Sébastien Tellier.
Comment vous dire ? 19h30, c’est trop tôt.
Néanmoins, un indic du Rockstore nous avait prévenu que ce n’était pas la peine de se presser avant 20h00 20h20…
Quand nous sommes arrivés, je confirme ce qu’Alex a déjà dit, j’ai été surpris par un public nombreux et énergique. Je dois vivre dans mon monde, car je ne pensais pas qu’il était sorti à ce point de l’anonymat – j’aurais dû m’en douter, puisqu’il porte des lunettes noires…
Pas un endroit où se poser, des murs aux places chères.
Pour le concert… Ayant eu l’occasion d’entendre Tellier invité à la radio à de multiples reprises bien avant le succès – je me souviens de la « promo » de politics, je savais que l’homme était quelque peu exubérant.
A ce niveau-là, il est à la hauteur. Les blagues potaches s’enchaînent. Oui, à un concert de Tellier, on se sent un peu vieux.
Le personnage était habillé comme… Je pense que ce qui le résume le mieux est un aparté dont il nous a gratifié entre deux morceaux : « On était en ville cet aprèm et un gamin de seize ans m’a proposé de l’acide… » Si vous allez à un entretien d’embauche, n’y allez pas habillé comme lui.
Il nous a aussi parlé de ses goûts culinaires. Je lui conseillerais de lever le pied sur le bœuf bourguignon.
En ce qui concerne la setlist, il couvre tout ce que l’on attend de lui. Je peux dire que j’ai eu ce que je voulais.
Balance parfois approximative. Synthé saturé sur certains morceaux, trop en arrière sur la ritournelle, notamment. Où étaient les nappes ?
Sinon, techniquement, pas un couac, on est loin des approximations dont nous ont habitué nos chers New Order.
D’accord pour le minimum syndical en un sens. Il était là, a fait son tour et hop !
Dans mon coin, je commençais à saturer avec les gens qui bougeaient, passaient et repassaient. Miss Jiphy a failli se battre, sérieux – faut pas énerver les fans de Rammstein qui ont grandi avec les Sex Pistols et the Clash.
Sérieusement, je n’aurais pas tenu trois morceaux de plus… Mais je comprends que l’on puisse rester sur sa faim.
Daniel Darc.
Comment vous dire ? 19h30, c’est trop tôt !
Jean-Noël et miss J-NO étaient déjà sur place quand nous arrivions à Montpellier. Devant le Rockstore, alors que nous y retrouvions un ami et fumions la dernière clope, nous avons vu Daniel Darc. Daniel Darc, en plein jour, sans fard, dans une rue vue et revue, ça fait drôle. Autant que je me souvienne, je n’ai jamais vu quelqu’un comme lui. C’était bizarre, comme si toutes les proportions de la rue changeaient à sa vue. Plus tard, nous sommes arrivés à la comparaison, pas flatteuse, d’un personnage sorti du Seigneur des Anneaux. Mais un gentil, hein, un gentil.
Nous avons retrouvé Jean-Noël et miss J-NO à l’intérieur – d’ailleurs, ils étaient fort élégants aussi.
La première partie, deux guitaristes, semblait s’éterniser.
Je ne sais pas trop quoi ajouter au compte-rendu que nous a fait Jean-Noël.
Contrairement au concert de jeudi (même endroit), c’était respirable. J’y serais resté des heures. Miss Jiphy m’a dégoté une chaise et j’ai pu, à quelques mètres de la scène, suivre le concert « comme à la maison ». Les gens, pour le peu sympas, ont bien fait attention à ne pas me boucher la vue. Si certains lisent ces lignes, ce qui m’étonnerait, je les REMERCIE grandement.
De la tournée précédente, vous reconnaîtrez le guitariste dont Jean-Noël a fait la description.
Et les « p’tits jeunes » d’Asyl assurent. Une rythmique parfaite.
Un contraste bizarre entre cette jeunesse et ce Daniel Darc revenu de je ne sais où, lui qui avait eu Indochine en première partie, à l’époque de Taxi Girl.
L’homme est tellement bon – dans le sens cœur sur la main, que ça ne choque pas plus que ça, qu’au contraire, cela semble normal.
Gêné par les gros lourds qui faisaient des remarques un peu connes. J’ai peur qu’on me le blesse mon Daniel Darc, lui qui vient nous parler de ses cicatrises cachées par de nombreux tatouages – quelle image, je m’épate !
Et une chose aussi, qui n’avait pas de prix. Il y a quelques semaines, Jean-Noël nous avait fait part de ce qu’il pensait de Daniel Darc. Déjà, il était au concert, ce qui était déjà un pas de fait. Et au fur et au mesure du concert, je voyais que ses préjugés étaient balayés… ce qui a débouché sur le compte-rendu dont il nous a fait part. C’est ce que je suppose…
Au fait, psaume 23…