Autre évènement qui bouste les troupes, je remplace pour un soir, le bassiste de Ghetto , lequel ,manque de bol , s'est cassé un bras. Ah là la! ces punk , alors! L'évènement ne se situe pas tant dans le fait que je martèlerai furieusement les cordes de la Rickenbaker pendant une heure durant , mais bien ailleurs . En effet , un apprenti promotteur rock local - que je retrouverai bien plus tard , faisant office de photographe pour un magazine culturel où mes toiles étaient reproduites-avait eu l'idéed'organiser une soirée rock - on disait pas encore , ou pas beaucoup, New Wave- d'importance . En tête d'affiche les DOGS, groupe à la notoriété nationale, venus de Rouen tout exprès . Les Ghetto , donc faisaient la première partie .
Dans la salle la centaine de suspects habituels . Et sur la scène , j'avoue, c'était plutôt stimulant et excitant. On passait un cran supérieur, si je puis dire. A 19 ans ça vous marque une soirée comme ça . Du gros matos sur scène et backstage . Un son qui ressemble quand même à quelque chose, bien sonorisé et tout .Et puis la notoriété - certe relative- mais qui suit immanquablement après, parmi les rangs des aficionados . En gros, après ce coup là, on m'a regardé un peu différemment. mais, le bras du bassiste de Ghetto , je le jure, c'est pas moi qui lui avait cassé!![]()
Chronique - Histoire d'un groupe rock -
Archived274 replies · 28,618 views
Du coup parce que PAscal taquine la basse, portée un poil bas, façon Sid, nous nous retrouvons sans batteur. L'embarras momentané ne saurait durer après l'énergie reçue lors de la soirée Dogs! Quelques temps après il se trouve que les GHETTO ont encore des soucis....Ha!HA!Ha
Cette fois c'est le batteur qui fait défaut . Le redoutable Serge Munnoz n'est plus aux drums. Ainsi est-il remplacé pour un soir- c'est une habitude pour le combo - par un type qui nous est totalement inconnu, pas un garçon du cercle d'initiés repérés parmi la jeunesse locale et musicale. En tous les cas le type a la classe. Il joue impéccable et efficace avec un impressionnant travail sur le charleston ( le charley, comme on dit:shy: ). Le Pascal et moi, qui sommes dans la salle dîte des Fêtes et qui accueille la soirée Rock, on en perd pas une. A la fin du gig nous croisons l'homme qui timide , sans doute , ne pipe u mot à dégun . Bon look ( je veux dire pour l'époque) - Imper mastic et chapeau de ska sur la tête. Autre détail le type a la clope au bec tout le temps ce qui lui donne un air nerveux et dur. Putain mais d'où il sortait celui là ?
A few days later nous passons une petite annonce dans la presse locale . "Groupe rock cherche batteur." Il y avait peut-être quelques autres indications qui m'échappent aujourd'hui . Je suppose que nous avions dû écrire le mot New Wave, de suite , ça situait l'affaire et écartait les ignorants de la nouveauté...Un samedi pluvieux :coup de fil . Un candidat au poste. Rendez-vous est pris. Et Bingo! C'est le même gars ! Jacques il s'appelle . Embauché d'entrée. IL tiendra les baguettes jusqu'au bout.
"Jacques tu es mon ami, pour la vie, comme le Fiumicicoli"
(Fiumicicoli - ou Fiume- délicieux vin Corse Aoc de la région du Sarténais
- les amateurs de Fiume ne sont pas forcément amateurs de Rocl , mais c'est pas incompatible,capisci ? )
Les Abonnés, nouvelle formule trio, passent les samedis et dimanches après-midi en repet. Où ça? Magnanime la municipalité inquiète du bonheur de sa jeunesse, nous a gracieusement prêté un beau local. On peut pas rêver mieux . Deux gigantesques salles où s'entassent de vieus décors de théâtre, cises dans un ancien fort Vauban en centre ville. Une partie de l'édifice est transformé en maison de détention provisoire. Je suppose , qu'aux travers des murs, nous avions des auditeurs dont je n'ai jamais vu le visage ni , eux , le nôtre . Tant mieux , peut-être, si les gars voulaient la tranquillité , deux fois par semaine c'était rappé! J'ai acheté un Roland 50 wtts dit "Roland cube". Le truc est efficace et compact. Bonne reverb et canal distor. Je couple le son avec une pédale flanger ,un delay et une vieille Whawha. Jacques a assemblé les deux batteries. La sienne et celle, délaissée, de Pascal/Sid. Ca lui donne un air de Keith Moon, mais pas avec le même physique toutefois, le batteur des Abonnés ayant quelque chose de Bogart. Si! Donc ça répéte.Fin 81/début 82 . Et on s'échine à écrire un répertoire qui sonnerait un peu comme ce que nous écoutons . Tâche difficile. A ce moment là un choc se produit.Miraculeux, d'une certaine façon, nous sortant des ornières. J'en suis le vecteur. Je reviens avec trois nouveaux disques qui , radicalement, vont nous ouvrir la voie. Il s'agit de CEREMONY/IN A LONELY PLACE, MOVEMENT - dont je suis absolument accro- et STILL ce double gris , posthume de JD - dont à l'époque je ne possède pas encore CLOSER, album qui me hantera longtemps.
Fin de la préhistoire.
Il faut donc bien comprendre une chose: Tu fais un groupe et ça devient, d'une certaine façon, le centre de ta vie . Quand tu es jeune homme. Mais, au fond , tu ne sais pas où ça va, où ça ira . Jusque où et jusqu'à quand. Mais , à vrai dire, ce n'est pas véritablement le problème , alors. Parce que tout le monde nage dans une sorte d'irréalité avec cette histoire. Et c'est ce qui est bien . A ton échelle, modeste, tu te sens grand . A ton échelle tu vis une étape, un épisode important de ta vie . Des liens se nouent et se soudent et tu apprends à aimer la musique davantage, encore plus, à creuser le sillon. A en être curieux. A te bâtir une culture et des référents. Subculture ? Mon oeil! C'est vivant et c'est ce qui compte.Le centre de nos vies. Dans l'hiver 82, le rock et notre groupe sont désormais le centre de tout . Le reste est annexe. A cette période qui est charnière, nous devenons aussi un quartet. "J'embauche" un second guitariste, Michel, armé d'une Aria Pro façon les Paul, à micros doubles bobinages. Ampli MThree à canal distor. Un sol radicalement différent du mien . Ce qui nous intéresse. Le garçon est influencé par Mick Jones de Clash. Autant dire que nous passons un stade supérieur . Son plus rock , moins pop . Jeu plus percutant soutenu par un batteur de première.
Les achats et les écoutes obsessionnelles des Still, Ceremony, Closer et Movement, vont à ce moment là, totalement réorienter ce que , insatisfaits, nous essayions de jouer alors. JD je les avais découverts au travers d'un titre, Atmosphere, un an et demi plus tôt. Mais si la chanson m'avait glacé le sang, si UP acheté peu après m'avait intrigué, il ne m'était pas encore venu à l'idée de réorienter notre musique dans cette direction. Dans cette période intermédiaire c'étaient davantage THe Clash, Basement 5, The Sound qui dominaient dans notre inspiration ou des choses plus pop (quoique) comme les Feeliesou inclassables comme le Remain in light des Talking Heads. Ces disques tournaient beaucoup sur nos platines et avaient supplanté ceux de nos discothèques de la décennie précédente, à savoir Dylan, PF, The Who, Barrett, Neil Young . Mais aussi des trucs assez nazes comme les Fisher Z ou le premier Policequi à la fin des seventies nous étaient un bref moment apparus comme les avant gardes incontournables...
L'esthétique new-wave... Un ami m'a prêté ce bouquin (il vient de s'abonner à D-Sides, sic !) et j'en suis en plein l'époque que tu évoques. Bon, le style est assez prout-prout et scolaire, mais bon, ça se laisse lire... J'ai eu droit à tous les commentaires de l'auteur sur les artistes que tu nommes. Je me souviens notamment de Police : "Trop jeunes pour être vieux, trop vieux pour être jeunes". Ca ne les a pas empêché de toucher le pactole par la suite. L'auteur évoque aussi deux influences autres que le punk (Joy Division est, d'après lui, en ligne directe avec ce dernier - extraits d'interviews de M. Sumner et de Mme. Curtiss) : the Clash puisent des influences du côté du reggae, Talking Heads fait du même du côté du funk. Ainsi, d'après l'auteur, voici les trois bornes (assez mal définies) des frontières de la new-wave par rapport à ses styles contemporains...
C'est marrant, Kraftwerk y est à peine évoqué pour l'instant alors que le petit Jiphy connaissait déjà plusieurs albums depuis un bon paquet d'années...
Mais bon, revenons à tes souvenirs Jean-Noël. Nous sommes vers 1981 et je me demande ce que tu écoutes, car, à mes oreilles, tous les groupes que j'adore ont pondu leur chef d'oeuvre cette année-là. Un jour, je me suis amusé à ne "garder" que les albums qui me plaisaient et je me suis rendu compte qu'à 85%, ils étaient tous de 1981.
Donc le groupe répète, en quatuor, recentré autour d'un axe musical plus sombre dans l'humeur, plus aride dans le traitement des titres composés. Les premiers Cureet sans doute Seventen seconds parmi eux, sont venus de façon nette , eux aussi, orienter nos compos. Quels en étaient d'ailleurs les titres ? A ce moment là, les paroles sont encore en français . IL y a "Abonné absent" ,"Le silence qui m'entoure"
très Curesque - si ça se dit-,"Nazi Rock" - titre emprunté au répertoire de Gainsbourg mais qui n'avait rien à voir avec l'original et qui nous valut de nombreux sifflets, non pas que nous y fîmes l'apologie de quelque tyrannie fasciste( c'était juste le contraire!) mais parce que le public ne comprenait pas (ou n'écoutait pas)les paroles chantées, s'arrêtant aux quelques lignes du refrain ascénant, je le reconnais, la funeste expression!Une autre chanson s'appelait"Aucun style/Tous les styles" et était un peu notre morceau de bravoure,la ligne musicale qui plus est, plaisait et faisait danser
. Mais nous n'y étions pas encore. J'écoutais aussi The Specials et The Jam que m'avait fait connaître un copain Arlésien dont le groupe s'appelait "**The Frogs".**Là, c'était moins sombre que du côté mancunien. Fallait trouver un équilibre.
Au début de l'été nous donnâmes un nouveau concert au théâtre municipal. En ouverture d'un festival culturel local,dont ,l'année précédente, nous avions déjà essuyé les plâtres(mais en extérieur, sur le parvis...Là c'était dedans et un poil plus classe , donc). Les anciens du lycée ( et les anciennes) vinrent nous voir. Des inconnus aussi. Je me souviens de l'après concert où un dame qui me paraissait très mure ( c'est à dire qu'elle devait avoir mon âge d'aujourd'hui) vint me féliciter, déclarant en me serrant la main qu"elle ne nous connaissait pas mais qu'elle avait vraiment aimé ce que nous faisions". C'était encourageant. Le concert avait été enregistré sur la table de mixage et, pour la première fois, nous avions un ensemble à peu près propre ,de notre répertoire perso. C'est peut-être suite à celà que j'optai pour une écriture désormais en langue d'outre manche... Quelque chose sonnait encore trop "rock français" ce qui, au plus haut point, me contrariait... Mon côté happy few, sans doute.![]()
Et ce qui tournait sur les platines des "Abonnés Absents", circa 81 /82, devait ressembler à ça:
- The Doors , L.A Women- The who, Live at leeds -Pink Floyd, Animals -Neil Young, Rust Never Sleeps -Syd Barrett, compil des 2 albums solos -Bob Dylan, Street legal - Sex Pistols, never mind- The Jam,That's entertainement, album Sounds Affect -Magazine, Real Life -The Clash, Give them enough Rope/ London Calling -Kraftwerk, Transeurop express
- David Bowie, Low (il me semble) - Iggy pop, Lust for life
- Jacques Dutronc, Guerre et pets
-Jacques Dutronc , Les Playboys ( le 1er album) - The Dogs, Too much class for the neighbourhood
- Television, Marquee Moon
- The Feelies ( 1er album) - PIL, first issue, Metal Box
- the Cure (3 imaginary boys/ 17 seconds/faith il me semble)
- Talking Heads , remain in Light mais aussi psycho killer
- Section 25( premier album , jaune dans une pochette fermée. single Girls don't count, aussi
-Can, I want more
- Throbbing Ghristle ( mais quoi ??)
JD et NO, of course, Movement

L'été 82 se passera avec deux autres concerts pour nous. L'un, anachronique, dans le cadre d'un festival de Jazz sur le littoral (!) . Sans doute les organisateurs n'avaient-ils pas bien écouté notre cassette de pré-sélection ( le set du Théâtre alésien). On s'y fera d'ailleurs siffler, après notre distordu NaziRock
! Un poil irrité j'adresserai quelques compliments assez mal sentis au public installé sous les Pins parasols...On enchaîna ensuite avec un de nos plus redoutables titres"1982", histoire sans doute d'enfoncer le clou,martelé sur deux accords F# et E ,par dessus lesquels Sid donnait une ligne de basse assez terrible ,pédale compresseur couplée à une distorsion Boss. Si! Pendant le titre j'attaquai également une sorte de pogo, bousculant Michel,notre Mick Jones à nous. Etonnament le morceau de bravoure plût, surtout à la part égarée du public...C'est à dire quelques jeunes gens en goguette qui, rameutés par notre boucan, s'étaient ,eux ,pressés devant la scène , se faisant engueuler par le public"assis".
Ce soir là , je me souviens, nous avions débuté par une sorte d'impro basée sur le thème principal d" Il était une fois dans l'Ouest". Pas mal comme entrée en matière, d'ailleurs.
L'idée de jouer, comment dirais-je, plus radical(?) émergea, il me semble, à ce moment là , dans nos jeunes esprits ...heu...allumés ?:shy:
Jouer plus radical... Pour ça JD va indéniablement nous aider et nous montrer ma voie ( comme on dit)... A ce moment là il faut bien savoir que quasiment personne, dégun,ne connaît vraiment ce groupe...Les groupes Londoniens, eux ,sont plus connus, diffusés. Ils ont déjà,dirais-je, leurs auditeurs, leurs fans , même dans la profonde province. JD, non . J'entends parler de Cold Wave, appelation purement française, les british lui préférant le terme de Goth, par mes realtions arlésiennes, les tendus " Stress Division". A Montpellier viennent d'apparaître les " Provisoires", eux aussi tendus et extrèmes. J'achète un 45t auto produit , sorti sur un label local, Monsieur Vinyl, je crois...C'est minimal et un poil névrotique. Mais ça inaugure localement, le genre. Genre qui restera à l'état d'embryon. Les " corbeaux" viennent deux ans plus tard, essentiellemnt des fans de Cure et Robert Smith. Un peu caricaturaux pourtant. Nous resterons éloignés de ce look comico-tragique. Jouer plus radical. Oui. Mais comment. Il fallut revoir et reconsidérer les compos, jusqu'alors très guitare avec beaucoup d'harmonies autour. 82 et 83 seront pour nous la période noire. Cold. Le nom du groupe change, d'ailleurs, à l'automne. Nous trouvons l'étrange patronyme de Kalt Stadt , en langue germanique approximative. Nous ne le garderons que quelques mois.
alors,la ,jean-noel,je dis stop!!!tu nous écris de belle chroniques mais on aimerait bien se faire une idée plus précise en écoutant ces morceaux de l'époque.peut-etre devrait tu te créer un myspace et mettre quelques morceaux pour qu'on puisse y jeter une oreille...
structure wrote: alors,la ,jean-noel,je dis stop!!!tu nous écris de belle chroniques mais on aimerait bien se faire une idée plus précise en écoutant ces morceaux de l'époque.peut-etre devrait tu te créer un myspace et mettre quelques morceaux pour qu'on puisse y jeter une oreille...
C'est bien gentil, mais comment convertir des bandes sur k7 dont j'ai égaré une grande partie, en fichiers machins mp3 ?
Je crains de manquer de matos.. Par contre t'as mon fils aîné sur Myspace avec les Melt ( ou AboutMelt ) nîmois. Bon, ils commencent, vus qu'ils ont 17/18 ans... Mais ils s'y tiennent. I'm proud.(Mon fils est batteur dans cette petite affaire) Pour ce qui est des titres des " Passagers" puisque ce fût le nom de la "grande époque"
je pourrais plutôt tenter des ré-enregistrements. Des fois nous y pensons... Mais bon. Mais , vois-tu, je crois que l'intérêt est surtout , enfin je crois, de re-situer des choses dans une époque, comment ça a évolué, comment des musiques étaient perçues,etc et comment des jeunes gens vivaient cette petite aventure. C'est comme ça que je vois le truc . Et c'est sans prétentions. Toutefois la littérature est une chose précise . Vous pouvez avoir une idée précise en lisant...Ou alors je dois m'améliorer encore.![]()
JEAN NOEL BOUET wrote:
structure wrote: alors,la ,jean-noel,je dis stop!!!tu nous écris de belle chroniques mais on aimerait bien se faire une idée plus précise en écoutant ces morceaux de l'époque.peut-etre devrait tu te créer un myspace et mettre quelques morceaux pour qu'on puisse y jeter une oreille...
C'est bien gentil, mais comment convertir des bandes sur k7 dont j'ai égaré une grande partie, en fichiers machins mp3 ? Je crains de manquer de matos.. Par contre t'as mon fils aîné sur Myspace avec les Melt ( ou AboutMelt ) nîmois. Bon, ils commencent, vus qu'ils ont 17/18 ans... Mais ils s'y tiennent. I'm proud.(Mon fils est batteur dans cette petite affaire) Pour ce qui est des titres des " Passagers" puisque ce fût le nom de la "grande époque"
je pourrais plutôt tenter des ré-enregistrements. Des fois nous y pensons... Mais bon. Mais , vois-tu, je crois que l'intérêt est surtout , enfin je crois, de re-situer des choses dans une époque, comment ça a évolué, comment des musiques étaient perçues,etc et comment des jeunes gens vivaient cette petite aventure. C'est comme ça que je vois le truc . Et c'est sans prétentions. Toutefois la littérature est une chose précise . Vous pouvez avoir une idée précise en lisant...Ou alors je dois m'améliorer encore.
mais non,c'est très bien comme ca...ca aurait été drole quand meme d'entendre ca...
structure wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote:
structure wrote: alors,la ,jean-noel,je dis stop!!!tu nous écris de belle chroniques mais on aimerait bien se faire une idée plus précise en écoutant ces morceaux de l'époque.peut-etre devrait tu te créer un myspace et mettre quelques morceaux pour qu'on puisse y jeter une oreille...
C'est bien gentil, mais comment convertir des bandes sur k7 dont j'ai égaré une grande partie, en fichiers machins mp3 ? Je crains de manquer de matos.. Par contre t'as mon fils aîné sur Myspace avec les Melt ( ou AboutMelt ) nîmois. Bon, ils commencent, vus qu'ils ont 17/18 ans... Mais ils s'y tiennent. I'm proud.(Mon fils est batteur dans cette petite affaire) Pour ce qui est des titres des " Passagers" puisque ce fût le nom de la "grande époque"
je pourrais plutôt tenter des ré-enregistrements. Des fois nous y pensons... Mais bon. Mais , vois-tu, je crois que l'intérêt est surtout , enfin je crois, de re-situer des choses dans une époque, comment ça a évolué, comment des musiques étaient perçues,etc et comment des jeunes gens vivaient cette petite aventure. C'est comme ça que je vois le truc . Et c'est sans prétentions. Toutefois la littérature est une chose précise . Vous pouvez avoir une idée précise en lisant...Ou alors je dois m'améliorer encore.
mais non,c'est très bien comme ca...ca aurait été drole quand meme d'entendre ca...
Mais c'est pas impossible.. Faut pas être pressé, c'est tout!
L'imprononçable nom de Kalt Stadt, nous valut bien des sourires et quelques gags familiaux.Le nom s'éternuait plus qu'il ne s'articulait. Je me souviens du père de notre bassiste -lui même musicien à l'époque et peut-être toujours , d'ailleurs, car pourquoi les septuagénaires ne joueraient-ils plus?- qui déclarait:"Mon fils il joue dans un groupe, mais alors je peux pas vous dire le nom!Une horreur".
Donc , question com, on la jouait complexe. Singulière si on voulait être positif.Y'avait pas de Mysapce ou autres blogs. Du live en permanence, saisissez bien la nuance. Nous poussâmes même le vice - ou le mauvais goût- à faire imprimer des affiches avec lettrage gothique. Si! Quand je vous dis que c'était la phase cold, je mens pas... Et question look ça rigolait pas non plus. Si les coiffures restaient sobres et élégantes( à l'époque on pouvait tous question quantité de cheveux
sur le crâne), les habits étaient tout sauf flashy! Longs manteaux noirs ou gris, pompes du service militaire pour ceux qui l'avaient fait(nous en comptions deux), pantalons de costard et vestons du même tissu assorti. Sérieux quoi. Quelques égarements, toutefois, furent à déplorer... Notre bassiste vint à un concert en veste à paillettes (si) d'un fond,il me semble, jaune avec col à revers noir. Le machin sixties ,trouvé je ne sais où, était assorti aux lacets des souliers, jaunes eux aussi, montés sur paire cirée noire. Bon, je me souviens pas d'avoir râlé, ayant fait moi-même une faute de goût terrible ce soir là ,avec une sorte de chemise Western, gris pâle avec boutons pressions.
JEAN NOEL BOUET wrote: Notre bassiste vint à un concert en veste à paillettes (si) d'un fond,il me semble, jaune avec col à revers noir. Le machin sixties ,trouvé je ne sais où, était assorti aux lacets des souliers, jaunes eux aussi, montés sur paire cirée noire. Bon, je me souviens pas d'avoir râlé, ayant fait moi-même une faute de goût terrible ce soir là ,avec une sorte de chemise Western, gris pâle avec boutons pressions.
Si photos il existe, les scanner absolument il faut ![]()
In A Noisy Place wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote: Notre bassiste vint à un concert en veste à paillettes (si) d'un fond,il me semble, jaune avec col à revers noir. Le machin sixties ,trouvé je ne sais où, était assorti aux lacets des souliers, jaunes eux aussi, montés sur paire cirée noire. Bon, je me souviens pas d'avoir râlé, ayant fait moi-même une faute de goût terrible ce soir là ,avec une sorte de chemise Western, gris pâle avec boutons pressions.
Si photos il existe, les scanner absolument il faut
la fantaisie vestimentaire remonte quand même à 24 ans en arrière...J'ai bien l'image en tête, mais les photos... s'il y en eût...t'imagines!
Fin 82 nous participons à un petit festival Rock. Une MJC accueille les troupes rockeuses locales. Nous nous trouvons sur la liste en avant dernier. On le prend bien, étant entendu que les têtes de l'affiche sont les Ghetto, dont nous parlâmes plus haut, et qui font toujours office de vedette locale. Il y a aussi les Scénario, avec mon copain Edgar à la basse qui joueront juste avant nous. Le début des concerts prévus comporte un ou deux groupes de Hard, c'est tout. Il y a donc une sorte d'orientation New wave , donnée par les organisateurs sympas et branchés, visiblement, qui ont écouté les K7 envoyées puis ont sélectionné les heureux élus.
L'après -midi (nous jouions, il me semble, vers 21h) nous la passons à répéter dans notre local mitoyen de la prison!
Sur la set list nous faisons deux covers de JD. She's lost Control et Transmission. Le public, ce soir là, pensera sans doute que les titres sont de nous, à de rares exceptions près. Départ du local vers 18h, un sound check étant prévu vers 20h pour les 2 groupes "du soir". Nous et les Ghetto. On trimbale matos, guitares et batterie dans 4 L et R9 . Direction la MJC à une quinzaine de kilomètres au nord. Sid, de son côté, devait nous rejoindre avec sa propre voiture une 4L Safari bleu roi up to date. C'était sans compter avec le caractère peu sérieux de l'ex-homme au bonnet qui, fort d'un petit charisme physique, se laissa embringuer avec deux groupies, se grisant les cervelles de fumette douteuse
. Résultat des courses, l'homme au moment du soundcheck n'était pas là. Nous fîmes sans. Le Zouave et ses dames se pointèrent une bonne heure après et tout penauds, parce que Sid, un poil embrumé, avait eu un accrochage lequel avait propulsé son ampli mal attaché dans la Safari, contre le fond du coffre où un truc qui n'attendait que ça l'avait accueilli aussi sec, transperçant par la même la membrane du HP !!!!
En clair sa prestation était compromise. C'est dans ces moments difficiles que la nature humaine se révèle alors dans sa plus grande splendeur. Un poil génés nous allâmes demander assistance aux G.O , lesquels , des amplis basses n'avaient aucun... Les Ghetto pourraient peut-être nous dépanner? Ben pardi! Une discussion s'engagea avec les frèrots, lesquels nous considérant sans doute comme des rivaux à écarter, nous proposèrent le deal suivant: un dépannage était possible, oui, mais ce serait payant pour nous! Non mais je vous jure! Sans autre alternative nous payâmes donc , réparant les conneries du piteux, vu que sans ses lignes de basse She's lost Control ne rendrait sans doute pas tout à fait la même chose...
In A Noisy Place wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote: oui, mais ce serait payant pour nous!
Ho!
eh!
JEAN NOEL BOUET wrote:
In A Noisy Place wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote: oui, mais ce serait payant pour nous!
Ho!
eh!
Bon !...
Cahin-caha le set put donc se faire.Sommaire sound check de basse. Puis tout le monde sur scène, hop la! Mais quand ça veut pas , ça veut pas. Le masque on devait l'avoir ce soir là. C'était écrit.Après le premier titre panne de sono! Nous soupçonnâmes les Ghetto d'avoir coupé les cables, mais sans doute étaient-ils hors de cause, l'incident n'étant dû qu'à une surchauffe de l'équipement ayant été maltraité tout l'après-midi par les hard rockers ( je ne vois pas d'autre explication)..
Après deux titres en direct sur les seuls amplis - donc sans chant possible-un autre incident vint agrémenter la soirée. Deux malpolis qu ej'avais remarqués accoudés en bord de scène avaient passé leur temps à insulter notre batteur, pourtant fort bon, se moquant du fait qu'il portait des gants de vélo et un t-shirt à damiers façon ska ( finalement ,il y a avait donc une autre terrible faute de goût parmi nos rangs). MAis n'empêche c'était pas très cool de la part des deux pébrons. Le Jacques était aussi habile des baguettes qu'il était impulsif. En gros, à certains moments et ce malgré une certaine réserve, il ne fallait pas le chauffer. Ainsi le vîmes nous , hors de lui, sauter de scène les poings tout faits quand les deux nazes se mirent à le traiter de tante. Ce qui n'était pas vrai. S'en suivit une course poursuite au terme de laquelle notre Jacques correctionna les nuisibles , leur donnant rien que ce qu'ils méritaient. C'eût été marrant, voire cocasse si nousn'avions dû et comme le beuglait si bien Freddy Mercury,faire en sorte que le Show continua. Car, nous le savons bien, le Show must go on!
Et finalement nous le jouâmes notre putain de set. Et avec la rage, face à l'adversité. Le reste de la set list fût sans compromis. Transmission déchira indéniablement, et nos morceaux cold itou qui - s'ils ne les berçèrent pas-accrochèrent indéniablement les oreilles des auditeurs ( j'ai pas dit écorchèrent, hein). Nos malheurs, je pense, nous rendirent sympathiques , si ce n'est un chouia remarquables. Toujours est-il qu'à la fin de notre set les Ghetto faisaient grise mine. Le leader me glissa, sournois, que lui aussi il connaissait les trucs comme Cure ou JD. Et depuis plus longtemps que moi! Pffttt! Ri-di-cu-le. Je lui rappelai tout de même que c'était moi qui lui avait appris quelques années plus tôt( 2 au moins) à la guitare ,un titre de Television, Torned Curtain, il me semble.... D Bm pour commencer ... Tu te rappelles pas, ingrat ? Qu'importe. En sueur, on s'en doute, nous quittâmes la scène, la laissant aux grincheux-prétentieux, pour qui, toutefois, la sono marcha bien...
La soirée nous avait valu une petite renommée. En ville - cette ville que nous allions bientôt tous quitter pour filer vers la préfecture- les Kalt Stadt devinrent un petit peu des vedettes. Si, si. On nous remarquait et quelques jolis minois de jeunes filles branchées New Wave, se penchèrent , de plus près, sur notre cas.
JEAN NOEL BOUET wrote: Kalt Stadt
A part la station météo du Mont-Aigual, je me demande quelle ville du Gard peut se cacher derrière ce nom...
Jiphy wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote: Kalt Stadt
A part la station météo du Mont-Aigual, je me demande quelle ville du Gard peut se cacher derrière ce nom...
Amusant! Il s'agit de la sous préfecture cévenole! Il n'y faisait pas spécialement froid. Mais c'était, à l'époque, gris et ennuyeux ( quoiqu'on ne s'y ennuyait pas, as u see).
JEAN NOEL BOUET wrote: Amusant! Il s'agit de la sous préfecture cévenole! Il n'y faisait pas spécialement froid. Mais c'était, à l'époque, gris et ennuyeux ( quoiqu'on ne s'y ennuyait pas, as u see).
Alès, ville industrielle... tout s'explique...
Jiphy wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote: Amusant! Il s'agit de la sous préfecture cévenole! Il n'y faisait pas spécialement froid. Mais c'était, à l'époque, gris et ennuyeux ( quoiqu'on ne s'y ennuyait pas, as u see).
Alès, ville industrielle... tout s'explique...
Good. Le Manchester Gardois, en quelque sorte..![]()