Il y a une chose sur laquelle Sarkozy devrait être aussi discret que ce qu’il pense du cumul des mandat : la maladie d’Alzheimer.
Je suis un Français ordinaire, pas atteint par cette fameuse maladie. Pas tellement rancunier, mais pourvu d’une bonne mémoire.
Il y a un an, notre Président, alors ministre de l’Intérieur, Président du conseil général des Hauts-de-Seine et maire de Neuilly déclarait qu’il gouvernerait autrement s’il était élu Président de la République. Le programme ? Moins de dix ministres, parité à 50/50.
Cela n’a pas duré un trimestre après le raz de marée électoral, que dis-je, ce plébiscite du siècle qu’a été son élection.
Il y a encore quelques jours, notre cher Président déclarait que les élections municipales n’avaient rien à voir avec la politique nationale. Bien.
Il n’y aurait pas de remaniement ministériel. Fumisteries de la presse et de l’opposition.
Or, aujourd’hui, qu’apprenons-nous ?
Beaucoup de vainqueurs de l’UMP lors de ces dernières élections reçoivent, comme golden hello, un ministère pour avoir ravi une mairie à l’opposition. Il faut se rappeler que notre Président n’a pas d’avis sur le cumul de mandats puisqu’il est spécialiste en la matière.
Peu de ministères. Ben, en moins d’un an, on est revenu à une configuration assez classique. Où est la rupture tranquille ?
Parité respectée ? C’est surtout des hommes qui ont été élu. Parité, joyeuse promesse encore non respectée.
En conclusion, il avait dit qu’il n’y aurait pas de remaniement. Il est encore plus important que ceux que les spécialistes des milieux autorisés, qu’il pourfendait il y a encore une semaine, avaient imaginés.
S’il passe à 50,1% en 2012, il nous dira qu’il a été élu de façon unanime par tous les Français…