fond pendant que nous faisions un barbac entre amis :drug: Nous jetions aussi régulièrement un oeil sur le stand des t-shirts qui tardait vraiment à ouvrir :angry: J'y achèterai après le concert de New Order un :bm83: mon frangin optera lui pour le Unknown Pleasures.

Sentant la fin proche du concert de Deep Purple, nous commençons une manoeuvre d'infiltration à travers la foule par le coté droit, dont l'objectif est d'atteindre le devant de la scène. :tank: Mission accomplie, une fois accroché à la barrière, juste en face de la place habituelle du célèbre bassiste à la longue bandoulière. :bass: J'apercevrai plus tard quelques Vikings sur ma gauche. J'en reconnais quelques uns dont j'ai déjà vu la photo sur NOOL :D

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Et donc le fameux jour arriva. Affaire bouclée avec l'intendance du lycée et son "foyer" socio-culturel. Avant ça l'idée m'était venue de présenter quelques textes de chanson à notre professeur de français. Moue dubitative de l'enseignant. "Pas mal" avait dit le distant,"Mais on dirait du Jean Tardieu". Ah ben , tiens , c'était pas mal alors ? MAis si pour ce qui était des textes , donc , il ya avit eu quelques fuites, question musique, mystère et boules de gomme... A part pour ma pauvre maman, bien sur , qui elle se payait toutes les répets au travers de la cloison du garage. Nous avions été chassés de l'étage à cause des vibrations produites. Le trio underground travaillait donc entre le buffet à confitures et les étagères de bricolage... Mais enfin , le décorum importait peu. On répétait et on allait le faire ce putain de premier concert! Un vrai! avec du public inconnu! Pas des copains invités exprès. D'abord soigner l'équipement. J'avais investi dans un ampli un poil plus puissant. UN Princeton 30 Wtts avec une petite reverb et un effet "vibrato" si, si...ou quelque chose comme ça.Question guitare je plaquais mes accords ( un poil imparfaits) sur la copie Telecaster- le syndrome Barrett! Question rythmique toujours le style et la classe bonnet et moufles.Par contre l'achat d'une cymbale sur pied obligeait l'étrange batteur a utiliser une paire de baguettes. Le résultat, au début , n'était pas convaincant. Le John Cale du groupe, lui, restait sobre et efficace.Il avait toutefois collé un micro bricolé, , ordinairement utilisé pour électrifier une accoustique, sur la caisse du violon . Le tout tenait avec de l'adhésif fort . Le machin était relié à mon premier ampli. Ca sonnait. Y' a pas à dire.

Ils (elles)allaient voir ce qu'ils allaient voir.

Et ainsi nous vîmes t-ils! Beaux comme des Dieux! Imaginez un peu: Un batteur à bonnet de laine derrière une batterie sommaire, tapant de temps à autres sur des bongos. Un violoniste en parka kaki au jeu de scène bondissant, genre marsupilami et moi-même, vêtu , allez savoir pourquoi, d'un bel anorak bleu ciel, genre doudoune!!! Ce qu'on appelle un look. Les trois premièrescomme on disait, ont donc , aspirants vedettes locales, entamé un curieux set, fait de bric et de broc! Au programme ( pour ce dont je me souviens, vu que ça remonte pas à hier , tout de même...) musical: Des reprises et des compos persos, sommaires. Sur la scène - du foyer , en sous-sol, des internes. Un haut lieu. Présents les apprentis journaleux du "Lycéen enchaîné"! Des pions à cheveux longs, quelques autres prétendants au titre de groupe rock du lycée , des musiquos, des hardos et ...des filles.En tout une petite centaine de personnes - mais peut-être moins, du moins, me semblait-il, ils étaient quand même venus nombreux! Wow! Rats de Barrett fut joué en final électrique. Facile, basé sur son mi majeur,le battement de main droite faisant toute l'affaire. Parmi les oeuvrettes du groupe un titre émergea, déjà testé en "boums". Construit sur trois accords Mim Do Ré répétés en boucle, il s'ornait pourtant d'une chouette mélodie au violon qui cycliquement revenait et collait la pêche. Le truc s'appelait " le rouge gorge", chanté en français.

C'était donc fait. Ce putain de premier concert!

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JEAN NOEL BOUET wrote: Et donc le fameux jour arriva. Affaire bouclée avec l'intendance du lycée et son "foyer" socio-culturel. Avant ça l'idée m'était venue de présenter quelques textes de chanson à notre professeur de français. Moue dubitative de l'enseignant. "Pas mal" avait dit le distant,"Mais on dirait du Jean Tardieu". Ah ben , tiens , c'était pas mal alors ? MAis si pour ce qui était des textes , donc , il ya avit eu quelques fuites, question musique, mystère et boules de gomme... A part pour ma pauvre maman, bien sur , qui elle se payait toutes les répets au travers de la cloison du garage. Nous avions été chassés de l'étage à cause des vibrations produites. Le trio underground travaillait donc entre le buffet à confitures et les étagères de bricolage... Mais enfin , le décorum importait peu. On répétait et on allait le faire ce putain de premier concert! Un vrai! avec du public inconnu! Pas des copains invités exprès. D'abord soigner l'équipement. J'avais investi dans un ampli un poil plus puissant. UN Princeton 30 Wtts avec une petite reverb et un effet "vibrato" si, si...ou quelque chose comme ça.Question guitare je plaquais mes accords ( un poil imparfaits) sur la copie Telecaster- le syndrome Barrett! Question rythmique toujours le style et la classe bonnet et moufles.Par contre l'achat d'une cymbale sur pied obligeait l'étrange batteur a utiliser une paire de baguettes. Le résultat, au début , n'était pas convaincant. Le John Cale du groupe, lui, restait sobre et efficace.Il avait toutefois collé un micro bricolé, , ordinairement utilisé pour électrifier une accoustique, sur la caisse du violon . Le tout tenait avec de l'adhésif fort . Le machin était relié à mon premier ampli. Ca sonnait. Y' a pas à dire.

Ils (elles)allaient voir ce qu'ils allaient voir.

Et ainsi nous vîmes t-ils! Beaux comme des Dieux! Imaginez un peu: Un batteur à bonnet de laine derrière une batterie sommaire, tapant de temps à autres sur des bongos. Un violoniste en parka kaki au jeu de scène bondissant, genre marsupilami et moi-même, vêtu , allez savoir pourquoi, d'un bel anorak bleu ciel, genre doudoune!!! Ce qu'on appelle un look. Les trois premièrescomme on disait, ont donc , aspirants vedettes locales, entamé un curieux set, fait de bric et de broc! Au programme ( pour ce dont je me souviens, vu que ça remonte pas à hier , tout de même...) musical: Des reprises et des compos persos, sommaires. Sur la scène - du foyer , en sous-sol, des internes. Un haut lieu. Présents les apprentis journaleux du "Lycéen enchaîné"! Des pions à cheveux longs, quelques autres prétendants au titre de groupe rock du lycée , des musiquos, des hardos et ...des filles.En tout une petite centaine de personnes - mais peut-être moins, du moins, me semblait-il, ils étaient quand même venus nombreux! Wow! Rats de Barrett fut joué en final électrique. Facile, basé sur son mi majeur,le battement de main droite faisant toute l'affaire. Parmi les oeuvrettes du groupe un titre émergea, déjà testé en "boums". Construit sur trois accords Mim Do Ré répétés en boucle, il s'ornait pourtant d'une chouette mélodie au violon qui cycliquement revenait et collait la pêche. Le truc s'appelait " le rouge gorge", chanté en français.

C'était donc fait. Ce putain de premier concert!

C'est clair, on est dans 'High fidelity' :thumb: :D

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L'année suivante ,79/80, sera celle d'un certain nombre de découvertes. Si j'écoute toujours les grands noms des décennies passées ou du début de la décennie soixante dix ( j'ai ainsi un certain goût pour le triple album de George Harrison "All Things must pass", suis fanatique du Piper at the gates of dawn du PF, accro aux 2 albums solo de Barrett,fan du Quadrophenia des Who , entre autres..)des nouveautés retiendront mon attention. En général c'est mon cousin , en fac à Montpellier, qui me ramène les trouvailles. The **Clash "Give them enough rope"**en fait partie et l'approche radicalement différente de la chanson rock, retiendra mon attention. Ainsi m'apparaît-il qu'il n'est nul besoin d'être virtuose pour composer, ni nécessaire de faire des titres longs et complexes pour être intéressant. La formule fera son chemin dans ma petite cervelle.

Les trois premièrestoutefois , ne sont plus que deux... départ du marsupilami violoniste. Par contre l'homme au bonnet et aux moufles , s'adapte au jeu avec baguettes. Nous composons quelques titres plus ou moins glorieux et pertinents. Un temps nous fûmes atteints d'un étrange mal! ne voilà t-il pas que nous reprenions du J. Patrick Capdevielle! Mais errare teenager est. Notre titre de bravoure, à l'époque, consista par contre, en une reprise de Echoes du PFau milieu de laquelle nous branchions un magnéto sur lequel nous avions enregistré tout un tas de bruits incongrus. L'oeuvrette fut interprétée pour mon anniversiare de 18 ans, quelques mois plus tard . " Over head the albatross, hangs motionless upon the air" etc , etc...

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Finies les années lycée. La rentrée 80/81 me voit sur le bancs de la fac de droit. Changement de ville et chambre d'étudiant où je trimballe mon Princeton et les copies SG et Telecaster. Côté musique et découvertes l'année est riche. Les bacs des disquaires commencent à accueillir une floppée de nouveaux groupes juqu'alors peu ou pas diffusés en France. The Jam, The Clash retiennent mon attention.The Only Ones avec leur "Baby 's got a gun". Peter Perrett, sur la pochette, ressemblait un peu à Syd Barrett, ce qui me poussa à acheter l'album .The Rutsqui font une sorte de Reggae /punk me plaisent bien aussi. The Buzzcockset Magazineme passionnent. J'adore le "Real Life" de Devoto.Les Specials et Madness nous font danser. Depuis l'autre côté de l'Atlantique arrivent des groupes qui changent radicalement de ce que les Us avaient l'habitude de nous envoyer! Ni Fleetwood Mac, ni Eagles,ni Kiss qui dominaient le paysage mais Television et leur "Marquee Moon",les Devo avec "Too much paranoïa" ou "Gutz Feelin". Les Martha and the Muffins avec le tubesque "Echo Beach". Les Feelies avec leurs tronches alignées sur lapochette, dont l'album m'amena à reconsidérer largement mon jeu sur la Telecaster...

Quelque chose se passait qui cependant n'interessait pas la majorité. Tout le monde écoutait plutôt The Police qui faisait un tabac,les Supertramp avec le terrible Breakfast in America. PF avec The Wall ,pour la première fois, me décevait et je laissais tomber l'affaire.

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Pendant l’été 80 , à la faveur d’une aventure amoureuse, je rencontrerai les « jeunes gens modernes » comme on disait alors, d’un trio musical arlésien , au doux nom de Stress Division . D’où ça pouvait venir un nom pareil ? Leur leader chanteur m’expliqua que leur style musical , tout nouveau tout beau, s’appelait la Cold Wave. Ah ? Fis-je dubitatif. Toujours est-il que c’est ce même jeune homme , un tantinet plus âgé que moi et qui donc devait frôler , lui , les 20 ans, qui , un après-midi de la fin du mois d’Août me fit découvrir un truc curieux qui eût sur moi un certain effet pour la suite des évènements. Le truc s’appelait « Atmosphere » et le groupe Joy Division dont les trois joyeux s’étaient évidemment inspirés pour leur propre patronyme . La musique m’apparut à part , particulière et habitée . A dire vrai j’étais super impressionné . Qui étaient donc ces « Joy « quelque chose ? A part la cassette du stressé , nulle trace dans les bacs . Qui étaient ces musiciens dont je ne connaissais rien , ni les noms , ni d’où ils étaient vraiment, ni combien d’albums ils avaient fait ???

Au même moment, ou plus exactement début 81, je joue toujours avec mon batteur au bonnet. Enfin sans bonnet maintenant et avec des baguettes. Nous composons en duo des titres incertains, très excités toutefois par tout ce que nous entendons de nouveau. La nécessité d’un troisième musicien s’impose à nous qui ambitieux et chauffés par nos petites expériences passées , souhaitons, on sans doute , poursuivre l’aventure. Un troisième larron nous rejoindra donc qui s’efforcera, avec application ,à jouer de la basse. Nous prenons un vrai nom de groupe : « Les Abonnés absents » . L’antithèse des Telephone, donc.

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Au printemps 81 nous donnons quelques mini concerts. Peu probants. L’idée nous vient alors d’embaucher un chanteur solo. Le type chanterait les lyrics écrits collectivement ou bien mes propres textes , la plupart , alors , en français . Curieuse idée en vérité. Nous fîmes avec l’oiseau rare déniché dans notre ville d’origine ( où nous répétions toujours, de façon ambulatoire, véritables S.L.F sans local fixe,à présent – de part le volume sonore produit- régulièrement virés des garages familiaux) deux concerts épiques . Lors du premier , qui se jouait à l’extérieur ( déplacements en deu-deuche et 4 L chargées de matos) , assez loin de nos terres habituelles) le lead singer fût tout bonnement pris de malaises liés à l’excés de boisson, comme on dit poliment. Catastrophe totale . D’autre part le front man qui aimait beaucoup certaines substances illicites , semblait avoir un peu de mal à mémoriser les paroles sur lesquelles il était attendu qu’il s’égosilla. Bon prince , je lui avais fait des agrandissements que je posais sur un pupitre à côté de lui. Les textes tenaient par des épingles à linge. Au second concert où le quartet se produisait, jouant après les gloires locales des « Larves Molles » ( si !) , connues pour leur adaptation en occitan du fameux be bop a Lula , j’éjectai carrément le foireux de scène , qui s’était mis à bafouiller ridiculement. Pas la peine d’insister. A partir de ce moment là je ne lâchai plus le micro.

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Eté 81 . Les "Abonnés Absents", sont désormais un trio. Le schéma classique: basse/Batterie et guitare chant. Exit le chnateur d'opérette qui tenait pas sur ses quilles. Le groupe répète sérieusement , un répertoire qui se cherche . La new wave, comme on disait, n'est finalement pas vraiment arrivée en province. Il y a un passif , si on peut dire. L'héritage de la chanson française un peu rock, des gens comme Higelin , par exemple, ou les premiers Bashung, Charlélie Couture ou les plus anciens François Béranger. Il y a donc cette tradition qui , d'une certaine façon ,privilégie beaucoup les textes... Les Abonnés, sérieux , tentent donc de faire dans le politico-concerné. Mais ça colle mal ... Autant le dire tout de go , c'est lourdingue . Et c'est curieux quand deux ans auparavant, lycéens, ils se laissaient aller à des reprises déjantées et destroy de Barrett ou des Who . Quoiquigna ?L'ambition d'un truc qui tient la route provoque un certain égarement, finalement.Ou bien un mimétisme crispant.

Musicalement les choses se font peu à peu . On sent des influences évidentes venues du côté des Clash, ou du Ska dans le jeu de guitare. Les titres sont peu sophistiqués mais pas vraiment rough , non plus . On surveille ce qu'on joue, on veut bien faire .Fin Juillet le trio joue dans un petit festival musical ( et local) au théâtre de leur ville . Succés mitigé . Des questions se posent .Indépendamment des copains qui viennent dire " ouais , c'était bon!" ou des ex- copines du lycée qui tout à coup trouvent les trois jeunes hommes un tantinet plus attractifs...Pfftt! Trop tard les filles! Il y a bien quelque chose qu'il faudrait faire pour que l'affaire soit plus convaincante, mais quoi ? Il faut se rendre compte , également , d'un contexte totalement différent du contexte "rock" actuel. Le rock est une sous culture totale . Il n'y a pas de vraies salles. Peu d'émissions de radio ou de télé . Antoine de Caunes vient juste d'apparaître . Pas de tablatures sur internet . "Comment ils font pour jouer ?" les grands groupes, tu le trouves tout seul . ET c'est pas évident . En 80 , un jeune groupe de rock , est forcément , fatalement, unschool ! Mais aussi très isolé . A L'automne de la même année, la municipalité , magnanime, offrira une salle dans le vieux fort Vauban - dont la moitié est une maison d'arrêt - pour que le trio rock puisse s'excercer. A ce moment là , en tout et pour tout, la ville compte 3 groupes de la même et nouvelle génération . Les babas, eux , sont définitivement out!La formation des nouveaux esprits se fait au cinéma et à la radio. Sur les écrans " The great rock n roll swindle" et "Rude boys" ont remplacé les "Let it be" et autres " Woodstock" que , religieusement, nous étions, allés voir, lycéens. En fac je reviens le Week end chez mes parents. L'essentiel de mon esprit est accaparé par les projets musicaux.L'achat de matériel est omnubilant. On passe des heures à regarder et essayer ce qui se vend à l'époque . La plupart du temps, faute de tunes, nous n'achetons pas ou peu.Les vendeurs sont habitués du coup.

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In A Noisy Place wrote: :clap: Bravo Jean No! C'est un plaisir que de te lire :read:

:) merci. Bientôt nous entrerons dans l'histoire. Et ça va chauffer!:brow:

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Fin 81 , dans la sous préfecture nord -gardoise où on a un peu de mal , parfois , à réaliser qu'on est dans le "midi", on ne peut pas dire que ça rocke dur . Donc . Mais ça rocke tout de même . Exit les "Apostrophes" groupe psyché-baba-cool et vaguement progressif ( gasp!). Ils auront fait leur temps et enregistré deux vinyles diffusés après les concerts et en vente chez le disquaire local . Mais bon , le look sabots, barbe et chemise de grand père est un peu passé de mode ... Mais question mode , d'ailleurs, c'est quoi qui domine ? Ben les fans de hard rock , surtout, qui semblent tenir le haut du panier, sont là avec tignasses et jean's moulants sur baskets adidas . Ca SCorpionise à donf!! Ca Van Halenne à perdre haleine .Pire , les fans de rock nouveau et français, atteints de Téléphonite aigue. Ca , c'est une véritable cata. Sortes de minets à franges. Proprets ou un poil déprimés - au choix... Un des groupes locaux - nous sommes 3, en tout et pour tout - en est atteint. Je ne me rappelle plus comment il s'appelait celui là ? Par contre je me rappelle du bassiste, mon copain Edgard,fan de Gainsbourg , au collège nous écoutions des trucs terribles comme Melody Nelson - nous en restions scothés .Je l'aurais volontiers débauché à l'époque.Mais bon c'était comme ça .Il jouait dans "l'autre groupe" , ça y est , ça me revient, qui s'appelait "Scénario". Il y avait donc les Scénarioimitateurs de Telephone, nous , les "Abonnés Absents":laugh: (!) pops et rock et qui savaient pas trop sur que pied danser et quand j'y repense c'était pas croyable au vu de ce que l'homme au bonnet et moi-même avions osé avant - ouf!- et les "durs", les frères Lachasaigne(!) avec le terrible Serge Munnoz aux drums, regroupés sous le nom de "Ghetto". Ceux là tenaient le haut du podium local. Ils étaient branchés et sonnaient plutôt bien . Rock , Punk. Ce qu'il fallait quoi...Ils avaient entre leurs mains du matos sérieux: Télécaster ( Fender) et basse Rickenbaker. Pas des copies, comme nous autres qui grattions la japonaise imitation.

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putains! les textes trop longs ne partent pas.....

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JEAN NOEL BOUET wrote: putains! les textes trop longs ne partent pas.....

avant d'envoyer un long texte, fait un p'tit ctrl+A (selectionne tout) puis un ctrl+C (copier). Comme ça si ça foire, t'auras juste à faire un ctrl+V (coller)

:rolleyes: je sais, je suis fan des raccourcis clavier

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: putains! les textes trop longs ne partent pas.....

avant d'envoyer un long texte, fait un p'tit ctrl+A (selectionne tout) puis un ctrl+C (copier). Comme ça si ça foire, t'auras juste à faire un ctrl+V (coller)

:rolleyes: je sais, je suis fan des raccourcis clavier

je te remercie! je vais devoir tout recommencer:uhoh: et c'est râlant! y'avait du bon! on sortait de la préhistoire! Fin 81, début 82 les choses allaient devenir un poil plus sérieuses...

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Il faut toujours du temps aux choses . A ce moment là, soit fin 81, si je regarde un peu en arrière (n'écoutant pas le conseil Dylanesque) je joue de la guitare depuis 5/6 ans et suis déjà monté sur scène plusieurs fois. D'abord avec des folkeux aux fins fonds des Cévennes, puis dans ce qui fût cet embryon de premier groupe, assez expérimental, de la période lycéenne en phase terminale . Les Abonnés Absents existent depuis quelques mois et ont donné trois ou quatre concerts . Un petit parcours, donc. Mais quelques chose, un déclic, doit encore se produire... (la suite , tout de suite)

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Et donc à l'automne 81 trois choses d'importance se produisent. Des petites choses qui bout à bout, vont un peu secouer nos aventures musicales et rock n rollesques.

L'homme au bonnet ( Pascal , de son vrai nom et nous l'appellerons désormais ainsi, vu que des bonnets il n'en met plus) a des envies nouvelles . La fibre mélodique le turlupine et ainsi projete t-il d'abandonner ses fûts pour la guitare basse. Problème car un bassiste nous en avons déjà un . Sérieux et appliqué, à l'heure aux répétitions, mais bon , il a pas la grace, faut bien reconnaître ce qui est... Donc le Pascal va s'équiper du top du top à ce moment là, à savoir une basse Yamaha flambant neuve et un ampli ( gros) de la même marque nippone. Rapidement l'homme se montre habile sur ses quatres cordes et , écoutant attentivement quelques disques de notre collection ( en particulier Unknown pleasure dont j'ai fait l'achat ),rejoue assez fidèlement ce qu'il entend . Exit le tituaire . Pascal ( qu'on surnomme alors Sid en raison de sa coupe de cheveux) devient bassiste ches les Abonnés Absents.

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Autre évènement qui bouste les troupes, je remplace pour un soir, le bassiste de Ghetto , lequel ,manque de bol , s'est cassé un bras. Ah là la! ces punk , alors! L'évènement ne se situe pas tant dans le fait que je martèlerai furieusement les cordes de la Rickenbaker pendant une heure durant , mais bien ailleurs . En effet , un apprenti promotteur rock local - que je retrouverai bien plus tard , faisant office de photographe pour un magazine culturel où mes toiles étaient reproduites-avait eu l'idéed'organiser une soirée rock - on disait pas encore , ou pas beaucoup, New Wave- d'importance . En tête d'affiche les DOGS, groupe à la notoriété nationale, venus de Rouen tout exprès . Les Ghetto , donc faisaient la première partie . Dans la salle la centaine de suspects habituels . Et sur la scène , j'avoue, c'était plutôt stimulant et excitant. On passait un cran supérieur, si je puis dire. A 19 ans ça vous marque une soirée comme ça . Du gros matos sur scène et backstage . Un son qui ressemble quand même à quelque chose, bien sonorisé et tout .Et puis la notoriété - certe relative- mais qui suit immanquablement après, parmi les rangs des aficionados . En gros, après ce coup là, on m'a regardé un peu différemment. mais, le bras du bassiste de Ghetto , je le jure, c'est pas moi qui lui avait cassé!:skeptic:

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Du coup parce que PAscal taquine la basse, portée un poil bas, façon Sid, nous nous retrouvons sans batteur. L'embarras momentané ne saurait durer après l'énergie reçue lors de la soirée Dogs! Quelques temps après il se trouve que les GHETTO ont encore des soucis....Ha!HA!Ha:abovelol: Cette fois c'est le batteur qui fait défaut . Le redoutable Serge Munnoz n'est plus aux drums. Ainsi est-il remplacé pour un soir- c'est une habitude pour le combo - par un type qui nous est totalement inconnu, pas un garçon du cercle d'initiés repérés parmi la jeunesse locale et musicale. En tous les cas le type a la classe. Il joue impéccable et efficace avec un impressionnant travail sur le charleston ( le charley, comme on dit:shy: ). Le Pascal et moi, qui sommes dans la salle dîte des Fêtes et qui accueille la soirée Rock, on en perd pas une. A la fin du gig nous croisons l'homme qui timide , sans doute , ne pipe u mot à dégun . Bon look ( je veux dire pour l'époque) - Imper mastic et chapeau de ska sur la tête. Autre détail le type a la clope au bec tout le temps ce qui lui donne un air nerveux et dur. Putain mais d'où il sortait celui là ?

A few days later nous passons une petite annonce dans la presse locale . "Groupe rock cherche batteur." Il y avait peut-être quelques autres indications qui m'échappent aujourd'hui . Je suppose que nous avions dû écrire le mot New Wave, de suite , ça situait l'affaire et écartait les ignorants de la nouveauté...Un samedi pluvieux :coup de fil . Un candidat au poste. Rendez-vous est pris. Et Bingo! C'est le même gars ! Jacques il s'appelle . Embauché d'entrée. IL tiendra les baguettes jusqu'au bout. "Jacques tu es mon ami, pour la vie, comme le Fiumicicoli" (Fiumicicoli - ou Fiume- délicieux vin Corse Aoc de la région du Sarténais:wink: - les amateurs de Fiume ne sont pas forcément amateurs de Rocl , mais c'est pas incompatible,capisci ? )

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Les Abonnés, nouvelle formule trio, passent les samedis et dimanches après-midi en repet. Où ça? Magnanime la municipalité inquiète du bonheur de sa jeunesse, nous a gracieusement prêté un beau local. On peut pas rêver mieux . Deux gigantesques salles où s'entassent de vieus décors de théâtre, cises dans un ancien fort Vauban en centre ville. Une partie de l'édifice est transformé en maison de détention provisoire. Je suppose , qu'aux travers des murs, nous avions des auditeurs dont je n'ai jamais vu le visage ni , eux , le nôtre . Tant mieux , peut-être, si les gars voulaient la tranquillité , deux fois par semaine c'était rappé! J'ai acheté un Roland 50 wtts dit "Roland cube". Le truc est efficace et compact. Bonne reverb et canal distor. Je couple le son avec une pédale flanger ,un delay et une vieille Whawha. Jacques a assemblé les deux batteries. La sienne et celle, délaissée, de Pascal/Sid. Ca lui donne un air de Keith Moon, mais pas avec le même physique toutefois, le batteur des Abonnés ayant quelque chose de Bogart. Si! Donc ça répéte.Fin 81/début 82 . Et on s'échine à écrire un répertoire qui sonnerait un peu comme ce que nous écoutons . Tâche difficile. A ce moment là un choc se produit.Miraculeux, d'une certaine façon, nous sortant des ornières. J'en suis le vecteur. Je reviens avec trois nouveaux disques qui , radicalement, vont nous ouvrir la voie. Il s'agit de CEREMONY/IN A LONELY PLACE, MOVEMENT - dont je suis absolument accro- et STILL ce double gris , posthume de JD - dont à l'époque je ne possède pas encore CLOSER, album qui me hantera longtemps.

Fin de la préhistoire.

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Il faut donc bien comprendre une chose: Tu fais un groupe et ça devient, d'une certaine façon, le centre de ta vie . Quand tu es jeune homme. Mais, au fond , tu ne sais pas où ça va, où ça ira . Jusque où et jusqu'à quand. Mais , à vrai dire, ce n'est pas véritablement le problème , alors. Parce que tout le monde nage dans une sorte d'irréalité avec cette histoire. Et c'est ce qui est bien . A ton échelle, modeste, tu te sens grand . A ton échelle tu vis une étape, un épisode important de ta vie . Des liens se nouent et se soudent et tu apprends à aimer la musique davantage, encore plus, à creuser le sillon. A en être curieux. A te bâtir une culture et des référents. Subculture ? Mon oeil! C'est vivant et c'est ce qui compte.Le centre de nos vies. Dans l'hiver 82, le rock et notre groupe sont désormais le centre de tout . Le reste est annexe. A cette période qui est charnière, nous devenons aussi un quartet. "J'embauche" un second guitariste, Michel, armé d'une Aria Pro façon les Paul, à micros doubles bobinages. Ampli MThree à canal distor. Un sol radicalement différent du mien . Ce qui nous intéresse. Le garçon est influencé par Mick Jones de Clash. Autant dire que nous passons un stade supérieur . Son plus rock , moins pop . Jeu plus percutant soutenu par un batteur de première.

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Les achats et les écoutes obsessionnelles des Still, Ceremony, Closer et Movement, vont à ce moment là, totalement réorienter ce que , insatisfaits, nous essayions de jouer alors. JD je les avais découverts au travers d'un titre, Atmosphere, un an et demi plus tôt. Mais si la chanson m'avait glacé le sang, si UP acheté peu après m'avait intrigué, il ne m'était pas encore venu à l'idée de réorienter notre musique dans cette direction. Dans cette période intermédiaire c'étaient davantage THe Clash, Basement 5, The Sound qui dominaient dans notre inspiration ou des choses plus pop (quoique) comme les Feeliesou inclassables comme le Remain in light des Talking Heads. Ces disques tournaient beaucoup sur nos platines et avaient supplanté ceux de nos discothèques de la décennie précédente, à savoir Dylan, PF, The Who, Barrett, Neil Young . Mais aussi des trucs assez nazes comme les Fisher Z ou le premier Policequi à la fin des seventies nous étaient un bref moment apparus comme les avant gardes incontournables...

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L'esthétique new-wave... Un ami m'a prêté ce bouquin (il vient de s'abonner à D-Sides, sic !) et j'en suis en plein l'époque que tu évoques. Bon, le style est assez prout-prout et scolaire, mais bon, ça se laisse lire... J'ai eu droit à tous les commentaires de l'auteur sur les artistes que tu nommes. Je me souviens notamment de Police : "Trop jeunes pour être vieux, trop vieux pour être jeunes". Ca ne les a pas empêché de toucher le pactole par la suite. L'auteur évoque aussi deux influences autres que le punk (Joy Division est, d'après lui, en ligne directe avec ce dernier - extraits d'interviews de M. Sumner et de Mme. Curtiss) : the Clash puisent des influences du côté du reggae, Talking Heads fait du même du côté du funk. Ainsi, d'après l'auteur, voici les trois bornes (assez mal définies) des frontières de la new-wave par rapport à ses styles contemporains...

C'est marrant, Kraftwerk y est à peine évoqué pour l'instant alors que le petit Jiphy connaissait déjà plusieurs albums depuis un bon paquet d'années...

Mais bon, revenons à tes souvenirs Jean-Noël. Nous sommes vers 1981 et je me demande ce que tu écoutes, car, à mes oreilles, tous les groupes que j'adore ont pondu leur chef d'oeuvre cette année-là. Un jour, je me suis amusé à ne "garder" que les albums qui me plaisaient et je me suis rendu compte qu'à 85%, ils étaient tous de 1981.

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Donc le groupe répète, en quatuor, recentré autour d'un axe musical plus sombre dans l'humeur, plus aride dans le traitement des titres composés. Les premiers Cureet sans doute Seventen seconds parmi eux, sont venus de façon nette , eux aussi, orienter nos compos. Quels en étaient d'ailleurs les titres ? A ce moment là, les paroles sont encore en français . IL y a "Abonné absent" ,"Le silence qui m'entoure" :uhoh: très Curesque - si ça se dit-,"Nazi Rock" - titre emprunté au répertoire de Gainsbourg mais qui n'avait rien à voir avec l'original et qui nous valut de nombreux sifflets, non pas que nous y fîmes l'apologie de quelque tyrannie fasciste( c'était juste le contraire!) mais parce que le public ne comprenait pas (ou n'écoutait pas)les paroles chantées, s'arrêtant aux quelques lignes du refrain ascénant, je le reconnais, la funeste expression!Une autre chanson s'appelait"Aucun style/Tous les styles" et était un peu notre morceau de bravoure,la ligne musicale qui plus est, plaisait et faisait danser:yawn: . Mais nous n'y étions pas encore. J'écoutais aussi The Specials et The Jam que m'avait fait connaître un copain Arlésien dont le groupe s'appelait "**The Frogs".**Là, c'était moins sombre que du côté mancunien. Fallait trouver un équilibre. Au début de l'été nous donnâmes un nouveau concert au théâtre municipal. En ouverture d'un festival culturel local,dont ,l'année précédente, nous avions déjà essuyé les plâtres(mais en extérieur, sur le parvis...Là c'était dedans et un poil plus classe , donc). Les anciens du lycée ( et les anciennes) vinrent nous voir. Des inconnus aussi. Je me souviens de l'après concert où un dame qui me paraissait très mure ( c'est à dire qu'elle devait avoir mon âge d'aujourd'hui) vint me féliciter, déclarant en me serrant la main qu"elle ne nous connaissait pas mais qu'elle avait vraiment aimé ce que nous faisions". C'était encourageant. Le concert avait été enregistré sur la table de mixage et, pour la première fois, nous avions un ensemble à peu près propre ,de notre répertoire perso. C'est peut-être suite à celà que j'optai pour une écriture désormais en langue d'outre manche... Quelque chose sonnait encore trop "rock français" ce qui, au plus haut point, me contrariait... Mon côté happy few, sans doute.:shades:

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Et ce qui tournait sur les platines des "Abonnés Absents", circa 81 /82, devait ressembler à ça:

  • The Doors , L.A Women- The who, Live at leeds -Pink Floyd, Animals -Neil Young, Rust Never Sleeps -Syd Barrett, compil des 2 albums solos -Bob Dylan, Street legal - Sex Pistols, never mind- The Jam,That's entertainement, album Sounds Affect -Magazine, Real Life -The Clash, Give them enough Rope/ London Calling -Kraftwerk, Transeurop express
  • David Bowie, Low (il me semble) - Iggy pop, Lust for life
  • Jacques Dutronc, Guerre et pets:wink: -Jacques Dutronc , Les Playboys ( le 1er album)
  • The Dogs, Too much class for the neighbourhood
  • Television, Marquee Moon
  • The Feelies ( 1er album) - PIL, first issue, Metal Box
  • the Cure (3 imaginary boys/ 17 seconds/faith il me semble)
  • Talking Heads , remain in Light mais aussi psycho killer - Section 25( premier album , jaune dans une pochette fermée. single Girls don't count, aussi -Can, I want more - Throbbing Ghristle ( mais quoi ??) JD et NO, of course, Movement:thumb: :thumb:
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L'été 82 se passera avec deux autres concerts pour nous. L'un, anachronique, dans le cadre d'un festival de Jazz sur le littoral (!) . Sans doute les organisateurs n'avaient-ils pas bien écouté notre cassette de pré-sélection ( le set du Théâtre alésien). On s'y fera d'ailleurs siffler, après notre distordu NaziRock:evil4: ! Un poil irrité j'adresserai quelques compliments assez mal sentis au public installé sous les Pins parasols...On enchaîna ensuite avec un de nos plus redoutables titres"1982", histoire sans doute d'enfoncer le clou,martelé sur deux accords F# et E ,par dessus lesquels Sid donnait une ligne de basse assez terrible ,pédale compresseur couplée à une distorsion Boss. Si! Pendant le titre j'attaquai également une sorte de pogo, bousculant Michel,notre Mick Jones à nous. Etonnament le morceau de bravoure plût, surtout à la part égarée du public...C'est à dire quelques jeunes gens en goguette qui, rameutés par notre boucan, s'étaient ,eux ,pressés devant la scène , se faisant engueuler par le public"assis".:shades: Ce soir là , je me souviens, nous avions débuté par une sorte d'impro basée sur le thème principal d" Il était une fois dans l'Ouest". Pas mal comme entrée en matière, d'ailleurs. L'idée de jouer, comment dirais-je, plus radical(?) émergea, il me semble, à ce moment là , dans nos jeunes esprits ...heu...allumés ?:shy:

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Jouer plus radical... Pour ça JD va indéniablement nous aider et nous montrer ma voie ( comme on dit)... A ce moment là il faut bien savoir que quasiment personne, dégun,ne connaît vraiment ce groupe...Les groupes Londoniens, eux ,sont plus connus, diffusés. Ils ont déjà,dirais-je, leurs auditeurs, leurs fans , même dans la profonde province. JD, non . J'entends parler de Cold Wave, appelation purement française, les british lui préférant le terme de Goth, par mes realtions arlésiennes, les tendus " Stress Division". A Montpellier viennent d'apparaître les " Provisoires", eux aussi tendus et extrèmes. J'achète un 45t auto produit , sorti sur un label local, Monsieur Vinyl, je crois...C'est minimal et un poil névrotique. Mais ça inaugure localement, le genre. Genre qui restera à l'état d'embryon. Les " corbeaux" viennent deux ans plus tard, essentiellemnt des fans de Cure et Robert Smith. Un peu caricaturaux pourtant. Nous resterons éloignés de ce look comico-tragique. Jouer plus radical. Oui. Mais comment. Il fallut revoir et reconsidérer les compos, jusqu'alors très guitare avec beaucoup d'harmonies autour. 82 et 83 seront pour nous la période noire. Cold. Le nom du groupe change, d'ailleurs, à l'automne. Nous trouvons l'étrange patronyme de Kalt Stadt , en langue germanique approximative. Nous ne le garderons que quelques mois.

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alors,la ,jean-noel,je dis stop!!!tu nous écris de belle chroniques mais on aimerait bien se faire une idée plus précise en écoutant ces morceaux de l'époque.peut-etre devrait tu te créer un myspace et mettre quelques morceaux pour qu'on puisse y jeter une oreille...

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structure wrote: alors,la ,jean-noel,je dis stop!!!tu nous écris de belle chroniques mais on aimerait bien se faire une idée plus précise en écoutant ces morceaux de l'époque.peut-etre devrait tu te créer un myspace et mettre quelques morceaux pour qu'on puisse y jeter une oreille...

C'est bien gentil, mais comment convertir des bandes sur k7 dont j'ai égaré une grande partie, en fichiers machins mp3 ? Je crains de manquer de matos.. Par contre t'as mon fils aîné sur Myspace avec les Melt ( ou AboutMelt ) nîmois. Bon, ils commencent, vus qu'ils ont 17/18 ans... Mais ils s'y tiennent. I'm proud.(Mon fils est batteur dans cette petite affaire) Pour ce qui est des titres des " Passagers" puisque ce fût le nom de la "grande époque":wink: je pourrais plutôt tenter des ré-enregistrements. Des fois nous y pensons... Mais bon. Mais , vois-tu, je crois que l'intérêt est surtout , enfin je crois, de re-situer des choses dans une époque, comment ça a évolué, comment des musiques étaient perçues,etc et comment des jeunes gens vivaient cette petite aventure. C'est comme ça que je vois le truc . Et c'est sans prétentions. Toutefois la littérature est une chose précise . Vous pouvez avoir une idée précise en lisant...Ou alors je dois m'améliorer encore.:yawn:

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JEAN NOEL BOUET wrote:

structure wrote: alors,la ,jean-noel,je dis stop!!!tu nous écris de belle chroniques mais on aimerait bien se faire une idée plus précise en écoutant ces morceaux de l'époque.peut-etre devrait tu te créer un myspace et mettre quelques morceaux pour qu'on puisse y jeter une oreille...

C'est bien gentil, mais comment convertir des bandes sur k7 dont j'ai égaré une grande partie, en fichiers machins mp3 ? Je crains de manquer de matos.. Par contre t'as mon fils aîné sur Myspace avec les Melt ( ou AboutMelt ) nîmois. Bon, ils commencent, vus qu'ils ont 17/18 ans... Mais ils s'y tiennent. I'm proud.(Mon fils est batteur dans cette petite affaire) Pour ce qui est des titres des " Passagers" puisque ce fût le nom de la "grande époque":wink: je pourrais plutôt tenter des ré-enregistrements. Des fois nous y pensons... Mais bon. Mais , vois-tu, je crois que l'intérêt est surtout , enfin je crois, de re-situer des choses dans une époque, comment ça a évolué, comment des musiques étaient perçues,etc et comment des jeunes gens vivaient cette petite aventure. C'est comme ça que je vois le truc . Et c'est sans prétentions. Toutefois la littérature est une chose précise . Vous pouvez avoir une idée précise en lisant...Ou alors je dois m'améliorer encore.:yawn:

mais non,c'est très bien comme ca...ca aurait été drole quand meme d'entendre ca...

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structure wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

structure wrote: alors,la ,jean-noel,je dis stop!!!tu nous écris de belle chroniques mais on aimerait bien se faire une idée plus précise en écoutant ces morceaux de l'époque.peut-etre devrait tu te créer un myspace et mettre quelques morceaux pour qu'on puisse y jeter une oreille...

C'est bien gentil, mais comment convertir des bandes sur k7 dont j'ai égaré une grande partie, en fichiers machins mp3 ? Je crains de manquer de matos.. Par contre t'as mon fils aîné sur Myspace avec les Melt ( ou AboutMelt ) nîmois. Bon, ils commencent, vus qu'ils ont 17/18 ans... Mais ils s'y tiennent. I'm proud.(Mon fils est batteur dans cette petite affaire) Pour ce qui est des titres des " Passagers" puisque ce fût le nom de la "grande époque":wink: je pourrais plutôt tenter des ré-enregistrements. Des fois nous y pensons... Mais bon. Mais , vois-tu, je crois que l'intérêt est surtout , enfin je crois, de re-situer des choses dans une époque, comment ça a évolué, comment des musiques étaient perçues,etc et comment des jeunes gens vivaient cette petite aventure. C'est comme ça que je vois le truc . Et c'est sans prétentions. Toutefois la littérature est une chose précise . Vous pouvez avoir une idée précise en lisant...Ou alors je dois m'améliorer encore.:yawn:

mais non,c'est très bien comme ca...ca aurait été drole quand meme d'entendre ca...

Mais c'est pas impossible.. Faut pas être pressé, c'est tout!

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L'imprononçable nom de Kalt Stadt, nous valut bien des sourires et quelques gags familiaux.Le nom s'éternuait plus qu'il ne s'articulait. Je me souviens du père de notre bassiste -lui même musicien à l'époque et peut-être toujours , d'ailleurs, car pourquoi les septuagénaires ne joueraient-ils plus?- qui déclarait:"Mon fils il joue dans un groupe, mais alors je peux pas vous dire le nom!Une horreur". Donc , question com, on la jouait complexe. Singulière si on voulait être positif.Y'avait pas de Mysapce ou autres blogs. Du live en permanence, saisissez bien la nuance. Nous poussâmes même le vice - ou le mauvais goût- à faire imprimer des affiches avec lettrage gothique. Si! Quand je vous dis que c'était la phase cold, je mens pas... Et question look ça rigolait pas non plus. Si les coiffures restaient sobres et élégantes( à l'époque on pouvait tous question quantité de cheveux:wink: sur le crâne), les habits étaient tout sauf flashy! Longs manteaux noirs ou gris, pompes du service militaire pour ceux qui l'avaient fait(nous en comptions deux), pantalons de costard et vestons du même tissu assorti. Sérieux quoi. Quelques égarements, toutefois, furent à déplorer... Notre bassiste vint à un concert en veste à paillettes (si) d'un fond,il me semble, jaune avec col à revers noir. Le machin sixties ,trouvé je ne sais où, était assorti aux lacets des souliers, jaunes eux aussi, montés sur paire cirée noire. Bon, je me souviens pas d'avoir râlé, ayant fait moi-même une faute de goût terrible ce soir là ,avec une sorte de chemise Western, gris pâle avec boutons pressions.

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JEAN NOEL BOUET wrote: Notre bassiste vint à un concert en veste à paillettes (si) d'un fond,il me semble, jaune avec col à revers noir. Le machin sixties ,trouvé je ne sais où, était assorti aux lacets des souliers, jaunes eux aussi, montés sur paire cirée noire. Bon, je me souviens pas d'avoir râlé, ayant fait moi-même une faute de goût terrible ce soir là ,avec une sorte de chemise Western, gris pâle avec boutons pressions.

Si photos il existe, les scanner absolument il faut :laugh:

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Notre bassiste vint à un concert en veste à paillettes (si) d'un fond,il me semble, jaune avec col à revers noir. Le machin sixties ,trouvé je ne sais où, était assorti aux lacets des souliers, jaunes eux aussi, montés sur paire cirée noire. Bon, je me souviens pas d'avoir râlé, ayant fait moi-même une faute de goût terrible ce soir là ,avec une sorte de chemise Western, gris pâle avec boutons pressions.

Si photos il existe, les scanner absolument il faut :laugh:

la fantaisie vestimentaire remonte quand même à 24 ans en arrière...J'ai bien l'image en tête, mais les photos... s'il y en eût...t'imagines!

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Fin 82 nous participons à un petit festival Rock. Une MJC accueille les troupes rockeuses locales. Nous nous trouvons sur la liste en avant dernier. On le prend bien, étant entendu que les têtes de l'affiche sont les Ghetto, dont nous parlâmes plus haut, et qui font toujours office de vedette locale. Il y a aussi les Scénario, avec mon copain Edgar à la basse qui joueront juste avant nous. Le début des concerts prévus comporte un ou deux groupes de Hard, c'est tout. Il y a donc une sorte d'orientation New wave , donnée par les organisateurs sympas et branchés, visiblement, qui ont écouté les K7 envoyées puis ont sélectionné les heureux élus. L'après -midi (nous jouions, il me semble, vers 21h) nous la passons à répéter dans notre local mitoyen de la prison! Sur la set list nous faisons deux covers de JD. She's lost Control et Transmission. Le public, ce soir là, pensera sans doute que les titres sont de nous, à de rares exceptions près. Départ du local vers 18h, un sound check étant prévu vers 20h pour les 2 groupes "du soir". Nous et les Ghetto. On trimbale matos, guitares et batterie dans 4 L et R9 . Direction la MJC à une quinzaine de kilomètres au nord. Sid, de son côté, devait nous rejoindre avec sa propre voiture une 4L Safari bleu roi up to date. C'était sans compter avec le caractère peu sérieux de l'ex-homme au bonnet qui, fort d'un petit charisme physique, se laissa embringuer avec deux groupies, se grisant les cervelles de fumette douteuse :smoking: . Résultat des courses, l'homme au moment du soundcheck n'était pas là. Nous fîmes sans. Le Zouave et ses dames se pointèrent une bonne heure après et tout penauds, parce que Sid, un poil embrumé, avait eu un accrochage lequel avait propulsé son ampli mal attaché dans la Safari, contre le fond du coffre où un truc qui n'attendait que ça l'avait accueilli aussi sec, transperçant par la même la membrane du HP !!!!:angry: En clair sa prestation était compromise. C'est dans ces moments difficiles que la nature humaine se révèle alors dans sa plus grande splendeur. Un poil génés nous allâmes demander assistance aux G.O , lesquels , des amplis basses n'avaient aucun... Les Ghetto pourraient peut-être nous dépanner? Ben pardi! Une discussion s'engagea avec les frèrots, lesquels nous considérant sans doute comme des rivaux à écarter, nous proposèrent le deal suivant: un dépannage était possible, oui, mais ce serait payant pour nous! Non mais je vous jure! Sans autre alternative nous payâmes donc , réparant les conneries du piteux, vu que sans ses lignes de basse She's lost Control ne rendrait sans doute pas tout à fait la même chose...

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: oui, mais ce serait payant pour nous!

Ho! :thumbdown:

eh!

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JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: oui, mais ce serait payant pour nous!

Ho! :thumbdown:

eh!

Bon !...

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oh

eh

hein!

bon!

(t'as oublié, hein) un nouveau jeu semble lancé sur ce forum lettré.:thumb:

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Bravo JN, 900ème post :clap:

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twp wrote: Bravo JN, 900ème post :clap:

avec plaisir.:)

Je continue le jeu ?

OK. Let's go:

Olé...

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Cahin-caha le set put donc se faire.Sommaire sound check de basse. Puis tout le monde sur scène, hop la! Mais quand ça veut pas , ça veut pas. Le masque on devait l'avoir ce soir là. C'était écrit.Après le premier titre panne de sono! Nous soupçonnâmes les Ghetto d'avoir coupé les cables, mais sans doute étaient-ils hors de cause, l'incident n'étant dû qu'à une surchauffe de l'équipement ayant été maltraité tout l'après-midi par les hard rockers ( je ne vois pas d'autre explication)..:scratch: Après deux titres en direct sur les seuls amplis - donc sans chant possible-un autre incident vint agrémenter la soirée. Deux malpolis qu ej'avais remarqués accoudés en bord de scène avaient passé leur temps à insulter notre batteur, pourtant fort bon, se moquant du fait qu'il portait des gants de vélo et un t-shirt à damiers façon ska ( finalement ,il y a avait donc une autre terrible faute de goût parmi nos rangs). MAis n'empêche c'était pas très cool de la part des deux pébrons. Le Jacques était aussi habile des baguettes qu'il était impulsif. En gros, à certains moments et ce malgré une certaine réserve, il ne fallait pas le chauffer. Ainsi le vîmes nous , hors de lui, sauter de scène les poings tout faits quand les deux nazes se mirent à le traiter de tante. Ce qui n'était pas vrai. S'en suivit une course poursuite au terme de laquelle notre Jacques correctionna les nuisibles , leur donnant rien que ce qu'ils méritaient. C'eût été marrant, voire cocasse si nousn'avions dû et comme le beuglait si bien Freddy Mercury,faire en sorte que le Show continua. Car, nous le savons bien, le Show must go on!

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Et finalement nous le jouâmes notre putain de set. Et avec la rage, face à l'adversité. Le reste de la set list fût sans compromis. Transmission déchira indéniablement, et nos morceaux cold itou qui - s'ils ne les berçèrent pas-accrochèrent indéniablement les oreilles des auditeurs ( j'ai pas dit écorchèrent, hein). Nos malheurs, je pense, nous rendirent sympathiques , si ce n'est un chouia remarquables. Toujours est-il qu'à la fin de notre set les Ghetto faisaient grise mine. Le leader me glissa, sournois, que lui aussi il connaissait les trucs comme Cure ou JD. Et depuis plus longtemps que moi! Pffttt! Ri-di-cu-le. Je lui rappelai tout de même que c'était moi qui lui avait appris quelques années plus tôt( 2 au moins) à la guitare ,un titre de Television, Torned Curtain, il me semble.... D Bm pour commencer ... Tu te rappelles pas, ingrat ? Qu'importe. En sueur, on s'en doute, nous quittâmes la scène, la laissant aux grincheux-prétentieux, pour qui, toutefois, la sono marcha bien...:scratch: La soirée nous avait valu une petite renommée. En ville - cette ville que nous allions bientôt tous quitter pour filer vers la préfecture- les Kalt Stadt devinrent un petit peu des vedettes. Si, si. On nous remarquait et quelques jolis minois de jeunes filles branchées New Wave, se penchèrent , de plus près, sur notre cas.

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JEAN NOEL BOUET wrote: Kalt Stadt

A part la station météo du Mont-Aigual, je me demande quelle ville du Gard peut se cacher derrière ce nom...

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Jiphy wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Kalt Stadt

A part la station météo du Mont-Aigual, je me demande quelle ville du Gard peut se cacher derrière ce nom...

Amusant! Il s'agit de la sous préfecture cévenole! Il n'y faisait pas spécialement froid. Mais c'était, à l'époque, gris et ennuyeux ( quoiqu'on ne s'y ennuyait pas, as u see).

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JEAN NOEL BOUET wrote: Amusant! Il s'agit de la sous préfecture cévenole! Il n'y faisait pas spécialement froid. Mais c'était, à l'époque, gris et ennuyeux ( quoiqu'on ne s'y ennuyait pas, as u see).

Alès, ville industrielle... tout s'explique...

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Jiphy wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Amusant! Il s'agit de la sous préfecture cévenole! Il n'y faisait pas spécialement froid. Mais c'était, à l'époque, gris et ennuyeux ( quoiqu'on ne s'y ennuyait pas, as u see).

Alès, ville industrielle... tout s'explique...

Good. Le Manchester Gardois, en quelque sorte..:rolleyes:

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JEAN NOEL BOUET wrote: Good. Le Manchester Gardois, en quelque sorte..:rolleyes:

J'allais le dire... Et Sète le Liverpool local...

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Jiphy wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Good. Le Manchester Gardois, en quelque sorte..:rolleyes:

J'allais le dire... Et Sète le Liverpool local...

où nous jouâmes au Heartbreak... On fait ce qu'on peut.

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Au printemps 83, Kalt Stadt s'est essouflé... Sid ( ou PAscal ou l'ex-homme au bonnet) est parti à la capitale où il s'essaie dans une fac de Théâtre... Michel ( que nous retrouverons), le mick Jones du groupe, est , lui, sous les drapeaux , à Perpignan. Jacques (drums) et moi nous retrouvons seuls...:shrug: Nous avons quitté notre salle de répétition , fournie par la municipalité, dans le fort Vauban du centre ville . Repli chez Jacques où nous nous aménageons une sorte de pièce insonorisée , tant bien que mal, pour continuer notre aventure. Le groupe est devenu un duo et songe à abandonner le nom imprononçable. Forcés par la situation , nos comos sont minimales. J'ai fait l'acquisition d'un synthé Crumar Performer, avec violons, cuivres et son de piano. Nous bidouillons des trucs sur bande qui tournent pendant que nous jouons live. C'est l'époque de 17 seconds, d'Eyeless in Gazades YMGqui tournent sur nos platines. Faith de The Curem'impréssionne et je deviens morose. Petite anecdote, l'appart de Jacques est situé au dessus d'un cinéma porno . Régulièrement l'ouvreuse , amusée,vient nous dire de baisser le son ou d'arrêter la batterie dont les vibrations, sans doute, contrarient la bonne appréciation de l'action sur les écrans:rolleyes: :rolleyes: Sous cette formation duelle , nous donnons pourtant deux concerts, aidés d'un copain qui tient notre sono et le magnéto. Nous sommes les deux fois , rejoints sur scène par un copain qui fait office de roadie officiel. Fou d'Iggy ( avec lequel il s'est roulé sur scène à l'Odéon de Montpellier) il prend généralement le micro et beugle un peu tout et nimporte quoi. Nous mettrons ainsi au point une version iconoclaste du Twist à st Tropez de Dick Rivers et ses matous sauvages sur laquelle il tient la partie de chant de façon à peu près cohérente! Un must.:thumb: Les deux fois nous jouons le titre en final, lequel contraste assez avec le reste de notre répertoire où nous glissons nos premières lignes de synthé.Ainsi se passeront l'hiver et le début du printemps, en attendant un gros coup...

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Le gros truc s'annonça fin mai. Une association locale, engagée dans la prod de concerts rocks, prévoit , à ce moment là, une soirée dans les arènes nîmoises. Traditionnellement vouée aux corridas, les arènes, à l'époque, accueillent aussi , l'été, un festival de Jazz important. Un truc rock, alors, pourquoi pas ? Je suis étudiant à Nîmes où je loge désormais et j'ai donc vent de l'affaire par le disquaire local, 340M/s, chez qui , on s'en doute, j'ai l'habitude de passer de longs moments. A moins que ce ne fût par la voix de mon copain libraire et disquaire de "l'Oreille cassée", chez qui j'ai acheté, un peu plus tôt, mon exemplaire de Blue Monday et l'album n° 2 PCL, les deux galettes tournant beaucoup sur ma platine. Donc envoi de cassette. Le type qui dirige l'assos, on le surnomme Cocatrix!Grosses lunettes montures à écailles, costard, manque que le cigare...Le problème c'est que nous ne sommes plus que deux. Impossible de rapatrier Michel(Mick Jones) incorporé sous les drapeaux . Sid (bassiste fou) est sur les bancs de sa fac parisienne. Lui , par contre, descendra exprès pour l'évènement, si nous sommes retenus... Pas mauvais au Top 10 local, nous le serons!:thumb:

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Peu de temps avant"Les arènes" nous montons , Jacques ,moi, le roadie et notre copain à la sono, dans les massifs ardéchois , pour donner un concert dans un bahut. Forcéement il y a du monde, parce que le lieu est fréquenté par des internes qui s'emmerdent le soir. J'y essaie ma nouvelle guitare, flambant neuve, une Fender Music Mastersur laquelle j'ai aussi fait rajouter un micro de ma télécaster(copie).J'ai fait l'amplette d'un nouveau chorus Boss, d'un autre flangeret d'une pédale fuzz Tokai, pas chère mais qui me donne un son différent de la distors de l'ampli Roland lorsque je l'enclenche pour quelles lignes saturées.Clairement, ça sonne. Faut bien, vu qu'à deux musiciens (+ le magnéto) il s'agit quand même d'assurer. Je me souviens très bien de ce soir là. Notre Road me fait aussi le "chauffeur", ce qui fait que je pique un roupillon depuis Nîmes jusqu'au lieu du concert à 80 kms de là.L'homme qui est étudiant avec moi et collectionne une quantité extraordinaire de vinyles, me copie régulièrement des K7. Magazine, Buzzcocks,Jam,Specials, Madness.The Only Ones aussi pour ce qui est des British. Iggy, The Stooges,pour le côté US. Devo,aussi ou The Residents The Gun Club, Suicide, des pirates du Velvet, dont le mythique 1969. Curieusement , s'il apprécie JD, notre Road se désintéresse royalement de NO et des groupes tels que The Cure, ou Echo and the Bunnymen que j'écoute attentivement... Parmi ses enregistrements c'est le 1969 du Velvet qui me marque le plus. Il marque aussi nos expériences en duo. Nous reprenons WLWH à fond les manettes. ce soir là, je pêterai d'ailleurs deux cordes sur le riff. Changement de matériel le morceau suivant se fera sur le Crumar Performer et ses nappes de violon. Nous jouons "Love song" une adaptation plus ou moins avouée qui ressemble terriblement à un titre de Barrett. Backstage on me change les cordes et final avec notre fameux " Twist à St Tropez"! C'est ce soir là ,également, où lors de notre "engagement" pour la soirée, que je trouvai notre nouveau nom.:"Les Passagers"

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Printemps 83 - mais aussi les années suivantes-:rolleyes: , No est tout de même devenu une sorte d'obsession. Musicalement le groupe me passionne et laisse tous les autres loin derrière.Movement et PCL, sont indéniablement mes disques favoris. Les singles Temptation et EGGtournent en rond sur ma platine. ceux, plus anciens , de JD, y ont leur place de choix. LWTUAs'est imposé comme un must musical qui allie mélodie et beat. La voix de Ian, en improbable crooner, m'amènera à modifier , parfois, ma propre façon de chanter, par son exemple. Sur ce point le chant de Barney qui n'a pas encore acquis son "style" et ne fait pas vraiment "école", nouslaisse et me laisse un peu pantois.Les commentaires fusent, issus d'une comparaison qui n'a pas lieu d'être. Toutefois j'y perçois un autre possible quant à ce qui peut-être attendu en matière de lead singer. C'est le contraire de Ian, mais ce contraire devrait pouvoir devenir une voie( si on peut dire) à part entière. Il faut bien comprendre que la décennie précédente nous avait plus habitué à des leaders vocaux aux performances reconnues. De Morrisson à Robert Plant, en passant par Bowie, Brian Ferry, le lead singer en impose par une présence marquée.Lydon, idem, dans son genre.Barney va en imposer par une forme de retrait. Autre conflit naissant , la trahison de NO par rapport à l'héritage de JD. La plupart des fans de JD, ainsi, n'aiment guère le nouveau groupe qui confirme dans une nouvelle voie.Ca paraît rien, aujourd'hui, mais à l'époque, ça alimentait sérieusement les discussions. Personnellement je considérais que NO était en train de nous montrer un autre chemin. Comme JD l'avait fait . J'étais donc très attentif.

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Et le 21 Juin arriva. En fin d'après-midi j'allai à la gare chercher Sid qui descendait tout exprès de Paris. On récupère son ampli basse aux bagages et on charge le tout dans ma 4L . Nous n'avons plusjoué ensemble deouis plusieurs mois, mais , à priori ça ira. En acoustique nous grattons tous les deux , histoire qu'il se recale sur nos titres. Jacques descend d'Alès et nous rejoint, la R9 chargée avec la batterie - la pauvre renault rendra bientôt l'âme, et notre batteur la remplacera par une DS Citroen top classe - mais pas idéale pour le transport des drums. Nous nous présentons un peu plus tard, backstage, au arènes Nîmoises. On nous colle un petit badge adhésif. Un groupe joue déjà, assez connu localement, dans un répertoire rock/ country, les Route 66, des types déjà dans la trentaine et qui tiennent bien les guitares. Après eux c'est les Rockin Teddies, qui viennent d'Avignon. Les types sont des clones des Stray Cats! Nous les retrouverons deux ans plus tard. Après eux j'ai un trou de mémoire... Il me semble que jouent deux types courbés derrière des synthés. C'est pas mal mais un peu inadapté à la taille gigantesque des lieux , chargés d'histoire. De toute façon je n'écoute que distraitement parce qu'un jeune homme américain me parle de NO, vu qu'on lui a dit que le groupe était dans nos influences. Je confirme. Nous soulignerons même notre intérêt en faisant , pour la première fois, une reprise de Ceremony. Vers 22h c'est à nous de jouer - juste après les types aux synthés. Derrière nous arrivent les Trafic (Oh! Alain?) qui sont des vedettes locales à ce moment là et se prennent un poil , pour Police. Ce sont eux qui clotureront la soirée. A 22h , la scène est à nous pour une heure.

Depuis la scène, au fond de la piste,je vois la masse des arènes dans l'obscurité. La piste est à moitié remplie, ce qui fait un paquet de monde, si on ajoute les gens sur les gradins. C'est le plus gros concert que nous ayons fait - et que nous ferons jamais, reconnaissons le. Même si le public n'est pas venu que pour nous,c'est un grand moment. Quand tu vis ça à 21 ans, tu t'en souviens après, et ça te flatte l'égo,un peu... J'ai pas une once de trac et je me tiens debout , en bord de scène, concentré sur ma Fender Music Master trafiquée. Ca sonne, putain , ça sonne vachement bien. Sid est à ma droite qui, d'après le public , lequel nous le rapportera après, est impressionnant, maretelant ses cordes de basse avec vigueur. Nous avons commencé par la reprise du Velvet WLWH, puis enchaîné avec nos morceaux du moment. Bright Interval, Love Song - le titre qui évoque Barrett-,Kalt Stadt ( une vieillerie maintenant),Lonely streets...pour ce dont je me souviens. Je passe au synthé sur un titre, assez ancien, appelé le Silence qui m'entoure. Quelque chose qui avec le Crumar et ses violons, la ligne de basse par dessus et le beat robotique de batterie, rappelait Faith de The Cure. Nous avons fini par Ceremony. J em'en souviens très bien patce que tout à coup , la ligne de basse de Sid, m'avait semblé curieuse. Une raison à celà,notre bass hero avait pêté le ré et le sol. Jacques eu aussi quelques problèmes, son kit de batterie ayant eu la facheuse tendance de glisser. Un road le maintient ou le replace, que j'apercevais , par instants, grimpant sur le côté de la scène. Devant la scène je reconnais au premier rang, des têtes connues; Les Cold Brains, dont le chanteur, alors fort jeune, deviendra le chanteur des Via Romance. Les types qui ont 17/18 ans, soit 3 ou 4 ans de moins que nous, ont débuté leur groupe cette année là. Nous les reverrons.

En rappel nous ne savons pas que jouer - puisque nous fûmes rappelés - faute d'avoir répéter avec Sid. Après consultation des troupes, je lancerai le riff de Sister Ray, G/F7/C , sans en connaître les paroles. Peu à peu, et en improvisant dessus et sid sur ses deux cordes restantes, le titre glissera vers un moment expérimental des plus velvetiens, mis à notre sauce. Ovation . Le public aimait ça, visiblement. Notre réputation était faite. Trois ou quatre années glorieuses allaient suivre.

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Au début des eighties c'est aussi, partout, le grand boum des radios libres! Notre road, le copain étudiant et fan de rock l'est à tel point, qu'à sa façon, il s'est lancé. Il anime un émission dont le nom est , si je me souviens bien**,"Loco** Mosquito". C'est Rock ,punk, new wave et délirant. En 82/83 il a diffusé des trucs que nous avions enregistrés en répet. Drôle d'effet que de s'entendre sur les ondes. Mais c'est après l'été que des choses plus intéressantes , de ce côté là, vont se passer pour nous, Les Passagers. Je rencontre en Septembre 83, Jérôme qui déambule avec un T shirt P.I.L. De quoi m'intéresser:wink: ! Nous sympatisons et j'apprends que l'homme anime hebdomadairement une émission rock , tout ce qu'il y a de branché, sur "radio cigale" qui deviendra ensuite canal 30 et qui est aujourd'hui rachetée par un grand groupe....:scratch: Le truc s'appelle "Petit avec de grandes oreilles" . On y entend Rock et new wave, JD, Clash, Iggy etc...mais aussi T Rex, New york Dolls, que du bon . Jérôme cause bien et nous fait passer à l'antenne . Je suis aussi son invité ponctuel pour une spéciale de 2heures sur JD. Un must:shy: . Ensemble nous faisons également un petit journal papier que nous appelerons "PULP's". Nous le diffusons chez les disquaires locaux et chez mon copain de " L'oreille cassée" la librairie Bd branchée ( toujours d'ailleurs).Jérôme devient également notre "manager", actif et passionné. La grande aventure, quoi... Finalement l'automne 83 est ainsi davantage consacré à la com qu'à la musique jouée. Raisons simples à celà. Sid/Pascal est reparti à Paris. Ma collaboration avec lui, qui avait commencé au Lycée s'arrêtera là. Je ne le reverrai qu'en 89 , au concert de NO, notamment et les choses, entre nous, se passeront plutot mal... Michel (Mick Jones) est toujours sous les drapeaux. Donc ses retours sont super-épisodiques. En Novembre nous jouerons sous cette forme de trio sans bassiste, dans un festival New Wave que nous organisons nous-mêmes dans une salle des fêtes de la banlieue de notre ville d'origine. Nous faisons venir Les Frogs d'Arles, qui se prennent un poil pour un mélange des Jam et des Who. Lookés , vespas et tout et tout.Les "**Larves Molles"**jouent aussi, qui ouvrent le bal. ET "Trafic" de Nîmes. Les 'Ghetto (nos vieux ennemis):angry: sont dans la salle qui se marrent dans leur coin , parce qu'il n'y a pas grand monde. Mais, eh! Ducon! ceux qui n'essaient pas se loupent pas ! Jérôme est un peu furax qui boit beaucoup dans son coin. Après les arènes, c'est sûr, ça faisait un décalage. Mais méfi!

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La scène musicale nîmoise, début 84, n'est pas franchement new wave. La sous préfecture où nous fîmes nos débuts est un peu de l'histoire ancienne pour nous. Surtout depuis le fiasco du festival new wave que nous tentâmes d'y organiser à l'automne 83. Une page s'est tournée. Le concert des arènes en est sans doute le marqueur temporel.Bien qu'il n'y ait pas de rapport direct. "Les Passagers"sont un groupe de Nîmes et connus comme tels. Seuls quelques "vieux"fans ( c'est relatif vu la moyenne d'âge du groupe 22/23 ans!)savent qui nous étions avant et ce que nous avons déjà fait. Et il y en avait . Pas beaucoup mais quelques uns. Une dizaine d'accros si on peut dire. A Nîmes, donc, on compte à ce moment là plusieurs groupes dans la même tranche d'âge que nous. Traficest le principal et c'est un trio qui se situe entre rock progressif et new wave façon Police,Fisher Z...Pas notre tasse de thé."Eclats", qui sont assez connus, font un rock français tirant vers le hard avec des tentations un peu pompeuses, peut-être, dirais-je, inspirées par Queen. "Les Tricheurs" ( dont un membre est toujours actif)font dans une veine proche de Bijou,Lili Drop etc. Tout le monde se connaît mais n'est pas forcément en très bons termes - ce qui est con, vu que nous ne jouons pas du tout la même chose. Un rien plus jeunes, les "Cold Brains" sont cold, comme leur nom l'indique, traumatisés par The Cure.Ils ont un bon bassiste sur lequel je lorgnerai pour remplacer Sid.Bien des années plus tard, leur chanteur formera Via Romance. Il y a aussi les Route 66qui font du ryhtmn blues. Christian Gonzalès et ses Missiles, lui , fait office de pro. véritable. Mais plus âgé et dans un autre registre. Question groupe New wave éclairé, on l'aura compris - et ce ne sera pas sans incidence- nous sommes les seuls.

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Et qu'est-ce que c'est que le look d'un groupe New wave éclairé, en 1984 ?? HUm ? Parce que le look , ça comptait. CA a toujours compté en matière de rock, l'image. Donc nous nous démarquions des hard rockers aux futals serrés et cheveux longs frisés et Stan Smith aux pieds. Des groupes "minets"/proprets aussi, qui avaient la frange. Des Teddy Boys à la banane et aux bandanas colorés sur des perfectos. Des "corbeaux" aussi, très caricaturaux. Mais alors, à quoi ressemblions nous ? Ben, dirais-je,à des gentils garçons un poil énervés et tendus, parfois. Ca , c'était le profil psy. Mais question vestimentaire et il ya eu un bouquin là dessus, ça oscillait entre tenues noires ou sombres , mais sobres, longs manteaux des fifties achetés aux solderies, polos Fred Perry -uniquement- là par contre nous étions intransigeants.Les Tshirts floqués aux noms des groupes idoles étaient rares à l'époque. Donc pas ou peu dans les gardes robes. Je dirais que nous avions un look new wave assez classique, sobre et mancunien ( mais du sud!:shades: ). C'est à dire que , tout de même, sur nos impers, il n'y avait pas tant de pluie que ça! J'y reviendrai.

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Et j'y reviens donc, à cette histoire de pluie. Pour être exact le nom complet du groupe était "Les Passagers de la Pluie". La référence, pour qui aime le cinoche des seventies, est évidente. Ben oui, le film de René Clément, avec Marlène Jobert et Charles Bronson! Le Passager de la pluie, polar qui se déroule sur le littoral provençal.Un bus arrive dans une station de bord de mer endormie,hors saison. Sous une pluie battante un type "louche" en descend. Il erre dans les rues ,sous les pins maritimes, paraît aller au hasard. Il remarque Marlène Jobert (excellente), la suit le soir venu, jusqu'à sa villa et la viole. On croit qu'il a disparu mais il est encore dans les murs! Marlène le descend d'un coup de carabine puis le fait disparaître. Arrive Bronson (magnifique) en Ford capri rouge (Woooowww!), agent ou policier américain à la recherche, justement du gros méchant descendu par Marlène.... Dans le groupe tout le monde aimait le film. Il reste, pour tout un tas de raison, parmi mes films cultes. D'abord,sans doute, à cause des paysages qui sont liés à beaucoup de moments de ma vie et à cause de l'époque, enfin,le design de l'époque,les barraques de l'époque, le littoral avant le bétonnage . Nous nous appelâmes donc "Les Passagers de la **Pluie"**que nous trouvions d'autre part, un nom romantique et énigmatique, un rien inhabituel pour un groupe de rock. L'idée nous séduisait. Nous poussions aussi le vice dans nos affiches mêmes, dont certaines très belles - à mon goût- ne laissaient nullement supposer qu'il s'agissait d'un groupe rock. Je me souviens d'un concert en 85 et de son affiche , pour une soirée dans un café théâtre nîmois. Certains ne savaient pas ce que c'était ce truc. L'affiche était de format carré et le nom du groupe en lettres noires et rouges , sobres. Ce côté poétique nous plaisait. De même , l'évocation de la pluie soulignait telle une certaine mélancolie dont nous étions empreints. Cette pluie évoquait,bien sur,Manchester,un peu notre "Lourdes" à nous. Dans l'usage commun, on nous appelait, toutefois,"Les passagers". Ce qui me plaisait bien et collait avec la même ambiance et les mêmes références.

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Mont-Aigual ! Ce nom resonne en moi. Je me souviens d'y avoir été avec mes parents, je devais avoir 12 ou 13 ans. Tout le monde était dehors sauf moi qui dans la voiture écoutait Bernard Lenoir présentant de la nouveauté d'outre manche. Putain c'etait pas un concert de Joy division par hasard? I remember nothing...

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florent wrote: Mont-Aigual ! Ce nom resonne en moi. Je me souviens d'y avoir été avec mes parents, je devais avoir 12 ou 13 ans. Tout le monde était dehors sauf moi qui dans la voiture écoutait Bernard Lenoir présentant de la nouveauté d'outre manche. Putain c'etait pas un concert de Joy division par hasard? I remember nothing...

C'était pas nous, en tous les cas. Nous n'avons jamais atteint de tels sommets:) .Mais si c'était le set de JD retransmis par Lenoir, il devait y faire froid, sur L'aigoual, vu qu'ils ont joué à Paris en Déc 1979. T'avais raison de rester à l'intérieur...

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c'etait pas ex alors, mais c'etait bon quand meme. L'endroit meme vu de derriere la vitre m'avait impressionné

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Le début de 1984 n'est pas musicalement parlant, super occupé pour nous.Il y a une petite défection des troupes qui, par la force des choses, nous oblige à ralentir. Je compose avec JAcques à la batterie,quelques uns des titres qui constitueront notre répertoire de l'année suivante.Ce qui caractérise plutôt cette période un peu transitoire ,ce sont ces activités parallèles au groupe dans lesquelles nous nous plaisons. A savoir la radio (encore libre,mais les choses changeront bientôt, avec le rachat des antennes par des grands trusts commerciaux) et notre fanzine "Pulp's". La presse culturelle locale le remarquera et nous aurons droit à un article sérieux, qualifiant notre publication de "premier fanzine rock du gard". Si.Avec Jérôme,l'homme de "Petit avec de grandes oreilles" et qui s'occupe plus ou moins de nos intérêts,je concocte des émissions spéciales sur JD et NO, diffusant force bootlegs achetés à prix d'or, chez Mr Vinyl à Montpellier - la boutique n'existe plus aujourd'hui et depuis longtemps.Chaque mois nous publions également "Pulp's" qui se fait le reporter de la scène locale et nous gribouillons des articles sur les disques du moment et qui nous passionnent.Je m'intéresse un temps à MArc Sebergde Philippe Pascal, ex-MDS, y trouvant une sorte de grandeur que toutefois, quelques mois après, je jugerai tout simplement pompeuse... Ces mois de début 84 sont ceux qui cimentent ce que nous connaissons comme la "New Wave",genre auquel nous nous voulons apparentés,naturellement.MAis c'est aussi le début de certaines dérives et d'une vulgarisation du genre. Arrivent les comiques Big Country ou autres A-Ha (Est-ce la bonne orthographe?) et une certaine aseptisation du son.C'est aussi,par voie de conséquence,la fin d'une autre période. Celle où le rock était rebelle et revendicatif ou vecteur d'une autre idéologie.Le punk en ayant été l'exemple le plus récent à cette date là.Des groupes comme Eurythmicsfont recette et c'est à chier. Bowie est déguisé en minet ridicule avec coiffure choucroute.Les synthés et les boites à rythmes tendent à occuoer beaucoup d'espace. Des questions se posent. Sacrément.

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Les boites à rythmes? Les toutes premières du genre apparaissent sur le marché et, finalement, nous en achetons une. Une Roland TR 606. Programmation casse pieds. Faut être un vrai matheux pour s'y repérer. Patiemment je recompose la ligne de Thieves like us. C'est un jouet ce bidule. On s'y arrache un rien les cheveux mais après quelques semaines ça va. Jacques , derrière ses tambours considère l'objet avec curiosité. Nous avons l'idée de coupler la machine avec son jeu direct et puissant. Au printemps 84 , Jérôme nous a dégoté un set au nord du département. L'endroit s'appelle "la Guinguette du Rock". C'est sur les bords du Rhône, le grand fleuve qui se tape bien du rock, lui, plus habitué aux fifres et aux galoubets! Nous y retrouvons de vieilles connaissances "Cold", les Stress Division , arlésiens, qui m'ont fait connaître JD. La scène est toute petite, étroite. Nous jouons avant les Stress. Public rempli de clones de Siouxie et d'indiens bizarres, voire attardés...Un type promène sa copine avec une lesse... L'endroit ne me plaît pas du tout. Il nous le rendra bien. Sur la scène nous sommes esquichés comme c'est pas permis.Michel a eu une perm.et il prend, pour la première fois la basse ( place vacante dans nos rangs). Jacques se sert de la Roland et nous attaquons notre set par une reprise à notre sauce, de 586. Visiblement personne connaît.La basse ronfle: DD/CC/C/FF/FCC...passé au flanger. Je joue à la guitare la petite mélodie qui égaie le morceau. " I see danger/danger/Danger!!!" chantai-je. Mais le danger je ne le vis pas immédiatement, sous la forme d'une cannette (Tall cans in the air!) qu'un connard balança dans ma direction. Arrêt immédiat de la musique. Quasi émeute! Je me barrai backstage, jurant après ces néo-punks de merde! Les organisateurs un rien emmerdés vinrent nous rechercher pendant que des musclé viraient le guillaume Tell à la Kronenbourg. Jérôme était bourré,livide et les yeux rouges injectés... Des galères du genre, tout groupe rock "amateur", en connait. Ca fait un peu partie du sort quotidien. Dans le public il y a des types qui viennent pour boire, ou draguer, ou chercher querelle. Ce dernier "défaut" des concerts de l'époque, était , en fait, assez récurrent. Les skins en étaient les spécialistes. Et rien à voir avec les "loulous"des sixties, les loubards romantiques ... Non. Les skins qui gueulaient "Oï! Oï!" en bombers et doc Marteens, étaient juste des gros nazes, paumés et violents. Le stypes venaient ouvertement pour se battre et semer le désordre. Celà pouvait aller de pogos un peu plus violents que ce que la pratique de la danse virile ne le nécessitait, jusqu'aux coups directs, en passant aussi , quelquefois, par des destructions de salles - les toilettes, en général, étant les lieux de prédilection de ces oiseaux mal plumés. Les skins étaient des petits fachos qui écoutaient Sham 69 dans le meilleur des cas, et le plus souvent du punk hardcore, mal joué, saturé, vociféré. Je ne citerais pas les groupes exacts qu'écoutaient les skins, mais toujours est-il qu'ils nous ont fait chier grave , deux ou trois fois autour de 84/85. On les vit moins après. Pourquoi ? je ne saurais le dire. Le phénomène de mode avait peut-être un peu passé et ces simples d'esprits avaient dû se réorienter vers le football, sans doute.

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Fin 84 nous revoilà en trio. Michel (ex_Mick Jones) prend la basse. Non pas que son jeu de guitare soit moins bon que le mien, mais parce que le truc lui plait beaucoup. Il s'achète cheap but Chic, une basse Tokai, pas mauvaise du tout après avoir fait ses gammes sur la Guild d'un copain. Jérome manage à fond pour nous autres. L'homme de "Petit avec **de grandes oreilles",**la cultissime émission rock nîmoise - pour ceux qui ont l'âge de l'avoir écoutée- s'affaire pour nous autres. Sérieux. C'est lui qui nous fait jouer avant The Opposition. Le groupe Franco-anglais est en tournée qui va,le lendemain , je crois, donner un set au Rockstore de Montpellier. Le concert nîmois est sous chapiteau,installé dans les "Jardins de la fontaine" (Jiphy connaît). Le truc est organisé par des trentenaires(des vieux pour nous autres, alors!) qui tiennent un club musical "Musique en stock" branché(Jiphy, once again, a dû connaître).Nous y jouerons deux fois ,les années suivantes. Ceux sont également eux qui ont, en partie, managé le concert des arènes en 83.Donc on est entre les mains de sérieux,des quasi pros, des fins connaisseurs... Tout le "Who's who" local est là. Nos copains arlésiens de Stress, les Trafic de Nîmes, lesquels râlent un peu parce qu'ils auraient bien voulu être à notre place. Backstage les mecs de The Opposition sont livides et visiblement fatigués par la longue tournée.Honnêtement ça faisait pas envie. On a un temps de soundcheck et je suis franchement flippé. POurquoi? Ben , la pression du public. Je me dis que là, c'est un public d'esthètes qui va nous écouter. Rien à voir avec les Skins avinés du concert à la "Guinguette" où je faillis me faire assommer à coup de canettes en verre. Michel est cool qui reluque le pédalier basse du gigantesque bassiste des Opposition. Jacques détraque la boite Roland et je l'engueule comme un pourri. Ca part mal! Le trac quoi...

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Et oui, cela en dit à Jiphy...

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JEAN NOEL BOUET wrote: bootlegs achetés à prix d'or, chez Mr Vinyl à Montpellier

Ca aussi, cela coûtait cher à Jiphy. C'était au Triangle, non ? Avant qu'ils déménagent pour une petite rue qui descendait de la place de la Comédie (et par laquelle on pouvait rejoindre le Triangle, où ils se trouvaient précédemment)... Ils avaient changé leur nom en Backstage... La dernière fois que j'avais vu la boutique, elle avait pris feu...

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JEAN NOEL BOUET wrote: Roland TR 606.

Ca aussi, ça me parle... à moins que ma première ait été une 626...

JEAN NOEL BOUET wrote: "la Guinguette du Rock".

Elle n'était pas dans le Vaucluse ?

En tout cas, c'était un endroit bizarre perdu au milieu de... rien...

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Jiphy wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Roland TR 606.

Ca aussi, ça me parle... à moins que ma première ait été une 626...

JEAN NOEL BOUET wrote: "la Guinguette du Rock".

Elle n'était pas dans le Vaucluse ?

En tout cas, c'était un endroit bizarre perdu au milieu de... rien...

perdu,au mileiu de rien...en effet. Et les skins avignonais! Mais il y a prescription.:uhoh:

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Et ça continue...J'ai comme une boule dans la gorge et ma MusicMaster customisée déconne. Va savoir pourquoi,la corde de si se désaccorde tout le temps. Du mou dans la mécanique. PAs au bout de mes peines je reserrerai les petits vis à l'aide d'un mini cruciforme. Bon . Essais de basse, essais des drums. Les mecs de la sono nous parlent en anglais. Essais de voix et de guitare. Ce soir, nous dit Jérôme, nous aurons une demi-heure. PAs plus. "Alors soyez bons, les mecs. Parce que je vous deale une soirée rien que vous à Musique en Stock". Ah! Ok! Histoire de faire monter la pression , y'avait pas mieux à dire. Nous nous brain stormons pour une set list originale. Nous mettons notre reprise de 586en bonne place. Un titre aussi qui deviendra , un peu, notre morceau de bravoure et qui s'appelle "It's a blue day". Je propose de finir par "European cars" qui est un titre que j'ai composé avec Jacques et que nous n'avons jamais joué live, encore. Je l'aime bien avec son tempo lent, son beat répétitif de batterie et sa suite d'accords qui n'est pas sans évoquer le Jugband Blues de Barrett - encore! Michel termine la compo par une ligne de basse Hookyesque, une sorte de solo qui s'appuie sur les deux accords de fin :C et Am. Avec des slides et tout. De quoi faire vibrer. Je chantais "I'd like to see u in europeans cars".....etc etc. C'était un bon choix. Restait à convaincre la salle de spécialistes.:uhoh:

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In A Noisy Place wrote: Alors, alors... :p

ça vient,ça vient... Mais un soundcheck décrit dans le menu, avec ses aléas et le stress, c'est intéressant, aussi. L'envers du décors.:shades:

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Le chapiteau est plein. C'est à dire ? A vue de nez et de mémoire- ça fait un bail, quand même- 300 personnes devaient se tenir debout, là, devant nous, à nos pieds:lol: si on veut faire prétentieux. Mais la prétention n'était pas de mise. Du moins pas ce soir là. La boule dans la gorge je l'avais toujours. Au premier rang je voyais les visages connus des "copains" de la Stress Division arlésienne.Jean François me faisait des clins d'oeil sympas, devinant mon anxiété. Nous attaquâmes la demi-heure octroyée. Par quoi ? Lonely streets,il me semble. J'aimais bien ce morceau basé sur les accords de E et A avec un D ensuite. Structure classique. J'avais un petit riff accrocheur dessus: E E E A_G# E E D E qui faisait son effet. Over drive léger. Belle ligne de basse de Michel, mélodique, tout le long "The streets and their lights/the hands and their arms/ are an usual way for U// So sorry but I can't feel fine / Tonite with U..." Ca avait quelque chose de très juste ce soir là. Le noeud dans la gorge me collait une soif terrible. Entre chaque titre je m'envoyais une ou deux gorgées de bière. Ca pouvait paraître rock'n roll, c'était thérapeutique en vérité. J'ai dû me détendre après le troisième morceau. Parce que je voyais les gens qui se tortillaient en rythme. Donc nous passions bien, me dis-je, sans doute. NOus jouâmes 586 avec la boite Tr 606 qui claquait un coup de caisse claire synthétique à intervalles réguliers et le charlé qui tournait non stop. Je crois que Jacques jouait uniquement sur le tom basse pour cette reprise. Une idée du maestro des drums qui, ce soir là, portait une chemise blanche immaculée nouée au col d'une cravate noire. Le con, de temps à autres, faisait le pendu avec! Le grand moment fût avec ce qui devint notre greatest hit, si on peut dire,un morceau long de cinq ou six minutes et qui s'intitulait "It's a blue day". Y'avait, dans ce titre, évidemment,une évocation du Blue Monday de N.O. Mais seulement dans le titre et quelques lignes des textes. "What can we do on a blue mondayspending our time on a beach ? What can we hope on such a blue day, wasting our time indeed ? So well, i say, give me my hat and i'll leave/walking at night on a beach/ give me my shoes/so well cleaned/ see me at day /i'm Ok" etc.... et etc.:shy:

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Nous terminâmes le mini concert par un titre très rentre dedans, guitare saturée sur riff de basse , basé sur les accords de D et G.Nous avions ,en fait,bouclé la set list un poil plus vite que prévu,après European Cars qui devait être le dernier morceau joué. Le choix du last number fût décidé en un clin d'oeil. Le morceau s'appelait "a hard rocking one". Pratiquement sans paroles. Je répétais , quasi en boucle, la même phrase : "Hard rocking/We're just hard rocking/We gonna rock u/ We wanna rock u/ cos it's just an hard rocking one// Hard rocking//Hard rocking//!!! faisait Michel, en réponse - Quand j'y repense ce titre ressemblait terriblement à un truc de Death in Vegas,qu'on trouve en ouverture de Satan Circus ,il me semble. Je crois que le titre en est Leather. La pièce "hard" secouait. Je la terminai par un solo Hendrixien, un rien effrayant.Dos au public et jouant sur le larsen de l'ampli. Le truc provoqua son effet. Clairement nous n'étions pas des rigolos."Les Passagers" ( de la pluie) avaient amené l'orage avec eux:abovelol: - chose à laquelle nous nous appliquâmes ainsi, de temps à autres,l'idée devenant une de nos caractéristiques, commençant ,les deux années suivantes ,chacun de nos sets,par un orage simulé au DX7( d'autres membres du groupe vont apparaître et non des moindres qui s'y emploieront):thumb:

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Ainsi nous devenions "le" groupe new wave de la ville. C'était peut-être modeste comme reconnaissance, mais c'en était une. Les PAssagers commencèrent, à partir de ce moment, à avoir une partie du public local qui les suivait,intéressé dans le fait d'entendre ,joués live , des titres apparentés au genre musical en train de s'installer. Un public de jeunes gens qui nous suivit, donc, de set en set, en petit groupe hétérogène mais reconnaissable. Nous revoyions des têtes connues. Sans donner des noms toutefois. Des types qui trainaient chez 340Ms (disquaire branché)ou qu'on croisait au Napo ou à la Bourse ,ou au plus mythique 421 ( bars locaux, on l'aura compris) au comptoir duquel Jérome tenait une sorte de bureau-permanence. Le soir de The Opposition, fût ainsi, si on peut dire, un coup qui nous rapporta.Qui confirma notre envie de continuer et de jouer. De faire notre truc. De créer, un peu, notre petit univers aussi, une sorte de bulle finalement, dans laquelle, c'était aussi un de ses intérêts, nous avions l'impression d'échapper à ce que seraient (ça n'a pas manqué) nos destinées de français moyens, middle class.

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En 1984, oui, La New Wave s'installait en france. Le genre n'était plus inconnu - du moins certains de ses groupes leaders. C'était sans doute, par ici, The Cure qui tenait le haut du pavé . Avec U2, bien entendu.Deux groupes que j'étais allé voir live, que je retournerais encore voir et écouter - notament U2, en Juillet 87, qui joua en plein air à Montpellier.Bono et sa troupe c'était le gros gros truc. Foule immense devant la scène. Le concert de 87 fut un sommet du genre. Un rien grotesque à mon goût... Ces groupes là n'étaient pas ceux que nous chérissions le plus. Peut-être y avait-il un certain snobisme à aller chercher des choses plus underground, mais surtout, musicalement, plus intéressantes, moins ostentatoires. Dans la même veine que The Cure et U2, je me rappelle ainsi, cette année là (84, il me semble bien) de Simple Minds à l'Odéon de MOntpellier ( pas encore rebaptisé Rockstore). Le groupe était certes moins connu que les deux autres ( la preuve en était la taille de la salle),mais allait bientôt devenir très connu. Grand public et vulgarisant largement son propos. Notre attitude était celle d'esthètes. Ce que nous aimions et que nous essayions de faire avait une exigence qui frolait, parfois,le pénible. Ce côté pointu, archi revendiqué, nous le nourrissions d'écoutes acharnées des groupes peu connus,référencés qui demandaient d'aller encore écouter autre chose pour en maitriser le langage. Si j'essaie une liste de ces groupes, rapidement me reviennent Felt,Eyeless in Gaza,Cocteau twins,Feelies,YMG,Echo,Throbbing Ghristle,Can,Kraftwerk,The Specials,Section 25 pour cette période 84. Felt, en ce qui me concerne, est dans mes favoris. Un peu à cause de la guitare - mais j'étais aussi très fan de celle d'Echo. Autant dire que nous mettions la barre haute. Trop, sans doute. Trop. Oui. ce qui cassa un rien les baguettes de Jacques,qui début 85 décida d'un split! C'était le premier coup raide. Quoi ? Comment? Tu viens plus répéter ? Mettez par dessus les histoires avec les nanas (!) vous avez le tableau... " Oui, je lui ai dit! C'est la batterie ou c'est moi!". Oh ! con! Les boules!!!! Michel de son côté, va faire le guitar hero dans un pub rock band qu'il crée pour se divertir de son rôle "sérieux" de bassiste dans un groupe (trop) sérieux... Aïe! Jérôme nous secoue grave, mais en Janvier/Février/Mars, Jacques ne descend plus (il n'habite pas Nîmes, lui) répéter dans le local rock. Et ça lui pose pas de souci, apparemment. Il est satisfait du parcours déjà réalisé ( celà fait 4 ans que nous jouons ensemble, c'est déjà plus que la moyenne, il est vrai, des groupes locaux). Je suis, on s'en doute, très agacé.

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JEAN NOEL BOUET wrote: Tu viens plus répéter ? Mettez par dessus les histoires avec les nanas (!) vous avez le tableau...

Un classique que cette chose-là... Pour nous, étant plus jeunes, cela a été en 1990...

Tiens, j'ouvre une parenthèse... Nos influences, vieillotes pour l'époque, Joy Division (New Order jusqu'à PCL), la "vraie trilogie" de Cure (quoique Pornography a toujours été trop hard à mes oreilles), Trisomie 21, Clan of Xymox (époque 4AD) et Asylum Party. Et puis d'autres sans doute...

Je me revois seul, avec trois synthés (ou plutôt deux avec une merdouille sophistiquée de Bontempi), une Boss DR-220 (ou 520, mais je crains de m'embrouiller avec le D520 - oui, c'est un avion, le grand-père a entretenu le virus aviation sur trois générations. NB pour JN, sa dernière affectation : Courbessac) et une Roland 606 ou plus probablement 626, ainsi qu'une basse... et une batterie pourrie de marque Morris (voyez la dévotion)...

Tout le monde a fini par jeter l'éponge... Le chanteur est devenu gigolo à Paris. Le bassiste, après des problèmes de drogues (dont il abuse encore trop) a quasiment perdu l'usage de quelques doigts de la main gauche (mais il roule toujours super bien les pétards). A noter que lorsque Barney chante "now that we have grown up together, they all take drugs like me" me fait toujours penser à lui. Je pense, et celà sans y voir qu'il s'agit d'un ami, que c'était sans doute un des meilleurs bassistes du Languedoc. Pas du Hooky, mais il donnait presque l'impression de faire de la batterie avec sa basse tellement il était doué. Et sans "slap", j'ai horreur de ce son... Il était au concert de 89 avec moi au Zénith... Le guitariste est devenu bassiste d'un groupe ska festif occitan assez connu sur la région : Roultaboul et les Banaboo. Je me revois encore le faire jouer skullcrusher... ça m'a fait drôle de le voir faire le pitre dans un Rockstore bourré à craquer l'année dernière...

Je crois que de toute cette époque, niveau matos, ce que je regrette le plus est le Roland SH-101. J'ai vu qu'A.S Dragon en utilise un... Chaque fois, j'ai la larme à l'oeil...

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Jiphy wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Tu viens plus répéter ? Mettez par dessus les histoires avec les nanas (!) vous avez le tableau...

Un classique que cette chose-là... Pour nous, étant plus jeunes, cela a été en 1990...

Tiens, j'ouvre une parenthèse... Nos influences, vieillotes pour l'époque, Joy Division (New Order jusqu'à PCL), la "vraie trilogie" de Cure (quoique Pornography a toujours été trop hard à mes oreilles), Trisomie 21, Clan of Xymox (époque 4AD) et Asylum Party. Et puis d'autres sans doute...

Je me revois seul, avec trois synthés (ou plutôt deux avec une merdouille sophistiquée de Bontempi), une Boss DR-220 (ou 520, mais je crains de m'embrouiller avec le D520 - oui, c'est un avion, le grand-père a entretenu le virus aviation sur trois générations. NB pour JN, sa dernière affectation : Courbessac) et une Roland 606 ou plus probablement 626, ainsi qu'une basse... et une batterie pourrie de marque Morris (voyez la dévotion)...

Tout le monde a fini par jeter l'éponge... Le chanteur est devenu gigolo à Paris. Le bassiste, après des problèmes de drogues (dont il abuse encore trop) a quasiment perdu l'usage de quelques doigts de la main gauche (mais il roule toujours super bien les pétards). A noter que lorsque Barney chante "now that we have grown up together, they all take drugs like me" me fait toujours penser à lui. Je pense, et celà sans y voir qu'il s'agit d'un ami, que c'était sans doute un des meilleurs bassistes du Languedoc. Pas du Hooky, mais il donnait presque l'impression de faire de la batterie avec sa basse tellement il était doué. Et sans "slap", j'ai horreur de ce son... Il était au concert de 89 avec moi au Zénith... Le guitariste est devenu bassiste d'un groupe ska festif occitan assez connu sur la région : Roultaboul et les Banaboo. Je me revois encore le faire jouer skullcrusher... ça m'a fait drôle de le voir faire le pitre dans un Rockstore bourré à craquer l'année dernière...

Je crois que de toute cette époque, niveau matos, ce que je regrette le plus est le Roland SH-101. J'ai vu qu'A.S Dragon en utilise un... Chaque fois, j'ai la larme à l'oeil...

Terrible... sauf que dans le cas des Passagers, ce ne fût qu'une mini-crise, heu....passagère:lol: et finalement, surtout, liée, à une affaire de ...hum...ménage...Mais il y a prescription,n'est-ce pas, et le drummer est d'ailleurs marié avec la dite dame et père de 3 grands enfants, enfin même de 2 jeunes hommes.:rolleyes: maintenant.

Mais rassurez vous, à ce stade nous en avons encore jusqu'en 1993 - split final de l'affaire.!

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Et c'est Jérôme , l'homme des ondes nîmoises maintenant exilé à la frontière espagnole (Hola!) sur ses hauteurs Pyrénéennes surplombant la mer, qui rattrapa tout le monde par le col! Hop la! Je m'étais égaré ,de mon côté ,dans une collaboration avec le bassiste des Cold brains pendant que Michel faisait son guitar hero chez les approximatifs Bonnie and Clyde. Nous gratouillons du Cure et du Stranglers sans conviction ni réussite ni véritable envie , d'ailleurs, tant ce split en pleine ascension:\ohwell: me paraissait une connerie! J'avais cependant, dans notre chaos, trouvé une perle qui allait devenir le monsieur synthé et ordis des Passagers. Pierre, surnommé Docteur soudure (!?) jouait des claviers, à l'époque sur un orgue vintage , hors d'age. Il avait été très interessé par ce que je lui avais fait écouter des PAssagers et je l'avais donc embauché,satisfaisant son souhait d'intégrer une formation ,hum, sérieuse... En attendant le DX7 qui viendrait en 86, Docteur Soudure, me confectionnait donc des nappes et des mélodies , sur le Crumar Performer et sur son genre de **clavier Hammond.**L'hiver 85 se passa ainsi. En général Docteur Soudure - le surnom lui vint, en fait,de son habilité à réparer les jacks abimés et à retaper les pédales d'effets fatiguées , et ce dans les situations les plus improbables- Docteur Soudure, disais-je , se pointait chez moi et nous composions. Nous avons dû faire , ainsi, 3 ou 4 titres ensemble, aidés de la Roland et PIerre devint le deuxième compositeur du groupe.Je l'encourageai dans cette voie où il avait quelques réussites, fort d'un bagage musical conséquent. Toutefois je trouvais, en général, qu'il faisait beaucoup trop de notes.."Pierre, disais-je, là tu moulines un peu. Pas d'arpèges, pas d'arpèges....etc" Il était sympa, parce que , sans doute,étais je un peu autoritaire. Mais bon, il devait aimer ça , aussi.. Jérôme de son côté, qui s'était tout de même engagé pour nous auprès des instances rock locales, bookant un set à Musique en Stock au printemps , pouvait difficilement admettre nos petits états d'âmes. Enfin moi j'en avais pas tellement. Je voulais juste que tout le monde m'écoute , quoi! C'était pas difficile , merde! Bon , bon on se calme et on fait pas le testard Jean NO! PAr un miracle de persuasion il réussit à rassembler tout le monde + Docteur Soudure ( ou Pierre), nous mettant devant le fait: "J'ai un concert pour vous en Mai et Musique en Stock sera le premier Juin. Est-ce que vous voulez arrêter là comme des gros nazes ou bien aller un peu plus loin ?" Discussions à la con, patati patata...Mais Jacques revint aux baguettes, Michel déclara que les Bonnie and Clydes n'étaient qu'une distraction et qu'il pouvait très bien, sans trop se fouler, faire des concerts avec eux et "bosser musique" avec nous. Amen. On entoura Pierre la Soudure et on remercia l'ex bassiste des Cold Brains qui ne m'en voulut pas et ce pour une raison bien simple, il entamait des études d'expert comptable, la musique c'était bye bye for ever. Heureux homme.

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Mais en ce qui nous concernait, en ce qui me concernait,la musique , le rock et tout ce qui va avec, c'était loin d'être over... Un an plus tôt, en février 84,j'étais allé faire un tour up north, dans les brumes du Cheshire,limite de l'Angleterre et du pays de Galles. J'avais passé une semaine à Chester, petite ville typique mais très cosy du Nord Ouest. J'y retrouvais un copain de lycée qui y passait un an en tant qu'assistant. Chester c'était idéalement situé pour quelqu'un comme moi! Pour un fan de New Wave. A quelques kilomètres de Manchester et à quelques uns de Liverpool aussi.Pas loin de Macclesfield, non plus. Grimper là haut, à l'époque, tenait du périple. Train de nuit+ Ferry+ Train et transit londonien et Re-train. Fallait en vouloir. J'en voulais. Grosso modo c'était un peu le Lourdes du Catho ou le St Jacques de Compostelle du pélerin. De Chester nous filâmes une soirée à l'Hacienda pas très vieille, ouverte quelques mois avant. J'y cherchai ( en vain) l'un ou l'autre des N.O...Manchester ne me fit pas un effet terrible, qui ne connaissait pas encore son renouveau. C'était grand, un peu bizarre pour s'y repérer et assez vieillot, pour pas dire sinistre dès qu'on quittait le centre... Idem pour Liverpool où je visitai "The Cavern". Pas de Beatles à l'intérieur, of course, si ce n'est des figurines des fab four! Je photographiai la statue d'Eleonor Rigby, pas loin de là. Liverpool c'était des longues rues , pas loin des docks, plutot désolées et aux boutiques fermées.

Curieusement nous n'allâmes pas à Macclesfield, pourtant pas loin. L'idée (macabre?) ne me traversa pas l'esprit. Que serais-je donc allé voir,d'ailleurs ? Une maison ? Une tombe ? En vérité c'eût été très hasardeux, ne connaissant pas alors , ni l'adresse de la maison de Curtis ni même le fait qu'il avait été incinéré et mis en terre à Macclesfield. A cette époque là , il n'y avait pas internet et cette immense accessibilité aux informations. Les choses étaient beaucoup plus lentes, difficiles à connaître et à savoir, encore mystérieuses et cachées. J'avais lu "An Ideal For Living". OU je bien je venais juste de le lire et j'avais dû le trouver là _bas, justement. Je ne pense pas que le bouquin donnait des inducations sur ces questions. La mort de Ian était signifiée très alusivement. personne, à l'époque, ne connaissait les raisons ou l'histoire et les malheurs personnels de Ian.

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Donc pas de pélerinage à Macclesfield. Par contre, durant ce séjour, je découvris une petite boutique de curiosités avec un rayon vinyls et K7 Bootlegs. Le type qui tenait les lieux s'appelait David Fowece et était un fan de JD et NO, groupes qu'il avait vu live de nombreuses fois dans le coin. En vitrine j'avais remarqué un 45t sous plastique,premier préssage de Dreams never end et un ou deux autres titres. Pochette noir et blanc. Un truc pas officiel, of course, dont le prix était assez élevé, trop pour moi. Je l'écoutais religieusement. Il y avait un titre chanté pas Steve qui était peut-être Procession, mais je n'en suis plus très sur, bien que ce soit Steve qui chantait ce morceau. Je passai chaque matin discuter avec David Fowece, moi "the French fan". Il me refila une k7 live de NO "Live at Brixton Academy" en 83. TLU s'intitulait encore "Murder at the theater". J'emportai mon précieux présent que je glissais régulièrement dans mon WalkMan. Chez un disquaire local, je demandai "The New Smiths' single" et on me vendit "**WDDIM?"**avec back to the old house en face b.Sur la pochette à fond bleu, on voyait Morrissey en pull over tenant un verre de lait! Je trouvai aussi, chez le marchand de journaux, un petit magazine avec un elongue interview de NO et une de Morrissey. Je me rappelle l'avoir lentement lue et déchiffrée durant le voyage de retour de Chester jusqu'à Londres. A l'aller, dans ce même train, un voyageur, peu de temps avant Crewe, installé à côté de moi et que je sentais "tendu" depuis un moment, avait fait une crise d'epilepsie d'un seul coup - ou quelque chose du genre qui y ressemblait sacrément! Je l'avais redressé et j'expliquais au controleur perplexe, dans mon anglais d'étudiant, de quoi il retournait sans doute. PAs de doute, j'allais bien vers les terres obscures...

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JEAN NOEL BOUET wrote: TLU s'intitulait encore "Murder at the theater"

:confused2: jamais entendu parler de ça

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JEAN NOEL BOUET wrote: En vitrine j'avais remarqué un 45t sous plastique,premier préssage de Dreams never end et un ou deux autres titres. Pochette noir et blanc. Un truc pas officiel, of course, dont le prix était assez élevé, trop pour moi. Je l'écoutais religieusement. Il y avait un titre chanté pas Steve qui était peut-être Procession, mais je n'en suis plus très sur, bien que ce soit Steve qui chantait ce morceau.

Seraient-ce les WESTERN WORKS demos ?

Dreams Never End / Homage / Ceremony / Truth

avec Ceremony chanté par Steven

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: TLU s'intitulait encore "Murder at the theater"

:confused2: jamais entendu parler de ça

si murder at the theater! titre provisoire,puisque le maxi n'était pas sorti en 83, donc lors de ce concert. NO a ensuite enregistré un titre appelé Murder, sur un maxi aussi, circa 84.avec une voix terrible, transformée. Je pense que c'est paru sur Fac.Benelux. J'ai le truc. Mais il ne s'agit pas du même morceau.

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: En vitrine j'avais remarqué un 45t sous plastique,premier préssage de Dreams never end et un ou deux autres titres. Pochette noir et blanc. Un truc pas officiel, of course, dont le prix était assez élevé, trop pour moi. Je l'écoutais religieusement. Il y avait un titre chanté pas Steve qui était peut-être Procession, mais je n'en suis plus très sur, bien que ce soit Steve qui chantait ce morceau.

Seraient-ce les WESTERN WORKS demos ?

Dreams Never End / Homage / Ceremony / Truth

avec Ceremony chanté par Steven

probablement. Mais la pochette ne montrait pas Hooky en couv. On voyait les trois musiciens en pieds. J'ai par contre ces Western demos en K7 qui accompagnait un triple album pirate, appelé DNE,il me semble.

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retour en 85. Low Life de NO est une révélation.Il faut rendre à césar (heu NO) ce qui lui appartient et , ainsi,je le confesse, cet album sera un phare pour nous autres, simples Passagers. Des titres comme Love Vigilantes, Sunrise, Face up vont être des repères pour les compos et le son que nous développerons les deux années suivantes.La guitar side de l'album est celle qui nous intéresse le plus. Les Perfect Kiss ou Sub culture beaucoup moins, malgré leurs très belles lignes de basse. Elegia , par contre, avec son côté ennio Morricone,l'intensité dramatique contenue dans la montée impressionnera beaucoup notre homme désormais aux claviers, ce cher Docteur Soudure, Pierre de son vrai prénom,lequel s'équipera bientôt d'un tout nouveau tout beau DX7 Yamaha. Et question matos, d'ailleurs,les PAssagers s'équipent différent. Question gratte je suis très Fender. Je m'achète d'occase une Strato modèle 80 et je deale contre la TR 606 Roland une Fender Mustang sixtiesvintage - un malfaisant va me la chourer quelques années après, Jacques s'étant montré très laxiste en matière de fermeture ( à clef) du local Rock:banghead: :banghead: - si je choppe le type, je lui fais une indéfrisable à vie!! L'ampli Roland est laissé de côté pour un Peavey Special 130au son clair qui claque. Questions pédales j'utilise un delay/Flanger/chorus et un over-drive Boss. J'ai aussi une vieille WhaWha Morley.

Michel a racheté la Guild d'un copain (il l'utilisait à nos débuts) et alterne avec la Tokai copie Jazzbass. Amplificateur gros HP, Peavey TNT 130.+ compresseur+ Chorus+ Harmonix. Ca sonne.

Jacques a largué le drumkit composite pour une Pearl Exportsurpuissante. Il double l'affaire d'une Simmonsreliée à un ampli et une table de mix. Ca cogne.

Pierre (aka Docteur Soudure) va acquérir un DX7 Yamaha en début d'été, tout beau , tout neuf qu'il couple avec le Crumar analogique

Les Passagers sont blindés, parés. Nous avons un chouette local, isolé sur les hauteurs de la ville, en ce printemps 85 qui nous re-réuni et Jérôme est super content qui nous coache grave pour le concert de Juin à Musique en Stock,haut lieu branché du rock local. Avant ça, début Mai, nous devons jouer un autre Set, dans une salle des fêtes à Junas, où se tiennent de temps à autres , des trucs de Jazz.

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JEAN NOEL BOUET wrote: Chez un disquaire local, je demandai "The New Smiths' single" et on me vendit "**WDDIM?"**avec back to the old house en face b.Sur la pochette à fond bleu, on voyait Morrissey en pull over tenant un verre de lait!

:nono: JN, désolé d'être pointilleux mais c'est Terrence Stamp sur la photo : What Difference Does It Make?

:bow: :bow: :bow: :bow:

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twp wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Chez un disquaire local, je demandai "The New Smiths' single" et on me vendit "**WDDIM?"**avec back to the old house en face b.Sur la pochette à fond bleu, on voyait Morrissey en pull over tenant un verre de lait!

:nono: JN, désolé d'être pointilleux mais c'est Terrence Stamp sur la photo : What Difference Does It Make?

:bow: :bow: :bow: :bow:

Je viens de lire les infos sur le lien ci-dessus : mea maxima culpa JN. Tu devais parler de la réédition tardive, due apparemmment au fait que Stamp n'avait pas donné son accord. :wink:

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C'est Morrissey en photo sur l'édition achetée en UK.

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Le concert de la mi-mai 85 , se tient un samedi soir qui, s'il est printanier, est aussi pluvieux. L'endroit où nous jouons est une salle des fêtes à l'ancienne,avec rideau qui ferme la scène en planches. Nous débarquerons le matériel en milieu d'après-midi sous une pluie battante.Je me suis fait faire une coupe courte et la pluie dresse mes cheveux sur le dessus de mon crâne.Jacques a le blizzan Bogartien caractéristique et fume la Chesterfield sous le porche d'entrée. J'ai comme ça des instananés qui reviennent. Comme Pierre qui, justement, rebricole ma pédale Delay qui s'est mise à déconner. Pour ce set nous avons prévu de faire une reprise de Matt Johnson de The The. Le titre en est "Perfect day". C'est simple question gratte, c'est sûr. Pierre y essaie des sons de DX7 . Et Jacques répète la même ligne du début à la fin . Michel fait du slide sur sa basse. Nous commencerons par ce titre. Jérôme aime bien, qui nous enregistre pendant le soundcheck fait sur la " sono du Conseil général"(!),pour filer ensuite porter la TDK à Musique en stock ( je serai bien incapable de vous dire pourquoi ça urgeait à ce point ?). Avant nous, en première partie, Michel jouera avec ses "Bonnie and Clydes", sa petite distraction de guitar hero frustré - 2 sets dans la soirée, pour le bassiste des Passagers, quand on aime, on ne compte pas!

Le public de la soirée a ,très majoritairement ,fait le déplacement de trente kilomètres, pour venir depuis Nîmes nous entendre. Signe , quand même, d'un intérêt du public local pour la musique new wave locale. Ceci dit ce ne sont tout de même pas des centaines de Vikings qui se pressent sous la pluie. Une petite centaine de spectateurs, tout au plus, ont fait le déplacement. Auxquels se rajoutent,dans la salle de spectacle du gard profond, des babas ou jazzmen locaux (un rien surpris par le tata poum) ou des loulous ruraux, looking for some birds...enfin des femmes, quoi!

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Les Bonnie and Clydede Michel , je les avais jamais encore entendus. Forcément, avant le set, j'écoute leur première partie. Chanteuse punkette en résilles, bassiste grandas aux jambes arcées(salut Roland, dit le Coac.), guitariste ryhtmique à la Fender imitée, genre loulou -rocky-perfecto et petit bidon gonflée à la kro, surnommé "Gigi"(il fera le coup de poing éfficace et noble lors d'un de nos prochains sets!). Et le Michel, au centre, en Mick Jones, penché sur une Les Paul Ibanez( pas le budget pour la vraie, mais je recommanderai toujours ce "vieux modèle" Ibanez, très surement vintage today),moulinant et lachant des riffs et des solis brefs mais top classe. La set list du Pub rock band - comme ils se qualifiaient eux-mêmes- va des Pistols ( Pretty Vaccant) à Blondie (Hanging on the Telephone) en passant par Gainsbourg (B&C- of course) et Chuck Berry ( Roll over Beethoven). Ca rocke, quoi, ça rock'n'roll tonight.

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Et les B&Cs'en sortent plutot bien, qui sont rappelés. Backstage je souris au combo et Michel qui descend une seconde me glisse à l'oreille " allez monte, on va se marrer". Pourquoi pas. J'empoigne ma Music MAster customisée et je me branche sur le peavey déjà installé en fond de scène. Qu'est-ce qu'on joue . Le bassiste à grandes jambes suggère Guns of Brixtonet n'attend pas l'accord du patron pour lancer sa ligne de basse ronflante. Le batteur - un petit jeunot plein de gaz- attaque un beat reggae et ça démarre. Je ne connais pas les accords du titre de Simonon mais ,vu qu'il n'y en a que trois, je mate les doigts de Michel sur sa Les paul et je m'applique F # Bm G Bm. C'est ça! Et Jacques, toujours en blizzan Bogartien et Chesterfield au bec , grimpe aussi sur scène armé de maracas trouvés je ne sais où . Il Danse une sorte de Ska autour de la punkette au micro et reprend les chorus " OOOHHH OOOHHHH The Guns of Brixton.....But u have to answer to .....The Guns of Brixton". Ambiance festive sur scène,et super bon groove . Jérôme qui vient d'arriver de Nîmes anime la salle ! Finalement les Mondays n'ont rien inventé. Nous l'avons fait 5 ans avant.:wink: :thumb:

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Salle bien en forme! Même les babas locaux, fans ,visiblement, davantage de progressive rock que de new wave, se sont trémoussés sur le Gun of Brixton d'anthologie.Break après ce set des B&C. Faut que la buvette fonctionne.:beer:Backstage les Passagers se regroupent avec copines et staff. Nous notons notre set list sur des feuilles A4 que Jérôme s'empresse d'aller coller sur scène. Que jouâmes -nous ? Grosso modo il dût y avoir : Perfect day (The The), It's a blue day ( sans l'effet d'orage au DX7), Europeans CArs, Bright Interval,Ideal story (une nouvelle compo), surement 586, Lonely streets ( qui est sur la TDK qui me reste quelque part),Under the rows ( dont l'idée m'était venue pendant mon séjour à Chester avec ses allées couvertes - où je déambullai longuement-)et ,probablement, an Hard rocking one. Inféodés que nous étions à nos (mes)idoles NO, nous souhaitions(je) faire des sets plutot courts et denses. 9 titres étaient , grosso modo,la base de nos sets. Il y eut toutefois un rappel où nous jouâmes Bikede Barrett, chanson que je maitrisais depuis des lustres. POur ce titre Jérôme grimpa sur scène avec les maracas (les mêmes que pour GoB) et un sifflet en plastique sorti de sa poche. Le truc fût on ne peut plus foutraque. Honnêtement je ne me souviens pas avoir jamais fait set aussi joyeux:abovelol: :abovelol: . Pour des types en manteaux gris, faut dire, c'était pas dans nos habitudes.

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Allions-nous, pour autant, devenir de joyeux drilles?:brow: Ne nous méprenons pas. Le côté obscur était toujours là qui me taraudait. J'étais pas un rigolo. Un hédoniste contrarié, dirais-je, plutôt. Qui parfois usait les patiences. MAis j'avais l'avantage de détourner ça ,de pousser un peu mon monde, fallait bien. J'étais l'exigeant un rien casse-pieds, mais tout le monde aimait bien, finalement, vu que je pouvais convertir le gloom intérieur en quelque chose d'intéressant. Bon basta. L'objectif prochain c'était donc MES,Musique en stock, le lieu branché de la ville, up to date. Les Passagersse devaient d'y faire un concert top et remarqué. Jérôme avait managé la soirée en pro. L'homme de "Petits avec de grandes oreilles" ( vous vous rappelez,l'émission radio cultissime ?- si, j'insiste, y'en a pas eu d'autre après , dans notre bonne cité,dans la Rome Française, vouée aux toros, aux penias et à Philippe Corti - qui y sévit a lot in the eighties-),l'homme ,disais-je, nous fit imprimer de belles affiches, rameuta la presse avant,tint meeting au comptoir du 421( son QG) et fit gagner des places gratos sur les ondes. Fallait donc assurer et être prêts. Je briefais grave les troupes. Les répéts au local étaient sérieuses, peaufinées, les titres réglés carré. Jacques en prit ombrage. J'étais trop pointilleux. "J'y arrive pas à jouer ce truc" déclarait-il balançant les baguettes! Et , of course, j'étais bien mal placé pour lui montrer. Aussi chantais -je les lignes de drum kit que je voulais entendre, ici ou là, modifiées,si possible, façon pas bancale.

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Façon pas bancale ? Avez-vous jamais réglé un beat de batterie au poil prêt ? Faut compter les mesures ( ou pas), faut que le type tape impec. C'est la structure(sic!). Ca paraît pas. Mais sans faire son Manu Catché(ortho?)-beurk- ça s'improvise pas. Le batteur doit à la fois être à fond dedans et avoir un certain recul. It's hard. J"adore les batteurs, moi qui suit incapable de jouer des tambours. Je dois rendre ici un hommage à genoux à Jacques-l'impeccable- ( on se voit demain soir, hein, vieux ?- il aime pas que je dise ça,le 47 years old friend of mine qui doit changer ses lunettes - moi aussi!je vois pas ce que j'écris),magnifique batteur, impulsif et intuitif, mais ,il faut aussi le dire, pas bon en maths, qui ne comptait pas mais jouait dans un feeling top class enlevant haut la main, toute l'affaire. Ce type était le coeur, l'âme , l'armature des Passagers. Les gens étaient sur le cul quand il jouait,les autres batteurs venaient le voir,l'applaudissaient et moi je lui cassais les pieds. Mais pour son bien . Pour le bien des Passagers qui devaient être le plus fin groupe local de NEW wAVE(locale). Sans comparaison avec les autres locaux, à qui nous mîmes au milieu des eighties,sans modestie, trois longueurs d'avance.Avec Jacques je parlais peu. Nous nous comprenions sans mots.Les sets de 82 joués tous les deux, avec notre roadie fou, ont surement quelque chose à voir là-dedans. Et la vie, ensuite, nous l'a aussi prouvé. Nos vies. Parce qu'un groupe comme le nôtre a soudé des putains de liens entre nous tous. Entre nous deux essentiellement, and it's for ever. Donc fallait caler les trucs et pour M . E. S , je voulais que ce soit calé. Perfect. Ca allait l'être.Le concert du 1 Juin 85 restera une date. Comme celui, deux ans plus tôt, des arènes, le même mois. Les mois de Juin devaient nous réussir. A suivre.:wink:

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In A Noisy Place wrote: beat et poil dans la même phrase, c'est rigolo :laugh:

:ignore:

pas grave. Les PAssagers ont entendu pire. Mais oui.:shy:

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Le premier Juin 85, il fait une chaleur terrible. Dans l'après-midi nous déménageons le local pour descendre en ville. Direction et terminus :M. E S. A l'intérieur du club musical il ne fait guère plus frais. Tout le monde est en nage. Chemises collées à la peau, fronts qui perlent de sueur.Le staff technique nous accueille sans trop bouger ,non plus, le petit doigt( ne parlons même pas des mains et des bras!) pour le transport du matos. Le Peavey ne m'a jamais paru si lourd et que dire du TNT 130 Basse de Michel!? PFFTTT! 'Vous jure qu'il fallait aimer ça, le rock'n 'roll! On colle tout ça en fond de scène.Le club a prévu une première partie, des types venus d'Avignon, qui doivent jouer une demi-heure (pas payée, pour eux). Petite surprise dans le choix parce que les trois ou quatre musicos sont des répliques des Stray Cats!. Bananes et tout et tout, creepers aux pieds, petits blousons teddies, jean's serrés sur les burnes. Woaww!:cry: . Je suis un rien surpris mais j'écoute poliment les accords E A7 E B7 E qui tournent en boucle. Le batteur joue sur un kit réduit tata poum tatapoum tata poum et le bassiste fait ses gammes de blues. Jérôme qui sirote se marre doucement. "Là, il me fait, vous craignez pas la concurrence. ce truc n'a rien à voir avec ce que vous faîtes"... tata poum caca poum. Je me barre avec Michel au Bar de la Bourse ( Jiphy connaît) à deux pas, pour nous jeter un rafraichissant demi.Peut-être deux, bien que , je l'avoue, à l'époque, je n'étais pas un grand buveur.

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Retour pour le soundcheck, en fin d'après -midi. Un incontournable. Essais de batterie, tom par tom et caisse claire, après grosse caisse. Essai d'une ligne complète. "OK!" Idem pour la basse, les claviers,les grattes. essais de voix. A cappella. "Tu me rajoutes de la reverb ? Fous un filtre. Gaffe aux Ttteeu TTTeuuu". On est devenus exigeants. Un morceau est joué à moitié. Puis un autre orchestré différemment. "Bon, OK!". Il fait toujours une chaleur terrible. Nous demandons des bouteilles de flotte sur scène pour le concert. Les types du bar préparent ça. Sandwiches grignotés dans des loges, derrière le bar. Ce qui fait que pour aller jouer , il faudra traverser la salle. On s'immergera directement dans l'ambiance. Nous sommes installé sur des chaises en plastoc. Il y a un miroir avec des ampoules autour, au cas où nous voudrions nous refaire une beauté - mais c'est pas la peine! No make up at all! Nous ne sommes pas Kiss!:abovelol: Les Rocking Teddies font entendre leur tata poum et les solis de guitare millésimées 50's résonnent dans la salle. Jacques tire sur ses Chesterfield. Je bois de l'eau minérale.Pierre et Michel somnolent sur les chaises. Dans un quart d'heure ce sera à nous . Jérôme est au bar, paraît-il , avec un journaliste du Midi libre et un photographe qu'il a rameuté exprès. J'ai dit que je voulais personne dans les loges avant le set. Il y a Gigi des Bonnie and Clydes qui garde la porte, vachement sérieux, blouson et futal en jean's et ceinturon. Ventre un rien bombé sous la chemise à carreaux façon western . It's a great night. Actualy.

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JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: TLU s'intitulait encore "Murder at the theater"

:confused2: jamais entendu parler de ça

si murder at the theater! titre provisoire,puisque le maxi n'était pas sorti en 83, donc lors de ce concert. NO a ensuite enregistré un titre appelé Murder, sur un maxi aussi, circa 84.avec une voix terrible, transformée. Je pense que c'est paru sur Fac.Benelux. J'ai le truc. Mais il ne s'agit pas du même morceau.

Désolé Jean No de revenir sur cette histoire, mais Tim ne confirme pas :\ohwell:

No, it was always Thieves Like Us. They got the title before they'd written the song, on that US 83 tour, it was sprayed on a wall somewhere.

Vérifie...si jamais tu arrives à retrouver ta cassette :evil4:

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: TLU s'intitulait encore "Murder at the theater"

:confused2: jamais entendu parler de ça

si murder at the theater! titre provisoire,puisque le maxi n'était pas sorti en 83, donc lors de ce concert. NO a ensuite enregistré un titre appelé Murder, sur un maxi aussi, circa 84.avec une voix terrible, transformée. Je pense que c'est paru sur Fac.Benelux. J'ai le truc. Mais il ne s'agit pas du même morceau.

Désolé Jean No de revenir sur cette histoire, mais Tim ne confirme pas :\ohwell:

No, it was always Thieves Like Us. They got the title before they'd written the song, on that US 83 tour, it was sprayed on a wall somewhere.

Vérifie...si jamais tu arrives à retrouver ta cassette :evil4:

j'ai toujours la K7 . Qui date de 83. Je vérifie tonight, but i'm sure that Murder at the theater est l'intitulé de TLU. Il ne s'agit pas d'une autre chanson inédite.A moins qu'il s'agisse du premier titre de Murder. Enfin c'est pas gravissime. I'll tell u.

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: TLU s'intitulait encore "Murder at the theater"

:confused2: jamais entendu parler de ça

si murder at the theater! titre provisoire,puisque le maxi n'était pas sorti en 83, donc lors de ce concert. NO a ensuite enregistré un titre appelé Murder, sur un maxi aussi, circa 84.avec une voix terrible, transformée. Je pense que c'est paru sur Fac.Benelux. J'ai le truc. Mais il ne s'agit pas du même morceau.

Désolé Jean No de revenir sur cette histoire, mais Tim ne confirme pas :\ohwell:

No, it was always Thieves Like Us. They got the title before they'd written the song, on that US 83 tour, it was sprayed on a wall somewhere.

Vérifie...si jamais tu arrives à retrouver ta cassette :evil4:

oui, eh bien, j'ai la k7 sous les yeux et effectivement y'a pas... Curieux ça. Je suis quasi certain de ne pas avoir inventé ce truc . Peut-être est-ce une version "temporaire' de Murder, début 84 ?Ca me paraîtrait, alors, l'explication la plus plausible. Mais je n'ai pas inventé ce titre, je l'ai vu écrit, entendu - soit TLU, soit Murder- circa début 84, donc. Je me renseigne chez les rosbeefs.:)

Set list du Brixton academy (dec 1983) - soit quelques semaines avant que je ne fasse l'amplette de la K7 - en l'occurence un master-

  • BM -IALP -Chosen Time -DNE -We all stand -Leave me alone -Age of consent -Temptation -586 -EGG

et donc, tiens, TLU n'y est pas!! Big mystery. Alors qu'il est mentionné comme ayant été joué... Bizarre... Ceci dit, il semble que les Britishs n'en savent pas plus. Alors je crois bien que j'ai - tout de même- une vraie info rare. Et comme je leur ai dit, aux englishes, il se peut que le truc me vienne d'un article lu en Feb 84 ( à Chester justement), dans lequel soit Barney, soit Hooky, parlait de TLU et donnait ce titre Murder at... qui fût réutilisé pour "Murder" tout court, un peu plus tard.Rien ne se perd, tout se recycle. Et Hop! Et ça n'empêche donc pas que "Murder at..."n'ait jamais été 'écrit' as a working title. Le mieux serait d'appeler Hooky. Je vois que ça.

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JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: TLU s'intitulait encore "Murder at the theater"

:confused2: jamais entendu parler de ça

si murder at the theater! titre provisoire,puisque le maxi n'était pas sorti en 83, donc lors de ce concert. NO a ensuite enregistré un titre appelé Murder, sur un maxi aussi, circa 84.avec une voix terrible, transformée. Je pense que c'est paru sur Fac.Benelux. J'ai le truc. Mais il ne s'agit pas du même morceau.

Désolé Jean No de revenir sur cette histoire, mais Tim ne confirme pas :\ohwell:

No, it was always Thieves Like Us. They got the title before they'd written the song, on that US 83 tour, it was sprayed on a wall somewhere.

Vérifie...si jamais tu arrives à retrouver ta cassette :evil4:

oui, eh bien, j'ai la k7 sous les yeux et effectivement y'a pas... Curieux ça. Je suis quasi certain de ne pas avoir inventé ce truc . Peut-être est-ce une version "temporaire' de Murder, début 84 ?Ca me paraîtrait, alors, l'explication la plus plausible. Mais je n'ai pas inventé ce titre, je l'ai vu écrit, entendu - soit TLU, soit Murder- circa début 84, donc. Je me renseigne chez les rosbeefs.:)

Set list du Brixton academy (dec 1983) - soit quelques semaines avant que je ne fasse l'amplette de la K7 - en l'occurence un master-

  • BM -IALP -Chosen Time -DNE -We all stand -Leave me alone -Age of consent -Temptation -586 -EGG

et donc, tiens, TLU n'y est pas!! Big mystery. Alors qu'il est mentionné comme ayant été joué... Bizarre... Ceci dit, il semble que les Britishs n'en savent pas plus. Alors je crois bien que j'ai - tout de même- une vraie info rare. Et comme je leur ai dit, aux englishes, il se peut que le truc me vienne d'un article lu en Feb 84 ( à Chester justement), dans lequel soit Barney, soit Hooky, parlait de TLU et donnait ce titre Murder at... qui fût réutilisé pour "Murder" tout court, un peu plus tard.Rien ne se perd, tout se recycle. Et Hop! Et ça n'empêche donc pas que "Murder at..."n'ait jamais été 'écrit' as a working title. Le mieux serait d'appeler Hooky. Je vois que ça.

tu peux lui envoyer un mail sur son myspace...

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Set list du 1/06/85 - j'ai une partie de la bande.:) -An hard rocking one

  • A northern story( ou northern song) -Bright interval
  • Lonely Streets -586 ( cover de qui vous savez) -European CArs ( très bonne version, j'en suis étonné, n'ayant plus entendu le truc depuis ...heu ...22 ans, maintenant) -It's a blue day
  • THe void ( intitulée d'abord a Xmas song) -Light. rappel
  • Guns of Brixton ( et oui, rebelote!) rappel 2
  • It's a blue day ( reprise de la même, jouée un peu plus tôt et vachement étirée sur l'intro).

C'était quand même pas mal du tout. Je vais devoir rappeler les quadras pour ré-enregistrer ça...

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JEAN NOEL BOUET wrote: Set list du Brixton academy (dec 1983) - soit quelques semaines avant que je ne fasse l'amplette de la K7 - en l'occurence un master-

  • BM -IALP -Chosen Time -DNE -We all stand -Leave me alone -Age of consent -Temptation -586 -EGG

Excellente set list :thumb:

...mais, ce n'est pas celle du Brixton Academy (01 dec 83). Elle ressemble plutôt à celle du Recreation Centre, Tolworth (12 mars 83)

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Set list du Brixton academy (dec 1983) - soit quelques semaines avant que je ne fasse l'amplette de la K7 - en l'occurence un master-

  • BM -IALP -Chosen Time -DNE -We all stand -Leave me alone -Age of consent -Temptation -586 -EGG

Excellente set list :thumb:

...mais, ce n'est pas celle du Brixton Academy (01 dec 83). Elle ressemble plutôt à celle du Recreation Centre, Tolworth (12 mars 83)

C'est ça , en effet. Avant le départ aux states.Le set est ponctué de petites anecdotes. Celle du scooter qui bloque la sortie.Barney qui parle au public ,raconte qu'ils reveinnent jouer parce que c'est bloqué et qu'ils peuvent pas rentrer chez eux...etc...:wink:

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JEAN NOEL BOUET wrote: Set list du 1/06/85 - j'ai une partie de la bande.:) -An hard rocking one

  • A northern story( ou northern song) -Bright interval
  • Lonely Streets -586 ( cover de qui vous savez) -European CArs ( très bonne version, j'en suis étonné, n'ayant plus entendu le truc depuis ...heu ...22 ans, maintenant) -It's a blue day
  • THe void ( intitulée d'abord a Xmas song) -Light. rappel
  • Guns of Brixton ( et oui, rebelote!) rappel 2
  • It's a blue day ( reprise de la même, jouée un peu plus tôt et vachement étirée sur l'intro).

C'était quand même pas mal du tout. Je vais devoir rappeler les quadras pour ré-enregistrer ça...

A 21 h nous montons sur scène. après avoir traversé la salle où la chaleur est toujours aussi assommante. L'homme de la soirée sera indéniablement Gigi, qui quand il ne tient pas le manche de la guitare rythmique des Bonnies and Clydes, s'est déclaré Road officiel des Passagers. Nous allons voir comment, ce soir là, il s'illustra...

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Dans la salle de MES il ya du monde. Il ya surtout deux pébrons, plantés juste devant moi qui beuglent sans cess "Rock n Roll " et -quand nous trainons trop entre deux titres pour boire le coup- s'énervent et menacent "Jouez, putain! Jouez!". Nous on veut bien, vu qu'on est là pour ça. Mais ma chemise ( à fleurs) trempée, me colle au dos et je manque d'air. Pas de ventilo, rien, que dalle. L'un des deux soulographes rockeurs est juste devant moi, à cinquante centimètres. Au bout d'un moment , comme pris de folie, le gugusse se met à m'insulter,finement, on s'en doute. Peu belliqueux, je méprisai,sauf qu'au bout d'un moment les "Pd,fiote "et,hélas nous y arrivâmes " va te faire enculer" me lassèrent un peu. Ainsi, lui dis-je d'y aller lui-même ce qui agaça le grossier , lequel me saisit la jambe méchamment et arracha les jacks de mes boites d'effet! Merde! Il poussait un peu , le cave. Gigi, alors , qui se tenait noble et droit en coin de scène,se montra grandiose.

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In A Noisy Place wrote: :boxer:

en effet.C'est arrivé.

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Des matadors ces Nîmois...

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Jiphy wrote: Des matadors ces Nîmois...

Ca va être d'actualité,Olé! Mais je prendrai la fuite sur le littoral, laissant la maison aux jeunes ( paraît qu'ils vont être 30 à squatter les murs! Oh pauvre! - d'ailleurs Jiphy Port Camargue-Montpel. c'est pas loin ?)

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Ainsi Gigi -rendons lui ce soir cet hommage-sauta t-il de scène pour saisir par le col l'outrageant blêmissant et si peu respectueux de l'oeuvre artistique des jeunes rockers new wave. Pendant qu'accompagné d'un chahut du tonnerre,je rebranchai mes pédales d'effets,notre road diligent traina le trou du duc en fond de salle et lui donna, me rapporta t-on, ce qu'il méritait. Petit émoi dans le public, mais le R'n'r c'était ça aussi. Son collègue de beuverie, solitaire soudain, préféra la jouer profil bas et disparut dans un coin. Où ? je vous le dirai pas mais je gage que la soirée ne lui fût pas glorieuse. Docteur soudure ( Pierre ou Pedro , ça variait) meublait cette scène d'une rare violence, prouvant que la musique n'adoucit pas toujours les moeurs,de quelques accords vaporeux de synthétiseur Crumar. Quelques minutes plus tard, the show pouvait reprendre, car comme le braillait si bien Freddy Mercury, dont je n'ai jamais été très fan mais qui eût, reconnaissons -le quelques phrases de génie, The show must go on !

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Puis le set reprit dans la chaleur incroyable. Jacques fut particulièrement bon ce soir là. Tapant ses drums avec maestria. A la fin du concert plusieurs types sont venus le voir spécialement, dont le célèbre et terrible Vincent Lasserre, drummer aigue-mortais, aux commandes des Kidnappers,combo rock/rythm n blues/punk qui sonnait bien .Les deux hommes s'entendirent ce qui nous valut une date en Juillet avec les aigue-mortais- vous aurez le reportage, of course. Nous rejouâmes en rappel It's a blue day, sur lequel j'abusai largement de l'overdrive et du flanger, ponctuant mon chant de petits cris punchy. Je crois que pour ce titre Jacques finit tout seul,ralentissant progressivement le tempo de la ligne, à la façon Joy divisionesque d'un Steve Morris. J'ai encore dans l'oreille le coup de cymbale final, accentué par la reverb qu'on lui avait collé dessus. Un must dans notre petite histoire.:thumb:

Plus tard, au comptoir, je retrouvai un plasticien local, connu et qui avait été mon prof. à l'IUFM où j'avais passé un DEUG d'enseignement option Arts. L'artiste quadra avait tellement été emballé par notre truc qu'il nous proposa de mettre en image quelque chose de nous. RV fut pris. Une journaliste de Calades, magazine culturel gardois, nous fit une interview, signe de reconnaissance du monde culturel bien comme il faut. Jérôme veillait dans son coin, sirotant des boissons bleutées un rien ennivrantes. Le type du Midi Libre compléta l'interview de Calades et nous fûmes pris en photo - bien que le cliché ne fût pas publié, un portait de bibi, saisi pendant le set étant publié à la place. Les autres avaient pas râlé et je les en remercie bien..:wink:

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Concerts de l'été 85 : 11 Juillet, Carrières de Junas - lieu habituellement Jazzy ( nous fûmes remarqués, on s'en souvient, dans cette commune profonde, au mois de mai précédent). Mini festival rock sur une soirée. 3 groupes au programme. Je ne me souviens plus du tout des premiers ? Les TRICHEURSjouent avant nous. Trio pop/rock dans l'air du temps. Le guitariste est toujours dans la musique;le bassiste chanteur était, un temps, devenu journaliste dans un hebdo local qui me semble avoir récemment disparu ?.

13 Juillet, avec les Bonnie and Clydes ,les Kidnappers et un autre combo Surf/punk dont j'ai tout oublié. Aigues-Mortes. Sur le stade de foot. Je remonte direct de la plage pour aller jouer. On fait les cacous dans la 2chvx de Michel/Mick Jones. Les Kidnappers, vedettes locales,terminent la soirée. Je les sonorise ,en accord avec le groupe,après avoir viré le type aux manettes de la table de mixage.

? Août - Uzès, bar "le Suisse d'alger", repère des ravageurs Tulaviok (!) qui allaient créer le label "Bollocks production" sur lequel les Kidnappers feront un lp. LA soirée m'enchantera pas . Ni personne parmi nous . LA salle de concert est en sous-sol. JAcques s'engueule avec les Tulaviok, dont le batteur chauffé à la kro, veut absolument jouer sur la Pearl export de Jacques. Soit. Mais alors on comprendra la colère du drummer en chef des Passagers, quand il découvre un phallus bien raide , tracé au marqueur sur la peau de la grosse caisse . :banghead: :banghead: :banghead: Le public des Tulaviok est un ramassis d'ensuqués complets. Stoned ou bourrés, grimmés punks après avoir été babas ou bien composant un mix pourrave des deux. Je joue sans enthousiasme et bâcle les parties de chant. Nous ne sommes, au fond (de la cave) , pas tranquilles. Peu d'espace entre nous et le public qui pogote et rote à qui mieux mieux . C'est là que je comprends, je crois, que la plupart des mecs qui trainent dans les concerts locaux, ne comprennent rien à rien .

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JEAN NOEL BOUET wrote:

  • "le Suisse d'alger"
  • Tulaviok (!)
  • le label "Bollocks production"

ça ne s'invente pas :abovelol:

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

  • "le Suisse d'alger"
  • Tulaviok (!)
  • le label "Bollocks production"

ça ne s'invente pas :abovelol:

le "suisse d'alger" tenait et tient toujours son nom de l'origine "mélangée" de son premier patron. Suisse, donc, ayant été résident à Alger. L'enseigne est ancienne, à Uzès, place aux herbes. Au début des eighties les Tulaviok, punks très déguisés de la cité gardoise, avaient investi les lieux qui étaient, brièvement devenus trash après avoir été assez babas. Aujourd'hui l'endroit existe toujours et est nettement plus chic . Bar à vins pour bobos , artistes et intellos du coin . On y croise parfois JL Trintignant qui y vient en voisin et fourgue aussi son propre côtes du Rhône.

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Concerts du dernier trimestre 85: Le Titoit de Titus, café théâtre - Nîmes Septembre 85 . POur ce set il ya avit eu un jeu à la radio ( Canal 30 , je crois). Les gens gagnaient des places. Affiche particulièrement réussie mais énigmatique . Format carré, lettrage ,néoclassique ( hum la référence!) avec juste le nom du groupe. Un bandeau était rajouté avec la date et le lieu. Quelques personnes , au départ, ne savaient pas du tout de quoi il s'agissait!Le concert fût précédé d'un montage audio/Diapos du plus bel effet. Arles, Octobre 85. Avec les Frogs et un troisième groupe dont j'ai oublié le nom. La salle où eut lieu ce concert est aujourd'hui détruite . A la place il y a le musée des Antiques.La mairie d'Arles était alors très branchée rock et donnait des coups de mains sympas aux groupes locaux. Je ne sais plus ce qu'il en est aujourd'hui. Nîmes,Décembre 85. Mas de Guiraudon. Festival New Wave. Avec Delarue-Mardrue ( qui vont devenir Via Romance) et The Moderners ( qui disparaîtront aussi sec). MArc Simon ( ex futur Corman et Tuscadu, signé chez Warner avant le fiasco du début des nineties)fait son premier concert avec les PASSAGERS. Il tient la deuxième guitare et s'occupe d'un synthé. Joue aussi de certaines percus enrichissant notre son :wink: . La formation des Passagers compte désormais 5 membres.

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matos des Passagers en déc 85. Pearl Export - rajouter une cymbale crash + un deuxième tom basse.

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Simmons électro. Certains éléments rajoutés à la Pearl . Jamais jouée seule par Jacques.The best.

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le ronflant et puissant Peavey combo basse TNT 130, HP 15 de Michel. Combo à transistor hyper simple mais qui assure.:thumb:

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la Tokai frettée, APG,copie Fender. Cheap but Chic. Au milieu des eighties,les Tokai ont eu la côte. BArney a eu une Strato de la marque.

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et la basse Guild S 300D ,rachetée d'occase.Modèle vintage 80. Superbe.Idéale pour aller haut dans les aigus. Celle de Michel/mick était couleur bois. Un must

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le Peavey guitare. Combo à transistor, Special 130Wtts. Canal overdrive/pédale footswitch pour changement de canal. encore en activité il y a un an. Je l'ai utilisé jusqu'en 93. Récemment HS...:cry:

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Fender music master. Simplissime .Achetée around 1982. Customisée ensuite avec un second micro . Je l'utilise avec mes autres Fender.

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La fender Jaguar. Vintage. Modèle 62 d'origine. Me posait quelques petits pbs de chevalet. Je l'utilisais finalement assez rarement mais la regretterai toujours, pour une raison simple: elle nous fût volée quelques années après par des malfaisants...

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ma strato ! Modèle 80. Echangée contre quelques billets et la boite Roland TR606. J'en joue toujours. Avec vibrato. Un must :thumb: :thumb:

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

  • "le Suisse d'alger"
  • Tulaviok (!)
  • le label "Bollocks production"

ça ne s'invente pas :abovelol:

Si, si, je confirme.

Le Suisse d'Alger à Uzès... mais comme le dit Jean-Noël, c'est une ambiance bobo. D'ailleurs, ce côté branchouille ne me donne plus envie de flâner à Uzès... trop snobs venus d'ailleurs, plus assez d'autochtones...

Tulaviok : Vous savez comment j'ai connu ce groupe ? Chaque fois que mon père voyait une affiche, il en pleurait presque de rire... "Regarde, une affiche de Tulaviok ! Ca doit être comique leurs concerts avec un nom pareil !"

Bollocks Production me rappelle, il n'y a peut-être pas de lien, les Electric Buttocks emmenées par un certain Push Push qui montrait son cul à chaque concert...

Sinon, ça me fait rire de revoir tous ces noms...

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Jiphy wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

  • "le Suisse d'alger"
  • Tulaviok (!)
  • le label "Bollocks production"

ça ne s'invente pas :abovelol:

Si, si, je confirme.

Le Suisse d'Alger à Uzès... mais comme le dit Jean-Noël, c'est une ambiance bobo. D'ailleurs, ce côté branchouille ne me donne plus envie de flâner à Uzès... trop snobs venus d'ailleurs, plus assez d'autochtones...

Tulaviok : Vous savez comment j'ai connu ce groupe ? Chaque fois que mon père voyait une affiche, il en pleurait presque de rire... "Regarde, une affiche de Tulaviok ! Ca doit être comique leurs concerts avec un nom pareil !"

Bollocks Production me rappelle, il n'y a peut-être pas de lien, les Electric Buttocks emmenées par un certain Push Push qui montrait son cul à chaque concert...

Sinon, ça me fait rire de revoir tous ces noms...

C'est déjà ça. Et c'est pas mal.

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top vintage. L'IBANEZ Lespaul , millésimée 74/78 seventies,de Michel, aka MicK Jones.Ces guitares sont toujours très côtées à l'argus des guitares. MOins chère que la Gibson, mais sans dec' quasi aussi bonne. Michel ne l'a pas utilisée au sein des Passagers, mais pour son rôle de Guitar hero chez les Bonnies and Clydes! Déjà les side-projects:wink: Nous verrons que certains parmi nos rangs en auraont également, dont Jacques qui ira taper les drums chez les DEAD SOULS ( si) comme le nom l'indique un tribute band de JD!! Mais gardois et sans doute un des premiers au monde, who knows ?

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Questions claviers Pierre se sert toujours du Crumar Performer ( aujourd'hui pièce de musée!) et d'un DX7 Yamaha. Ce dernier synthé est un apport particulièrement important à notre son, parce qu'il diversifie largement les orchestrations et arrangements et nous permet assez facilement, d'introduire ce dont j'avais toujours rêvé, des trucs un peu space dans notre musique.Le syndrome Barrett, sans doute. Bruits divers, trucs stridents,orage(!) on s'en souvient.

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Marc Simon ,5ème Passager, tient le manche d'une Hohner assez curieuse. Il enrobe aussi notre son avec divers instruments, dont un vieux synthé Moog. C'est aussi l'homme des percus et qui programme une boîte à rythme remplaçante de la pénible Roland tr 606.

la pénible TR 606 - pourtant en vogue à l'argus =410€!

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Autre synthé, utilisé en 86 celui-là. Analogique le Korg Poly 800 v2. J'avais eu l'idée d'acheter ce truc mais c'est Pierre qui s'en servait . Nous l'avons utilisé sur deux ou trois concerts mais le matériel fût abandonné en 87, année où je m'achetai une Epiphone Sheraton, demi-caisse, dans le style de la ES Gibson.Son différent des Fender et Top classe question gratte.

Le Poly 800 v2

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La Sheraton Epiphone.:clap: :clap: :clap: Je l'ai utilisée jusqu'en 93 - fin de l'aventure. Revendue après, hélas, dans un moment de creux budgétaire:uhoh: Fort heureusement remplacée depuis par une excellente Ibanez AS ARTSTAR kif kif , sauf le ton sunburst et absolument fabuleuse ! La pauvre , cependant, n'aura pas elle , connu les feux de la rampe, son maître ayant déclaré forfait pour ces exercices ludiques mais dans lesquels, today,il se sentirait un peu ...hum.... décalé ?:wink:

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JEAN NOEL BOUET wrote: Marc Simon ,5ème Passager, tient le manche d'une Hohner assez curieuse. Il enrobe aussi notre son avec divers instruments, dont un vieux synthé Moog. C'est aussi l'homme des percus et qui programme une boîte à rythme remplaçante de la pénible Roland tr 606.

la pénible TR 606 - pourtant en vogue à l'argus =410€!

Je confirme une chose. Nous n'avions pas la même boite à rythme. Ici, le TR 626

Jamais aimé le DX7. Mais je reconnais qu'il a révolutionné la musique dans les années 80...

Mais petit truc à moi, c'était ça :

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Jiphy wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Marc Simon ,5ème Passager, tient le manche d'une Hohner assez curieuse. Il enrobe aussi notre son avec divers instruments, dont un vieux synthé Moog. C'est aussi l'homme des percus et qui programme une boîte à rythme remplaçante de la pénible Roland tr 606.

la pénible TR 606 - pourtant en vogue à l'argus =410€!

Je confirme une chose. Nous n'avions pas la même boite à rythme. Ici, le TR 626

Jamais aimé le DX7. Mais je reconnais qu'il a révolutionné la musique dans les années 80...

Mais petit truc à moi, c'était ça :

les sons du sh101 sont toujours d'actualités alors que ceux du dx7....la tr626 a été ma premiére boite à rythme.la tr606 est sorti avant ,avec des sons analogiques.c'est pour ca qu'elle est recherchée(bien moins quand meme que la tr808 et 909 que l'on retrouve depuis 20 ans dans tous les styles de musiques électroniques,du rnb au rap ,électro et tous le reste...)

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10 ans avant vous, jeunes gens. C'est pour ça. Par contre je ne me rappelle plus la ref de la boîte utilisée pour remplacer la Roland vintage....Elle était beaucoup plus simple. MAis quelle marque et ref ???? Par Contre nous avions aussi un truc très cheap de chez Yamaha - MR10, je crois ? Avec des trucs tout faits. On utilisait une ligne en fond sur notre reprise de 586. voilà la chose,la drôlerie...toujours en service auprès du drums'master gardois :shy:

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Autre curiosité qui en laissa plus d'un pantois,la Hofnerde Marc Simon ( futur Corman de Corman et Tuscadu), dite "*guitare de voyage".*L'objet était bizarre. Côtée dans les 150€ ! L'homme passa ensuite à la Telecaster. Je l'ai revu avec il y a peu - la même, avec des micros de partout cependant ( la Télécaster, je veux dire) . LA Hofner, il faut vraiment audiofanzine pour en retrouver la trace!:brow:

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Quelques anecdotes... Tout est dans l'anecdote, de toutes façons ? Au concert d'Octobre 85, à Arles, à la fin du dernier morceau, très allumé, je balançai la mUsic Master au sol. Vacarme et larsen. Jacques balança également le kit de batterie,les deux calles en l'air!Faisant chuter les pieds de cymbales. BRRRAMMMM! DZZIMMMMM! WWWWIIIIIIIIIIiiiiiii (larsen). Qu'est-ce qui nous pris ce soir là ? Allez savoir. La furie, la rage. La jeune femme qui m'accompagnait et qui devint, eh oui, ma première épouse, me fit ,l'index sur la tempe : " t'es marteau ?" Idem pour le Jacques, dont la compagne - toujours la même lui - rigolait bien. Ennervés quoi. On était super ennervés en Octobre 85.:D

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JEAN NOEL BOUET wrote: Quelques anecdotes... Tout est dans l'anecdote, de toutes façons ? Au concert d'Octobre 85, à Arles, à la fin du dernier morceau, très allumé, je balançai la mUsic Master au sol. Vacarme et larsen. Jacques balança également le kit de batterie,les deux calles en l'air!Faisant chuter les pieds de cymbales. BRRRAMMMM! DZZIMMMMM! WWWWIIIIIIIIIIiiiiiii (larsen). Qu'est-ce qui nous pris ce soir là ? Allez savoir. La furie, la rage. La jeune femme qui m'accompagnait et qui devint, eh oui, ma première épouse, me fit ,l'index sur la tempe : " t'es marteau ?" Idem pour le Jacques, dont la compagne - toujours la même lui - rigolait bien. Ennervés quoi. On était super ennervés en Octobre 85.:D

RIIOOOOOOOOTTTTT!!

Punk's not dead! :lol: :lol: :D

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twp wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Quelques anecdotes... Tout est dans l'anecdote, de toutes façons ? Au concert d'Octobre 85, à Arles, à la fin du dernier morceau, très allumé, je balançai la mUsic Master au sol. Vacarme et larsen. Jacques balança également le kit de batterie,les deux calles en l'air!Faisant chuter les pieds de cymbales. BRRRAMMMM! DZZIMMMMM! WWWWIIIIIIIIIIiiiiiii (larsen). Qu'est-ce qui nous pris ce soir là ? Allez savoir. La furie, la rage. La jeune femme qui m'accompagnait et qui devint, eh oui, ma première épouse, me fit ,l'index sur la tempe : " t'es marteau ?" Idem pour le Jacques, dont la compagne - toujours la même lui - rigolait bien. Ennervés quoi. On était super ennervés en Octobre 85.:D

RIIOOOOOOOOTTTTT!!

Punk's not dead! :lol: :lol: :D

pas mort. Mon idole en matière de lancer de guitare était Peter Townsend. Quand même.Quand même.

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Le concert de déc 85 fût un must dans notre petite histoire. La soirée New Wave est organisée par ceux qui deviendront les Via Romance quelques années plus tard et auront, sur quelques lignes, les honneurs des Inrocks mensuels - c'est là que je me dis , quand même, que Les Passagers ont été des cons, à un moment...:\ohwell: Enfin bon. Pour l'heure ces jeunots ( 20 ans à peine/23/24/25 pour nous ) s'appellent les Delarue-MArdrued'une nom d'une nunuche poétesse et bidouillent le synthé. En ouverture jouent The Moderners, un trio d'élégants dans lequel chante un grand con, surement Sarkofan aujourd'hui, copain de mon cousin à l'époque.No comment at all... Tout le who's who new wave nîmois est là, en tous les cas, attiré par l'évènement branché. Public intéressé musique ou personnages impliqués dans divers trucs. Les types de 340Ms aussi ( on se souvient du disquaire branché,toujours en service mais plus à la même adresse) qui me tiennent la tchatche avant les sets. En fin d'après midi , balances de rigueur . Normalement nous serons bien traités, vu que les gars de la sono sont des copains et nous ont déjà sonorisé pendant l'été . Mais rien, jamais, en ce domaine n'est absolument garanti, nous verrons ainsi comment les mêmes, traîtreusement ,nous pourrirons le coup , quelques semaines plus tard, s'intéressant davantage à un collectif néo baba nous la jouant Jethro Tull revival!!!Michel/mick, déjà à la DRH d'un grosse administration locale n'est pas là.Certaines mauvaises langues diront qu'il courait la secrétaire mature,phantasme masculin bien connu. Nous n'eûmes jamais de preuve directe, je tiens à le souligner ici. Je fais donc, à sa place, les essais de basse .Je joue la ligne de The Perfect Kiss et le solo final de Peter . Je me marre . Jérôme aussi, en bon manager qui donne quelques conseils aux sonorisateurs de l'évènement new wave. Un des pingouins des Moderners trouve que je joue bien,"Oh, tu taquines toi !" et vient m'avouer son culte dévôt pour DM. Je m'en contrefiche. "J'aime pas beaucoup" ai-je dû répondre. End of data ( qui était un groupe de l'époque, aussi). Côté staff on est blindés. En plus de Gigides Bonnie and Clydes, road officiel du moment, nous sommes accompagnés d'Hervé, un arlésien copain, maître nageur de son état, mais guitariste d'un groupe hard dans ses rêves . Comme quoi nous étions ouverts . L'homme est tout en longs cheveux ondulés, les gambettes moulées dans un futal trop petit, porté sur des adidas blanches, Tshirt sans manches, peut-être zébré et ray-bans d'aviateur sur le nez. Un sommet de raffinement. Hervé doit s'occuper de mes 3 Fender. POur moi, dit-il, cette Jaguar c'est pas de la gratte, ça! Comment tu peux jouer sur ça ? me demanda le fan de Lespaul ou de Flying V . Nous ne parlerons même pas de ses commentaires concernant la Hofner improbable de Marc. "Alors là, me confia t-il, ça c'est le comble! Un jeu de guitare comme ça, moi j'aime pas !" Et c'est vrai que le jeu de guitare de Marc Simon ( futur **Corman et Tuscadu)**n'était pas fracassant .L'homme a évolué depuis, qui m'a beaucoup plagié (si!) à l'époque, lequel joue pourtant du BB King comme un dieu du Blues aujourd'hui :smoking:

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Nous passions en vedettes, si on peut dire. A la mi-temps, soit après les deux premiers groupes,les organisateurs firent une pause "bar". JE trainai un peu dans la salle, tchatchant avec les gens de 340Ms, lesquels me parlèrent d'un jeune homme de Montpellier qui voulait nous rencontrer et qui avait un fanzine avec lequel il diffusait des K7 de deux ou trois groupes à chaque fois. Le jeune homme était soit disant par là ,mais il nous a été impossible d'y mettre la main dessus...Nous le verrons bientôt réapparaître au début de 1986.:) .Ce fût notre tour de jouer . Le look était très new wave. On s'étudiait un peu à ce moment là . Je devais avoir une chemise noire rentrée dans un docker bien ceinturé, le tout sur des pompes noires , of course.Tout le monde avait le même genre de look chez les Passagers , circa 85/86. Nous avions aussi la frange bien coiffée et les cheveux courst sur les oreilles.. Le seul qui prenait quelques libertés était Pierre /Doc Soudure,l'homme aux synthés,lequel avait le cheveu longet un rien ondulé,portant aussi bésicles rondes et petites. Bon , on peut pas être parfait, parfait,hein et ça nous devait nous rendre sympas, peut-être.:wink: Quoique,je l'avoue, nous n'étions peut-être pas si sympas que ça. NOus balançames, comme on dit, non pas la purée, mais un putain de paquet de watts sortant des amplis poussés bien comme il faut . C'est sûr qu'après les Delarue-Mardrue et leurs synthés, ça devait - sans jeu de mots- décoiffer. On était quand même un groupe à guitares et avec un putain de sacrément bon batteur, parfois impulsif , mais toujours efficace et solide derrière . Ca y faisait beaucoup. Quatre ou cinq ou six titres se passèrent comme il faut, mais un bug de la sono vint perturber le septième.! Eh voilà! Trahi par son propre camp, soit disant.Les gars de la technique eurent du mal à réparer le bug ( on n'utilisait pas encore le mot british)! J'en profitai pour quitter la scène et descendre en coulisses m'en fumer une - craven A , sans filtre. Jérôme bullait sur un canapé et je lui conseillai d'aller voir ce que faisaient les techniciens du dimanche , ou, dirais-je plutôt, du samedi soir . On s'envoya une coupe de mousseux un peu chaud et le manager parti en reconnaissance, je regrimpai sur scène . Le public s'impatientait un peu - mais , ils n'avaient jamais vu les BJTM alors!

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Eh non, ils n'avaient rien vu! Et personne n'avait encore vu grand chose,d'ailleurs, parce que tout le monde était très jeune à ce moment là. En Décembre 85 , j'ai 23 ans et quelques mois...Jacques et Pierre 25 ans, Michel 24. Jérôme 24 aussi. Gigi le road a 22 ans. Le plus âgé est Marc (5th member qui doit avoir 26/27 ans). Le public est dans la même tranche d'âge. Mais , avec le recul, je m'aperçois de la belle énergie et activité déjà déployée, depuis 5 ans que le groupe,en gros, existe déjà. Peut-être 4 seulement pour être exact, Jacques ne nous ayant rejoint que fin 81, il me semble. Nous avons déjà fait une vingtaine de vrais concerts, dirais-je. Ce n'est pas rien. Nous avons joué en 83 dans les arènes, ouvert pour The Opposition et j'avais joué en première partie des Dogs à 19 ans à peine.. MAis C'est vrai on a rien vu. PA sgrand chose de la vie . PAs beaucoup de grands et beaux sets de groupes pro - quoique , déjà : The Cure/ Stranglers/ Simple minds/Joe JAckson/Higelin en rocker saignant/ François Béranger en militant rock..c'était déjà ça , pour des provinciaux. Et tous ces petits sets ,ici et là, qui nous semblaient si importants! The Frogs à Arles, Stress Division, Trafic à Nîmes, Ghetto(!)d'Alés,les Cold Brains, Tulaviok, Kidnappers ,Tricheurs etc... J'en oublie. Un petit univers . Une petite bulle.

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LA fin du concert de Déc 85 fût plutôt enlevée. Nous y testâmes nos nouveautés: SOng of the Sea, notamment. Un truc avec une jolie ligne de guitare solo à l'octave, basée sur une position de mi majeur. Le riff en était accrocheur, qui accrocha l'audience: E C#m /E C#//X2 F#m B/ F#m B etc... avec un tempo un rien proche du My Sweet Lord du grand George Harrison :bow:. Pont:Am7 F7 Cdim Gdim/D // chorus:D D G A D / D G A A7

Un petit tube pop. Les corbeaux bougeaient leurs ailes noires. Une demoiselle corbeau grimpa sur la scène pour y faire une sorte de danse érotique entre Mick et moi-même. LA damoiselle fut bientôt rejointe par une autre. On n'avait rien contre les filles notez bien. L'ennui ce fut les verres d'alcool qui éclaboussaient tout. Puis la gamelle sur mes pédales d'effet et l'alcool partout . J'eus, je le regrette, un peu emporté par l'élan et la mélodie - jouée je le répète en haut du manche - ce geste malheureux qui consista à pousser - du pieds- la corbac vautrée dans mes pattes et s'emmêlant aux jacks au risque de tout me débrancher. Je poussai donc, je le reconnais, un peu fort sans doute puisqu'il y eut chute de l'estrade. Très R'n'R certes, mais peu appréciée par l'ennivrée qui se mit à gueuler , rebondit sur ses quilles et ressauta sur scène. MAis que faisait Gigi ? Que faisait-il ce con ?

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Nous finîmes. Gigi restait introuvable. Il buvait me semble t-il, du mousseux backstage avec le Jérôme qui s'en tenait une bonne, en compagnie d'un de ses copains surnommé "Merlan Frit":evil4: par Michel - à cause je crois, de son regard vif....:evil4: :evil4: :evil4: C'est le copain de la corbac qui la tira de mes pattes, vociférant une connerie dans le micro au passage ... Je cassai une corde dans la foulée. Damnation! Heureusement Hervé - le hard rocker préposé aux guitares- me débarassa de l'inutilisable Strato, me tendant la Jaguar vintage. A son regard , je compris qu'il se demandait bien comment je pouvais jouer sur un truc pareil, avec même pas de micro Humbucker dessus! :\ohwell: Notre dernier titre était une reprise maison de Interstellar Overdrive de Barrett. MAis encore plus curieuse que l'originale version. Marc ( le 5ème PAssager) occupait tout l'espace sonore avec le synthé Moog et Pierre nous sortait des trucs bizarres du DX7. Je balançais le riff en barrés B Bb/B A A Ab/A G G G F# E:bow: ,reverb à fond qui soulignait le son claquant de la Fender sixties. La ligne de basse de Michel: E B Bb A G E // E E E EE E ( jouer la même note sur les cordes de A et de G) suivait, pendant que je faisais du slide sur le mi aigu. Grandiose. Et inattendu! Dégun connaissait. Dégun. La reprise finale du riff fût apocalytique, que dis-je historique et Pierre nous acheva l'ensemble par la signature orageuse des Passagers. Dans le chaos sonore nous quittâmes la scène . EN sueur. Il restait du mousseux et un type des Moderners m'en servit dans un gobelet plastique. La classe quoi.

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Concerts des Passagers de Janvier à Mai 86:

  • Février 86, Beaucaire - avec en ouverture un terrifiant groupe de babas cools dont certains membres jouèrent assis par terre (si!)*
  • Mars 86, Montpellier , Grand Odéon - soirée New WAve promo, organisée par le Fanzine(j'ai oublié le nom!) de la même ville qui diffusait avec ses numéros, une K7 des groupes dont il parlait. 3 groupes dont "Les Petits Poissons rouges" de Montpellier. Me souviens plus de l'autre ???**
  • Mars 86, St Jean de Vedas (Montpellier) avec un groupe local et des membres d'OTH, en ordre (très) dispersé.
  • Mai 86 , Nîmes, Musique en Stock.
  • (fin)Mai 86 , Nîmes, en première partie des "Visiteurs modèles", groupe minet d'Avignon, copiant Indochine dans le look et utilisant des tas de fumigènes. Concert en plein air, en face du Napoléon ( Jiphy connait).Féria de Nîmes.

* le syndrome Jethro Tull ** le jeune homme qui s'occupait de cette publication Underground , a été évoqué plus haut. Son ombre ayant trainé parmi le public du concert de Dec 85.

NB: Quelles aventures,mes amis, quelles aventures alors!:wink:

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(parenthèse). 86 est un tournant net dans notre aventure, ou ,dirais-je et malgré de bons concerts bien stimulants, tels ceux de montpellier et de Musique en Stock, le moment où des questions se sont posées. Jusqu'à présent tout celà était un jeu. Notre distraction. Personne n'imagine au fond , faire carrière musicale. Sauf MArc, qui en fera une, effectivement avec Corman et Tuscadu et qui est toujours dans ce domaine aujourd'hui. D'ailleurs ne dsait-il pas 'Les PAssagers vont bientôt avoir des problèmes'. En 86 Jérôme , notre manager historique,(!) l'homme des ondes R'n rollesques nîmoises, va abandonner la partie. Il nous quittera dans l'hiver, laissant la ville où il n'a plus de boulot salarié (il s'occupait d'un gratuit : Nimescope) et s'en va rejoindre sa douce du côté de la frontière espagnole, dans un "trou charmant"(pas normand) qui m'a souvent fait penser au village du Prisonnier. Etonnant, d'ailleurs, Jérome étant fan de la série et membre du fan club à cette époque. Comme quoi. Il y est toujours, travaillant dans une grande surface ( si l'on peut dire...) et cultivant des tomates dans son jardin ensoleillé, face à la Méditerranée :bow: :bow: :bow: .Destin ordinaire du rocker amateur, finalement... Tout le monde a des day-jobs sérieux... PIerre et moi sommes sortis de l'Ecole Normale et enseignons à nos jeunes élèves.Déjà. Trop bons élèves nous n'avons même pas pris le temps de redoubler à la fac ou de louper le concours d'entrée, ni de rater le Deug enseignement, ni rien . Tout bon quoi. Bien gentils, impecs les gars. Les gendres idéaux (?)Michel/Mick est à la DRH d"une mutuelle importante et Jacques bosse en associé dans sa PME de sérigraphe. Donc ? Et ceci est un paradoxe, finalement bloquant. Passer à la vitesse sup. ne s'envisage pas pour les Passagers qui tiennent pourtant bien la route et la scène.Nous serons de la Division d'honneur du ROCK, n'envisageant jamais la promotion. Mais quelle promotion est possible en 85/86 en Province ? Et des enfants comme nous, issus de la classe moyenne ne l'envisageons même pas... Le rock est donc du domaine du rêve... ?

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En février 86, les cinq Passagers entrent pour la première fois en studio . 3 jours / 3 titres. Nous payons les sessions avec les deniers gagnés lors de nos concerts. Le studio est tenu par les membres de Trafic, des copains musicos, avec qui nous croisons le manche ( de guitare) depuis 1982, ici ou là . C'est un peu impressionnant mais aussi stimulant. L'idée c'est de mettre des titres en boîte dont deux seront commercialisés avec le Fanzine montpelliérain new wave. C'est le deal. Nous ne toucherons toutefois pas un centime sur les ventes. Par contre nous participerons à une soirée au Grand Odéon de Montpellier,l'actuel Rockstore, fin Mars, avec les deux autres groupes sélectionnés par le fanzine branché .Les titres enregistrés sont Bright Interval,It's a blue day et le troisième, tiens, c'est curieux, je me souviens plus de son titre..... D'autant plus curieux qu'il sera sur la k7 avec it's a Blue day et son orage final! ( célèbre gag :wink: à notre actif!);M'enfin bon . Première matinée nous faisons un moniteur du titre 1. Tout le monde l'aura dans les oreilles pour jouer ses parties ensuite.Ca se faisait comme ça. Je me rappelle de discussions ensuite sur les effets de guitare et de basse, sur le son de batterie que je voulais très mat et Michel/mick qui, chose rare, loupait ses intros sur Bright Interval.L'enregistrement des voix fut, par contre, très chouette parce que je ne faisais, pour une fois, que ça. Chanter. Et on arrangea vachement bienl'affaire. A l'époque je prenais un peu la voix grave, à la Ian Curtis ( tiens) sérieux et intro-verti . Dans un sens c'était ridicule car en général , je ne restais pas tout le temps sur ce registre et il y avait pas mal de truc très punchy au milieu du chant. Mais c'était pas mal. Quelques remarques fines fusèrent , comme " quand il veut, le Jean No., y chante bien, hein ?"

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Le set du Rockstore (Odéon) de montpel. est à marquer d'une white stone dans l'histoire des Passagers. Pour deux raisons principales. 1/ Jouer Montpel. est un mythe pour le nîmois des eighties. Je ne sais pas si c'est toujours vrai aujourd'hui. Ca l'était à l'époque. Parce que c'était la grande ville du coin. Qu'il y avait plein de facs - donc un public potentiel + important. Parce que les groupes rock ( les grands) c'est là-bas que nous allions les écouter ( on disait écouter, peut-être today, c'est ¨voir qui est le mot ?). Un des premiers roads des Passagers (celui qui nous avait fait Twist à st Tropez au micro, souvenez-vous, circa 82/83) s'était, par exemple, roulé sur scène à l'Odéon avec Iggy. D'où le caractère mythique... 2/ pour la première fois je choppai le trac. La crise d'angoisse, diraient les toubibs. Avec symptomes . En plein set. Donc pierre blanche, parce que ça a dû avoir une influence sur la suite de nos aventures - on fait pas que ce qu'on veut; on fait avec ce qu'on a et ce qu'on est. Right ? Le lot des hommes.Amen.

Donc Montpel. Big. Very Big. Trop sans doute dans nos cervelles. On répète comme des malades. ce qui , au fond, ne sert à rien . Jacques disait: "J'ai pas besoin de répéter". Ce qui était vrai pour le batteur des Passagers, aurait pu l'être pour les autres. Ca aurait donné de l'air. Mais je ne voyais pas les choses comme ça. Fallait peaufiner."Ah bon ?" dirait Marc Simon ( ex Passager, ex Corma et Tuscadu et toujours quelque chose. ha ha ha) - croisé hier au soir et qui jouait de la Télécaster vachement bien, hier soir. "Ah bon, Jean NO ? Toi tu voulais travailler sérieux ?" Bon, passons. La pression montait, comme la fièvre à El Pao. Vous l'avez compris! :uhoh:

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les deux premières images, à gauche, montrent la scène et la salle telles qu'elles étaient ce jour là. La salle, eh bien elle était pleine de monde.Peu après ils ont refait, je crois les lieux et la déco et changé la façade. C'est dire...

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Rockstore /Odéon 2. Nous démarrons notre set . Nous jouons en troisième position , c'est à dire en fin de soirée. Ce qui ne voulait peut-être rien dire, mais que nous interprétâmes comme une consécration.Tout allait bien. Les 5 Passagers jouent sur la scène,bien au point . Ca tourne. CA tourne du moins sur les 4 ou 5 premiers titres. Parce que , à un moment, il y a devant moi, des types qui prennent des photos et font crépiter les flashes. L'éclair luminuex de l'un d'eux ( ou de plusieurs)va impressionner ma rétine et pas seulement la péllicule de l'amateur de clichés. Aussi sec des petits points lumineux ayant la forme de papillons en train de danser, se mettent à envahir mon champ de vision . GAsp!!!??? Les prémices de la migraine ophtalmique me menacent, gênent la vue et me collent l'angoisse - laquelle, sans doute, n'attendait que ça, tapie dans les méandres de mes cervelles qui finalement, avaient dû décider de faire bande à part, trahissant mon moi, au profit de la réserve sournoise du ça... OK. Mais pas en plein set!N'y voyant plus sur ma droite je me retournai, fermant les yeux , pendant que -comme on dit - the rest of the band carried on . Que faire ? Je choisis le solo. Laissant les doigts s'agiter, dans un tentative de diversion du mal soudain. Les quatre autres se demandaient sans doute ce qui arrivait. PAs moyen de revenir vers le micro. Michel/MIck reprit le chorus de "AN HArd Rocking One" et moi je moulinais, faisais des cercles de notes sur mon manche Fender, yeux clos. Le titre de 5 minutes en dura bien 10. J'osai enfin ouvrir l'oeil. Miracle! Les papillons (noirs, très noirs) avaient disparu. MAis le malaise était resté. Fallait finir pourtant . Ne pas se barrer de scène.Une migraine de première division s'installa sous mon crâne.Fin de partie ?- comme l'écrivait Beckett?

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Bonjour à tous Un petit coucou en passant d'un ex-Nîmois ayant aussi joué ce jour kà en première partie d'Opposition avec The Cold Brains

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THE BRAIN wrote: Bonjour à tous Un petit coucou en passant d'un ex-Nîmois ayant aussi joué ce jour kà en première partie d'Opposition avec The Cold Brains

salut ex Cold Brain. J'ai dû parler de vous un peu plus tôt. T'es pas Jean Marc T. au moins ? ( je tais le nom, on sait jamais?):shades: . J'étais bien copain avec ce sympathique bassiste - qui d'ailleurs quitta les CB vers 84 ou 85 ??? Et gratouilla brièvement avec moi. Son frère nous sonorisa deux ou trois fois.

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Le concert des PAssagers à MES , Musique en Stock,fût sans doute un des plus musicaux. Le groupe avec ses cinq musicos est bien rodé et joue une New Wave/Pop - pas Cold- qui tient bien la route. Tout le monde est au point. Nos sonorités sont indéniablement enrichies par la présence de Marc Simon qui tour à tour bidouille le Moog, joue du tambourin ou commande une boîte à rythmes et fait un "fond de guitare" qui me soulage sur certaines parties, ne me laissant que la part harmonique à assumer, arpèges ou petits solis ici et là. Pierre ( Doc Soudure) tient les claviers en maestro et se laisse aller ) des trucs, des effets, des bruits en sus. qui donnent un rien de curiosité expérimentale à certains de nos titres. C'est la période du groupe où je suis , tout de même, super obsédé par N.O. EN gros, j'attends toujours que nos morceaux sonnent un peucomme ceux de Low Life . Il me semble que nous y arrivons.Et si je devais décrire les son des Passagers à cette époque, je dirais : assez proche de Low Life de N.O... Ceci dit, cette admiration obsessive est aussi réductrice. De la même façon que, avais-je trouvé à l'époque et puisque l'un d'entre eux c'est manifesté plus haut, les Cold Brains sonnaient vraiment trop comme du Cure. J'en avais discuté avec leur batteur de l'époque qui accordait ( ou désaccordait plutôt) ses peaux, très bas, pour avoir un son de toms qui évoquait le groupe de Robert Smith. Il se débrouillait pas mal, d'ailleurs. Je me souviens de ce set en plein air, place de la Calades...Such a long long time ago..Pfftttt....Tellement lointain que ce sont aujourd'hui des potes de mon fils aîné (18 ans)qui y ont joué l'autre soir, fête de la musique... OUi , faîtes de la musique, tiens!Donc, être original, au fond, était le plus difficile. Trouver son truc ce n'était pas rien . Je gage que nous y arrivâmes, toute proportion gardée, compte tenu de notre jeunesse, de nos capacités musicales - il me semble que l'écart est très grand entre ce temps et aujourd'hui- et de l'adoration pleine d'immaturité que nous portions à nos modèles. Faire de la musique, au fond était un jeu . MAis et si l'on se réfère à l'incident de montpellier (l'angoisse sur scène:nuts: ) il y avait peut-être bien autre chose. Voyez ? Réflexion.

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Le son. L'obsession NO circa 86. Ils devaient passer en boucle - quasiment: - Love vigilantes / Sunrise/ Face up/ Age of Consent/Your silent face/ Leave me alone / Lonesome tonight/Dreams never End/ICB/ Doubts even here/Murder. Quelques mois après viendra As it is when it was aussi..Paradise également.Avec ce Brotherhood au double visage.

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Parmi le public de M.E.S, il y a , à nouveau, toute la clique rock locale. Les Tricheurs sont là, les Kidnappers, Trafic, la fine fleur et les fines lames rock gardois du moment qui écument les scènes départementales.Jérome est remonté de Banyuls tout exprès, qui a dû poser le jour de congé ...Un signe des temps qui changeaient. PAs encore un tournant complet,mais quand même un signe .Dans la salle il y a aussi les gens d'une association locale , impliquée dans le rock , ce qui est totalement nouveau et qui en est à ses tout débuts d'activité. Ces gens là s'appellent " quand la ville **dort"[/**i],menés par un barbu, dont je ne me souviens plus du nom, mais qu'on appelle, justement " Le barbu"!Look de mormon ou de je ne sais trop quoi...Boots noires, cheveux frisouilles en bataille,veste cuir et lunettes fumées sur le nez. Le type nous branche à la fin du concert car il souhaite organiser des set lives dans le coin , mais projette aussi une virée en allemagne. ah ? Faut voir,faudra voir, avions nous dû répondre au barbu, peut-être un rien dubitatifs que nous étions...:confused2: Mais pour les QLVD ( sonne le réveil du rock) ,les choses sont prises très au sérieux.POur eux nous sommes le groupe New Wave de la ville et , comme il veulent un pannel musical large, ils nous choisissent pour ce projet germanique où nous serions embarqués avec les EClats ( rock Progressif) et je ne sais plus qui d'autre, dans un autre genre musical....

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)Le " truc" allemand fût un vrai merdier et ainsi eûmes-nous du nez que de refuser tout net d'y participer! Transport en train avec changement à Lyon , matos sorti à la va vite, hébergement naze et deux concerts dans une sorte de fête à la saucisse... Les Eclats qui y allèrent solo, je crois,ou accompagnés des Tricheurs, en revinrent minables et ayant flippé comme des malades. Ampli perdu, public catastrophique..au milieu des manèges. Ca partait mal pour les plans du barbude QLVD... Au lieu de ça ,l'été 86, nous ne fîmes qu'un seul set, plutôt mollasson, au mois de Juillet pour un public familial sur le littoral. Nous étions assez loin des secousses punks provoquées quelques années plutôt au même endroit. Est-ce que ça sentait le sapin ?.. Non...Plutôt le pin maritime.Mais Michel/mick passait son temps à draguer, Pierre jouait au DX7 et s'engageait dans des projets bizarres et éloignés du groupe,Marc songeait déjà à Corman et Tuscadu, Jacques se fatiguait au boulot( ce qui ne l'empêchait pas d'aller taper les tambours avec les Dead Souls - tribute band ,local,de JD , eh oui,on a pas attendu Digital dans le Gard, voyez!:nod: ) et de mon côté, je voulais que tout ça soit plus carré,je voulais enrichir le son, essayer quoi, de faire encore de la zikmu...

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Jacques et les Dead Souls . 1987. L'époque des infidélités . Notre drummer préféré, rechigne à descendre jusqu'à Nîmes pour venir répéter. Ca négocie péniblement pour bloquer les dates de répét. Nous ne sommes plus à une par semaine,ou plus, mais à une par quinzaine. Lassitude et remise en question ? Où va t-on ? N'aurait-on pas fait le tour de la question et le Jean No qui ne s'en aperçoit pas ? M'oui. EN tous les cas le JAcques s'est acoquiné avec les Dead souls , un quattuor où il tient les baguettes. Les gars sont spécialisés dans les covers de JD . Ils ne jouent que ça. Je ne me souviens plus comment ils présentaient l'affaire au public local, mais en tous les cas, pas une seule compo perso. POur Jacques c'était royal . Il répétait pas et il allait direct jouer, recracher les lignes de drums de Transmission,SLC, DS etc... derrière les frères Privat qui rejouaient note à note le sombre répertoire, dans des salles des fêtes de la banlieue alésienne, nord gardoise. ET les PAssagers ???? Houuuuu, les PAssagers ça les lui brisait un peu menu, semble t-il au Jacques D. Le Jean NO il était pénible et il combinait de longue, et il disait "là ça va pas. Tu tapes sur les poubelles ou quoi?" Je peux le comprendre today, but yesterday ( oh i believe in yesterday - non pas plus que ça) ça avait chié grave...

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Pierre et les théatreux1987. L'homme des keyboards avait l'âme expérimentale. Son truc c'était de bidouiller les synthées et de jouer avec le Mac. Son truc c'était aussi des trucs fumeux, intellos cool, enfin je sais pas comment dire . Toujours est-il que notre Pedro se fit copain avec tout un tas de bab's qui montaient des spectacles théatreux et qui recherchaient des bandes sons. Ainsi nous fit-il de la poésie contemporaine accompagnée de bruits et d'arpèges, de la BO de danse contemporaine en duo avec un contrebassiste, de la musique faussement ethnique pour des spectacles fourre tout. Et il se régalait, il se régalait le Pedro. Ohhhhh Tout je vous dit, tout , il nous aura tout fait..... L'homme est aujourd'hui Conseiller pédagogique spécialisé en informatique, quelque part en région parisienne ( merde, le climat!)..Tout, je vous dis, il nous aura tout fait!!! :banghead: :banghead: M'enfin c'était un type bien. Nul n'est parfait.:brow:

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Marc Simon et les Corman et Tuscadu- Au moins, avec le 5th man, les choses avaient été claires . Il était dit qu'il ne resterait pas avec nous des lustres et des lustres. Personnalité trop forte, très créative. Donc en 87, après un an seulement, parmi nos rangs, MS s'en va travailler à son projet qui lui vaudra la signature de 2 ou 3 albums ches Warner. IL forme mi 87 Corman et Tuscadu, d'abord appelés les ?,, prononcer les "Huuu ?" selon une de mes remarques. Le groupe est un trio à ses débuts. 2 guitares et une basse. J'ai organisé un de leurs premiers set en 88, au Titoit de Titus, Nîmes, où j'avais mes entrées et où les Passagers avaient joué en 85. Ainsi qu'un autre dans un club, LA Movida, qui ouvrait ses portes et où je fis venir un groupe Hongrois, copain des Corman. La musique des CT, au fond, je ne l'aimais guère. Trop tarabiscotée. Parfois démago finalement, à force de clichés intello-rock. Mais respectable. LEs CT tenteront de débaucher Jacques ( drummer des PAssagers) qui, grand prince, refusa par fidélité aux Passagers, même si , nous l'avons vu, il se prenait pour Steve Morris, derrière les Dead Souls.:brow: 87 fût aussi l'année de **la chanteuse des Passagers.[/**i]Où l'avions nous dénichée cette fille dont j'ai oublié le nom et le prénom ? PAr annonce , il me semble . Elle avait genre 19 ans et se retrouvait au milieu de types de 25 ans , en moyenne, avec de l'expérience et un parcours et des idées assez arrêtées. L'idée était qu'elle fasse des backing vocals ou même des lead , en partageant le chant avec moi. C'était pour varier et enrichir le son.De même que Jacques se mit à utiliser des petites percus en plus ou séparément de la batterie si la boite tournait à sa place.C'était un peu la méthode Marthenot mise en pratique.. Nous répétâmes un an avec elle et fîmes....un seul concert avec - nous y viendrons- absolument pas génial. En gros ,87/88, fût un peu difficile. Pas encore la campagne de Russie, mais quelque chose répondait moins bien....:D :skeptic: :shrug:

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Le concert à chier .Dans l'hiver 87 nus retournâmes jouer à Beaucaire, invités par une association locale culturo-socialiste et laique, pour une soirée rock et jeunes PS. C'était l'époque Tonton à fond. J'avais rien contre, au contraire. Il y eut d'abord une espèce de meeting où ça débattait de je ne sais quoi. Je restais dans les loges, derrière la salle, plutôt ennuyé par ce qui se passait dans l'après-midi. Mais bon . Il y eût un apéro , pendant lequel nous plaçâmes le matos sur la scène de la salle, ronde et voutée. Dès les premiers accords du sound check, il me sembla que les lieux résonnaient terriblement avec un écho d'enfer . Les types de la sono buvaient des coups, de la sangria un peu chaude, un peu trop à mon avis, ce qui sans doute les divertit de leur mission sonore et première. Soundcheck à la va comme je te pousse . Jacques était malade et surexcité. Il tapait comme un sourd. La chanteuse des Passagers avait des petits trous de mémoire et nous lui collâmes les paroles sur un pupitre ( façon Barney et prompteur, mais à l'ancienne, voyez). Puis le set démarra et .... le son se mit à tourner, mais tourner, tourner à vous donner le roulis - pour ceux qui tentaient d'écouter. Bientôt il n'y en eût plus guère et les gens du PS ou des amicales laiques se callaient au fond, près du bar. J'étais tout à fait furax, on s'en doute:angry: . Des avignonais déguisés en néo romantiques se dandinaient devant nous et se marraient un peu, par moment, va savoir pourquoi. Ils devaient vouloir entendre de l'Indochine, je suppose, ou du Partenaire particulier , qui sait ? Mais ils avient du rock, lourd et qui bastonnait. Jacques tapait de plus en plus fort " parce que je m'entendais pas!" déclara t-il après. A un moment j'eus cette idée de cracher mon chewing gum sur la figure d'un des néo-romantiques. C'était pas malin, je l'avoue, mais il me gonflait avec sa coiffure de con et son petit blouson et ses chainettes. Enfin tout me gonflait . LA chanteuse des PAssgers se mit à chanter faux ou à côté. Pierre nous rajoutait des arpèges de merde sur son synthé, sans doute pensait -il qu'il était dans une soirée de théâtreux avec lecture de poèmes. Au bout d'un moment j'arr^tai toout et je me mis à gueuler. Je dis aux types de la sono qu'il fallait absolument qu'ils fassent quelque chose! "Baissez vous, baissez vous" nous répondirent -ils. Ce que nous fîmes. Carrément à la fin, on avait l'impression d'être un plugged. Une vraie merde ce concert en 87. Je sais même plus la date. C'est dire.

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87, ce fût un peu le début du début de la fin...:shades:

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Un concert suivit en début de printemps 87. Avec chanteuse. Je ne me souviens plus de son nom, mais ses heures il faut le dire, étaient comptées au sein de notre équipe de garçons. Quoi en dire de ce set donné dans un lycée local ? En 1: Jacques qui s'illustrait en mélangeant Drums/ Boites Roland et Yamaha et tout un tas de petites percus ( wood blocks/Claves/ Grelos/Triangles) .Il nous donna , temporairement une mood très groovy. House avant l'heure, délaissant son jeu plus raide et cold dans lequel je l'obligeais jusqu'alors. PIerre aux claviers, aussi, délaissa les nappes de violon "curesques" pour nous plaquer des accords de piano plus dansants. De mon côté j'étrainais ma nouvelle Epiphone Sheraton 1/2 caisse et abusais de la WhaWha. Je m'efforçais de chanter "mieux", cad moins "urgent et écorché" si vous voulez. Finalement au printemps 87, les PAssagers se firent plus cools, moins cold - du moins ce soir là. Mais voilà, voilà...La rage et la concentration semblaient nous avoir délaissés. OU va un groupe qui a perdu ce moteur ? Pas loin. Et ça je le savais bien. Tout le monde le savait qui était désormais moins ados, moins jeunes hommes un peu timides, moins pleins d'illusions. Il était devenu évident que nous avions fait une sorte de chemin déjà long ensemble(grosso modo, 7 annnées) et que, eh bien, nous n'aurions pas ensemble d'autres opportunités plus stimulantes que celles dont nous avions rêvées et que celles que nous avions connues déjà, des Arènes de 83 au grand Odéon de 86...COFD

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L'été 87 n'apportera rien aux Passagers. Que dalle. Le split est proche. Très curieusement nous n'y sommes pas tout à fait résignés puisque, lors d'une répet( la première sans Marc Simon qui nous a lui,et for ever, laissé choir pour l'aventure pro)une série de photos très sérieuse fût prise - dans quel but ? - par un vrai photographe.Allez savoir ce qui nous trottait dans la tête? On y voyait encore notre chanteuse aux longs cheveux blonds frisés,entourés des quatre garnements.En gros l'idée était de diffuser une cassette auto-produite, un peu dans la lignée de celle vendue à Montpellier lors du set promo de l'Odéon qui, ceci dit, nenous avit pas rapporté un centime. Nous avions acheté des sachets plastifiés pour surgelés dans lesquels les K7 seraient placées avec un livret et des photos. Je crois avoir passé un temps fou à faire un montage à la machine à écrire mécanique en y collant des bouts des photos découpées et " harmonieusement" insérées au milieu des textes. Mais le truc ne vit pas le jour....Le son était très médiocre, enregistré sur notre sono de répét très vintage, en une prise ou deux pas plus, tout le monde jouant ensemble, en même temps, avec ici et là quelques couacs.

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Et Michel /mick (basse) quitta le navire. Raison invoquée? Plus de motivation...Pas de compatibilité avec le boulot de jeune cadre débutant à la M S . .[/]! Jacques en avait marre de se taper 40 bornes pour venir répéter. Sa boîte lui prenait de plus en plus de temps. Donc faudrait moins compter sur lui. Par contre le drummer allait se divertir sur tous les concerts des Dead Souls ( cover band de JD, local) où il faisait ( sans jamais répéter,le ta-ta poum derrière les clones lugubres)!!!! Je lui en voulais un rien, mais au fond je comprenais vu que , au fond de moi, je savais bien que "nous n'allions nulle part". Cependant, fidèle parmi les fidèles, il refusera tout de go de participer aux Corman et Tuscadunaissants de MArc et de faire la tournée 89 avec eux. A -t'il eu tort ou raison sur ce coup? Ben l'histoire et le temps, toutefois, auront montré que ça n'aurait pas changé grand chose au smilblick! De mon côté je bidouillai avec Pierre et ses synthés, ses séquencers, son Mac ,testant successivement deux ou trois autres bassistes dont aucun ne convint. L'un était un jazzman qui nous regardait de haut et trouva Petre Hook "à chier" et tous nos morceaux linéaires et sans intérêt. Un petit jeunot de 19 ans fût testé également sur quelques répéts, mais le graçon n'était pas du tout à la hauteur de l'affaire. J'alpaguai un copain de "marchand de disques", musicos local sur la même longueur d'onde que nous, mais n'ayant jamais vraiment, comme on dit, conclu quoique ce soit. NOus fîmes quelques essais pas trop mauvais, assez sympas mais qui ,dans l'immédiat ne suffirent pas à relancer la machine. Je me souviens ainsi d'une reprise de One of these days de Pink Floyd, où j'avais mis un echo d'enfer sur sa basse courant sur les Sim et la du morceau ...En 88 je jetai l'éponge - musicalement- pour commencer à m'occuper d'autres productions artistiques où "l'autre" me serait moins indispensable - c'est ce qu'on croit toujours, mais l'autre comment faire sans ? Il y aurait encore quelques rebonds. La bête n'était pas tout à fait morte.

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En 88/89, les Passagers n'étaient plus que 3... Jacques,Pedro(synthé) et Bibi... Que fîmes nous ? De la merdouille. Du glandouillage. Que t'chi. Nada quasiment. Je fus même embarqué en guest, sur un concert (estival) des Dead Souls. Je faisais des arpèges derrière les dévots de JD. Ce qui était incongru. In fine, je pris le micro et nous vorâmes de scène les Dead Souls, Jacques et moi. Un fadoli de nos amis grimpa sur scène pour prendre la basse libre. QUE JOUAMES-NOUS ? Du Patrick Coutin ! V'ouaip. "J'aime regarder les filles qui marchent sur la plage!!!" puis un de nos titres anciens, que nous avions en partie oublié et sur lequel j'improvisai trés largement: European Cars. MAis pas mal. Ma femme me faisait les gros yeux et Jacques rigolait. Un autre fondu vint agiter des maracas ( Jacques en avait toujours une paire) à nos côtés, et j'eus l'idée de jouer un espéce de meddley des Stones et des Kingsmen. Grosso modo et en baragouinant l'english nous terminâmes assez joyeusement la soirée. J'étais au plus bas. Artistiquement je veux dire.:crazy: :crazy: :crazy:

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un tres tres grand merci a toi jean noel pour cette chronique tellement vrai et tellement similaire a ce que j'ai pu vivre a titre perso par ailleurs et a la mème période...c'est tout simplement incroyable...bon comme je ne voudrais pas gacher le fil conducteur de ta chronique je te dis simplement bravo parce qu'en plus c'est fort bien écrit...j'attend la suite avec impatience...

au plaisir de te lire

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jeff de montpellier wrote: un tres tres grand merci a toi jean noel pour cette chronique tellement vrai et tellement similaire a ce que j'ai pu vivre a titre perso par ailleurs et a la mème période...c'est tout simplement incroyable...bon comme je ne voudrais pas gacher le fil conducteur de ta chronique je te dis simplement bravo parce qu'en plus c'est fort bien écrit...j'attend la suite avec impatience...

au plaisir de te lire

welcome et merci. DAns quel groupe étais-tu ? Nous nous sommes peut-être croisés ? Cz qu'il faut bien saisir, avec cette chronique, c'est qu'il ne faut pas prendre tout ça trop au sérieux... C'est un témoignage modeste,les souvenirs affectueux d'un moment de vie, il y a plus de vingt ans maintenant pour les plus vieux épisodes. C'était fun tout ça. Même si la musique était un peu Cold et parfois trop, d'ailleurs, ce sombre sérieux était parfois ridicule. A + NB; le relais est pris par mon fils ainé! C'est chouette. Les PAssagers vont réenregistrer quelque titres cet automne/hiver, qui feront l'objet d'un Myspace.

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JEAN NOEL BOUET wrote: Les PAssagers vont réenregistrer quelque titres cet automne/hiver, qui feront l'objet d'un Myspace.

Tu nous tiens au courant JN :thumb:

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twp wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Les PAssagers vont réenregistrer quelque titres cet automne/hiver, qui feront l'objet d'un Myspace.

Tu nous tiens au courant JN :thumb:

bien sur. L'affaire a été conclue a l'occasion d'un barbecue estival sur la terrasse , sous les ch^nes verts, de la maison de campagne familiale. Entre deux verres de Viognier blanc et frais et les côtelettes d'agneau. PUis confirmé à jeun. JE confirme moi-même, d'ailleurs, étant assez proche du dit groupe!:laugh: Questions myspace, cei dit, je m'occupe du mien et du Jacquesdutroncsociety que je vous invite à aller voir !http://www.myspace.com/jacquesdutroncsociety

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twp wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Les PAssagers vont réenregistrer quelque titres cet automne/hiver, qui feront l'objet d'un Myspace.

Tu nous tiens au courant JN :thumb:

Absolument.

CA sera un grand plaisir de découvrir enfin de koiketukoze:)

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florent wrote:

twp wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Les PAssagers vont réenregistrer quelque titres cet automne/hiver, qui feront l'objet d'un Myspace.

Tu nous tiens au courant JN :thumb:

Absolument.

CA sera un grand plaisir de découvrir enfin de koiketukoze:)

mais c'est déjà fait ,non ? u've got the substance.

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bjr jean noel....nous croiser peut etre, au travers de festivals mais il ne me semble pas....il faut dire qu entre 76 et 82 j'officiais en tant que bassiste sur la région d'aix marseille au travrs de différentes formations dont la plus "connue" fut hotel du nord...puis de 82 a 93 sur la région bordelaise et cette fois en tant que guitariste et clavier au travers de 2 groupes wunderlich ausgang et aerial angeline... bien d'accord avec toi pour dire que l'on peut faire ds la diversité des émotions musicales et ceci dans la joie et bonne humeur...d'autant plus qu'en ce qui me concerne je n'ai jamais participer a aucune de ces aventures collectives sans avoir préalablement éprouvé quelque amitié envers mes compagnons de turpitude et ...d'infortune...:-))ce qui permet toujours de traverser de nombreuses crises y compris de franche rigolade... a plus et au plaisir de te lire

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jeff de montpellier wrote: bjr jean noel....nous croiser peut etre, au travers de festivals mais il ne me semble pas....il faut dire qu entre 76 et 82 j'officiais en tant que bassiste sur la région d'aix marseille au travrs de différentes formations dont la plus "connue" fut hotel du nord...puis de 82 a 93 sur la région bordelaise et cette fois en tant que guitariste et clavier au travers de 2 groupes wunderlich ausgang et aerial angeline... bien d'accord avec toi pour dire que l'on peut faire ds la diversité des émotions musicales et ceci dans la joie et bonne humeur...d'autant plus qu'en ce qui me concerne je n'ai jamais participer a aucune de ces aventures collectives sans avoir préalablement éprouvé quelque amitié envers mes compagnons de turpitude et ...d'infortune...:-))ce qui permet toujours de traverser de nombreuses crises y compris de franche rigolade... a plus et au plaisir de te lire

c'était toujours des histoires d'amitiés, aussi et en effet. La preuve!Jacques, Drummer en chef est au top 1 de mes amis depuis 1982. Alors ? Pas beau ça ? La vie. Mme L'Existence :wink:

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jeff de montpellier wrote: bjr jean noel....nous croiser peut etre, au travers de festivals mais il ne me semble pas....il faut dire qu entre 76 et 82 j'officiais en tant que bassiste sur la région d'aix marseille au travrs de différentes formations dont la plus "connue" fut hotel du nord...puis de 82 a 93 sur la région bordelaise et cette fois en tant que guitariste et clavier au travers de 2 groupes wunderlich ausgang et aerial angeline... bien d'accord avec toi pour dire que l'on peut faire ds la diversité des émotions musicales et ceci dans la joie et bonne humeur...d'autant plus qu'en ce qui me concerne je n'ai jamais participer a aucune de ces aventures collectives sans avoir préalablement éprouvé quelque amitié envers mes compagnons de turpitude et ...d'infortune...:-))ce qui permet toujours de traverser de nombreuses crises y compris de franche rigolade... a plus et au plaisir de te lire

a part ça , Hotel du Nord j'ai connu. Mes copains Arlésiens m'en avaient parlé circa 81/82, justement. Donc.

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yeah jean noel tu connais hotel du nord...bon j'ai quitté le groupe pendant l'enregistrement du premier maxi, pas tres prompt a faire la moindre concession face au musique buisness...alors la tension aidante c'est parti en live comme on dit..a l'époque on se tirait la bourre avec un groupe tres influencé par JD et qui ma fois assurait fort : movement...on partageait mème le local de répèt, chacun veillant a surtout pas a toucher au matos des autres sous peine de guerre froide...

bon pour ceux que cela intéresse un petit lien my space

http://www.myspace.com/hoteldunord

j'avais pas réécouter ça depuis un sacré moment et je trouve que les vocaux sont vraiment faiblards...

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Descente aux tréfonds ? Ou bien sortie de l'enfance ? Il faut bien à moment donné, faire le deuil de certaines choses, de certaines périodes de votre vie. Il me semble que , à la fin des eighties, c'est ce qui s'est produit pour les Passagers. D'une certaine façon . Parce que d'une certaine façon, le groupe, c'était pour jouer. Ouais. Jouer comme lorsque tu es minot. Mais jamais dans la cour des grands. Et puis le groupe était rassurant. Un peu le clan - pas vraiment des Siciliens.Pourtant, en 89, on est pas bien vieux ? J'ai 27 ans. Jacques 29. La moyenne des membres des Passagers se situait au milieu.Mais il y a comme un clic! bizarre. On sent bien qu'une période de votre vie est finie. Le monde autour de vous est plus exigeant avec vous. Des tas de préoccupations commencent à vous accaparer. Comme avoir un enfant ( des),être un peu plus professionnel au travail ( on vous le demande, d'aileurs) et tout ça...Il y a des traites pour une voiture plus grosse et patati et patata... C'est bien ce qui nous est arrivé. Et nous ne sommes pas à plaindre.

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The Passagers very last live set, took place in 1990. Jérome - the historical band manager, coming back from Banyuls sur Mer(!:lol: ) found us an unique set in Sete (Héraut)located a local rock cult place, "The Heartbreak Hotel".:evil4: . The three original members tryed to rehearse seriously in Jacques Basement in Alès (Northern gard). They needed a bass player and Jean Noel phoned to an old friend Patrice Chaze, who had been in a very underground band called "LightHouse" - in fact noone here ever saw this band playing live and yhe music rock fans used to surname "LightHouse" "le groupe fantôme"!!! But Chaze was pretty good, playing an Aria Pro 2 with a Roland Bass amp. Jérome, here for a few days, came to the rehearsing sessions. He was most of the time disconcerted by the band new sound and didn't like the use of the Yamaha DX7, mixed with a sequencer... Jean Noel had some memory troubles with old lyrics and sometimes sang the same chorus twice... Jacques was laughing at him with affection....:confused2:

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jeff de montpellier wrote: yeah jean noel tu connais hotel du nord...bon j'ai quitté le groupe pendant l'enregistrement du premier maxi, pas tres prompt a faire la moindre concession face au musique buisness...alors la tension aidante c'est parti en live comme on dit..a l'époque on se tirait la bourre avec un groupe tres influencé par JD et qui ma fois assurait fort : movement...on partageait mème le local de répèt, chacun veillant a surtout pas a toucher au matos des autres sous peine de guerre froide...

bon pour ceux que cela intéresse un petit lien my space

http://www.myspace.com/hoteldunord

j'avais pas réécouter ça depuis un sacré moment et je trouve que les vocaux sont vraiment faiblards...

On t'a reconnu Jeff d'Aix !!! Plus sérieusement, mon amie, celle qui a eu un message du chanteur de Clair Obscur sur myspace, habite justement Aix-en-Provence. Et un soir, récemment, elle est tombé sur un mec qui avait trouvé une collection de disques dans la rue. Elle est arrivée à récupérer le premier album du groupe. Un beau lien avec une belle image sur sa page myspace. Par contre, la page myspace d'hôtel du nord est très difficile à lire. Le texte rouge sur fond rouge, Jiphy n'a pas aimé en moins d'une minute...

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But( because there's always a "but")Jérôme had been ,maybe,too much enthousiastic with our come back . WHY ? Well just for a very simple reason: the club where we were going to play had been destroyed two years ago!:abovelol: ( Ca ne s'invente pas!). A little " plaisantin", joined by telephone , had made this bad joke to our naive(but) Historical manager:D , who - we must confess it- was a little bit déconnecté du business...since he was working as a "chef de rayon" in a Champion supermarket:rolleyes: SO WHAT? WE weren't angry at all, and i had this sentence " quand ça veut pas, ça veut pas". Very philosophical, indeed.:shades:

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JEAN NOEL BOUET wrote: The Passagers very last live set, took place in 1990. Jérome - the historical band manager, coming back from Banyuls sur Mer(!:lol: ) found us an unique set in Sete (Héraut)located a local rock cult place, "The Heartbreak Hotel".:evil4: . The three original members tryed to rehearse seriously in Jacques Basement in Alès (Northern gard). They needed a bass player and Jean Noel phoned to an old friend Patrice Chaze, who had been in a very underground band called "LightHouse" - in fact noone here ever saw this band playing live and yhe music rock fans used to surname "LightHouse" "le groupe fantôme"!!! But Chaze was pretty good, playing an Aria Pro 2 with a Roland Bass amp. Jérome, here for a few days, came to the rehearsing sessions. He was most of the time disconcerted by the band new sound and didn't like the use of the Yamaha DX7, mixed with a sequencer... Jean Noel had some memory troubles with old lyrics and sometimes sang the same chorus twice... Jacques was laughing at him with affection....:confused2:

allez,maintenant,la suite en espagnol....

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structure wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: The Passagers very last live set, took place in 1990. Jérome - the historical band manager, coming back from Banyuls sur Mer(!:lol: ) found us an unique set in Sete (Héraut)located a local rock cult place, "The Heartbreak Hotel".:evil4: . The three original members tryed to rehearse seriously in Jacques Basement in Alès (Northern gard). They needed a bass player and Jean Noel phoned to an old friend Patrice Chaze, who had been in a very underground band called "LightHouse" - in fact noone here ever saw this band playing live and yhe music rock fans used to surname "LightHouse" "le groupe fantôme"!!! But Chaze was pretty good, playing an Aria Pro 2 with a Roland Bass amp. Jérome, here for a few days, came to the rehearsing sessions. He was most of the time disconcerted by the band new sound and didn't like the use of the Yamaha DX7, mixed with a sequencer... Jean Noel had some memory troubles with old lyrics and sometimes sang the same chorus twice... Jacques was laughing at him with affection....:confused2:

allez,maintenant,la suite en espagnol....

si senor, es possible. Pero io pienso que es, quisas, mas delirante in inglès. Por que a los Passageros les gustaba mucho cantar como los de Manchester! Conosce usted Manchester? io creo que si! :bow: :bow: :bow: olé!

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So Jérôme took his brand new Ford Fiesta and had a fast drive from Alès to Nîmes. He managed a new set with some friends ( from the good old days) and we were pretty soon planed for a live set, the same week, in a new club called "LA Movida".Why not, after all ?On the next saturday afternoon we went to the club for a soundcheck.The delay had been very short, so no annoucement had been done. We didn't care about this detail cos a lot of rock music fans used to come at night,every week end, to listen to local rock bands or have a drink together.The band name wasn't forgotten in the roman city where i was living. The "bouche à oreille" functionned very well: "The Passagers are comin back!". At nine o'clock in the evening the usual suspects were gathered in front of the stage, drinking beers and shouting " Rock n rolleu! Rock n rolleu!!":laugh:

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JEAN NOEL BOUET wrote:

structure wrote: allez,maintenant,la suite en espagnol....

si senor, es possible. Pero io pienso que es, quisas, mas delirante in inglès. Por que a los Passageros les gustaba mucho cantar como los de Manchester! Conosce usted Manchester? io creo que si! :bow: :bow: :bow: olé!

L'espagnol est quand même plus concis :D

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Olé! Le dernier set des Passagers ( à ce jour, car ne vous croyez pas à l'abri d'une nouvelle attaque) fût, comme les derniers jours de Fernando Pessoa (poète portugais)un véritable délire. Nous y invoquâmes quelques vieilles obsessions...En vrac, je l'avoue, mais quand même...Si je me souviens bien c'est par Transmission que nous lançâmes les hostilités. Les hommes en noir apprécièrent qui pogotèrent - ça se dansait encore. Il y eut notre désormais classique "It's a blue day" dans la version enregistrée ensuite en 93 - ce sera sur le myspace-pour le clip homonyme. Eurpean Cars, itou et le discoesque "Industrial".Je me rappelle plus du milieu du set, si ce n'est que j'eus l'idée du riff D D A A A E E, cad "Et Moi et moi et moi" de qui vous savez. Paroles un peu mélangées, mais ça chauffa les rockers locaux, graven grave. Clairement c'est le seul truc en français que nous ayons jamais joué et chanté. J'avais prévenu personne de cette initiative mais il aurait été bien difficile de se louper sur les trois notes de la mélodie. Pedro , je me souviens, abandonna le DX7 pour agiter les maracas de Jacques qui, nous le savons bien, en vait toujours une paire :D quelque part. Le final, si on peut dire, fût grandiose. Voui. Pé quale raghjione ? 'I can write in corsican, u know, mais je vais éviter - Eh bien parce que ça a bastonné à donf les amplis,mecs, à donf, overdrive et tout, batteur en sueur qui casse les baguettes et tout le monde qui se monte niveau volume. Ainsi interprétâmes -nous notre (vieux) Bright Interval, façon western puis une cover acheva la salle One of these days du Floyd, joué avec gros gros flanger sur la basse et la phrase qui tue avant que j'imite Gilmour sur ma strato "One of these days i gonna cut U in little pieces". Ouais. Mais je l'ai jamais fait.J'aime pas faire mal. Et voilà,jeunes gens. Le quadra+ 5 vous salue bien bas :bow: :bow: :bow: . :brow: (j'aime bien celui là)

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bon-bon jean noel cela sent la fin tout ça...et comme dirait l'autre ian " too old to rock and roll, too young to die "...en tous les cas a force de réveiller des souvenirs cette scène lecture m'a redonner une forte envie de riffer de nouveau avec en plus l'idée de faire mentir certains adages et d'en faire parler un nouveau : c'est avec les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes...l'avenir le dira.. en ts les cas le quadra + seven, italo corse de surcroit et ton voisin proche, te salue jean noel et te remercie a nouveau pour cette belle tranche de vie...qui ne demande qu'a etre complétée par de nouvelles avrentures...

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Kaput ? Pas tout à fait! Jacques initia les retrouvailles qui se fit copain avec une association de vidéastes voulant réaliser un clip sur un groupe rock."M'ouais, dis-je, contacté par téléphone. Mais je m'occupe de rien". C'était pas mon genre ce style de réponse. Mais bon... Nous étions donc arrivés en 1993. Toute la fine équipe était dans la trentaine. Michel avait disparu. Pierre je ne l'avais plus vu depuis des mois et je me demandais bien ce qu'il glandait - je l'ai su aprés...:brow: Donc, en gros, ce que nous avions à faire c'était nous retrouver en studio pour mettre en boîte un titre. Lequel ? Le choix fût vite fait,nous nous déterminames (toujours par telph) pour "It's a blue day" qui avait longtemps séduit notre "jeune"public, de 82 à 90 - 82 ayant été la date de création du morceau de bravoure des PAssagers( de la Pluie, du Tonnerre, ou de l'orage ou les Parapets de Cherbourg ou nimporte qu'elle autre connerie qu'on se disait pour rigoler). Dans mon coin, quand même, je gratouillai...J'avais un peu perdu la main, ayant délaissé les guitares durant plus d'une année, au profit des pinceaux que je maniais depuis 1990,m'intéressant à l'art contemporain et à son univers... heu.. curieux et intello...:uhoh: - bientôt impitoyable, con et snob - ça je le savais pas encore...:shades:

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"It's a blue day" j'en proposai donc une version ralentie et moins rugueuse. J'avais l'idée de quelques arrangements, dont une ligne jouée par un "Piano jouet",un final avec accordéon et quelques percus claves et woodblocks pour appuyer le tempo de certains passages. D'autre part je modifiai radicalement la ligne de basse - de toute façon Michel était over, out, retiré complet des circuits- que je me mis à jouer en haut du manche, dans un style rythmique et psyché, avec pédale d'écho, on aurait dit que le son venait de dessous les eaux...(de pluie ? :uhoh: ). En juillet nous réservâmes deux jours durant le studio Séverine ( de la place du même nom) à Nîmes et à nos frais (!) of course, car c'est bien connu que les assos sont toujours sans le sou - ça n'a pas changé - et que donc, heu, les artistes casquent ( vu qu'ils ont toujours ,en dehors, des day-jobs et que ceux qui glandent rien les traitent de petits bourges, si c'est pas de nantis, parfois, ou de frileux qui savent pas ce qu'ils veulent (remarques qui m'ont toujours gonflé grave) - mais lêve-toi donc le cul, gros naze! disais-je alors aux critiqueurs qui n'étaient pas payeurs)

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Le presque quadra te salue à son tour et te remercie pour cette tranche de vie :clap: :clap:

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Les deux jours de Juillet nous réunirent donc, à trois ou même, devrais-je dire plutôt, à deux - tout court.Pour être exact.Pierre, le fameux Pedro ou Doc Soudure du début de la décennie précédente, celui qui nous sauvait le coup quand une pédale Chorus ou flanger déconnait, eh bien ces deux jours-là ne nous sauva rien du tout...Etrangement absent en esprit il bulla autour des claviers de synthés sans toucher une seule note...Son rôle se limita à nous servir le café et le coup de rosé en début de soirée... Ca sentait la fin, sacrément, oui. A Noël on aurait même dit que ça sentait le sapin... Mais en Juillet c'était pas la saison.:brow: Ceci dit je captais pas bien les raisons d'un tel retrait ? Il nous joua bien quelques parties de claves et de wood blocks quand on le lui demanda, mais guère plus. Je pense lui avoir indiqué la ligne de "piano-jouet" qu'il s'appliqua à pianoter, plus pour faire plaisir que par conviction. POur lui aussi,LEs PASSAGErs c'étaient de l'histoire ancienne. Le truc de la décennie des vingt ans. On s'était bien amusé,chauffé,engueulé aussi - à l'occase- mais la vie adulte lui prenait la tête,les histoires de coeur, de mariage défait etc... choses que le Jacques et moi on savait même pas ces deux jours -là...

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Donc le titre fût mis en boîte ou plutot sur D.A.T soit une digital audio tape, dont la qualité sonore était d'une nature supérieure. Quid du résultat ? Pas mal, malgré un couac sur ma Strato que je ne compris pas d'abord - le mi grave se désaccordait de longue , ce qui m'obligea à attaquer mollo et ,évidemment,ne servit pas vraiment la ligne guitare... Mais à part ça tout était pas mal.je m'étais coltiné tout de même : chant/basse/guitare/Claviers et arrangements ! Pfftttt!!! Jacques avait assuré maestro la ligne de batterie magistrale, lente et ample, belles cymbales effleurées qui donnèrent un son continu,long et riche. Il nous avait aussi joué des percus claves et wood blocks avec Pierre,lequel on l'a vu, avait essentiellement servi les cafés ces deux jours. Comme j'enregistrais ce qui a été la dernière prise du chant, je rajoutai, au final, une phrase pas dans le texte d'origine: " I tell u goodbye". End of data.

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Ce qu'il advint du clip, au fond,m'intéressa fort peu. Je l'ai vu et j'en ai eu une copie VHS.Voilà tout. Beaucoup de bleu,Jacques en ombre chinoise,un grand bonhomme jouant l'aveugle à l'accordéon, des pages d'un calendrier qu'on arrache et les jours qui s'égrainnent... On m'a dit que la musique évoquait Lou Reed. PAs mal donc. Il fut présenté je ne sais où. Je n'allai pas le voir cet hiver 94 où il passa,je crois, à Alés, dans une manifestation de vidéastes amateurs.J'ai ma copie quelque part. C'est chouette de l'avoir et ça m'a suffi,longtemps. Aprés cette ultime réunion les PAssagers n'ont plus joué ensemble. PLus jamais. A part moi et Jacques, bien sûr, mais pour se marrer une heure ou deux et au bout d'un moment on se finissait au baby foot où Jacques me battait à chaque fois...Les PAssagers ont été une belle expérience et la traduction on ne peut plus directe et concrète de notre goût pour la musique, le rock et ce qui allait avec . Le meilleur, le moins bon. En ce domaine du moins bon, d'ailleurs, à part l'attitude un rien hautaine et quelques blagues ou petites frictions ici et là, lors de sets agités - on l'a vu - nous ne descendîmes jamais vers les abîmes. Certains l'on fait...PAs nous. Point de drogues chez les PAssagers.Par exemple. Jamais.Quelle connerie!Sur ce point nous étions lucides. Les biéres nous suffisaient,les Craven A ou les Chesterfields aussi.Nous étions des types assez ordinaires,middle class,plutot gentils somme toute. Avec des convictions et du tempérament ceci dit.De l'énergie,plein d'idées pour enluminer notre jeunesse et prolonger un peu, je crois, un rêve: celui que l'enfance ne finissait pas et qu'on nous laisserait l'opportunité et la liberté de jouer encore un peu. Il serait temps d'être vieux? Avions-nous sérieusement envisagé d'aller plus loin ? A mon humble avis, jamais... Manque de confiance probablement? Ou bien réalisme extréme ? Les deux. Ceci dit personne ne croyait en ce que la société nous demandait de croire. En ce sens nous étions rebelles et rock. D'une certaine façon je le suis toujours, JAcques aussi. Les autres je sais plus. Je ne les vois plus. Du tout.Ou à de trés rares et brèves occasions guidées par le hasard. Je n'ai plus jamais rencontré Pascal,l'ado au bonnet!batteur puis bassiste des Passagers. On s'est vu pour la dernière fois pour le concert de NO en 89. Ca s'est d(ailleurs moyennement passé. Il habite vers Montpellier et travaille dans le spectacle vivant. Il a je crois ,joué à Bourges à la même époque avec son groupe d'alors. MIchel/Mick je le croise de temps à autre.Il a vendu son matos depuis longtemps et gratouille parfois une Télécaster Vintage m'a t-il confié. Il est cadre dans une administration. Pierre a disparu depuis 1993. Il vit en région parisienne et est devenu Conseiller pédagogique en Informatique.Marc est toujours musicien. Il a une petite carriére solo. Il a dirigé un atelier musical où mon fils aîné a joué. On s'est revu à cette occasion."Il est testard, ton fils,hein" il m'a dit"Mais tu l'étais aussi!":uhoh: . Jacques est toujours premier au top de mes amis.Il fait beaucoup de vélo, dirige sa PME. Il veut bien ré-enregistrer quelques titres pour un Myspace spécial. Je joue de la guitare tous les jours.

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Dédicace:Aux PAssagers de la PLuie ( membres de toutes les époques confondues:Pierre,MArc,PAscal,Michel et bien sûr Jacques. A Jérôme "le manager historique"). A ceux qui les ont suivis, écoutés, encouragés.SAlut à Roland! A ceux aussi qui ont foutu la merde dans les concerts et trouvaient que la New Wave c'était nul!:\ohwell: -je leur en veux pas. A NEW Order et JD sans qui, sans doute, l'aventure n'aurait pas eu le même goût!:thumb: A Gigi qui m'a si gentiment "mailé",un petit salut amical!La copie Strato de l'homme était- me dit-il,une Calif (grande marque de guitare!) . Ca s'invente pas, hein ? Et bien sûr à tous les Noolers qui ont lu cette histoire.:bow: :bow: :bow: :bow: :bow: :bow: :bow: :shades:

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Petite sélection de ce qui fût écouté par la fine équipe.... Grosso modo et par ordre chronologique de 1975 à 1993 ( ou à peu prés=

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ici, en gros, on est en 1980... Juste avant THE découverte....

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un détour avant le grand saut.

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et voilà!

puis , peu aprés:

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on ne suit pas l'ordre , mais voilà comment ça s'est passé

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:bow: :bow: :bow: :bow: :bow: :bow: :bow: :bow: :bow: :bow:

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Inespéré. Une révélation. Usé jusqu'au fond du sillon. ALLELUIA, I"M A NEW ORDER BELIEVER!!!

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sommets de la vague.:bow: :bow: :bow: :bow: :bow: :bow: :bow:

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ET donc, si on mélange bien tout ça, on obtient quelque chose qui a dû ressembler à l'idée que ces couillons de PAssagers se faisaient de la musqiue qu'il voulaient faire.

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JEAN NOEL BOUET wrote: ET donc, si on mélange bien tout ça, on obtient quelque chose qui a dû ressembler à l'idée que ces couillons de PAssagers se faisaient de la musqiue qu'il voulaient faire.

:abovelol:

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In A Noisy Place wrote: Histoire d'un groupe rock ? OK. Mais c'est quoi le rock déjà ? :shades:

un fou ? Ou un comique génial ?

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JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote: Histoire d'un groupe rock ? OK. Mais c'est quoi le rock déjà ? :shades:

un fou ? Ou un comique génial ?

:laugh: Un acteur ? ?

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Sempre Vivu ! Toujours en vie. Eh ouais,certains Passagers viennent de réenregistre une acoustic Demo d'un de leurs plus vieux titres.....:brow: Bientôt sur vos ondes mes poulets!D'autres vont suivre!!!! AHHHH AHHHH AHHHHH!! Le final au melodica est digne d'il était une fois dans l'Ouest ,jeunes gens!It's a blue day/ A foooki.... Monday..../ I long for Blue Mondayyyyy nous chante le lead singer sur un ton très Lou Reedien a t-on dit. D'autres perles vont suivre.

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JEAN NOEL BOUET wrote: Sempre Vivu ! Toujours en vie. Eh ouais,certains Passagers viennent de réenregistre une acoustic Demo d'un de leurs plus vieux titres.....:brow: Bientôt sur vos ondes mes poulets!D'autres vont suivre!!!! AHHHH AHHHH AHHHHH!! Le final au melodica est digne d'il était une fois dans l'Ouest ,jeunes gens!It's a blue day/ A foooki.... Monday..../ I long for Blue Mondayyyyy nous chante le lead singer sur un ton très Lou Reedien a t-on dit. D'autres perles vont suivre.

alors,jean-noel,c'est pour quand ce myspace des passagers????allez,hop,au boulot!!!!

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structure wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Sempre Vivu ! Toujours en vie. Eh ouais,certains Passagers viennent de réenregistre une acoustic Demo d'un de leurs plus vieux titres.....:brow: Bientôt sur vos ondes mes poulets!D'autres vont suivre!!!! AHHHH AHHHH AHHHHH!! Le final au melodica est digne d'il était une fois dans l'Ouest ,jeunes gens!It's a blue day/ A foooki.... Monday..../ I long for Blue Mondayyyyy nous chante le lead singer sur un ton très Lou Reedien a t-on dit. D'autres perles vont suivre.

alors,jean-noel,c'est pour quand ce myspace des passagers????allez,hop,au boulot!!!!

tu imagines pas mon beau. But patience! Mes fils vont s'occuper de la technique ( sans référence!:wink: )! D'autres mixs et enregistrements seront faits. Oh!? Ca fait 15 berges qu'on les avait plus entendus Les Passagers... y plus d'urgence , non ?:D

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In A Noisy Place wrote: Super! J'ai hâte d'entendre ce titre légendaire :thumb:

culte,même. Enfin ici.

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JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote: Super! J'ai hâte d'entendre ce titre légendaire :thumb:

culte,même. Enfin ici.

N'empêche, moi aussi j'ai hâte ! ! Culte, on te dit :D

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twp wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote: Super! J'ai hâte d'entendre ce titre légendaire :thumb:

culte,même. Enfin ici.

N'empêche, moi aussi j'ai hâte ! ! Culte, on te dit :D

:D non mais,si...:laugh: pour quelques rockers locaux et ex-fans aujourd'hui encore. A part ça je répète et rebidouille quelques séries d'accords. Si mon aîné est bien dispos, il y aura la demo de It's a Blue Day - qui eût aussi pour titre de travail ou alternatif "LIfe after Rain". Composé en 83. Quelques lyrics ont été revus last WE.sur cette chanson. ... patience.

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structure wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Sempre Vivu ! Toujours en vie. Eh ouais,certains Passagers viennent de réenregistre une acoustic Demo d'un de leurs plus vieux titres.....:brow: Bientôt sur vos ondes mes poulets!D'autres vont suivre!!!! AHHHH AHHHH AHHHHH!! Le final au melodica est digne d'il était une fois dans l'Ouest ,jeunes gens!It's a blue day/ A foooki.... Monday..../ I long for Blue Mondayyyyy nous chante le lead singer sur un ton très Lou Reedien a t-on dit. D'autres perles vont suivre.

alors,jean-noel,c'est pour quand ce myspace des passagers????allez,hop,au boulot!!!!

le myspace est créé. Reste qu'à coller le titre dessus. Je pense que le leader des I'm a jogger va s'en charger!http://myspace.com/lespassagersdelapluie

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JEAN NOEL BOUET wrote:

structure wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Sempre Vivu ! Toujours en vie. Eh ouais,certains Passagers viennent de réenregistre une acoustic Demo d'un de leurs plus vieux titres.....:brow: Bientôt sur vos ondes mes poulets!D'autres vont suivre!!!! AHHHH AHHHH AHHHHH!! Le final au melodica est digne d'il était une fois dans l'Ouest ,jeunes gens!It's a blue day/ A foooki.... Monday..../ I long for Blue Mondayyyyy nous chante le lead singer sur un ton très Lou Reedien a t-on dit. D'autres perles vont suivre.

alors,jean-noel,c'est pour quand ce myspace des passagers????allez,hop,au boulot!!!!

le myspace est créé. Reste qu'à coller le titre dessus. Je pense que le leader des I'm a jogger va s'en charger!http://myspace.com/lespassagersdelapluie

j'ai demandé a etre ton ami....

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structure wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

structure wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: Sempre Vivu ! Toujours en vie. Eh ouais,certains Passagers viennent de réenregistre une acoustic Demo d'un de leurs plus vieux titres.....:brow: Bientôt sur vos ondes mes poulets!D'autres vont suivre!!!! AHHHH AHHHH AHHHHH!! Le final au melodica est digne d'il était une fois dans l'Ouest ,jeunes gens!It's a blue day/ A foooki.... Monday..../ I long for Blue Mondayyyyy nous chante le lead singer sur un ton très Lou Reedien a t-on dit. D'autres perles vont suivre.

alors,jean-noel,c'est pour quand ce myspace des passagers????allez,hop,au boulot!!!!

le myspace est créé. Reste qu'à coller le titre dessus. Je pense que le leader des I'm a jogger va s'en charger!http://myspace.com/lespassagersdelapluie

j'ai demandé a etre ton ami....

la dernière fois que j'ai demandé dans la rue à être l'ami de qqu'un, la personne a fuit me prenant pour un fourniret (ne pas confondre avec furnikey) en puissance...

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Hélène's friend wrote: la dernière fois que j'ai demandé dans la rue à être l'ami de qqu'un, la personne a fuit me prenant pour un fourniret (ne pas confondre avec furnikey) en puissance...

Tu m'étonnes !!! Mort De Rire ! Lot Of Laughs !

Avec tout ce qu'on voit sur TF1, on a dû te prendre pour un délinquant sexuel ou pour un camé... Enfin, de quoi finir au violon fissa...

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l"acoustic demo track est sur le myspace des Passagers.:) Ca me paraît pas mal... J'avais plus écouté depuis 3 semaines.. Les maracas sont un peu justets, mais l'agiteur avait bu un coup:laugh: . Ceci ditn joli témoignage d'une époque. Du plus violent suivra. Enjoy! ( Et pas si mal 13 ans après la last reunion)

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JEAN NOEL BOUET wrote: l"acoustic demo track est sur le myspace des Passagers.:) Ca me paraît pas mal... J'avais plus écouté depuis 3 semaines.. Les maracas sont un peu justets, mais l'agiteur avait bu un coup:laugh: . Ceci ditn joli témoignage d'une époque. Du plus violent suivra. Enjoy! ( Et pas si mal 13 ans après la last reunion)

J'écoute en ce moment même :thumb:

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Dis donc, JN, les paroles sont drôlement inspirées :laugh:

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twp wrote: Dis donc, JN, les paroles sont drôlement inspirées :laugh:

What can we do on a blue monday/Spendin time on a beach ? What can we do on a blue sunday/Wastin our time indeed

Blue monday ? It's a 1983 blue day. Blue Monday ? It's so far away.

(repeat 1) singing song on a beach... Wastin our time indeed...

Where did i see any girl singing my song on a beach ?(x2) BM ?It's a 1983 blue day. BM ? it's so far away ...now...

B M...

What can i say ? What can i do ?

One more time Digging sand with your head, IN front of u /Sea is great and u're dumb... then u disappear/ Digging sand with your head...

BM it's a 1983 blue day... BM ? It's a memory/ so far away

I long for BM/ I long for BM...

et pour ceux qui grattent:

1 /Em Adim A Adim Em A/F#m A/C# A

2/ Am F#m Am Em

3/F#m G A G F#m G A A7

harmoniques solo en casses 12 et 7

à vous de jouer... Je ne retranscris pas la ligne solo.. :wink: :wink:

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JEAN NOEL BOUET wrote:

Blue monday ? It's a 1983 blue day. Blue Monday ? It's so far away.

et dans la variante live, on peut remplacer 1983 par fuckin' fuckin' :D

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

Blue monday ? It's a 1983 blue day. Blue Monday ? It's so far away.

et dans la variante live, on peut remplacer 1983 par fuckin' fuckin' :D

how do u know this ? T'étais là :brow: ???? En effet , j'avais l'habitude de m'emporter en gueulant " Foooooking Monday" Les vieuxen tremblent encore...:thumb:

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JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

Blue monday ? It's a 1983 blue day. Blue Monday ? It's so far away.

et dans la variante live, on peut remplacer 1983 par fuckin' fuckin' :D

how do u know this ? T'étais là :brow: ???? En effet , j'avais l'habitude de m'emporter en gueulant " Foooooking Monday" Les vieuxen tremblent encore...:thumb:

:laugh:

Donc, JN, c'est toi au chant ?

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twp wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

Blue monday ? It's a 1983 blue day. Blue Monday ? It's so far away.

et dans la variante live, on peut remplacer 1983 par fuckin' fuckin' :D

how do u know this ? T'étais là :brow: ???? En effet , j'avais l'habitude de m'emporter en gueulant " Foooooking Monday" Les vieuxen tremblent encore...:thumb:

:laugh:

Donc, JN, c'est toi au chant ?

qui d'autre ?

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JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

Blue monday ? It's a 1983 blue day. Blue Monday ? It's so far away.

et dans la variante live, on peut remplacer 1983 par fuckin' fuckin' :D

how do u know this ? T'étais là :brow: ????

Non, je n'étais pas là. :laugh: Mais à l'époque, Barney avait pour habitude de changer les paroles (certaines de ses prestations étant restées célèbres d'ailleurs), alors pourquoi pas le chanteur des Passagers :thumb:

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote:

Blue monday ? It's a 1983 blue day. Blue Monday ? It's so far away.

et dans la variante live, on peut remplacer 1983 par fuckin' fuckin' :D

how do u know this ? T'étais là :brow: ????

Non, je n'étais pas là. :laugh: Mais à l'époque, Barney avait pour habitude de changer les paroles (certaines de ses prestations étant restées célèbres d'ailleurs), alors pourquoi pas le chanteur des Passagers :thumb:

:nod:

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:D Tu trouveras toutes les infos et tu pourras t'inscrire sur http://www. emergenza. net/document/book/iscri. asp Tu peux aussi m'envoyer un mail à aristide@emergenza.net ou m'appeler au 01 40 40 25 20 dès demain.

HA ha ha!!! je poste ce message reçu sur le mail des défunts Passagers! Sympa, mais très très improbable... ET puis Montpellier on a déjà fait ça au siècle dernier! Le lien peut intéresser quelqu'un ? Définitif: Les Passagers ne reprendraient pas du service. Ouf! J'ai eu peur !

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des archives resurgissent!! Et les demos k7 se transforment en fichiers modernes! " No Name song" titre de 1992 , pas fini, manquait basse et batterie, est en écoute sur le myspace des Passagers. Qu'on se le dise.http://myspace.com/lespassagersdelapluie

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JEAN NOEL BOUET wrote: des archives resurgissent!! Et les demos k7 se transforment en fichiers modernes! " No Name song" titre de 1992 , pas fini, manquait basse et batterie, est en écoute sur le myspace des Passagers. Qu'on se le dise.http://myspace.com/lespassagersdelapluie

J'écoute en ce moment-même :D

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http://www.myspace.com/lespassagersdelapluie nouveau vieux titre en écoute...:brow: The whims and hopes of a 6 strings guitar player. Composé en déc 1985. Joué en général en intro de certains concerts, parfois sous le pseudo de Rocking Caroll... hé hé Entre Ennio Morricone/Floyd 68-69 période More/New Order et je ne peux m'empêcher de penser que Mogwai des débuts (Young Team) n'est pas loin. Précurseurs les Passagers ? :D enjoy . Si ça vous dit, oeuf corse. NB: le truc était sur une k7 recorded sur ces vieux yamaha pseudo 4 pistes.

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JEAN NOEL BOUET wrote: http://www.myspace.com/lespassagersdelapluie nouveau vieux titre en écoute...:brow: The whims and hopes of a 6 strings guitar player. Composé en déc 1985. Joué en général en intro de certains concerts, parfois sous le pseudo de Rocking Caroll... hé hé Entre Ennio Morricone/Floyd 68-69 période More/New Order et je ne peux m'empêcher de penser que Mogwai des débuts (Young Team) n'est pas loin. Précurseurs les Passagers ? :D enjoy . Si ça vous dit, oeuf corse. NB: le truc était sur une k7 recorded sur ces vieux yamaha pseudo 4 pistes.

Là, je n'ai pas le temps, JN, mais, promis, dès que j'ai le temps, j'écoute :thumb:

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586. Cover par Les PAssagers, retrouvée sur une TDK poussiéreuse. lol. ON nettoie la chose qui date de Juin 85. ET on met sur le myspace.:brow:

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JEAN NOEL BOUET wrote: 586. Cover par Les PAssagers, retrouvée sur une TDK poussiéreuse. lol. ON nettoie la chose qui date de Juin 85. ET on met sur le myspace.:brow:

Chic, c'est un de mes morceaux préférés !

:thumb:

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Nouille Ordure wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: 586. Cover par Les PAssagers, retrouvée sur une TDK poussiéreuse. lol. ON nettoie la chose qui date de Juin 85. ET on met sur le myspace.:brow:

Chic, c'est un de mes morceaux préférés !

:thumb:

:brow: ha ha ha. Bon eh bien la version ( du moins une des versions) faite pas les Passagers en 85 ( Mai, en fait, pas Juin ... mais bon), est en ligne.

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JEAN NOEL BOUET wrote:

Nouille Ordure wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: 586. Cover par Les PAssagers, retrouvée sur une TDK poussiéreuse. lol. ON nettoie la chose qui date de Juin 85. ET on met sur le myspace.:brow:

Chic, c'est un de mes morceaux préférés !

:thumb:

:brow: ha ha ha. Bon eh bien la version ( du moins une des versions) faite pas les Passagers en 85 ( Mai, en fait, pas Juin ... mais bon), est en ligne.

C'est à la fois révérencieux et réussi, bravo JN :clap:

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Mdr !

C'est un mélodica qu'on entend ?

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Nouille Ordure wrote: Mdr !

C'est un mélodica qu'on entend ?

what does it mean Mdr ???:D Oui c'est un mélodica Hohner soprano. Mais il est passé dans un délay. Forcément! :) Vous êtes sympas.Moi j'ai hésité à le publier . Y'a des idées que je trouve originales. Notamment le truc de mélanger NO et JD en quelque sorte. Par contre il y avait des couacs sur cette bande. L'attaque du chant est incertaine sur le premier mot, par ex.Mais le mix de plusieurs voix et la partie parlée ,je trouve, nous avions été inspirés. Autre souci: la boîte s'emporte à un (bref) moment, mal programmée - ça nous avait pris des heures! Il y a d'autre part une ligne de pédale Charley totalement inaudible et j'ai rien pu faire pour la restaurer! La ligne de mélodica en Ré mineur c'était une super idée,je trouve, comme le fait de traiter très différemment la ligne de guitare originale jouée par Barney ( mais était-ce d'ailleurs une guitare ces notes qui évoquaient une gratte cordes nylons ???). Bon c'était fait pour s'amuser aussi.Voilà. D'autres remasters du groupe vont venir.

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Mdr parce que je suis souvent mort de rire à l'écoute de NO et cela même dans certains morceaux très sérieux. Vous ne dérogez pas à ma règle en quelque sorte mais avec des atouts différents. J'aime bien votre version malgré ses couacs.

J'ose à peine l'avouer ici mais NO me fait vraiment me marrer la plupart du temps. Ce n'est bien entendu pas le même rire que si j'écoutais du Bobby Lapointe mais j'aime beaucoup ce sentiment à peine définissable qui se produit quasiment à chaque écoute de NO et qui peut se mélanger à une réelle mélancolie. Ce très riche, pour moi, comme type de sensation.

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Ca c'est marrant alors. NO est un groupe marrant.

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JEAN NOEL BOUET wrote: Ca c'est marrant alors. NO est un groupe marrant.

Je suis personnellement assez d'accord avec Nouille Ordure :D Cela a sans doute à voir avec le côté bricolo qui les a longtemps caractérisés :)

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Nouille Ordure wrote: Mdr parce que je suis souvent mort de rire à l'écoute de NO et cela même dans certains morceaux très sérieux. Vous ne dérogez pas à ma règle en quelque sorte mais avec des atouts différents. J'aime bien votre version malgré ses couacs.

J'ose à peine l'avouer ici mais NO me fait vraiment me marrer la plupart du temps. Ce n'est bien entendu pas le même rire que si j'écoutais du Bobby Lapointe mais j'aime beaucoup ce sentiment à peine définissable qui se produit quasiment à chaque écoute de NO et qui peut se mélanger à une réelle mélancolie. Ce très riche, pour moi, comme type de sensation.

Eh bien tu as eu raison d'oser cet "aveu" ! Car tu n'es pas le seul à ressentir cela :)

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aveu, c'est fort.. Il y a un côté désuet chez NO. Peut-être les histoires un peu fleur bleue de Barney y sont-elles pour quelque chose.LEs petits bugs en live aussi, rendaient nos amis très touchants. Ce genre de truc me fit parfois sourire ; la dimension "humaine" du groupe ( sous une autre forme qu'avec JD)était rendue visible ( audible). Donc, ouais du plaisir avec une certaine légèreté à l'écoute de NO. Je dirais surtout passé l'an 2000. Les années du retour quoi, on est là pour le fun. MAis avant les gars, je dis que c'est moins évident ce truc " mort de rire" ????? Ca m'est pas apparu du moins. POurquoi donc alors pour vous, oui ? Tell me more.

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JEAN NOEL BOUET wrote: aveu, c'est fort.. Il y a un côté désuet chez NO. Peut-être les histoires un peu fleur bleue de Barney y sont-elles pour quelque chose.LEs petits bugs en live aussi, rendaient nos amis très touchants. Ce genre de truc me fit parfois sourire ; la dimension "humaine" du groupe ( sous une autre forme qu'avec JD)était rendue visible ( audible). Donc, ouais du plaisir avec une certaine légèreté à l'écoute de NO. Je dirais surtout passé l'an 2000. Les années du retour quoi, on est là pour le fun. MAis avant les gars, je dis que c'est moins évident ce truc " mort de rire" ????? Ca m'est pas apparu du moins. POurquoi donc alors pour vous, oui ? Tell me more.

Je pense au contraire que NO a perdu cette dimension après 2000 :\ohwell: Je regrette de ne pas les avoir vus sur scène avant mais le côté bricolo-marrant lors de leurs dernières tournées... pas vraiment là quand même, non ? :D

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twp wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: aveu, c'est fort.. Il y a un côté désuet chez NO. Peut-être les histoires un peu fleur bleue de Barney y sont-elles pour quelque chose.LEs petits bugs en live aussi, rendaient nos amis très touchants. Ce genre de truc me fit parfois sourire ; la dimension "humaine" du groupe ( sous une autre forme qu'avec JD)était rendue visible ( audible). Donc, ouais du plaisir avec une certaine légèreté à l'écoute de NO. Je dirais surtout passé l'an 2000. Les années du retour quoi, on est là pour le fun. MAis avant les gars, je dis que c'est moins évident ce truc " mort de rire" ????? Ca m'est pas apparu du moins. POurquoi donc alors pour vous, oui ? Tell me more.

Je pense au contraire que NO a perdu cette dimension après 2000 :\ohwell: Je regrette de ne pas les avoir vus sur scène avant mais le côté bricolo-marrant lors de leurs dernières tournées... pas vraiment là quand même, non ? :D

je m'explique: avant 2000 c'était parfois bricolo . MAIS Je ne pense pas que NO était relax... OK. Par contre, au "grand retour", nos amis étaient plus carrés sur scène ( quoique ?)et franchement relax. Je trouve. MAintenant qu'il y ait eu un certain humour dans l'attitude de NO, de tous les temps, oui. Càd un second degré évident. Mais dire que de 81 à ,mettons, 87, les gars se fendaient la gueule.... NAN. ET leur musique non plus. Technique est marrant,oui. Au premier degré. Parce que ça y est, les gars ont chopé l'extase (hi!!!). Mais ça a pas duré,ça. Après, hop, retour de manivelle terrible. En 89, NO étaient foireux sur scène, mais sans doute pas à tous les coups, et parfois cassésdirais-je. Mais ils me faisaient pas rire. Sur disque ??? Non, c'est le côté désuet qui l'emporte. J'y reviens...

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"MAis avant les gars, je dis que c'est moins évident ce truc " mort de rire" ????? Ca m'est pas apparu du moins. POurquoi donc alors pour vous, oui ? "

"Ce truc "mort de rire"" est applicable à ma modeste personne et, en aucun cas, je pense que le band était "mort de rire" en permanence lorsqu'il élaborait et jouait sa musique. Cependant, Il y a un côté pop un peu idiot qui me sied à merveille parce qu'il est teinté de beaucoup de contradiction, très ambigu au final. Une musique qui se voudrait un peu fun (quand même) mais qui n'y arrive pas totalement parce que ce n'est pas sa nature pleine et entière. Je sens (je parle pour moi et de ce que je ressens) qu'ils n'y croient pas complètement, que c'est compliqué d'être totalement libéré et puis, surtout, qu'ils ont autre chose à exprimer qu'une simple pop-dance-attitude.

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