10 ans avant vous, jeunes gens. C'est pour ça. Par contre je ne me rappelle plus la ref de la boîte utilisée pour remplacer la Roland vintage....Elle était beaucoup plus simple. MAis quelle marque et ref ???? Par Contre nous avions aussi un truc très cheap de chez Yamaha - MR10, je crois ? Avec des trucs tout faits. On utilisait une ligne en fond sur notre reprise de 586.
voilà la chose,la drôlerie...toujours en service auprès du drums'master gardois :shy:
Chronique - Histoire d'un groupe rock -
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Autre curiosité qui en laissa plus d'un pantois,la Hofnerde Marc Simon ( futur Corman de Corman et Tuscadu), dite "*guitare de voyage".*L'objet était bizarre. Côtée dans les 150€ ! L'homme passa ensuite à la Telecaster. Je l'ai revu avec il y a peu - la même, avec des micros de partout cependant ( la Télécaster, je veux dire) . LA Hofner, il faut vraiment audiofanzine pour en retrouver la trace!
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Quelques anecdotes... Tout est dans l'anecdote, de toutes façons ? Au concert d'Octobre 85, à Arles, à la fin du dernier morceau, très allumé, je balançai la mUsic Master au sol. Vacarme et larsen. Jacques balança également le kit de batterie,les deux calles en l'air!Faisant chuter les pieds de cymbales. BRRRAMMMM! DZZIMMMMM! WWWWIIIIIIIIIIiiiiiii (larsen). Qu'est-ce qui nous pris ce soir là ? Allez savoir. La furie, la rage. La jeune femme qui m'accompagnait et qui devint, eh oui, ma première épouse, me fit ,l'index sur la tempe : " t'es marteau ?" Idem pour le Jacques, dont la compagne - toujours la même lui - rigolait bien. Ennervés quoi. On était super ennervés en Octobre 85.:D
JEAN NOEL BOUET wrote: Quelques anecdotes... Tout est dans l'anecdote, de toutes façons ? Au concert d'Octobre 85, à Arles, à la fin du dernier morceau, très allumé, je balançai la mUsic Master au sol. Vacarme et larsen. Jacques balança également le kit de batterie,les deux calles en l'air!Faisant chuter les pieds de cymbales. BRRRAMMMM! DZZIMMMMM! WWWWIIIIIIIIIIiiiiiii (larsen). Qu'est-ce qui nous pris ce soir là ? Allez savoir. La furie, la rage. La jeune femme qui m'accompagnait et qui devint, eh oui, ma première épouse, me fit ,l'index sur la tempe : " t'es marteau ?" Idem pour le Jacques, dont la compagne - toujours la même lui - rigolait bien. Ennervés quoi. On était super ennervés en Octobre 85.:D
RIIOOOOOOOOTTTTT!!
Punk's not dead!
:D
twp wrote:
JEAN NOEL BOUET wrote: Quelques anecdotes... Tout est dans l'anecdote, de toutes façons ? Au concert d'Octobre 85, à Arles, à la fin du dernier morceau, très allumé, je balançai la mUsic Master au sol. Vacarme et larsen. Jacques balança également le kit de batterie,les deux calles en l'air!Faisant chuter les pieds de cymbales. BRRRAMMMM! DZZIMMMMM! WWWWIIIIIIIIIIiiiiiii (larsen). Qu'est-ce qui nous pris ce soir là ? Allez savoir. La furie, la rage. La jeune femme qui m'accompagnait et qui devint, eh oui, ma première épouse, me fit ,l'index sur la tempe : " t'es marteau ?" Idem pour le Jacques, dont la compagne - toujours la même lui - rigolait bien. Ennervés quoi. On était super ennervés en Octobre 85.:D
RIIOOOOOOOOTTTTT!!
Punk's not dead!
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:D
pas mort. Mon idole en matière de lancer de guitare était Peter Townsend. Quand même.Quand même.
Le concert de déc 85 fût un must dans notre petite histoire. La soirée New Wave est organisée par ceux qui deviendront les Via Romance quelques années plus tard et auront, sur quelques lignes, les honneurs des Inrocks mensuels - c'est là que je me dis , quand même, que Les Passagers ont été des cons, à un moment...:\ohwell: Enfin bon. Pour l'heure ces jeunots ( 20 ans à peine/23/24/25 pour nous ) s'appellent les Delarue-MArdrued'une nom d'une nunuche poétesse et bidouillent le synthé. En ouverture jouent The Moderners, un trio d'élégants dans lequel chante un grand con, surement Sarkofan aujourd'hui, copain de mon cousin à l'époque.No comment at all... Tout le who's who new wave nîmois est là, en tous les cas, attiré par l'évènement branché. Public intéressé musique ou personnages impliqués dans divers trucs. Les types de 340Ms aussi ( on se souvient du disquaire branché,toujours en service mais plus à la même adresse) qui me tiennent la tchatche avant les sets. En fin d'après midi , balances de rigueur . Normalement nous serons bien traités, vu que les gars de la sono sont des copains et nous ont déjà sonorisé pendant l'été . Mais rien, jamais, en ce domaine n'est absolument garanti, nous verrons ainsi comment les mêmes, traîtreusement ,nous pourrirons le coup , quelques semaines plus tard, s'intéressant davantage à un collectif néo baba nous la jouant Jethro Tull revival!!!Michel/mick, déjà à la DRH d'un grosse administration locale n'est pas là.Certaines mauvaises langues diront qu'il courait la secrétaire mature,phantasme masculin bien connu. Nous n'eûmes jamais de preuve directe, je tiens à le souligner ici. Je fais donc, à sa place, les essais de basse .Je joue la ligne de The Perfect Kiss et le solo final de Peter . Je me marre . Jérôme aussi, en bon manager qui donne quelques conseils aux sonorisateurs de l'évènement new wave. Un des pingouins des Moderners trouve que je joue bien,"Oh, tu taquines toi !" et vient m'avouer son culte dévôt pour DM. Je m'en contrefiche. "J'aime pas beaucoup" ai-je dû répondre. End of data ( qui était un groupe de l'époque, aussi). Côté staff on est blindés. En plus de Gigides Bonnie and Clydes, road officiel du moment, nous sommes accompagnés d'Hervé, un arlésien copain, maître nageur de son état, mais guitariste d'un groupe hard dans ses rêves . Comme quoi nous étions ouverts . L'homme est tout en longs cheveux ondulés, les gambettes moulées dans un futal trop petit, porté sur des adidas blanches, Tshirt sans manches, peut-être zébré et ray-bans d'aviateur sur le nez. Un sommet de raffinement. Hervé doit s'occuper de mes 3 Fender. POur moi, dit-il, cette Jaguar c'est pas de la gratte, ça! Comment tu peux jouer sur ça ? me demanda le fan de Lespaul ou de Flying V . Nous ne parlerons même pas de ses commentaires concernant la Hofner improbable de Marc. "Alors là, me confia t-il, ça c'est le comble! Un jeu de guitare comme ça, moi j'aime pas !" Et c'est vrai que le jeu de guitare de Marc Simon ( futur **Corman et Tuscadu)**n'était pas fracassant .L'homme a évolué depuis, qui m'a beaucoup plagié (si!) à l'époque, lequel joue pourtant du BB King comme un dieu du Blues aujourd'hui ![]()
Nous passions en vedettes, si on peut dire. A la mi-temps, soit après les deux premiers groupes,les organisateurs firent une pause "bar". JE trainai un peu dans la salle, tchatchant avec les gens de 340Ms, lesquels me parlèrent d'un jeune homme de Montpellier qui voulait nous rencontrer et qui avait un fanzine avec lequel il diffusait des K7 de deux ou trois groupes à chaque fois. Le jeune homme était soit disant par là ,mais il nous a été impossible d'y mettre la main dessus...Nous le verrons bientôt réapparaître au début de 1986.:) .Ce fût notre tour de jouer . Le look était très new wave. On s'étudiait un peu à ce moment là . Je devais avoir une chemise noire rentrée dans un docker bien ceinturé, le tout sur des pompes noires , of course.Tout le monde avait le même genre de look chez les Passagers , circa 85/86. Nous avions aussi la frange bien coiffée et les cheveux courst sur les oreilles.. Le seul qui prenait quelques libertés était Pierre /Doc Soudure,l'homme aux synthés,lequel avait le cheveu longet un rien ondulé,portant aussi bésicles rondes et petites. Bon , on peut pas être parfait, parfait,hein et ça nous devait nous rendre sympas, peut-être.
Quoique,je l'avoue, nous n'étions peut-être pas si sympas que ça.
NOus balançames, comme on dit, non pas la purée, mais un putain de paquet de watts sortant des amplis poussés bien comme il faut . C'est sûr qu'après les Delarue-Mardrue et leurs synthés, ça devait - sans jeu de mots- décoiffer. On était quand même un groupe à guitares et avec un putain de sacrément bon batteur, parfois impulsif , mais toujours efficace et solide derrière . Ca y faisait beaucoup. Quatre ou cinq ou six titres se passèrent comme il faut, mais un bug de la sono vint perturber le septième.! Eh voilà! Trahi par son propre camp, soit disant.Les gars de la technique eurent du mal à réparer le bug ( on n'utilisait pas encore le mot british)! J'en profitai pour quitter la scène et descendre en coulisses m'en fumer une - craven A , sans filtre. Jérôme bullait sur un canapé et je lui conseillai d'aller voir ce que faisaient les techniciens du dimanche , ou, dirais-je plutôt, du samedi soir . On s'envoya une coupe de mousseux un peu chaud et le manager parti en reconnaissance, je regrimpai sur scène . Le public s'impatientait un peu - mais , ils n'avaient jamais vu les BJTM alors!
Eh non, ils n'avaient rien vu! Et personne n'avait encore vu grand chose,d'ailleurs, parce que tout le monde était très jeune à ce moment là. En Décembre 85 , j'ai 23 ans et quelques mois...Jacques et Pierre 25 ans, Michel 24. Jérôme 24 aussi. Gigi le road a 22 ans. Le plus âgé est Marc (5th member qui doit avoir 26/27 ans). Le public est dans la même tranche d'âge. Mais , avec le recul, je m'aperçois de la belle énergie et activité déjà déployée, depuis 5 ans que le groupe,en gros, existe déjà. Peut-être 4 seulement pour être exact, Jacques ne nous ayant rejoint que fin 81, il me semble. Nous avons déjà fait une vingtaine de vrais concerts, dirais-je. Ce n'est pas rien. Nous avons joué en 83 dans les arènes, ouvert pour The Opposition et j'avais joué en première partie des Dogs à 19 ans à peine.. MAis C'est vrai on a rien vu. PA sgrand chose de la vie . PAs beaucoup de grands et beaux sets de groupes pro - quoique , déjà : The Cure/ Stranglers/ Simple minds/Joe JAckson/Higelin en rocker saignant/ François Béranger en militant rock..c'était déjà ça , pour des provinciaux. Et tous ces petits sets ,ici et là, qui nous semblaient si importants! The Frogs à Arles, Stress Division, Trafic à Nîmes, Ghetto(!)d'Alés,les Cold Brains, Tulaviok, Kidnappers ,Tricheurs etc... J'en oublie. Un petit univers . Une petite bulle.
LA fin du concert de Déc 85 fût plutôt enlevée. Nous y testâmes nos nouveautés: SOng of the Sea, notamment. Un truc avec une jolie ligne de guitare solo à l'octave, basée sur une position de mi majeur. Le riff en était accrocheur, qui accrocha l'audience:
E C#m /E C#//X2 F#m B/ F#m B etc... avec un tempo un rien proche du My Sweet Lord du grand George Harrison
.
Pont:Am7 F7 Cdim Gdim/D // chorus:D D G A D / D G A A7
Un petit tube pop. Les corbeaux bougeaient leurs ailes noires. Une demoiselle corbeau grimpa sur la scène pour y faire une sorte de danse érotique entre Mick et moi-même. LA damoiselle fut bientôt rejointe par une autre. On n'avait rien contre les filles notez bien. L'ennui ce fut les verres d'alcool qui éclaboussaient tout. Puis la gamelle sur mes pédales d'effet et l'alcool partout . J'eus, je le regrette, un peu emporté par l'élan et la mélodie - jouée je le répète en haut du manche - ce geste malheureux qui consista à pousser - du pieds- la corbac vautrée dans mes pattes et s'emmêlant aux jacks au risque de tout me débrancher. Je poussai donc, je le reconnais, un peu fort sans doute puisqu'il y eut chute de l'estrade. Très R'n'R certes, mais peu appréciée par l'ennivrée qui se mit à gueuler , rebondit sur ses quilles et ressauta sur scène. MAis que faisait Gigi ? Que faisait-il ce con ?
Nous finîmes. Gigi restait introuvable. Il buvait me semble t-il, du mousseux backstage avec le Jérôme qui s'en tenait une bonne, en compagnie d'un de ses copains surnommé "Merlan Frit"
par Michel - à cause je crois, de son regard vif....
C'est le copain de la corbac qui la tira de mes pattes, vociférant une connerie dans le micro au passage ... Je cassai une corde dans la foulée. Damnation! Heureusement Hervé - le hard rocker préposé aux guitares- me débarassa de l'inutilisable Strato, me tendant la Jaguar vintage. A son regard , je compris qu'il se demandait bien comment je pouvais jouer sur un truc pareil, avec même pas de micro Humbucker dessus! :\ohwell:
Notre dernier titre était une reprise maison de Interstellar Overdrive de Barrett. MAis encore plus curieuse que l'originale version. Marc ( le 5ème PAssager) occupait tout l'espace sonore avec le synthé Moog et Pierre nous sortait des trucs bizarres du DX7. Je balançais le riff en barrés B Bb/B A A Ab/A G G G F# E
,reverb à fond qui soulignait le son claquant de la Fender sixties. La ligne de basse de Michel: E B Bb A G E // E E E EE E ( jouer la même note sur les cordes de A et de G) suivait, pendant que je faisais du slide sur le mi aigu. Grandiose. Et inattendu! Dégun connaissait. Dégun. La reprise finale du riff fût apocalytique, que dis-je historique et Pierre nous acheva l'ensemble par la signature orageuse des Passagers.
Dans le chaos sonore nous quittâmes la scène . EN sueur. Il restait du mousseux et un type des Moderners m'en servit dans un gobelet plastique. La classe quoi.
Concerts des Passagers de Janvier à Mai 86:
- Février 86, Beaucaire - avec en ouverture un terrifiant groupe de babas cools dont certains membres jouèrent assis par terre (si!)*
- Mars 86, Montpellier , Grand Odéon - soirée New WAve promo, organisée par le Fanzine(j'ai oublié le nom!) de la même ville qui diffusait avec ses numéros, une K7 des groupes dont il parlait. 3 groupes dont "Les Petits Poissons rouges" de Montpellier. Me souviens plus de l'autre ???**
- Mars 86, St Jean de Vedas (Montpellier) avec un groupe local et des membres d'OTH, en ordre (très) dispersé.
- Mai 86 , Nîmes, Musique en Stock.
- (fin)Mai 86 , Nîmes, en première partie des "Visiteurs modèles", groupe minet d'Avignon, copiant Indochine dans le look et utilisant des tas de fumigènes. Concert en plein air, en face du Napoléon ( Jiphy connait).Féria de Nîmes.
* le syndrome Jethro Tull ** le jeune homme qui s'occupait de cette publication Underground , a été évoqué plus haut. Son ombre ayant trainé parmi le public du concert de Dec 85.
NB: Quelles aventures,mes amis, quelles aventures alors!![]()
(parenthèse). 86 est un tournant net dans notre aventure, ou ,dirais-je et malgré de bons concerts bien stimulants, tels ceux de montpellier et de Musique en Stock, le moment où des questions se sont posées. Jusqu'à présent tout celà était un jeu. Notre distraction. Personne n'imagine au fond , faire carrière musicale. Sauf MArc, qui en fera une, effectivement avec Corman et Tuscadu et qui est toujours dans ce domaine aujourd'hui. D'ailleurs ne dsait-il pas 'Les PAssagers vont bientôt avoir des problèmes'. En 86 Jérôme , notre manager historique,(!) l'homme des ondes R'n rollesques nîmoises, va abandonner la partie. Il nous quittera dans l'hiver, laissant la ville où il n'a plus de boulot salarié (il s'occupait d'un gratuit : Nimescope) et s'en va rejoindre sa douce du côté de la frontière espagnole, dans un "trou charmant"(pas normand) qui m'a souvent fait penser au village du Prisonnier. Etonnant, d'ailleurs, Jérome étant fan de la série et membre du fan club à cette époque. Comme quoi. Il y est toujours, travaillant dans une grande surface ( si l'on peut dire...) et cultivant des tomates dans son jardin ensoleillé, face à la Méditerranée
.Destin ordinaire du rocker amateur, finalement...
Tout le monde a des day-jobs sérieux... PIerre et moi sommes sortis de l'Ecole Normale et enseignons à nos jeunes élèves.Déjà. Trop bons élèves nous n'avons même pas pris le temps de redoubler à la fac ou de louper le concours d'entrée, ni de rater le Deug enseignement, ni rien . Tout bon quoi. Bien gentils, impecs les gars. Les gendres idéaux (?)Michel/Mick est à la DRH d"une mutuelle importante et Jacques bosse en associé dans sa PME de sérigraphe. Donc ?
Et ceci est un paradoxe, finalement bloquant. Passer à la vitesse sup. ne s'envisage pas pour les Passagers qui tiennent pourtant bien la route et la scène.Nous serons de la Division d'honneur du ROCK, n'envisageant jamais la promotion.
Mais quelle promotion est possible en 85/86 en Province ? Et des enfants comme nous, issus de la classe moyenne ne l'envisageons même pas... Le rock est donc du domaine du rêve... ?
En février 86, les cinq Passagers entrent pour la première fois en studio . 3 jours / 3 titres. Nous payons les sessions avec les deniers gagnés lors de nos concerts. Le studio est tenu par les membres de Trafic, des copains musicos, avec qui nous croisons le manche ( de guitare) depuis 1982, ici ou là . C'est un peu impressionnant mais aussi stimulant. L'idée c'est de mettre des titres en boîte dont deux seront commercialisés avec le Fanzine montpelliérain new wave. C'est le deal. Nous ne toucherons toutefois pas un centime sur les ventes. Par contre nous participerons à une soirée au Grand Odéon de Montpellier,l'actuel Rockstore, fin Mars, avec les deux autres groupes sélectionnés par le fanzine branché .Les titres enregistrés sont Bright Interval,It's a blue day et le troisième, tiens, c'est curieux, je me souviens plus de son titre..... D'autant plus curieux qu'il sera sur la k7 avec it's a Blue day et son orage final! ( célèbre gag
à notre actif!);M'enfin bon . Première matinée nous faisons un moniteur du titre 1. Tout le monde l'aura dans les oreilles pour jouer ses parties ensuite.Ca se faisait comme ça. Je me rappelle de discussions ensuite sur les effets de guitare et de basse, sur le son de batterie que je voulais très mat et Michel/mick qui, chose rare, loupait ses intros sur Bright Interval.L'enregistrement des voix fut, par contre, très chouette parce que je ne faisais, pour une fois, que ça. Chanter. Et on arrangea vachement bienl'affaire. A l'époque je prenais un peu la voix grave, à la Ian Curtis ( tiens) sérieux et intro-verti . Dans un sens c'était ridicule car en général , je ne restais pas tout le temps sur ce registre et il y avait pas mal de truc très punchy au milieu du chant. Mais c'était pas mal. Quelques remarques fines fusèrent , comme " quand il veut, le Jean No., y chante bien, hein ?"
Le set du Rockstore (Odéon) de montpel. est à marquer d'une white stone dans l'histoire des Passagers. Pour deux raisons principales. 1/ Jouer Montpel. est un mythe pour le nîmois des eighties. Je ne sais pas si c'est toujours vrai aujourd'hui. Ca l'était à l'époque. Parce que c'était la grande ville du coin. Qu'il y avait plein de facs - donc un public potentiel + important. Parce que les groupes rock ( les grands) c'est là-bas que nous allions les écouter ( on disait écouter, peut-être today, c'est ¨voir qui est le mot ?). Un des premiers roads des Passagers (celui qui nous avait fait Twist à st Tropez au micro, souvenez-vous, circa 82/83) s'était, par exemple, roulé sur scène à l'Odéon avec Iggy. D'où le caractère mythique... 2/ pour la première fois je choppai le trac. La crise d'angoisse, diraient les toubibs. Avec symptomes . En plein set. Donc pierre blanche, parce que ça a dû avoir une influence sur la suite de nos aventures - on fait pas que ce qu'on veut; on fait avec ce qu'on a et ce qu'on est. Right ? Le lot des hommes.Amen.
Donc Montpel. Big. Very Big. Trop sans doute dans nos cervelles. On répète comme des malades. ce qui , au fond, ne sert à rien . Jacques disait: "J'ai pas besoin de répéter". Ce qui était vrai pour le batteur des Passagers, aurait pu l'être pour les autres. Ca aurait donné de l'air. Mais je ne voyais pas les choses comme ça. Fallait peaufiner."Ah bon ?" dirait Marc Simon ( ex Passager, ex Corma et Tuscadu et toujours quelque chose. ha ha ha) - croisé hier au soir et qui jouait de la Télécaster vachement bien, hier soir. "Ah bon, Jean NO ? Toi tu voulais travailler sérieux ?" Bon, passons.
La pression montait, comme la fièvre à El Pao. Vous l'avez compris! ![]()

les deux premières images, à gauche, montrent la scène et la salle telles qu'elles étaient ce jour là. La salle, eh bien elle était pleine de monde.Peu après ils ont refait, je crois les lieux et la déco et changé la façade. C'est dire...
Rockstore /Odéon 2. Nous démarrons notre set . Nous jouons en troisième position , c'est à dire en fin de soirée. Ce qui ne voulait peut-être rien dire, mais que nous interprétâmes comme une consécration.Tout allait bien. Les 5 Passagers jouent sur la scène,bien au point . Ca tourne. CA tourne du moins sur les 4 ou 5 premiers titres. Parce que , à un moment, il y a devant moi, des types qui prennent des photos et font crépiter les flashes. L'éclair luminuex de l'un d'eux ( ou de plusieurs)va impressionner ma rétine et pas seulement la péllicule de l'amateur de clichés. Aussi sec des petits points lumineux ayant la forme de papillons en train de danser, se mettent à envahir mon champ de vision . GAsp!!!??? Les prémices de la migraine ophtalmique me menacent, gênent la vue et me collent l'angoisse - laquelle, sans doute, n'attendait que ça, tapie dans les méandres de mes cervelles qui finalement, avaient dû décider de faire bande à part, trahissant mon moi, au profit de la réserve sournoise du ça... OK. Mais pas en plein set!N'y voyant plus sur ma droite je me retournai, fermant les yeux , pendant que -comme on dit - the rest of the band carried on . Que faire ? Je choisis le solo. Laissant les doigts s'agiter, dans un tentative de diversion du mal soudain. Les quatre autres se demandaient sans doute ce qui arrivait. PAs moyen de revenir vers le micro. Michel/MIck reprit le chorus de "AN HArd Rocking One" et moi je moulinais, faisais des cercles de notes sur mon manche Fender, yeux clos. Le titre de 5 minutes en dura bien 10. J'osai enfin ouvrir l'oeil. Miracle! Les papillons (noirs, très noirs) avaient disparu. MAis le malaise était resté. Fallait finir pourtant . Ne pas se barrer de scène.Une migraine de première division s'installa sous mon crâne.Fin de partie ?- comme l'écrivait Beckett?
Bonjour à tous Un petit coucou en passant d'un ex-Nîmois ayant aussi joué ce jour kà en première partie d'Opposition avec The Cold Brains
THE BRAIN wrote: Bonjour à tous Un petit coucou en passant d'un ex-Nîmois ayant aussi joué ce jour kà en première partie d'Opposition avec The Cold Brains
salut ex Cold Brain. J'ai dû parler de vous un peu plus tôt. T'es pas Jean Marc T. au moins ? ( je tais le nom, on sait jamais?)
. J'étais bien copain avec ce sympathique bassiste - qui d'ailleurs quitta les CB vers 84 ou 85 ??? Et gratouilla brièvement avec moi. Son frère nous sonorisa deux ou trois fois.
Le concert des PAssagers à MES , Musique en Stock,fût sans doute un des plus musicaux. Le groupe avec ses cinq musicos est bien rodé et joue une New Wave/Pop - pas Cold- qui tient bien la route. Tout le monde est au point. Nos sonorités sont indéniablement enrichies par la présence de Marc Simon qui tour à tour bidouille le Moog, joue du tambourin ou commande une boîte à rythmes et fait un "fond de guitare" qui me soulage sur certaines parties, ne me laissant que la part harmonique à assumer, arpèges ou petits solis ici et là. Pierre ( Doc Soudure) tient les claviers en maestro et se laisse aller ) des trucs, des effets, des bruits en sus. qui donnent un rien de curiosité expérimentale à certains de nos titres. C'est la période du groupe où je suis , tout de même, super obsédé par N.O. EN gros, j'attends toujours que nos morceaux sonnent un peucomme ceux de Low Life . Il me semble que nous y arrivons.Et si je devais décrire les son des Passagers à cette époque, je dirais : assez proche de Low Life de N.O... Ceci dit, cette admiration obsessive est aussi réductrice. De la même façon que, avais-je trouvé à l'époque et puisque l'un d'entre eux c'est manifesté plus haut, les Cold Brains sonnaient vraiment trop comme du Cure. J'en avais discuté avec leur batteur de l'époque qui accordait ( ou désaccordait plutôt) ses peaux, très bas, pour avoir un son de toms qui évoquait le groupe de Robert Smith. Il se débrouillait pas mal, d'ailleurs. Je me souviens de ce set en plein air, place de la Calades...Such a long long time ago..Pfftttt....Tellement lointain que ce sont aujourd'hui des potes de mon fils aîné (18 ans)qui y ont joué l'autre soir, fête de la musique... OUi , faîtes de la musique, tiens!Donc, être original, au fond, était le plus difficile. Trouver son truc ce n'était pas rien . Je gage que nous y arrivâmes, toute proportion gardée, compte tenu de notre jeunesse, de nos capacités musicales - il me semble que l'écart est très grand entre ce temps et aujourd'hui- et de l'adoration pleine d'immaturité que nous portions à nos modèles. Faire de la musique, au fond était un jeu . MAis et si l'on se réfère à l'incident de montpellier (l'angoisse sur scène
) il y avait peut-être bien autre chose. Voyez ? Réflexion.
Le son. L'obsession NO circa 86. Ils devaient passer en boucle - quasiment: - Love vigilantes / Sunrise/ Face up/ Age of Consent/Your silent face/ Leave me alone / Lonesome tonight/Dreams never End/ICB/ Doubts even here/Murder. Quelques mois après viendra As it is when it was aussi..Paradise également.Avec ce Brotherhood au double visage.
Parmi le public de M.E.S, il y a , à nouveau, toute la clique rock locale. Les Tricheurs sont là, les Kidnappers, Trafic, la fine fleur et les fines lames rock gardois du moment qui écument les scènes départementales.Jérome est remonté de Banyuls tout exprès, qui a dû poser le jour de congé ...Un signe des temps qui changeaient. PAs encore un tournant complet,mais quand même un signe .Dans la salle il y a aussi les gens d'une association locale , impliquée dans le rock , ce qui est totalement nouveau et qui en est à ses tout débuts d'activité. Ces gens là s'appellent " quand la ville **dort"[/**i],menés par un barbu, dont je ne me souviens plus du nom, mais qu'on appelle, justement " Le barbu"!Look de mormon ou de je ne sais trop quoi...Boots noires, cheveux frisouilles en bataille,veste cuir et lunettes fumées sur le nez. Le type nous branche à la fin du concert car il souhaite organiser des set lives dans le coin , mais projette aussi une virée en allemagne. ah ? Faut voir,faudra voir, avions nous dû répondre au barbu, peut-être un rien dubitatifs que nous étions...
Mais pour les QLVD ( sonne le réveil du rock) ,les choses sont prises très au sérieux.POur eux nous sommes le groupe New Wave de la ville et , comme il veulent un pannel musical large, ils nous choisissent pour ce projet germanique où nous serions embarqués avec les EClats ( rock Progressif) et je ne sais plus qui d'autre, dans un autre genre musical....
)Le " truc" allemand fût un vrai merdier et ainsi eûmes-nous du nez que de refuser tout net d'y participer! Transport en train avec changement à Lyon , matos sorti à la va vite, hébergement naze et deux concerts dans une sorte de fête à la saucisse... Les Eclats qui y allèrent solo, je crois,ou accompagnés des Tricheurs, en revinrent minables et ayant flippé comme des malades. Ampli perdu, public catastrophique..au milieu des manèges. Ca partait mal pour les plans du barbude QLVD... Au lieu de ça ,l'été 86, nous ne fîmes qu'un seul set, plutôt mollasson, au mois de Juillet pour un public familial sur le littoral. Nous étions assez loin des secousses punks provoquées quelques années plutôt au même endroit. Est-ce que ça sentait le sapin ?.. Non...Plutôt le pin maritime.Mais Michel/mick passait son temps à draguer, Pierre jouait au DX7 et s'engageait dans des projets bizarres et éloignés du groupe,Marc songeait déjà à Corman et Tuscadu, Jacques se fatiguait au boulot( ce qui ne l'empêchait pas d'aller taper les tambours avec les Dead Souls - tribute band ,local,de JD , eh oui,on a pas attendu Digital dans le Gard, voyez!
) et de mon côté, je voulais que tout ça soit plus carré,je voulais enrichir le son, essayer quoi, de faire encore de la zikmu...
Jacques et les Dead Souls . 1987. L'époque des infidélités . Notre drummer préféré, rechigne à descendre jusqu'à Nîmes pour venir répéter. Ca négocie péniblement pour bloquer les dates de répét. Nous ne sommes plus à une par semaine,ou plus, mais à une par quinzaine. Lassitude et remise en question ? Où va t-on ? N'aurait-on pas fait le tour de la question et le Jean No qui ne s'en aperçoit pas ? M'oui. EN tous les cas le JAcques s'est acoquiné avec les Dead souls , un quattuor où il tient les baguettes. Les gars sont spécialisés dans les covers de JD . Ils ne jouent que ça. Je ne me souviens plus comment ils présentaient l'affaire au public local, mais en tous les cas, pas une seule compo perso. POur Jacques c'était royal . Il répétait pas et il allait direct jouer, recracher les lignes de drums de Transmission,SLC, DS etc... derrière les frères Privat qui rejouaient note à note le sombre répertoire, dans des salles des fêtes de la banlieue alésienne, nord gardoise. ET les PAssagers ???? Houuuuu, les PAssagers ça les lui brisait un peu menu, semble t-il au Jacques D. Le Jean NO il était pénible et il combinait de longue, et il disait "là ça va pas. Tu tapes sur les poubelles ou quoi?" Je peux le comprendre today, but yesterday ( oh i believe in yesterday - non pas plus que ça) ça avait chié grave...
Pierre et les théatreux1987. L'homme des keyboards avait l'âme expérimentale. Son truc c'était de bidouiller les synthées et de jouer avec le Mac. Son truc c'était aussi des trucs fumeux, intellos cool, enfin je sais pas comment dire . Toujours est-il que notre Pedro se fit copain avec tout un tas de bab's qui montaient des spectacles théatreux et qui recherchaient des bandes sons. Ainsi nous fit-il de la poésie contemporaine accompagnée de bruits et d'arpèges, de la BO de danse contemporaine en duo avec un contrebassiste, de la musique faussement ethnique pour des spectacles fourre tout. Et il se régalait, il se régalait le Pedro. Ohhhhh Tout je vous dit, tout , il nous aura tout fait..... L'homme est aujourd'hui Conseiller pédagogique spécialisé en informatique, quelque part en région parisienne ( merde, le climat!)..Tout, je vous dis, il nous aura tout fait!!!
M'enfin c'était un type bien. Nul n'est parfait.![]()
Marc Simon et les Corman et Tuscadu- Au moins, avec le 5th man, les choses avaient été claires . Il était dit qu'il ne resterait pas avec nous des lustres et des lustres. Personnalité trop forte, très créative. Donc en 87, après un an seulement, parmi nos rangs, MS s'en va travailler à son projet qui lui vaudra la signature de 2 ou 3 albums ches Warner. IL forme mi 87 Corman et Tuscadu, d'abord appelés les ?,, prononcer les "Huuu ?" selon une de mes remarques. Le groupe est un trio à ses débuts. 2 guitares et une basse. J'ai organisé un de leurs premiers set en 88, au Titoit de Titus, Nîmes, où j'avais mes entrées et où les Passagers avaient joué en 85. Ainsi qu'un autre dans un club, LA Movida, qui ouvrait ses portes et où je fis venir un groupe Hongrois, copain des Corman. La musique des CT, au fond, je ne l'aimais guère. Trop tarabiscotée. Parfois démago finalement, à force de clichés intello-rock. Mais respectable. LEs CT tenteront de débaucher Jacques ( drummer des PAssagers) qui, grand prince, refusa par fidélité aux Passagers, même si , nous l'avons vu, il se prenait pour Steve Morris, derrière les Dead Souls.
87 fût aussi l'année de **la chanteuse des Passagers.[/**i]Où l'avions nous dénichée cette fille dont j'ai oublié le nom et le prénom ? PAr annonce , il me semble . Elle avait genre 19 ans et se retrouvait au milieu de types de 25 ans , en moyenne, avec de l'expérience et un parcours et des idées assez arrêtées. L'idée était qu'elle fasse des backing vocals ou même des lead , en partageant le chant avec moi. C'était pour varier et enrichir le son.De même que Jacques se mit à utiliser des petites percus en plus ou séparément de la batterie si la boite tournait à sa place.C'était un peu la méthode Marthenot mise en pratique.. Nous répétâmes un an avec elle et fîmes....un seul concert avec - nous y viendrons- absolument pas génial. En gros ,87/88, fût un peu difficile. Pas encore la campagne de Russie, mais quelque chose répondait moins bien....:D
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Le concert à chier .Dans l'hiver 87 nus retournâmes jouer à Beaucaire, invités par une association locale culturo-socialiste et laique, pour une soirée rock et jeunes PS. C'était l'époque Tonton à fond. J'avais rien contre, au contraire. Il y eut d'abord une espèce de meeting où ça débattait de je ne sais quoi. Je restais dans les loges, derrière la salle, plutôt ennuyé par ce qui se passait dans l'après-midi. Mais bon . Il y eût un apéro , pendant lequel nous plaçâmes le matos sur la scène de la salle, ronde et voutée. Dès les premiers accords du sound check, il me sembla que les lieux résonnaient terriblement avec un écho d'enfer . Les types de la sono buvaient des coups, de la sangria un peu chaude, un peu trop à mon avis, ce qui sans doute les divertit de leur mission sonore et première. Soundcheck à la va comme je te pousse . Jacques était malade et surexcité. Il tapait comme un sourd. La chanteuse des Passagers avait des petits trous de mémoire et nous lui collâmes les paroles sur un pupitre ( façon Barney et prompteur, mais à l'ancienne, voyez). Puis le set démarra et .... le son se mit à tourner, mais tourner, tourner à vous donner le roulis - pour ceux qui tentaient d'écouter. Bientôt il n'y en eût plus guère et les gens du PS ou des amicales laiques se callaient au fond, près du bar. J'étais tout à fait furax, on s'en doute
. Des avignonais déguisés en néo romantiques se dandinaient devant nous et se marraient un peu, par moment, va savoir pourquoi. Ils devaient vouloir entendre de l'Indochine, je suppose, ou du Partenaire particulier , qui sait ? Mais ils avient du rock, lourd et qui bastonnait. Jacques tapait de plus en plus fort " parce que je m'entendais pas!" déclara t-il après. A un moment j'eus cette idée de cracher mon chewing gum sur la figure d'un des néo-romantiques. C'était pas malin, je l'avoue, mais il me gonflait avec sa coiffure de con et son petit blouson et ses chainettes. Enfin tout me gonflait . LA chanteuse des PAssgers se mit à chanter faux ou à côté. Pierre nous rajoutait des arpèges de merde sur son synthé, sans doute pensait -il qu'il était dans une soirée de théâtreux avec lecture de poèmes. Au bout d'un moment j'arr^tai toout et je me mis à gueuler. Je dis aux types de la sono qu'il fallait absolument qu'ils fassent quelque chose! "Baissez vous, baissez vous" nous répondirent -ils. Ce que nous fîmes. Carrément à la fin, on avait l'impression d'être un plugged. Une vraie merde ce concert en 87. Je sais même plus la date. C'est dire.
Un concert suivit en début de printemps 87. Avec chanteuse. Je ne me souviens plus de son nom, mais ses heures il faut le dire, étaient comptées au sein de notre équipe de garçons. Quoi en dire de ce set donné dans un lycée local ? En 1: Jacques qui s'illustrait en mélangeant Drums/ Boites Roland et Yamaha et tout un tas de petites percus ( wood blocks/Claves/ Grelos/Triangles) .Il nous donna , temporairement une mood très groovy. House avant l'heure, délaissant son jeu plus raide et cold dans lequel je l'obligeais jusqu'alors. PIerre aux claviers, aussi, délaissa les nappes de violon "curesques" pour nous plaquer des accords de piano plus dansants. De mon côté j'étrainais ma nouvelle Epiphone Sheraton 1/2 caisse et abusais de la WhaWha. Je m'efforçais de chanter "mieux", cad moins "urgent et écorché" si vous voulez. Finalement au printemps 87, les PAssagers se firent plus cools, moins cold - du moins ce soir là. Mais voilà, voilà...La rage et la concentration semblaient nous avoir délaissés. OU va un groupe qui a perdu ce moteur ? Pas loin. Et ça je le savais bien. Tout le monde le savait qui était désormais moins ados, moins jeunes hommes un peu timides, moins pleins d'illusions. Il était devenu évident que nous avions fait une sorte de chemin déjà long ensemble(grosso modo, 7 annnées) et que, eh bien, nous n'aurions pas ensemble d'autres opportunités plus stimulantes que celles dont nous avions rêvées et que celles que nous avions connues déjà, des Arènes de 83 au grand Odéon de 86...COFD
L'été 87 n'apportera rien aux Passagers. Que dalle. Le split est proche. Très curieusement nous n'y sommes pas tout à fait résignés puisque, lors d'une répet( la première sans Marc Simon qui nous a lui,et for ever, laissé choir pour l'aventure pro)une série de photos très sérieuse fût prise - dans quel but ? - par un vrai photographe.Allez savoir ce qui nous trottait dans la tête? On y voyait encore notre chanteuse aux longs cheveux blonds frisés,entourés des quatre garnements.En gros l'idée était de diffuser une cassette auto-produite, un peu dans la lignée de celle vendue à Montpellier lors du set promo de l'Odéon qui, ceci dit, nenous avit pas rapporté un centime. Nous avions acheté des sachets plastifiés pour surgelés dans lesquels les K7 seraient placées avec un livret et des photos. Je crois avoir passé un temps fou à faire un montage à la machine à écrire mécanique en y collant des bouts des photos découpées et " harmonieusement" insérées au milieu des textes. Mais le truc ne vit pas le jour....Le son était très médiocre, enregistré sur notre sono de répét très vintage, en une prise ou deux pas plus, tout le monde jouant ensemble, en même temps, avec ici et là quelques couacs.