Le concert de Death in Vegas à La Route du Rock (Saint-Malo, août 2000) a justement été rediffusé dans la nuit du 8 au 9 mai sur Paris Première.
Titres interprétés : Lever it (T1) - Rematerialized (T2) - Bleed Yawning (T3) - Death Threat (T4) - Flying (T5) - Aïsha (T6) - Rekkit (T7) - Sister (T8) - Dirt (T9) - One more time (T10) - Neptune (T11) - Dirge (T12).
Résumé de mes impresssions (sous réserve d’avoir correctement identifié chaque titre) :
T1 aurait pu être signé Procol Harum...
T2 est un reggae assez surprenant, sorte de session imaginaire où Stiff Little Fingers ferait un boeuf avec New Order dont les principaux ingrédients sont là, du mélodica à la sonorité de basse hookienne (mais jouée avec beaucoup moins de talent) !
T3 est frappé du sceau de Kraftwerk, mais le groupe ne se contente pas d’imitation en introduisant des guitares plutôt incisives.
T4 démarre plus naïvement (tendance Jean-Michel Jarre...) mais l’enchaînement avec T5, aux relents jazzy, sauve la mise en montrant que Death in Vegas est capable d’ouvrir une voie intéressante, même si le morceau déçoit par son aspect finalement informe.
T6 et T7 rattrapent ce pêché de jeunesse par des compositions électro-rock (parfois limite techno)
qui balancent et remuent bien le public.
T8 gâche tout, le soufflé retombe : morceau de guitare lourdingue et plein d’amateurisme, qui s’éternise et donne l’impression qu’il faut “meubler” parce que le reste du groupe est parti pisser...
Une fois que tout le monde semble avoir fini de se soulager, T9 reprend le filon des titres 5 et 6, en
accentuant le côté 70’s avec ses nappes de cuivres et synthés.
T10 prend une résonnance afro par ses percussions mais on reste dans l’ambiance 70’s (mais l’un des membres du groupe ne porte-t-il pas un T-shirt des MC5 ?).
T11 est de la veine des titres 5,6 et 8, mais s’en démarque par un arrière-plan sonore un brin gothique (genre “orgue du vampire” dans les meilleurs épisodes de Scoubidou).
T12 : enfin des vocaux (féminins) !!! On aborde alors les fjords hantés par Sigur Ros... pour finir avec des plaintes de saxophones que je n’espérais plus entendre depuis la mort du Marquis de Sade.
En conclusion, malgré ses inégalités, ce concert énergique était un bon moment (encore merci à Bernard Lenoir... qu’écouterions-nous si “Le Du” n’était pas là ?!). Mais il est sûr que si on se limite à écouter le premier album dans son salon (je ne sais pas ce que donne “Scorpio Rising”),
tout cela devient très vite chiant, faute de vocaux.