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Chronique - Histoire d'un groupe rock -

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Milieu des Seventies . Rock progressif et babas- cools pas toujours très cools. Vers 1975 achat d'une première guitare, folk , marque Hondo. Les trucs entendus sur les disques semblent injouables ,innaccessibles. A part Dylan . Dylan et les Beatles dont on écoute la compil rouge et la compil bleue. ... Goût pour la pop music.Je me souviens des premiers accords appris. Le truc donnait une version assez approximative de Be bop a lula!L'année suivante , avec acharnement, j'arrive à jouer Hurricane de Dylan, Help des Beatles,le début de Stairway...pour ce dont je me souviens. Au lycée , en soixante dix sept. Première guitare électrique. Copie SG Gibson. Pourquoi celle là plutôt qu'une autre ? La forme me plaisait, sans doute , et l'objet était si beau ,me smeblait-il,dans la vitrine du magasin de musique. Ampli 15 wtts sur le porte- bagage de la mob.On file chez les uns et les autres pour plaquer des accords incertains . Certains s'essaient à la pédale fuzz ou distors. Je rêve de posséder ce nouvel équipement qui te donne l'impression de bien jouer. Beaucoup en abusent et imitent Angus Young d'AC/DC.J'ai dû le faire , moi aussi. J'écoute beaucoup GIlmour et Barrett. Barrett me fascine. Et puis son jeu de guitare est plus accessible. Enfin... En boucle je passe ses deux albums vinyls. Patiemment , ma connaissance des accords ayant augmenté, je réussis à en déchiffrer quelques uns. Une joie . Je me fait offrir une autre guitare à la fin de l'année de seconde. Une autre copie . Une télécaster ( Barrett, donc). A ce moment là , dans le sud de la France , dans la province de la France Giscardienne et du plein emploi , encore un peu , personne ne parle du Punk. Personne ne connaît. Personne n'a entendu. Les types sont fans de Jethro Tull, Genesis, Yes....Il ya ces horribles disques de Supertramp qui trainent ici et là. Je m'intéresse, de mon côté, aux WHO qui me semblent plus dans mes cordes. Dylan,Les Beatles, Le Floyd, Barrett et les Who. Oui. C'était bien ça.

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On attend la suite, JN :thumb:

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En lisant le titre de ton topic, j'ai cru que tu allais nous parler de l'histoire de Téléphone :laugh:

...que je ne déteste pas par ailleurs :rolleyes:

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La deuxième moitié des seventies nous voit lycéens.Âge des possibles . Pendant l'année de première certaines choses se précisent toutefois, désignant les voies musicales qui ne seront pas suivies: 1/ IL EST ABSOLUMENT IMPOSSIBLE DE JOINDRE UN GROUPE DE ROCK PROGRESSIF 2/IL EST UN PEU ENNUYEUX D'ETRE EMBAUCHE DANS UN GROUPE DE FOLK OCCITAN.

Dans le premier cas il m'arrive d'aller voir et écouter répéter des formations de garçons plus âgés , dans leurs locaux , garages ou caves emménagées. les lieux , pourtant simples, me font rêver . les amplis italiens Davoli , avec de grosses baffles. Les batteries Paul Beuscher diffusion aux caisses pailletées .Tout le monde imite Genesis. Les types à la guitare se prennent pour Steve hackett. Pire pour Steve Howe de Yes .Les guitares sont souvent des Ibanez copies Les Paul . des modèles d'assez bonne qualité ceci dit .Personnellement je ne vois pas où ça mêne .Les titres joués me semblent interminables. Les musiciens de vingt, vingt deux ans me traitent de haut. Je rentre penaud.

Le folk est à la mode. Equipé d'une Epiphone accoustique on m'enrôle pour accompagner des trucs joués au banjo, au violon ou à la guimbarde. C'est cocasse. Tout le monde est en chemises longues mauves. Tout le monde est barbu et cool , roule en 4 L. Les filles ont des robes à fleurs assez amples et des sabots aux pieds. Je joue sur une scène dans un village cévenol.Je découvre Neil Young ce qui n'est pas rien toutefois . Chez moi , sur ma Télécaster ou la , maintenant ancienne copie SG, je joue Cover girl In the sun de Neil Young et Crazy Horse.

En 77, de Londres , vient un album qui me marque. Je l'écoute en boucle. La violence qu'il contient excite mon jeune esprit curieux et imaginatif.

Ca s'appelle Animals, par Pink Floyd .

Pas encore les Sex Pistols.

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JEAN NOEL BOUET wrote: La deuxième moitié des seventies nous voit lycéens.Âge des possibles . Pendant l'année de première certaines choses se précisent toutefois, désignant les voies musicales qui ne seront pas suivies: 1/ IL EST ABSOLUMENT IMPOSSIBLE DE JOINDRE UN GROUPE DE ROCK PROGRESSIF 2/IL EST UN PEU ENNUYEUX D'ETRE EMBAUCHE DANS UN GROUPE DE FOLK OCCITAN.

Dans le premier cas il m'arrive d'aller voir et écouter répéter des formations de garçons plus âgés , dans leurs locaux , garages ou caves emménagées. les lieux , pourtant simples, me font rêver . les amplis italiens Davoli , avec de grosses baffles. Les batteries Paul Beuscher diffusion aux caisses pailletées .Tout le monde imite Genesis. Les types à la guitare se prennent pour Steve hackett. Pire pour Steve Howe de Yes .Les guitares sont souvent des Ibanez copies Les Paul . des modèles d'assez bonne qualité ceci dit .Personnellement je ne vois pas où ça mêne .Les titres joués me semblent interminables. Les musiciens de vingt, vingt deux ans me traitent de haut. Je rentre penaud.

Le folk est à la mode. Equipé d'une Epiphone accoustique on m'enrôle pour accompagner des trucs joués au banjo, au violon ou à la guimbarde. C'est cocasse. Tout le monde est en chemises longues mauves. Tout le monde est barbu et cool , roule en 4 L. Les filles ont des robes à fleurs assez amples et des sabots aux pieds. Je joue sur une scène dans un village cévenol.Je découvre Neil Young ce qui n'est pas rien toutefois . Chez moi , sur ma Télécaster ou la , maintenant ancienne copie SG, je joue Cover girl In the sun de Neil Young et Crazy Horse.

En 77, de Londres , vient un album qui me marque. Je l'écoute en boucle. La violence qu'il contient excite mon jeune esprit curieux et imaginatif.

Ca s'appelle Animals, par Pink Floyd .

Pas encore les Sex Pistols.

JN, le nouveau Nick Hornby :thumb:

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twp wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: La deuxième moitié des seventies nous voit lycéens.Âge des possibles . Pendant l'année de première certaines choses se précisent toutefois, désignant les voies musicales qui ne seront pas suivies: 1/ IL EST ABSOLUMENT IMPOSSIBLE DE JOINDRE UN GROUPE DE ROCK PROGRESSIF 2/IL EST UN PEU ENNUYEUX D'ETRE EMBAUCHE DANS UN GROUPE DE FOLK OCCITAN.

Dans le premier cas il m'arrive d'aller voir et écouter répéter des formations de garçons plus âgés , dans leurs locaux , garages ou caves emménagées. les lieux , pourtant simples, me font rêver . les amplis italiens Davoli , avec de grosses baffles. Les batteries Paul Beuscher diffusion aux caisses pailletées .Tout le monde imite Genesis. Les types à la guitare se prennent pour Steve hackett. Pire pour Steve Howe de Yes .Les guitares sont souvent des Ibanez copies Les Paul . des modèles d'assez bonne qualité ceci dit .Personnellement je ne vois pas où ça mêne .Les titres joués me semblent interminables. Les musiciens de vingt, vingt deux ans me traitent de haut. Je rentre penaud.

Le folk est à la mode. Equipé d'une Epiphone accoustique on m'enrôle pour accompagner des trucs joués au banjo, au violon ou à la guimbarde. C'est cocasse. Tout le monde est en chemises longues mauves. Tout le monde est barbu et cool , roule en 4 L. Les filles ont des robes à fleurs assez amples et des sabots aux pieds. Je joue sur une scène dans un village cévenol.Je découvre Neil Young ce qui n'est pas rien toutefois . Chez moi , sur ma Télécaster ou la , maintenant ancienne copie SG, je joue Cover girl In the sun de Neil Young et Crazy Horse.

En 77, de Londres , vient un album qui me marque. Je l'écoute en boucle. La violence qu'il contient excite mon jeune esprit curieux et imaginatif.

Ca s'appelle Animals, par Pink Floyd .

Pas encore les Sex Pistols.

JN, le nouveau Nick Hornby :thumb:

merci bien! High fidelity! peut-être, y' a de ça... Je vous envoie la suite , faite en live dans des moments volés, quand j'ai un peu de temps. Nous y rencontrerons, of course, Joy division.

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Remettre les choses dans leur contexte. Pas parisien : provincial. Et la situation est donc la même pour 90% du territoire. A cette époque les écoles de musique ne s’ouvrent pas aux « musiques actuelles ». Le rock est un mouvement , un genre, regardé avec suspicion et de loin. Par les quidams tout comme par les élites culturelles. Une sous – culture, absolument pas bienvenue en territoire franchouillard. Musicalement le paysage sonore est dominé par la variété. Les Souchon/Voulzy/Simon et autres terrifiants Duteil et bientôt Cabrel font office de musiciens chanteurs français.Presque rockers ? Renaud ne nous parle pas encore , ou tout juste , de sa mob. Seuls quelques marginaux rockent un peu dur. Ce sont les Higelin, François Béranger, Magma, dans leur langue curieuse. Little Bob – très largement inconnu au sud de la Loire. Des pantins tels Capdevielle imitent les Dylan/Springsteen. Ils sont dans le désert. Ils y retourneront .

No more heroes, mais pas d’idole des jeunes non plus ! Le réveil français des sixties , voit ses vedettes des disques Vogue , désormais bien installées. Marithie et Gilbert Carpentier squattent les écrans .Eddy Mitchell a la banane passée au brushing et n’a pas acquis la respectabilité dont on l’honore aujourd'hui. Dick Rivers fait « un pont » et songe déjà à la moumoute, son endiablé « Twist à St Tropez » est loin. Dutronc sirote de trop et est devenu gracile, un peu, ne le restera pas , heureusement. Halliday est déguisé en David Crockett. On comprend , finalement, que les Telephone aient produit l’effet d’une petite révolution…

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Et , à cette époque là, pas beaucoup de salles rock non plus...Dans les SP on joue où on peut . En général dans des boums! Ou bien se sont les baletisd el'été . Des chevelus en bottes camarguaises jouent le répertoire entier de michel Berger et , à la fin , quand les familles se sont bien trémoussées, ils balancent à fond les amplis un "smoke on the water" ou , au choix,"I can't get no, Satisfaction".Déchainement de la jeunesse locale qui joue de la "Air guitar" que nul n'appelle encore ainsi en secouant des chevelures lavées, plus ou moins, au shampooing spécial cheveux gras...Un vrai programme.

Les curés des seventies feront ,alors, beaucoup pour les apprentis rockers locaux, tels que nous étions, qui prêteront les arrières-salles paroissiales pour des mini woodstock de quartier...

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euh,j'ai pas grand chose à dire...si en fait,c'est que mon compteur de post est à 499...

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putain,jean-noel,t'as 300 posts de plus que moi!!t'es trop fort...continues à nous faire tes petites chroniques très sympa...je serai bien incapable d'en écrire.il faut dire que déja au collége,je n'etais pas très bon en redaction...

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structure wrote: putain,jean-noel,t'as 300 posts de plus que moi!!t'es trop fort...continues à nous faire tes petites chroniques très sympa...je serai bien incapable d'en écrire.il faut dire que déja au collége,je n'etais pas très bon en redaction...

:abovelol: :abovelol:

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JEAN NOEL BOUET wrote: Et , à cette époque là, pas beaucoup de salles rock non plus...Dans les SP on joue où on peut . En général dans des boums! Ou bien se sont les baletisd el'été . Des chevelus en bottes camarguaises jouent le répertoire entier de michel Berger et , à la fin , quand les familles se sont bien trémoussées, ils balancent à fond les amplis un "smoke on the water" ou , au choix,"I can't get no, Satisfaction".Déchainement de la jeunesse locale qui joue de la "Air guitar" que nul n'appelle encore ainsi en secouant des chevelures lavées, plus ou moins, au shampooing spécial cheveux gras...Un vrai programme.

Les curés des seventies feront ,alors, beaucoup pour les apprentis rockers locaux, tels que nous étions, qui prêteront les arrières-salles paroissiales pour des mini woodstock de quartier...

'Smoke on the water', je me souviens avoir entendu ça, de TRES loin, avant un concert de NO :D :evil4:

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'Smoke on the water', je me souviens avoir entendu ça, de TRES loin, avant un concert de NO :D :evil4:Eh oui! moi aussi . Mais d'assez près, quatrième rang! serré comme une sardine - je ne renouvellerai pas l'expérience!

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Le premier vrai concert est l'étape initiatique nécessiare à tout apprenti musicien ,tout "rocker en herbe" qui se respecte rêve d'y passer et , en général, se prépare avec plus ou moins de sérieux à ce grand jour.

En 79 (hiver)je rencontrerai un violonneux dissident de l'école de musique locale.Le garçon est assez habile de ses doigts et manie bien l'archet.Une sorte de John Cale, si on peut dire, bien qu'alors, je ne connaisse pas du tout John Cale.... Nous avons le même âge. Je me souviens qu'il se déplace en vélo mi-course motobécane,freins placés sous le guidon. Ca s'invente pas. C'est à l'école de musique que nous nous rencontrons. J'y reçois, sans conviction , des cours de guitare classique, travaillant fort peu et , comme on dit, vivant sur mes acquis. L'idée me vint de parler à l'hurluberlu et de l'inviter chez moi afin de lui faire écouter mes chansonnettes ainsi que quelques disques de ma collec. perso. L'idée de jouer ensemble vint d'elle même . Je convoquai également un autre excentique local , lequel avait la particularité de jouer des percussions et d'un kit sommaire de batterie, avec ....des moufles! Les baguettes, il connaissait pas. Donc les mains seules faisaient office de battoirs .Les moufles,on s'en doute , servaient à les protéger. Le percussionniste , lui, se déplaçait en motobécane "bleue", grande classe , quoi et , autre particularité, bien avant Badly Brad Boy, il portait toujours un bonnet de laine - de la même couleur que les moufles?- quelque soit la saison , sur de longs cheveux bruns un tantinet gras.

Dans le garage , notre but était fixé: Faire ce putain de premier concert!

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JEAN NOEL BOUET wrote: 'Smoke on the water', je me souviens avoir entendu ça, de TRES loin, avant un concert de NO :D :evil4:Eh oui! moi aussi . Mais d'assez près, quatrième rang! serré comme une sardine - je ne renouvellerai pas l'expérience!

:) pendant ce temps là...

...avec mon frangin, nous étions légèrement en retrait, assis dans la prairie, à déguster nos hotdogs :cheeseburger: et nos frites, tout en sirotant notre petite bière fraiche :beer2: Le jour commençait doucement à décliner, nous profitions tranquillement du concert...un peu comme si nous avions invité Deep Purple à jouer au bout du jardin pour assurer la musique de fond pendant que nous faisions un barbac entre amis :drug: Nous jetions aussi régulièrement un oeil sur le stand des t-shirts qui tardait vraiment à ouvrir :angry: J'y achèterai après le concert de New Order un :bm83: mon frangin optera lui pour le Unknown Pleasures.

Sentant la fin proche du concert de Deep Purple, nous commençons une manoeuvre d'infiltration à travers la foule par le coté droit, dont l'objectif est d'atteindre le devant de la scène. :tank: Mission accomplie, une fois accroché à la barrière, juste en face de la place habituelle du célèbre bassiste à la longue bandoulière. :bass: J'apercevrai plus tard quelques Vikings sur ma gauche. J'en reconnais quelques uns dont j'ai déjà vu la photo sur NOOL :D

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Et donc le fameux jour arriva. Affaire bouclée avec l'intendance du lycée et son "foyer" socio-culturel. Avant ça l'idée m'était venue de présenter quelques textes de chanson à notre professeur de français. Moue dubitative de l'enseignant. "Pas mal" avait dit le distant,"Mais on dirait du Jean Tardieu". Ah ben , tiens , c'était pas mal alors ? MAis si pour ce qui était des textes , donc , il ya avit eu quelques fuites, question musique, mystère et boules de gomme... A part pour ma pauvre maman, bien sur , qui elle se payait toutes les répets au travers de la cloison du garage. Nous avions été chassés de l'étage à cause des vibrations produites. Le trio underground travaillait donc entre le buffet à confitures et les étagères de bricolage... Mais enfin , le décorum importait peu. On répétait et on allait le faire ce putain de premier concert! Un vrai! avec du public inconnu! Pas des copains invités exprès. D'abord soigner l'équipement. J'avais investi dans un ampli un poil plus puissant. UN Princeton 30 Wtts avec une petite reverb et un effet "vibrato" si, si...ou quelque chose comme ça.Question guitare je plaquais mes accords ( un poil imparfaits) sur la copie Telecaster- le syndrome Barrett! Question rythmique toujours le style et la classe bonnet et moufles.Par contre l'achat d'une cymbale sur pied obligeait l'étrange batteur a utiliser une paire de baguettes. Le résultat, au début , n'était pas convaincant. Le John Cale du groupe, lui, restait sobre et efficace.Il avait toutefois collé un micro bricolé, , ordinairement utilisé pour électrifier une accoustique, sur la caisse du violon . Le tout tenait avec de l'adhésif fort . Le machin était relié à mon premier ampli. Ca sonnait. Y' a pas à dire.

Ils (elles)allaient voir ce qu'ils allaient voir.

Et ainsi nous vîmes t-ils! Beaux comme des Dieux! Imaginez un peu: Un batteur à bonnet de laine derrière une batterie sommaire, tapant de temps à autres sur des bongos. Un violoniste en parka kaki au jeu de scène bondissant, genre marsupilami et moi-même, vêtu , allez savoir pourquoi, d'un bel anorak bleu ciel, genre doudoune!!! Ce qu'on appelle un look. Les trois premièrescomme on disait, ont donc , aspirants vedettes locales, entamé un curieux set, fait de bric et de broc! Au programme ( pour ce dont je me souviens, vu que ça remonte pas à hier , tout de même...) musical: Des reprises et des compos persos, sommaires. Sur la scène - du foyer , en sous-sol, des internes. Un haut lieu. Présents les apprentis journaleux du "Lycéen enchaîné"! Des pions à cheveux longs, quelques autres prétendants au titre de groupe rock du lycée , des musiquos, des hardos et ...des filles.En tout une petite centaine de personnes - mais peut-être moins, du moins, me semblait-il, ils étaient quand même venus nombreux! Wow! Rats de Barrett fut joué en final électrique. Facile, basé sur son mi majeur,le battement de main droite faisant toute l'affaire. Parmi les oeuvrettes du groupe un titre émergea, déjà testé en "boums". Construit sur trois accords Mim Do Ré répétés en boucle, il s'ornait pourtant d'une chouette mélodie au violon qui cycliquement revenait et collait la pêche. Le truc s'appelait " le rouge gorge", chanté en français.

C'était donc fait. Ce putain de premier concert!

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JEAN NOEL BOUET wrote: Et donc le fameux jour arriva. Affaire bouclée avec l'intendance du lycée et son "foyer" socio-culturel. Avant ça l'idée m'était venue de présenter quelques textes de chanson à notre professeur de français. Moue dubitative de l'enseignant. "Pas mal" avait dit le distant,"Mais on dirait du Jean Tardieu". Ah ben , tiens , c'était pas mal alors ? MAis si pour ce qui était des textes , donc , il ya avit eu quelques fuites, question musique, mystère et boules de gomme... A part pour ma pauvre maman, bien sur , qui elle se payait toutes les répets au travers de la cloison du garage. Nous avions été chassés de l'étage à cause des vibrations produites. Le trio underground travaillait donc entre le buffet à confitures et les étagères de bricolage... Mais enfin , le décorum importait peu. On répétait et on allait le faire ce putain de premier concert! Un vrai! avec du public inconnu! Pas des copains invités exprès. D'abord soigner l'équipement. J'avais investi dans un ampli un poil plus puissant. UN Princeton 30 Wtts avec une petite reverb et un effet "vibrato" si, si...ou quelque chose comme ça.Question guitare je plaquais mes accords ( un poil imparfaits) sur la copie Telecaster- le syndrome Barrett! Question rythmique toujours le style et la classe bonnet et moufles.Par contre l'achat d'une cymbale sur pied obligeait l'étrange batteur a utiliser une paire de baguettes. Le résultat, au début , n'était pas convaincant. Le John Cale du groupe, lui, restait sobre et efficace.Il avait toutefois collé un micro bricolé, , ordinairement utilisé pour électrifier une accoustique, sur la caisse du violon . Le tout tenait avec de l'adhésif fort . Le machin était relié à mon premier ampli. Ca sonnait. Y' a pas à dire.

Ils (elles)allaient voir ce qu'ils allaient voir.

Et ainsi nous vîmes t-ils! Beaux comme des Dieux! Imaginez un peu: Un batteur à bonnet de laine derrière une batterie sommaire, tapant de temps à autres sur des bongos. Un violoniste en parka kaki au jeu de scène bondissant, genre marsupilami et moi-même, vêtu , allez savoir pourquoi, d'un bel anorak bleu ciel, genre doudoune!!! Ce qu'on appelle un look. Les trois premièrescomme on disait, ont donc , aspirants vedettes locales, entamé un curieux set, fait de bric et de broc! Au programme ( pour ce dont je me souviens, vu que ça remonte pas à hier , tout de même...) musical: Des reprises et des compos persos, sommaires. Sur la scène - du foyer , en sous-sol, des internes. Un haut lieu. Présents les apprentis journaleux du "Lycéen enchaîné"! Des pions à cheveux longs, quelques autres prétendants au titre de groupe rock du lycée , des musiquos, des hardos et ...des filles.En tout une petite centaine de personnes - mais peut-être moins, du moins, me semblait-il, ils étaient quand même venus nombreux! Wow! Rats de Barrett fut joué en final électrique. Facile, basé sur son mi majeur,le battement de main droite faisant toute l'affaire. Parmi les oeuvrettes du groupe un titre émergea, déjà testé en "boums". Construit sur trois accords Mim Do Ré répétés en boucle, il s'ornait pourtant d'une chouette mélodie au violon qui cycliquement revenait et collait la pêche. Le truc s'appelait " le rouge gorge", chanté en français.

C'était donc fait. Ce putain de premier concert!

C'est clair, on est dans 'High fidelity' :thumb: :D

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L'année suivante ,79/80, sera celle d'un certain nombre de découvertes. Si j'écoute toujours les grands noms des décennies passées ou du début de la décennie soixante dix ( j'ai ainsi un certain goût pour le triple album de George Harrison "All Things must pass", suis fanatique du Piper at the gates of dawn du PF, accro aux 2 albums solo de Barrett,fan du Quadrophenia des Who , entre autres..)des nouveautés retiendront mon attention. En général c'est mon cousin , en fac à Montpellier, qui me ramène les trouvailles. The **Clash "Give them enough rope"**en fait partie et l'approche radicalement différente de la chanson rock, retiendra mon attention. Ainsi m'apparaît-il qu'il n'est nul besoin d'être virtuose pour composer, ni nécessaire de faire des titres longs et complexes pour être intéressant. La formule fera son chemin dans ma petite cervelle.

Les trois premièrestoutefois , ne sont plus que deux... départ du marsupilami violoniste. Par contre l'homme au bonnet et aux moufles , s'adapte au jeu avec baguettes. Nous composons quelques titres plus ou moins glorieux et pertinents. Un temps nous fûmes atteints d'un étrange mal! ne voilà t-il pas que nous reprenions du J. Patrick Capdevielle! Mais errare teenager est. Notre titre de bravoure, à l'époque, consista par contre, en une reprise de Echoes du PFau milieu de laquelle nous branchions un magnéto sur lequel nous avions enregistré tout un tas de bruits incongrus. L'oeuvrette fut interprétée pour mon anniversiare de 18 ans, quelques mois plus tard . " Over head the albatross, hangs motionless upon the air" etc , etc...

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Finies les années lycée. La rentrée 80/81 me voit sur le bancs de la fac de droit. Changement de ville et chambre d'étudiant où je trimballe mon Princeton et les copies SG et Telecaster. Côté musique et découvertes l'année est riche. Les bacs des disquaires commencent à accueillir une floppée de nouveaux groupes juqu'alors peu ou pas diffusés en France. The Jam, The Clash retiennent mon attention.The Only Ones avec leur "Baby 's got a gun". Peter Perrett, sur la pochette, ressemblait un peu à Syd Barrett, ce qui me poussa à acheter l'album .The Rutsqui font une sorte de Reggae /punk me plaisent bien aussi. The Buzzcockset Magazineme passionnent. J'adore le "Real Life" de Devoto.Les Specials et Madness nous font danser. Depuis l'autre côté de l'Atlantique arrivent des groupes qui changent radicalement de ce que les Us avaient l'habitude de nous envoyer! Ni Fleetwood Mac, ni Eagles,ni Kiss qui dominaient le paysage mais Television et leur "Marquee Moon",les Devo avec "Too much paranoïa" ou "Gutz Feelin". Les Martha and the Muffins avec le tubesque "Echo Beach". Les Feelies avec leurs tronches alignées sur lapochette, dont l'album m'amena à reconsidérer largement mon jeu sur la Telecaster...

Quelque chose se passait qui cependant n'interessait pas la majorité. Tout le monde écoutait plutôt The Police qui faisait un tabac,les Supertramp avec le terrible Breakfast in America. PF avec The Wall ,pour la première fois, me décevait et je laissais tomber l'affaire.

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Pendant l’été 80 , à la faveur d’une aventure amoureuse, je rencontrerai les « jeunes gens modernes » comme on disait alors, d’un trio musical arlésien , au doux nom de Stress Division . D’où ça pouvait venir un nom pareil ? Leur leader chanteur m’expliqua que leur style musical , tout nouveau tout beau, s’appelait la Cold Wave. Ah ? Fis-je dubitatif. Toujours est-il que c’est ce même jeune homme , un tantinet plus âgé que moi et qui donc devait frôler , lui , les 20 ans, qui , un après-midi de la fin du mois d’Août me fit découvrir un truc curieux qui eût sur moi un certain effet pour la suite des évènements. Le truc s’appelait « Atmosphere » et le groupe Joy Division dont les trois joyeux s’étaient évidemment inspirés pour leur propre patronyme . La musique m’apparut à part , particulière et habitée . A dire vrai j’étais super impressionné . Qui étaient donc ces « Joy « quelque chose ? A part la cassette du stressé , nulle trace dans les bacs . Qui étaient ces musiciens dont je ne connaissais rien , ni les noms , ni d’où ils étaient vraiment, ni combien d’albums ils avaient fait ???

Au même moment, ou plus exactement début 81, je joue toujours avec mon batteur au bonnet. Enfin sans bonnet maintenant et avec des baguettes. Nous composons en duo des titres incertains, très excités toutefois par tout ce que nous entendons de nouveau. La nécessité d’un troisième musicien s’impose à nous qui ambitieux et chauffés par nos petites expériences passées , souhaitons, on sans doute , poursuivre l’aventure. Un troisième larron nous rejoindra donc qui s’efforcera, avec application ,à jouer de la basse. Nous prenons un vrai nom de groupe : « Les Abonnés absents » . L’antithèse des Telephone, donc.

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Au printemps 81 nous donnons quelques mini concerts. Peu probants. L’idée nous vient alors d’embaucher un chanteur solo. Le type chanterait les lyrics écrits collectivement ou bien mes propres textes , la plupart , alors , en français . Curieuse idée en vérité. Nous fîmes avec l’oiseau rare déniché dans notre ville d’origine ( où nous répétions toujours, de façon ambulatoire, véritables S.L.F sans local fixe,à présent – de part le volume sonore produit- régulièrement virés des garages familiaux) deux concerts épiques . Lors du premier , qui se jouait à l’extérieur ( déplacements en deu-deuche et 4 L chargées de matos) , assez loin de nos terres habituelles) le lead singer fût tout bonnement pris de malaises liés à l’excés de boisson, comme on dit poliment. Catastrophe totale . D’autre part le front man qui aimait beaucoup certaines substances illicites , semblait avoir un peu de mal à mémoriser les paroles sur lesquelles il était attendu qu’il s’égosilla. Bon prince , je lui avais fait des agrandissements que je posais sur un pupitre à côté de lui. Les textes tenaient par des épingles à linge. Au second concert où le quartet se produisait, jouant après les gloires locales des « Larves Molles » ( si !) , connues pour leur adaptation en occitan du fameux be bop a Lula , j’éjectai carrément le foireux de scène , qui s’était mis à bafouiller ridiculement. Pas la peine d’insister. A partir de ce moment là je ne lâchai plus le micro.

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Eté 81 . Les "Abonnés Absents", sont désormais un trio. Le schéma classique: basse/Batterie et guitare chant. Exit le chnateur d'opérette qui tenait pas sur ses quilles. Le groupe répète sérieusement , un répertoire qui se cherche . La new wave, comme on disait, n'est finalement pas vraiment arrivée en province. Il y a un passif , si on peut dire. L'héritage de la chanson française un peu rock, des gens comme Higelin , par exemple, ou les premiers Bashung, Charlélie Couture ou les plus anciens François Béranger. Il y a donc cette tradition qui , d'une certaine façon ,privilégie beaucoup les textes... Les Abonnés, sérieux , tentent donc de faire dans le politico-concerné. Mais ça colle mal ... Autant le dire tout de go , c'est lourdingue . Et c'est curieux quand deux ans auparavant, lycéens, ils se laissaient aller à des reprises déjantées et destroy de Barrett ou des Who . Quoiquigna ?L'ambition d'un truc qui tient la route provoque un certain égarement, finalement.Ou bien un mimétisme crispant.

Musicalement les choses se font peu à peu . On sent des influences évidentes venues du côté des Clash, ou du Ska dans le jeu de guitare. Les titres sont peu sophistiqués mais pas vraiment rough , non plus . On surveille ce qu'on joue, on veut bien faire .Fin Juillet le trio joue dans un petit festival musical ( et local) au théâtre de leur ville . Succés mitigé . Des questions se posent .Indépendamment des copains qui viennent dire " ouais , c'était bon!" ou des ex- copines du lycée qui tout à coup trouvent les trois jeunes hommes un tantinet plus attractifs...Pfftt! Trop tard les filles! Il y a bien quelque chose qu'il faudrait faire pour que l'affaire soit plus convaincante, mais quoi ? Il faut se rendre compte , également , d'un contexte totalement différent du contexte "rock" actuel. Le rock est une sous culture totale . Il n'y a pas de vraies salles. Peu d'émissions de radio ou de télé . Antoine de Caunes vient juste d'apparaître . Pas de tablatures sur internet . "Comment ils font pour jouer ?" les grands groupes, tu le trouves tout seul . ET c'est pas évident . En 80 , un jeune groupe de rock , est forcément , fatalement, unschool ! Mais aussi très isolé . A L'automne de la même année, la municipalité , magnanime, offrira une salle dans le vieux fort Vauban - dont la moitié est une maison d'arrêt - pour que le trio rock puisse s'excercer. A ce moment là , en tout et pour tout, la ville compte 3 groupes de la même et nouvelle génération . Les babas, eux , sont définitivement out!La formation des nouveaux esprits se fait au cinéma et à la radio. Sur les écrans " The great rock n roll swindle" et "Rude boys" ont remplacé les "Let it be" et autres " Woodstock" que , religieusement, nous étions, allés voir, lycéens. En fac je reviens le Week end chez mes parents. L'essentiel de mon esprit est accaparé par les projets musicaux.L'achat de matériel est omnubilant. On passe des heures à regarder et essayer ce qui se vend à l'époque . La plupart du temps, faute de tunes, nous n'achetons pas ou peu.Les vendeurs sont habitués du coup.

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In A Noisy Place wrote: :clap: Bravo Jean No! C'est un plaisir que de te lire :read:

:) merci. Bientôt nous entrerons dans l'histoire. Et ça va chauffer!:brow:

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Fin 81 , dans la sous préfecture nord -gardoise où on a un peu de mal , parfois , à réaliser qu'on est dans le "midi", on ne peut pas dire que ça rocke dur . Donc . Mais ça rocke tout de même . Exit les "Apostrophes" groupe psyché-baba-cool et vaguement progressif ( gasp!). Ils auront fait leur temps et enregistré deux vinyles diffusés après les concerts et en vente chez le disquaire local . Mais bon , le look sabots, barbe et chemise de grand père est un peu passé de mode ... Mais question mode , d'ailleurs, c'est quoi qui domine ? Ben les fans de hard rock , surtout, qui semblent tenir le haut du panier, sont là avec tignasses et jean's moulants sur baskets adidas . Ca SCorpionise à donf!! Ca Van Halenne à perdre haleine .Pire , les fans de rock nouveau et français, atteints de Téléphonite aigue. Ca , c'est une véritable cata. Sortes de minets à franges. Proprets ou un poil déprimés - au choix... Un des groupes locaux - nous sommes 3, en tout et pour tout - en est atteint. Je ne me rappelle plus comment il s'appelait celui là ? Par contre je me rappelle du bassiste, mon copain Edgard,fan de Gainsbourg , au collège nous écoutions des trucs terribles comme Melody Nelson - nous en restions scothés .Je l'aurais volontiers débauché à l'époque.Mais bon c'était comme ça .Il jouait dans "l'autre groupe" , ça y est , ça me revient, qui s'appelait "Scénario". Il y avait donc les Scénarioimitateurs de Telephone, nous , les "Abonnés Absents":laugh: (!) pops et rock et qui savaient pas trop sur que pied danser et quand j'y repense c'était pas croyable au vu de ce que l'homme au bonnet et moi-même avions osé avant - ouf!- et les "durs", les frères Lachasaigne(!) avec le terrible Serge Munnoz aux drums, regroupés sous le nom de "Ghetto". Ceux là tenaient le haut du podium local. Ils étaient branchés et sonnaient plutôt bien . Rock , Punk. Ce qu'il fallait quoi...Ils avaient entre leurs mains du matos sérieux: Télécaster ( Fender) et basse Rickenbaker. Pas des copies, comme nous autres qui grattions la japonaise imitation.

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putains! les textes trop longs ne partent pas.....

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JEAN NOEL BOUET wrote: putains! les textes trop longs ne partent pas.....

avant d'envoyer un long texte, fait un p'tit ctrl+A (selectionne tout) puis un ctrl+C (copier). Comme ça si ça foire, t'auras juste à faire un ctrl+V (coller)

:rolleyes: je sais, je suis fan des raccourcis clavier

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In A Noisy Place wrote:

JEAN NOEL BOUET wrote: putains! les textes trop longs ne partent pas.....

avant d'envoyer un long texte, fait un p'tit ctrl+A (selectionne tout) puis un ctrl+C (copier). Comme ça si ça foire, t'auras juste à faire un ctrl+V (coller)

:rolleyes: je sais, je suis fan des raccourcis clavier

je te remercie! je vais devoir tout recommencer:uhoh: et c'est râlant! y'avait du bon! on sortait de la préhistoire! Fin 81, début 82 les choses allaient devenir un poil plus sérieuses...

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Il faut toujours du temps aux choses . A ce moment là, soit fin 81, si je regarde un peu en arrière (n'écoutant pas le conseil Dylanesque) je joue de la guitare depuis 5/6 ans et suis déjà monté sur scène plusieurs fois. D'abord avec des folkeux aux fins fonds des Cévennes, puis dans ce qui fût cet embryon de premier groupe, assez expérimental, de la période lycéenne en phase terminale . Les Abonnés Absents existent depuis quelques mois et ont donné trois ou quatre concerts . Un petit parcours, donc. Mais quelques chose, un déclic, doit encore se produire... (la suite , tout de suite)

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Et donc à l'automne 81 trois choses d'importance se produisent. Des petites choses qui bout à bout, vont un peu secouer nos aventures musicales et rock n rollesques.

L'homme au bonnet ( Pascal , de son vrai nom et nous l'appellerons désormais ainsi, vu que des bonnets il n'en met plus) a des envies nouvelles . La fibre mélodique le turlupine et ainsi projete t-il d'abandonner ses fûts pour la guitare basse. Problème car un bassiste nous en avons déjà un . Sérieux et appliqué, à l'heure aux répétitions, mais bon , il a pas la grace, faut bien reconnaître ce qui est... Donc le Pascal va s'équiper du top du top à ce moment là, à savoir une basse Yamaha flambant neuve et un ampli ( gros) de la même marque nippone. Rapidement l'homme se montre habile sur ses quatres cordes et , écoutant attentivement quelques disques de notre collection ( en particulier Unknown pleasure dont j'ai fait l'achat ),rejoue assez fidèlement ce qu'il entend . Exit le tituaire . Pascal ( qu'on surnomme alors Sid en raison de sa coupe de cheveux) devient bassiste ches les Abonnés Absents.

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