'Control' à Cannes
Archived173 replies · 10,663 views
structure wrote: quand vous parlez de ian curtis,je repense à un bouquin de joy division que j'ai ou il y a une photo de son mariage.ils ont une gueule,ca fait un peu peur.en tout cas,pas très punk....
des têtes normales, de jeunes gens,très jeunes -19/20 ans-issus d'une petite classe moyenne et à une époque donnée (fin seventies). Peur est excessif. Je trouve que Ian et Debbie ont, à ce moment là, l'air moins "horrible" que Ian sur les photos de JD,3 ans plus tard.
florent wrote: Tu veux te battre? T'as quoi contre les gars du nord?
Ouaip ! Fais gaffe Jean No ! Plus au Nord que moi ya pas ![]()
![]()
In A Noisy Place wrote:
florent wrote: Tu veux te battre? T'as quoi contre les gars du nord?
Ouaip ! Fais gaffe Jean No ! Plus au Nord que moi ya pas
Je me bats pas. Désolé. ET comme le chantait si bien Enrico - nouveau chanteur officiel en, Sarkoland-( et vous sembleriez vouloir le prouver,non?) " Les gens du Nooordd /ont dans le coeur tout le soleil qui leur manque au dehooorsss/ Les gens du Nooooordddd" . Touchant,hein?
Bon. Amicalement vôtre. NB:Lorsque je tanque, basé à Propriano (prononcez Proprian' ou Propria')alors là, plus au sud que moi, y 'a pas.
JEAN NOEL BOUET wrote:
structure wrote: quand vous parlez de ian curtis,je repense à un bouquin de joy division que j'ai ou il y a une photo de son mariage.ils ont une gueule,ca fait un peu peur.en tout cas,pas très punk....
des têtes normales, de jeunes gens,très jeunes -19/20 ans-issus d'une petite classe moyenne et à une époque donnée (fin seventies). Peur est excessif. Je trouve que Ian et Debbie ont, à ce moment là, l'air moins "horrible" que Ian sur les photos de JD,3 ans plus tard.
Substances? Low life? Regret?
florent wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote:
structure wrote: quand vous parlez de ian curtis,je repense à un bouquin de joy division que j'ai ou il y a une photo de son mariage.ils ont une gueule,ca fait un peu peur.en tout cas,pas très punk....
des têtes normales, de jeunes gens,très jeunes -19/20 ans-issus d'une petite classe moyenne et à une époque donnée (fin seventies). Peur est excessif. Je trouve que Ian et Debbie ont, à ce moment là, l'air moins "horrible" que Ian sur les photos de JD,3 ans plus tard.
Substances? Low life? Regret?
what d'u mean ????
Low life sûrement ,pour Ian. Regret - est trop léger, un rien mélancolique. Ian n'était pas de ce registre, mais au delà.Hélas.
Quand aux substancespuisque tu les évoques et au pluriel, i guess tu ne parlespas de la substance des choses, mais de certaines chemical substances? Ian , ado , a testé ces conneries. Il ya quelques témoignages. LEs NO s'y sont adonnés à plein nez - pauvres petits-. Ian ,mis à part les remèdes + ou - bien pris, semble t-il, n'a pas vraiment joué avec ça durant les années 79/80.
JEAN NOEL BOUET wrote: et si Curtis n'aimait pas ça... Pas du tout...?
Hum...à mon avis, il le ferait savoir.
![]()
In A Noisy Place wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote: et si Curtis n'aimait pas ça... Pas du tout...?
Hum...à mon avis, il le ferait savoir.
![]()
Ghostbuster ![]()
florent wrote: Tu veux te battre? T'as quoi contre les gars du nord?
Tu as raison, c'est certainement un gars simple mais malade de toute sorte de choses (épilepsie, colle, drogues et succès). Il est hors normes dans la mesure ou en quelques années il a inscrit une page énorme de l'histoire du rock qui continue à s'écrire aujourd'hui avec un tas de groupes (interpol, editors,national,...). Il est hors norme car il a écrit une musique d'émotions et cela ce n'est pas donnée à tout le monde. Il est hors norme parce que qui peut croire que Ian curtis n'avait que 23 ans au moment de sa mort ?
C'est vrai qu'en dehors de toute la mythologie JD, leur musique (il n'y a finalement que deux ans - je n'arrive même pas à le croire en le tapant
- entre 'An Ideal For Living' et 'LWTUA' ! !) a évolué à toute vitesse. Passer du proto-punk à 'Closer' et à ce joyau pop qu'est 'LWTUA' en 24 mois, ça fait réfléchir sur la créativité en matière artistique ![]()
Dans le même temps, Arcade Fire (groupe que j'aime beaucoup par ailleurs) a seulement réussi à passer de 'Funeral' à 'Neon Bible' ![]()
Et encore, j'aurais pu prendre d'autres exemples plus faciles ![]()
C'est vrai, et dire qu'il n'avait que 23 ans ![]()
twp wrote:
florent wrote: Tu veux te battre? T'as quoi contre les gars du nord?
Tu as raison, c'est certainement un gars simple mais malade de toute sorte de choses (épilepsie, colle, drogues et succès). Il est hors normes dans la mesure ou en quelques années il a inscrit une page énorme de l'histoire du rock qui continue à s'écrire aujourd'hui avec un tas de groupes (interpol, editors,national,...). Il est hors norme car il a écrit une musique d'émotions et cela ce n'est pas donnée à tout le monde. Il est hors norme parce que qui peut croire que Ian curtis n'avait que 23 ans au moment de sa mort ?
C'est vrai qu'en dehors de toute la mythologie JD, leur musique (il n'y a finalement que deux ans - je n'arrive même pas à le croire en le tapant
- entre 'An Ideal For Living' et 'LWTUA' ! !) a évolué à toute vitesse. Passer du proto-punk à 'Closer' et à ce joyau pop qu'est 'LWTUA' en 24 mois, ça fait réfléchir sur la créativité en matière artistique
Dans le même temps, Arcade Fire (groupe que j'aime beaucoup par ailleurs) a seulement réussi à passer de 'Funeral' à 'Neon Bible'
Et encore, j'aurais pu prendre d'autres exemples plus faciles
C'est vrai, et dire qu'il n'avait que 23 ans
J'irai voir Arcade Fire le 22/07. Mais je trouve Neon Bible un peu "forcé".
JEAN NOEL BOUET wrote:
twp wrote:
florent wrote: Tu veux te battre? T'as quoi contre les gars du nord?
Tu as raison, c'est certainement un gars simple mais malade de toute sorte de choses (épilepsie, colle, drogues et succès). Il est hors normes dans la mesure ou en quelques années il a inscrit une page énorme de l'histoire du rock qui continue à s'écrire aujourd'hui avec un tas de groupes (interpol, editors,national,...). Il est hors norme car il a écrit une musique d'émotions et cela ce n'est pas donnée à tout le monde. Il est hors norme parce que qui peut croire que Ian curtis n'avait que 23 ans au moment de sa mort ?
C'est vrai qu'en dehors de toute la mythologie JD, leur musique (il n'y a finalement que deux ans - je n'arrive même pas à le croire en le tapant
- entre 'An Ideal For Living' et 'LWTUA' ! !) a évolué à toute vitesse. Passer du proto-punk à 'Closer' et à ce joyau pop qu'est 'LWTUA' en 24 mois, ça fait réfléchir sur la créativité en matière artistique
Dans le même temps, Arcade Fire (groupe que j'aime beaucoup par ailleurs) a seulement réussi à passer de 'Funeral' à 'Neon Bible'
Et encore, j'aurais pu prendre d'autres exemples plus faciles
C'est vrai, et dire qu'il n'avait que 23 ans
J'irai voir Arcade Fire le 22/07. Mais je trouve Neon Bible un peu "forcé".
Moi non plus, je ne suis pas super convaincu par cet album... En revanche, tu vas voir, sur scène, c'est impressionant ! Même dans le cadre d'un festival ![]()
twp wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote:
twp wrote:
florent wrote: Tu veux te battre? T'as quoi contre les gars du nord?
Tu as raison, c'est certainement un gars simple mais malade de toute sorte de choses (épilepsie, colle, drogues et succès). Il est hors normes dans la mesure ou en quelques années il a inscrit une page énorme de l'histoire du rock qui continue à s'écrire aujourd'hui avec un tas de groupes (interpol, editors,national,...). Il est hors norme car il a écrit une musique d'émotions et cela ce n'est pas donnée à tout le monde. Il est hors norme parce que qui peut croire que Ian curtis n'avait que 23 ans au moment de sa mort ?
C'est vrai qu'en dehors de toute la mythologie JD, leur musique (il n'y a finalement que deux ans - je n'arrive même pas à le croire en le tapant
- entre 'An Ideal For Living' et 'LWTUA' ! !) a évolué à toute vitesse. Passer du proto-punk à 'Closer' et à ce joyau pop qu'est 'LWTUA' en 24 mois, ça fait réfléchir sur la créativité en matière artistique
Dans le même temps, Arcade Fire (groupe que j'aime beaucoup par ailleurs) a seulement réussi à passer de 'Funeral' à 'Neon Bible'
Et encore, j'aurais pu prendre d'autres exemples plus faciles
C'est vrai, et dire qu'il n'avait que 23 ans
J'irai voir Arcade Fire le 22/07. Mais je trouve Neon Bible un peu "forcé".
Moi non plus, je ne suis pas super convaincu par cet album... En revanche, tu vas voir, sur scène, c'est impressionant ! Même dans le cadred'un festival
je verrai. A part ça, est-ce que CAnal+ est sur la croisette demain - si vous avez le programme.? Est-ce que l'émission de Denisot accueillerait l'équipe de Control, d'après vous ?
moi,je trouve les albums d'arcade fire presque aussi bon que ceux de joy division.et ce deuxiéme album de arcade est quand meme assez réussi,ce qui vu le niveau du premier n'est déja pas si mal...
une première séance prévue sur Paris le 2 juin…
structure wrote: moi,je trouve les albums d'arcade fire presque aussi bon que ceux de joy division.et ce deuxiéme album de arcade est quand meme assez réussi,ce qui vu le niveau du premier n'est déja pas si mal...
Je trouve leurs albums tres bons, le dernier aussi, mais Joy c'est quand meme au dessus. Mais effectivement Arcade Fire j'aime beaucoup, mais pour moi ils sont plus dans la veine echo and the bunnymen que celle de JD
karine wrote: une première séance prévue sur Paris le 2 juin…
nous attendrons + en province, je suppose. Iras-tu ? Si oui je lirai volontiers tes impressions.
il y a un article sur control dans le libé d'aujourd'hui.plutot bonne,il ont aimés.et l'acteur est apparement très convaincant.
structure wrote: il y a un article sur control dans le libé d'aujourd'hui.plutot bonne,il ont aimés.et l'acteur est apparement très convaincant.
oh!merde et que je reviens de la ville et que j'y ai pas pensé!
JEAN NOEL BOUET wrote:
structure wrote: il y a un article sur control dans le libé d'aujourd'hui.plutot bonne,il ont aimés.et l'acteur est apparement très convaincant.
oh!merde et que je reviens de la ville et que j'y ai pas pensé!
euh bon sinon y'a aussi quelque chose sur la version internet de libé
Quinzaine des réalisateurs. Un biopic réussi sur Ian Curtis, leader suicidé de Joy Division.«Control» d'identitéPar Philippe AZOURYQUOTIDIEN : jeudi 17 mai 2007Control d'Anton Corbjin (Royaume-Uni-Australie), avec Sam Riley, Samantha Morton, Alexandra Maria Lara... 1 h 59. Sortie le 26 septembre.
Macclesfield, banlieue grisouille de Manchester, n'est pas Cannes, loin s'en faut. Rien n'est plus à l'opposé de cette désinvolture méridionale, ce grand tout nu tout bronzé, qu'un Ian Curtis toute mâchoire serrée, ses convulsions épileptiques, ses yeux grands comme deux maxi 45 tours, ce col de chemise boutonné jusqu'à la suffocation. Cette musique-là, cold wave, atterrissant in fine à Cannes, en ouverture de l'autre festival (la Quinzaine qui, ce faisant, s'offre un beau coup) fait de l'inimaginable une réalité : hé, ils viennent de faire un film sur Ian Curtis et le pire , c'est que ce film est bien. Evidemment, ça fait bizarre : l'idée que toute cette mythologie adolescences forgées par écoutes répétées ad nauseum d' Unknow Pleasures et autres Substances puisse dépasser en terme d'aura la surface de nos chambres calculées sur celle de nos mélancolies. L'intimité du chanteur de Joy Division et, par prolongement ado, la nôtre, rattrapée par le mainstream , est-ce une bonne nouvelle ?Magie. Là oui, en l'occurrence. En partie parce qu'elle est postée par Anton Corbjin, qui n'a jamais été directement de la galaxie Factory (le label de Joy Division et de New Order) mais qui, dès ses premiers travaux, les pochettes pour E yeless in Gaza ou Captain Beefheart, les clips pour Depeche Mode ou U2, avait su perpétuer une noirceur comparable. Encore fallait-il trouver le garçon d'une vingtaine d'années (Ian Curtis avait 24 ans lorsqu'il se suicida en 1980) qui porte en lui plus qu'une ressemblance, une électricité. Il s'appelle Sam Riley. Il a 27 ans, ou presque. Il joue lui aussi dans un groupe (les 10 000 Things) et fait occasionnellement l'acteur. Le plus drôle, c'est qu'il figurait déjà dans 24 Hour Party People , le film speed comme un cartoon que Winterbottom avait signé sur la scène de Manchester il y a cinq ans. A l'époque, on ne l'avait pas retenu pour camper Ian Curtis mais Mark Smith, l'irascible chanteur de The Fall. Pourtant, il suffit qu'il entre et on le sait : Control est sauvé. Ce mec possède toute l'intensité que le rôle (en est-ce un ?) requiert.Sur l'os. Impeccable première séquence que l'on croirait tombée d'un Larry Clark période Tulsa (comme si Corbjin voulait nous rappeler qu'il est avant tout un photographe, que le cliché ne lui fait pas peur) : un gamin androgyne, torse nu, les yeux cernés de khôl, écoutant Bowie et Roxy Music dans une chambre où sont rangés des poèmes. Un ami entre avec une fille, boulotte, tendue (reconnaît-on Deborah Curtis, l'héroïne éponyme de Morvan Callar ?). Il s'ensuit un échange sec, cette drôle de façon qu'ont de se faire du charme les gens mal dans leur peau. Le rythme est donné : sur l'os, intime, la réalité moyenne d'un garçon comme les autres dans une ville anglaise d'avant le punk. Son ennui, les rêves plus hauts que les murs de l'usine. Puis les Sex Pistols et la rencontre avec les trois autres types qui se cherchent un chanteur. Ian cherche à être un héros. L'arrogance et le charisme feront le reste. Mais, descendu de scène, c'est le réel recommencé : la fiancée attend un enfant, ce sera une fille. Lui attend une fille, elle s'appelle Annick, elle est grande, brune, longiligne. Un prénom qui change, exotique, elle est belge, ils se sont vus au Plan K à Bruxelles à l'issu d'un concert. Ils n'arrivent pas à s'oublier : amants réguliers. Les morceaux, dès lors, coulent d'eux-mêmes, nourrissant une bête intime qui n'en finit plus de lentement sortir. Le contrôle est perdu. La fin est connue : une corde nouée la veille d'une tournée aux Etats-Unis. La mort voulue par impossibilité de choisir entre deux femmes, l'absence de légèreté en toute chose.Scène partisane. C'est une vie et c'est devenu un scénario. On retient une forme de tact, et un beau noir et blanc livide à l'image, qui n'est pas un tombeau, mais parvient au contraire à réanimer quelque chose, faisant du film notre contemporain. On fermera les yeux sur la dernière séquence d'enterrement, soudainement partisane : les membres du groupe entourant la Belge Annick laissant seule la femme légitime Control , il faut le savoir, est adapté des mémoires de Deborah Curtis. Annick Honoré, quant à elle, n'a jamais désiré reparler de son histoire. Demain, quelques heures après la projection officielle du film, cela fera exactement vingt-sept ans.
http://www.liberation.fr/culture/cinema/festivaldecannes/actu/vu/254306.FR.php
Maintenant la projection du film à Cannes est pour aujourd'hui… je suppose que quelques personnes ont fait le déplacement et devraient nous gratifier de leurs commentaires…
![]()
structure wrote: moi,je trouve les albums d'arcade fire presque aussi bon que ceux de joy division.et ce deuxiéme album de arcade est quand meme assez réussi,ce qui vu le niveau du premier n'est déja pas si mal...
Je suis d'accord avec toi concernant la comparaison entre les albums d'Arcade Fire... mais ils sont pour moi bien loin de JD
![]()
j'allais le faire.(oh twp m'a doublé) -je veux dire mettre l'article de libé sur le forum .C'est donc fait. Les commentaires sur le site Libé ne fonctionnent pas.(!)Nous allons réagir. Je trouve l'article moyen, toutefois.
karine wrote: une première séance prévue sur Paris le 2 juin…
Merci ![]()
karine wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote:
structure wrote: il y a un article sur control dans le libé d'aujourd'hui.plutot bonne,il ont aimés.et l'acteur est apparement très convaincant.
oh!merde et que je reviens de la ville et que j'y ai pas pensé!
euh bon sinon y'a aussi quelque chose sur la version internet de libé
Quinzaine des réalisateurs. Un biopic réussi sur Ian Curtis, leader suicidé de Joy Division.«Control» d'identitéPar Philippe AZOURYQUOTIDIEN : jeudi 17 mai 2007Control d'Anton Corbjin (Royaume-Uni-Australie), avec Sam Riley, Samantha Morton, Alexandra Maria Lara... 1 h 59. Sortie le 26 septembre.
Macclesfield, banlieue grisouille de Manchester, n'est pas Cannes, loin s'en faut. Rien n'est plus à l'opposé de cette désinvolture méridionale, ce grand tout nu tout bronzé, qu'un Ian Curtis toute mâchoire serrée, ses convulsions épileptiques, ses yeux grands comme deux maxi 45 tours, ce col de chemise boutonné jusqu'à la suffocation. Cette musique-là, cold wave, atterrissant in fine à Cannes, en ouverture de l'autre festival (la Quinzaine qui, ce faisant, s'offre un beau coup) fait de l'inimaginable une réalité : hé, ils viennent de faire un film sur Ian Curtis et le pire , c'est que ce film est bien. Evidemment, ça fait bizarre : l'idée que toute cette mythologie adolescences forgées par écoutes répétées ad nauseum d' Unknow Pleasures et autres Substances puisse dépasser en terme d'aura la surface de nos chambres calculées sur celle de nos mélancolies. L'intimité du chanteur de Joy Division et, par prolongement ado, la nôtre, rattrapée par le mainstream , est-ce une bonne nouvelle ?Magie. Là oui, en l'occurrence. En partie parce qu'elle est postée par Anton Corbjin, qui n'a jamais été directement de la galaxie Factory (le label de Joy Division et de New Order) mais qui, dès ses premiers travaux, les pochettes pour E yeless in Gaza ou Captain Beefheart, les clips pour Depeche Mode ou U2, avait su perpétuer une noirceur comparable. Encore fallait-il trouver le garçon d'une vingtaine d'années (Ian Curtis avait 24 ans lorsqu'il se suicida en 1980) qui porte en lui plus qu'une ressemblance, une électricité. Il s'appelle Sam Riley. Il a 27 ans, ou presque. Il joue lui aussi dans un groupe (les 10 000 Things) et fait occasionnellement l'acteur. Le plus drôle, c'est qu'il figurait déjà dans 24 Hour Party People , le film speed comme un cartoon que Winterbottom avait signé sur la scène de Manchester il y a cinq ans. A l'époque, on ne l'avait pas retenu pour camper Ian Curtis mais Mark Smith, l'irascible chanteur de The Fall. Pourtant, il suffit qu'il entre et on le sait : Control est sauvé. Ce mec possède toute l'intensité que le rôle (en est-ce un ?) requiert.Sur l'os. Impeccable première séquence que l'on croirait tombée d'un Larry Clark période Tulsa (comme si Corbjin voulait nous rappeler qu'il est avant tout un photographe, que le cliché ne lui fait pas peur) : un gamin androgyne, torse nu, les yeux cernés de khôl, écoutant Bowie et Roxy Music dans une chambre où sont rangés des poèmes. Un ami entre avec une fille, boulotte, tendue (reconnaît-on Deborah Curtis, l'héroïne éponyme de Morvan Callar ?). Il s'ensuit un échange sec, cette drôle de façon qu'ont de se faire du charme les gens mal dans leur peau. Le rythme est donné : sur l'os, intime, la réalité moyenne d'un garçon comme les autres dans une ville anglaise d'avant le punk. Son ennui, les rêves plus hauts que les murs de l'usine. Puis les Sex Pistols et la rencontre avec les trois autres types qui se cherchent un chanteur. Ian cherche à être un héros. L'arrogance et le charisme feront le reste. Mais, descendu de scène, c'est le réel recommencé : la fiancée attend un enfant, ce sera une fille. Lui attend une fille, elle s'appelle Annick, elle est grande, brune, longiligne. Un prénom qui change, exotique, elle est belge, ils se sont vus au Plan K à Bruxelles à l'issu d'un concert. Ils n'arrivent pas à s'oublier : amants réguliers. Les morceaux, dès lors, coulent d'eux-mêmes, nourrissant une bête intime qui n'en finit plus de lentement sortir. Le contrôle est perdu. La fin est connue : une corde nouée la veille d'une tournée aux Etats-Unis. La mort voulue par impossibilité de choisir entre deux femmes, l'absence de légèreté en toute chose.Scène partisane. C'est une vie et c'est devenu un scénario. On retient une forme de tact, et un beau noir et blanc livide à l'image, qui n'est pas un tombeau, mais parvient au contraire à réanimer quelque chose, faisant du film notre contemporain. On fermera les yeux sur la dernière séquence d'enterrement, soudainement partisane : les membres du groupe entourant la Belge Annick laissant seule la femme légitime Control , il faut le savoir, est adapté des mémoires de Deborah Curtis. Annick Honoré, quant à elle, n'a jamais désiré reparler de son histoire. Demain, quelques heures après la projection officielle du film, cela fera exactement vingt-sept ans.
http://www.liberation.fr/culture/cinema/festivaldecannes/actu/vu/254306.FR.php
Maintenant la projection du film à Cannes est pour aujourd'hui… je suppose que quelques personnes ont fait le déplacement et devraient nous gratifier de leurs commentaires…
j'aurais volontiers fait le dépalcement, ce n'est qu'à 3 heures à peine d'ici. Mais on s'est mal débrouillés... C'est con parce que c'est surement une occase - mais où se tiendront-ils?- de voir les NO. Hooky fait aussi un set DJ.
Entendu sur France Info ce matin au réveil
:
un reportage sur Control : Explications sur le sujet du film et interview d'Anton Corbijn entrecoupées de 3 extraits de Joy Division : Transmission, She's Lost Control et...j'me souviens plus :\ohwell: ![]()
ça fait tout de même bizarre d'entendre Joy Division de bon matin sur France Info :D
Dance, dance, dance, to the radio ![]()
karine wrote: une première séance prévue sur Paris le 2 juin…
Merci Karine pour l'info ![]()
En voilà une bonne occas de revoir qq NOOLers/euses Parisiens ![]()
THE VILLAGE ! :dotdotdot:
In A Noisy Place wrote: Quelques images de Control...à la télé Hollandaise semble-t-il :D
y'a des fans! Quand j'étais gosse les gens avaient fait ça pour le premier homme sur la lune! La caméra qui filme la télé.